Mali : les partenaires de SUCO mobilisés sur la question du climat

 

Alors que s’ouvre cette semaine à Paris la 21ième Conférence des Parties de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, les partenaires de SUCO au Mali se mobilisent. Ce sommet qui est attendu depuis plusieurs mois, doit être celui du véritable consensus en faveur des pays moins nantis économiquement.

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Pour le Mali, pays sahélien où la résilience vis-à-vis des changements climatiques n’est plus une option, les enjeux de cette COP21 sont fondamentaux. Parmi les priorités qui retiennent l’attention locale, la question de la pleine reconnaissance d’une responsabilité commune mais différenciée, qui permettrait aux États comme le Mali, de bénéficier d’un meilleur soutien financier en faveur du développement durable. « Les promesses se sont multipliées ces dernières années, mais les résultats tardent à venir » pouvait-on entendre la semaine dernière lors d’un atelier animé à Bamako, par SUCO, et placé sous la présidence de l’Agence pour l’Environnement et le Développement Durable (AEDD). Rappelons que les changements climatiques introduisent un facteur supplémentaire d’inégalité et de disparité entre les différentes zones géographiques du globe. Les populations des pays les plus pauvres du monde sont les plus vulnérables face aux effets du réchauffement, alors qu’elles n’en sont pas les premières responsables.

Pour la Confédération Nationale des Organisations Paysannes du Mali (CNOP), qui promeut la sécurité alimentaire à travers l’agriculture familiale, les solutions les plus innovantes sont porteuses de prospérité et consiste le plus souvent, en une adaptation bonifiée de pratiques agroécologiques locales ayant été délaissées mais qui tranquillement, regagnent en légitimité. À la Direction Nationale de l’Agriculture, avec qui SUCO traite des défis de la formation agricole, on fait le même constat. « Le Mali est prêt » indique sans hésiter, Amadou Cheick Traoré, Chef de la Division Enseignement Agricole et Animation Rurale. Il faut dire que cette année, le Mali est plus présent que jamais dans l’arène des négociations sur le climat, en occupant non seulement la présidence du groupe Afrique mais aussi la place de leader du processus de négociation.

Par Sophie Bourdon, conseillère en développement, Mali