C’est le temps des retrouvailles annuelles SUCO

 

Le rendez-vous des agent·e·s de changement

Toute l’équipe de SUCO est très heureuse de vous convier à l’Espace La Fontaine le 14 juin prochain dès 18 h pour les retrouvailles annuelles.

Voilà une belle occasion de réseauter avec des volontaires internationaux, des membres et des partenaires de SUCO. Vous pourrez également rencontrer nos stagiaires des programmes Québec sans frontières et PSIJ qui seront sur place pour partager leur expérience et échanger avec le public au sujet des 3 enjeux sur lesquels SUCO intervient à l’international :

  • Les systèmes alimentaires viables
  • L’adaptation aux changements climatique
  • La participation et le droit des femmes

Lors de cette soirée, vous aurez également l’occasion de devenir « spect-acteurs·rices » en assistant à un atelier participatif de théâtre-forum sur la thématique des femmes et des changements climatiques; ceci vous donnera un aperçu des activités de mobilisation qui sont offertes au Québec afin d’amener le public à s’engager positivement et concrètement pour transformer notre société et devenir eux-aussi des agent·e·s de changement !


Détails de l’événement

 

LIEU
Espace La Fontaine
3933 Avenue du Parc-La Fontaine
Montréal, QC H2L 0C7

HEURE
14 juin 2019, de 18 h à 21 h

 


La participation est gratuite, mais il faut réserver dès maintenant.
Hâtez-vous, les places sont limitées !

 

Restez à l’affût ! Des nouveautés concernant l’événement seront dévoilées dans les semaines à venir. Suivez l’événement Facebook !

Renseignements
Yasmina Britel
514 272-3019 poste 234
yasminabritel@suco.org


Ciné Vert : une première édition couronnée de succès

 

Près de 1400 acteurs·rices de changement se sont réunis pour discuter et se mobiliser autour des questions environnementales

C’est du 2 au 5 mai dernier que s’est déroulée la première édition de Ciné Vert, un festival de films documentaires sur l’environnement organisé par SUCO et Funambules Médias, au Ausgang Plaza à Montréal.

Ciné Vert la transition écologique : le temps d’agir  

S’inscrivant dans la volonté de SUCO et Funambules Médias de favoriser un engagement citoyen, Ciné Vert, par un processus de médiation culturelle, se présente comme un espace de rencontre, de réflexion et d’échanges sur des enjeux actuels touchant notre société. Au fil des quatre projections et des six événements, ce sont près de 800 personnes qui ont été invitées à réfléchir et à débattre sur la façon de repenser nos modes de consommation et de production à une échelle autant locale qu’internationale dans un contexte où les problèmes environnementaux sont manifestes et les actions collectives urgentes. Ciné Vert en tournée a également été à la rencontre de près de 600 citoyen·ne·s de Sherbrooke, Trois-Rivières et Verdun qui se sont également réunis pour échanger autour des questions environnementales.

Plus que de simples projections

En marge de la présentation des films, différentes activités ont été organisées afin d’inviter les citoyen·ne·s à participer à des débats et à rencontrer des acteur·trice·s d’ici et d’ailleurs qui contribuent à un changement de modèle économique et social afin de transformer en profondeur nos façons de consommer, de produire, de travailler et de vivre ensemble.

Une programmation diversifiée et de qualité

Pour cette première édition, l’équipe du festival avait concocté une programmation riche et de calibre international. Au menu, quatre long-métrages en provenance de France, d’Australie, d’Argentine et du Canada ont été présentés, incluant trois premières canadiennes, dont le film 2040, de Damon Gameau ayant fait partie de la sélection officielle au festival de film de Berlin 2019. Les films diffusés ont proposé des nouveaux modèles positifs d’utilisation de nos ressources, de notre énergie, et de notre façon de consommer en présentant des histoires concrètes où des gens ont choisi d’intégrer le changement social dans leur quotidien. Les spectateurs présents ont ainsi eu l’occasion de réfléchir et de débattre sur différents enjeux environnementaux primordiaux en s’inspirant des sujets abordés dans les films, tels que les semences, la désobéissance civique ou l’agriculture biologique, tous des exemples de sujets abordés dans le film Chemins de travers de Sébastien Majonchi. De passionnants échanges ont suivi les projections en présence, entre autres, du réalisateur Damon Gameau directement de l’Australie. Pascal Priori, vice-président de Vigilance OGM et Eddy Perez, analyste des politiques chez Réseau Action Climat ont quant à eux, pu aborder la question de l’utilisation des pesticides au Québec et l’urgence climatique suite aux projections de Viaje a los Pueblos Fumigados de Fernando Solanas et de Métamorphose de Nova Ami et Velcrow Ripper.

