Pour une participation politique et le leadership des femmes

« La gouvernance démocratique favorise le développement en donnant une voix à la société civile. Celle-ci joue un rôle actif pour définir les priorités et faire connaître les besoins des personnes les plus vulnérables. […] Quand les pauvres ont une voix, leurs gouvernements sont plus enclins à investir dans les politiques nationales qui réduisent la pauvreté. » (ONU)

Une participation politique menacée

On estime que les femmes sont les plus touchées par la pauvreté et que leur voix est peu entendue au sein de la société civile. (ONU) De plus, on reconnaît que leur « leadership […] et leur participation à la vie politique sont partout menacés » (ONU Femmes). Non seulement, elles sont sous-représentées au sein des institutions politiques à l’échelle mondiale, mais on note aussi que malgré leurs nombreuses compétences, plusieurs femmes se voient confrontées à des limites d’ordre judiciaire et discriminatoire. D’autre part, on observe que puisque les femmes n’ont pas accès aux mêmes opportunités que les hommes, il leur est plus difficile d’obtenir des formations professionnelles, d’établir des relations d’affaires ou encore d’occuper des postes de haute direction. On peut donc conclure qu’il est difficile pour les femmes d’avoir un poids décisionnel aussi important que celui des hommes dans les sphères de la société, et ce, partout dans le monde.

Une approche inclusive, un pas vers l’autonomisation

« Comme l’approche [de développement local] favorise un renforcement démocratique, les femmes s’insèrent progressivement dans les espaces de pouvoir, et elles augmentent d’autant leur capacité d’influence sur les projets et la vision d’avenir du collectif. » (SUCO – approche de développement local)

SUCO s’est donnée comme mission de mettre sur pied une approche inclusive favorisant l’insertion progressive des femmes à la société civile. Basée sur la volonté de l’autonomisation par la transmission de connaissances, l’approche permet aux femmes d’obtenir plus d’autonomie et de prendre les décisions qu’elles perçoivent comme étant les meilleures pour répondre à leurs besoins. C’est donc sous cet angle que l’approche favorise le développement d’une économie locale et durable qui sera prise en charge par la collectivité.

Des résultats tangibles

Honduras – Les capacités d’organisations de femmes (dont la majorité des membres sont des paysannes autochtones) ont été renforcées afin d’assurer leur participation aux consultations sur l’avant-projet de loi sur les semences et promouvoir la mise en œuvre des systèmes locaux d’échange de semences.

Nicaragua – À la fin du programme de formation sur la gestion durable d’une ferme, 100 productrices en agroécologie seront reconnues comme promotrices par le gouvernement et partageront des pratiques permettant d’accroître et diversifier la production agricole dans le nord du pays.

 

Elsie a les pieds sur terre

UNE INSPIRATION

ELSIE LEVEBVRE

conseillère de la Ville dans le district de Villeray
Mme Lefebvre habite dans le quartier Villeray depuis qu’elle est jeune. Elle a un baccalauréat en science politique et une maîtrise en études internationales, politique comparée et politiques sociales de l’Université de Montréal. Elle a aussi fait des études à l’Universidad de las Americas, au Mexique.

Elle cumule les engagements dans les associations communautaires et étudiantes avant de s’engager officiellement en politique. Elle devient députée péquiste de Laurier-Dorion à l’Assemblée nationale du Québec en 2004. Elle est alors la plus jeune femme à siéger à l’Assemblée nationale du Québec.

 

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