Soirée ciné-discussion : Cours vers la transition!

En plus des longs métrages, les participants ont également assisté à une projection-discussion autour de cinq courts métrages présentant des initiatives citoyennes autant locales qu’internationales : du Sud-Ouest de Montréal en passant par les Laurentides au Québec, l’Inde, les Pays-Bas, le Pérou et le Sénégal! Suite aux projections, le public a eu l’occasion d’échanger avec les différents intervenants sur place dont 2 stagiaires du programme PSIJ de SUCO. Le court-métrage Sortir du désert, produit par SUCO et l’ŒUVRE LÉGER a également fait partie de la programmation.

Panel de discussion sur la Transition écologique : des pistes de réflexion

Durant ce panel organisé en collaboration avec la Chaire de recherche sur la transition écologique de l’UQAM, le public a eu la chance d’échanger avec René Audet, sociologue de l’environnement et titulaire de la Chaire de recherche UQAM sur la transition écologique, Patrick Bonin, responsable de la campagne Énergie et Climat à Greenpeace, Sophie L. Van Neste, professeure au Centre Urbanisation Culture Société de l’INRS et Linda Gagnon, conseillère en environnement et chargée de programme chez SUCO. Nos panélistes ont proposé des pistes de réflexion pour amorcer une transition écologique en fonction de trois différents aspects : le système alimentaire, l’énergie et le climat, ainsi que l’aménagement du territoire.

World Café : vers le changement!

Ciné Vert a également organisé un World Café dont l’objectif était de réfléchir ensemble à des solutions concrètes sur la transition écologique. Le World Café est une méthodologie de conversation qui repose principalement sur partage d’idées en différents petits groupes discutant de sujets précis et dont les participants peuvent joindre et quitter à leur guise. Dans le cadre de Ciné Vert, les participants au World Café ont pu partager leurs réflexions de manière créative avec 12 membres d’organisations travaillant déjà dans le sens de la transition écologique. Les échanges ont été très riches et ont permis d’aborder l’importance de notre action en tant que citoyen·ne·s et consommateur·trice·s, des impacts de nos décisions au quotidien et des efforts concrets qu’il nous est possible d’accomplir individuellement et collectivement.

Les organismes représentés étaient : Arbre-évolution, Association québécoise Zéro Déchet, Cyclo Nord-Sud, Extinction Rebellion, Festival de la décroissance, Foire Écosphère, La Tasse, Mission 100 Tonnes, Réseau des femmes en environnement, Réseau Action Climat, Vigilance OGM.

Exposition d’arts visuels PRUNELLE

Ciné Vert est fier d’avoir présenté sa première exposition d’arts visuels s’étant déroulée pendant toute la durée du festival, au Ausgang Plaza. Dans cette exposition, 14 artistes ont choisi de mettre l’accent sur les conséquences de notre mode de vie et de la pollution excessive, alors que d’autres ont plutôt décidé de nous présenter ce qu’un changement de paradigme aurait à nous offrir. Les artistes de PRUNELLE ont insisté sur l’urgence d’agir, jetant un regard singulier sur l’environnement qui nous entoure ou mettant en valeur des matériaux recyclés.

Photos : Aja Palmer Photography

Ce nouveau festival a été rendu possible grâce à l’appui financier du ministère des Relations internationales et de la Francophonie, ainsi que le Gouvernement du Canada par l’entremise d’Affaires mondiales Canada et de la Caisse d’économie solidaire Desjardins. Merci!

Les émissions de gaz à effet de serre liées au transport des participant·e·s ont été comptabilisées et seront compensées cet été par Arbre-Évolution, une coopérative de solidarité spécialisée en reboisement social.

Merci aux partenaires !

Programmation complète de Ciné Vert : http://cinevert.org
Facebook : https://www.facebook.com/festivalcinevert/

Informations :

Yasmina Britel
Agente de programme à la Mobilisation du public, SUCO et coordonnatrice Ciné Vert
514 272-3019, poste 234
yasminabritel@suco.org


Ciné Vert à Lima

 

Cine Verde pour célébrer le Jour de la Terre à Lima

Le 22 avril est le jour choisi pour célébrer la Terre, celle qui nous donne des ressources précieuses, de l’air à respirer et de l’eau à boire. Malheureusement, cette Terre si importante est menacée par tous les bouleversements que lui font vivre les humains, nombreux et grands consommateurs de ressources naturelles. Le 22 avril, le Jour de la Terre permet de nous rappeler l’importance de respecter la planète pour que ses ressources perdurent pour encore très longtemps et que les prochaines générations puissent aussi en profiter.

C’est dans ce contexte que l’équipe de SUCO à Lima, au Pérou, a eu envie de faire d’une pierre deux coups en organisant, avec son partenaire IDMA, l’événement Cine Verde pour célébrer le Jour de la Terre et, en même temps, s’inscrire dans le festival de films documentaires sur l’environnement, Ciné Vert, organisé à Montréal, Sherbrooke et Trois-Rivières par SUCO.

L’initiative est venue de Montréal avec comme idée d’éventuellement reproduire le festival Ciné Vert dans les différents pays d’intervention de SUCO si le festival continuait dans les prochaines années. Avec l’équipe de SUCO à Lima, nous avons pensé qu’il n’était pas trop tôt pour lancer une première mini version du festival à l’étranger en présentant un des documentaires de la programmation : Viaje a los Pueblos Fumigados du réalisateur et producteur argentin Fernando Solanas.

Ce documentaire, qui s’inscrit dans une série de 8, présente les conséquences sociales et environnementales du modèle agricole argentin : agriculture transgénique et utilisation intensive des agrotoxiques (glyphosate, épandages, fumigations) qui ont provoqué l’exode rural, la déforestation, la destruction des sols, mais aussi la multiplication des cas de cancers et de malformations à la naissance.

Le Pérou étant un pays avec une production agricole assez importante, il nous a semblé être le terreau fertile idéal pour organiser une projection du documentaire, puis inviter des spécialistes de l’agronomie et de l’agroécologie afin de créer un espace de discussion avec le public pour penser à des pistes de solutions et proposer des alternatives écologiques et durables aux techniques agricoles traditionnelles. Nous avons aussi invité les membres de plusieurs organisations non-gouvernementales et internationales, ainsi que de l’ambassade canadienne et de certains ministères à participer, avec nous, à cet événement pour souligner la planète, mais aussi pour penser à des solutions pour l’avenir.

– Élise Lortie, conseillère en environnement à Lima


Plus de 3 000 $ amassés pour le fonds FORCE dans le cadre du Défi caritatif Banque Scotia

 

29 courageux·euses ont affronté le froid pour soutenir les projets de SUCO

Malgré le froid et la température peu clémente, 29 coureur·euse·s ont soutenu SUCO lors du Défi caritatif Banque Scotia qui s’est tenu au parc Jean-Drapeau à Montréal les 27 et 28 avril derniers. Grâce à leur implication, un total de 3 076 $ a été amassé pour le Fonds FORCE, le Fonds de résilience climatique et économique.

Nous remercions chaleureusement nos participants et participantes ainsi que tous ceux et toutes celles qui les ont appuyé·e·s.

À propos du Fonds FORCE

De la famille d’agriculteurs et d’agricultrices du Sénégal à la direction d’une entreprise canadienne, les changements climatiques affectent l’ensemble de la planète. Cependant, les conséquences sont encore plus graves pour les personnes pauvres et marginalisées, particulièrement les femmes et les jeunes qui dépendent de leur production agricole, donc du climat, pour se nourrir et pour subvenir aux besoins de leur famille.

En 2016, suite à l’ouragan Matthew, une grande collecte de fonds a été organisée par SUCO pour soutenir rapidement les populations affectées à Haïti. La générosité des donateurs individuels et institutionnels a permis à SUCO de répondre de façon opportune et efficace aux besoins de relance agricole de la population haïtienne après l’ouragan qui a touché plus de 90 000 personnes. En moins de deux semaines, SUCO a pu démarrer un projet de réhabilitation de jardins maraîchers et a été en mesure d’assurer la production d’aliments sains et nutritifs en quantité suffisante pour plus de 2 500 familles dans le sud du pays.

Suite à cette expérience, il est devenu évident pour SUCO qu’un fonds devait être créé pour ce type d’événement qui ne cessera d’augmenter en nombre au cours des prochaines années en raison des changements climatiques. Les chiffres de l’ONU le disent : en 2017, les crises alimentaires aggravées par les changements climatiques ont touché un nombre effarant de personnes, soit l’équivalent du total de la population de toutes les grandes villes canadiennes. De ce nombre, on compte 1,4 million d’enfants.

Réduire les risques, répondre et se relever

Contribuer au Fonds FORCE, c’est appuyer SUCO afin que l’organisation puisse mettre son expertise à contribution en cas de situation d’urgence et en adaptation et résilience climatique.

Une relance agricole efficiente lors d’une situation d’urgence
  • Réhabilitation des terres agricoles
  • Restauration des infrastructures d’irrigation
  • Livraison et distribution de semences
  • Restauration des jardins maraîchers
  • Mobilisation des populations
Une agriculture durable afin de favoriser l’adaptation et la résilience climatique
  • Production et diversification agricoles
  • Développement de formations professionnelles
  • Commercialisation et entrepreneuriat
  • Reforestation et revalorisation des milieux = solution viable

Vous aimeriez en apprendre davantage sur le Fonds FORCE? Contactez Mario Trudeau au 514 272-3019, poste 223, ou mariotrudeau@suco.org.


Zoé : promouvoir une offre alimentaire écoresponsable et locale au Pérou

 

Fais comme Zoé !

Ce portrait fait partie d’une série de quatre articles mettant en vedette les stagiaires du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ). Zoé Fahrni, 27 ans, était stagiaire en communication et marketing auprès du Réseau de l’agriculture écologique du Pérou, de juin à novembre 2018.

Toute son enfance, Zoé a grandi dans une maison remplie de souvenirs ramenés d’Asie. Bercée par les récits de voyages de sa mère, c’est tout naturellement qu’elle s’inscrit au DEC en Sciences humaines, profil questions internationales. Afin de voir le monde de ses propres yeux, elle interrompt ses études au Cégep et part trois mois sur les routes du Sud de l’Inde, en compagnie de sa mère. Ce voyage lui donne la piqûre. Elle s’inscrit au Baccalauréat en relations internationales et droit international à l’UQAM. Elle n’y trouve pas son compte et quitte le programme après deux sessions. En parallèle, elle est technicienne dans une pharmacie de quartier, où elle a toujours vécu. Elle aime la proximité avec les gens et le sentiment de contribuer à leur bien-être, par son écoute et ses conseils.

En 2017, elle décide alors de s’inscrire à la Majeure en communication ainsi qu’au Certificat en géographie internationale. Elle combine ainsi le côté pratique du domaine des communications avec l’approfondissement des enjeux internationaux qui l’ont toujours interpellés. Lors d’un stage de six mois comme chargée des communications à Ingénieurs Sans Frontières Québec, elle confirme son intérêt pour la coopération internationale. Histoire de continuer à s’ancrer et se nourrir de liens relationnels dans son quartier, Pointe-Saint-Charles, elle s’implique bénévolement dans les communications de l’épicerie de quartier autogérée Le Détour. En 2018, elle obtient sa première expérience professionnelle à l’étranger en décrochant un stage en coopération internationale à SUCO.

Sortir de sa coquille et gagner en autonomie

« Dans le cadre d’un stage en coopération internationale, on a le privilège d’avoir beaucoup d’autonomie, tout en bénéficiant d’un énorme accompagnement de la part du personnel de SUCO sur le terrain, qui est toujours là pour nous appuyer et nous aider à nous orienter. Cette flexibilité nous permet, selon moi, d’apprendre beaucoup plus. Je pense aussi qu’on nous confie plus de responsabilités qu’on en confierait à une personne qui effectue un stage dans un milieu traditionnel au Québec. »

De juin à novembre 2018, Zoé était stagiaire en communication et marketing auprès du Réseau de l’agriculture écologique du Pérou. Elle avait le mandat de soutenir la promotion d’une plateforme de commerce électronique de produits locaux issus d’une agriculture durable.

Contrairement à un stage régulier où les tâches sont souvent définies par l’employeur ou l’institution académique, dans le cadre du PSIJ, la personne stagiaire construit son plan de travail conjointement avec le partenaire sur le terrain. En évoluant au sein d’un contexte culturel différent et en faisant face avec brio aux défis personnels et professionnels, Zoé s’est également bâtie une précieuse boîte à outils. Ce sont autant de ressources dont elle pourra se servir tout au long de sa carrière.

Durant son stage, Zoé a également profité de l’opportunité offerte à tous les stagiaires du programme d’écrire des billets de blogue sur leur expérience. Elle a ainsi rédigé trois billets.

Utiliser le marketing pour sensibiliser

Ce dont elle est la plus fière, c’est de constater que le partenaire utilise et s’est approprié les outils marketing qu’elle a créés ou mis en place. En permettant l’accessibilité de l’offre alimentaire biologique locale au Pérou, elle a sensibilisé la population au fait qu’il était possible de manger santé et local. Consciente que le marketing peut parfois jouir d’une mauvaise réputation, elle est convaincue que « le marketing peut aussi servir des causes plus nobles et que c’est possible de le pratiquer sans aller à l’encontre de nos valeurs. »

Mais surtout, en ayant osé déployer ses ailes au Pérou, Zoé s’est trouvé un emploi de coordonnatrice dans une agence de marketing numérique à Montréal et ce, avant même de terminer son stage. Preuve que ce programme est un véritable atout en employabilité.

 

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Louis : sortir constamment de sa zone de confort

 

Fais comme Louis !

Ce portrait fait partie d’une série de quatre articles mettant en vedette les stagiaires du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ). Louis-Alexandre Saint-Laurent, 25 ans, est actuellement stagiaire en entrepreneuriat auprès du Réseau de commercialisation communautaire alternative RED Comal, au Honduras (février à août 2019). 

À la recherche constante de nouvelles expériences, Louis carbure aux sorties de zones de confort. À 18 ans et un mois, son passeport en poche, il décide de goûter à sa nouvelle liberté. Le Sherbrookois enfile son sac à dos. Cap sur l’Australie ou, ce qui lui semblait être à l’époque, le bout du monde. Après quatre ans de voyage et plusieurs expériences en service à la clientèle, il revient au pays. Il enchaîne une formation en tourisme d’aventure au Cégep de la Gaspésie et des Îles, puis un Certificat en science de l’activité physique à l’Université de Sherbrooke. Il développe ses aptitudes en leadership et aiguise son nouveau regard envers les enjeux environnementaux.

Louis est un guide professionnel de plein air au tempérament charismatique, créatif, curieux et empathique. Il encadre des groupes en canyoning et en ski alpin. Pourtant, il lui manque quelque chose. Il réalise que la seule constante dans ses passions, c’est le changement et la nouveauté. Il décide alors de se tourner vers l’entrepreneuriat social. Un choix qui lui permettra d’être maître de son destin et d’adapter sa réalité comme il l’entend. En 2018, il entame un Baccalauréat en administration des affaires, concentration entrepreneuriat. Toutes les compétences acquises durant son parcours atypique lui permettent de décrocher un stage en coopération internationale à SUCO.

Se réinventer au quotidien

« En tant que futur gestionnaire voulant se spécialiser en entrepreneuriat, je me dois de réagir vite sur mes pieds face à des situations inattendues. Je dois aussi innover lorsque tous les outils auxquels je suis accoutumé au Québec ne sont plus accessibles. En testant ainsi ma capacité d’adaptation lors de mon stage, je pense en sortir grandi et plus débrouillard. »

Depuis février 2019, Louis est stagiaire en entrepreneuriat auprès du Réseau de commercialisation communautaire alternative RED Comal, au Honduras. L’organisation regroupe des entreprises sociales de producteurs/trices et de consommateurs/trices avec qui elle développe des programmes de formation, de production, de transformation et de commercialisation, conformément aux principes de l’économie solidaire.

Malgré ses multiples expériences de voyage, Louis n’avait jamais été immergé dans une culture hispanophone ni dans une ville où le tourisme était quasi inexistant. Dépaysé et déboussolé lors du premier mois, il a rapidement trouvé ses marques. Sa nouvelle routine s’est installée : épicerie le mardi, parties de soccer le mercredi soir. Tous les matins en arrivant au travail, il retrouve ses collègues pour un café et des baleadas (tortillas honduriennes) préparées par Dilcia, leur deuxième maman. En d’autres termes, il a trouvé un nouveau chez-lui.

« C’est fascinant, la capacité d’adaptation d’un être humain. Sans s’en rendre compte, on s’adapte, on s’intègre et les différences s’effacent. Ce stage, c’est sans l’ombre d’un doute l’une des plus grandes expériences de croissance personnelle que j’ai vécue. »

Des rencontres qui influencent nos perceptions

Keidi, une de ses collègues de travail, est également étudiante en administration des affaires. Sur les bancs de l’université, ils ont appris à utiliser les mêmes outils, mais de façon complètement différente. En échangeant et partageant leurs connaissances, ils enrichissent et colorent leurs visions du monde respectives. Ils grandissent ensemble en quelques sortes, en influençant leurs perceptions, ce qui va parfois jusqu’à ébranler leurs certitudes les plus profondes.

Avant son stage, Louis reconnaît qu’il n’était pas conscient des enjeux de souveraineté alimentaire auxquels font face certaines communautés. « Les formations pré-départ de SUCO m’ont rendu beaucoup plus critique par rapport aux enjeux d’importation et d’exportation de matières premières. » En participant à l’organisation de la coopérative de producteurs de produits locaux au Honduras, Louis contribue à l’autonomisation des communautés, ainsi qu’à la redistribution des richesses. Il apprend également à affiner sa cartographie intérieure et à nourrir sa citoyenneté mondiale.

 

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Edgar : quand la réorientation mène aux racines familiales

 

Fais comme Edgar !

Ce portrait fait partie d’une série de quatre articles mettant en vedette les stagiaires du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ). Edgar Hernandez, 29 ans, est actuellement stagiaire en développement économique auprès de l’union des paysans autochtones UTC-La Paz, au Honduras (février à août 2019). 

De nature plutôt réservée, Edgar s’illumine quand il parle de ses motivations qui l’ont poussées à postuler pour un stage à SUCO. Au fil de ses voyages et expériences de volontariat et de travail à l’étranger, Edgar s’est découvert un intérêt pour la conservation de la nature. De retour au Québec, il obtient un DEC en Comptabilité et gestion. Au cours d’un stage en recouvrement fiscal, il constate qu’il ne peut plus nier la tension qui l’habite : un désaccord profond entre ses désirs et ses études. Il repart sur la route pendant deux ans, avant d’obtenir un poste d’agent d’aide à l’emploi à Emploi-Québec à Montréal pendant deux ans. Son rêve de travailler en contact avec la nature est devenu trop fort. Cette fois, il entend cet appel intérieur et décide d’agir. Il démissionne et s’inscrit à temps plein au DEC en Gestion d’entreprises agricoles. Il obtient son diplôme en 2018.

De fonctionnaire à entrepreneur agricole

« Dès que j’ai commencé ma technique en agriculture au Cégep de Victoriaville, j’étais curieux de voir comment ça se passait dans les campagnes en Amérique latine. Je voulais comprendre la réalité agricole là-bas et ce qu’avait vécu mon grand-père au Mexique. C’est pour cela que j’ai choisi de faire un stage avec SUCO. Je veux partager mes connaissances dans le but d’améliorer les conditions de vie de personnes ici, dans les campagnes au Honduras afin d’éviter l’exode rurale et les migrations. »

Depuis février 2019, Edgar est stagiaire en développement économique auprès de l’union des paysans autochtones UTC-La Paz, au Honduras. Il s’agit d’une organisation de paysans et paysannes autochtones dédiés à la formation et l’accompagnement de groupes de base. La UTC-La Paz travaille à la défense de leurs droits par le biais de programmes et de projets qui contribuent au développement local et à l’amélioration de leur qualité de vie, principalement pour les communautés lencas.

Sa motivation première, il la puise dans son histoire familiale. Issu de la diaspora mexicaine, Edgar a réalisé qu’en conjuguant son expertise agricole, sa formation en gestion et sa maîtrise de l’espagnol, il pouvait avoir un impact durable sur les populations en Amérique latine. En partageant ses connaissances, il lutte pour la souveraineté alimentaire et l’émancipation des individus et des communautés. Sur le plan personnel, il souhaite incarner le fait que l’on peut choisir sa propre culture avant de chercher à en imiter une autre.

Créer du lien

Même si les codes culturels honduriens ne sont pas une barrière pour lui, Edgar a dû en découdre avec les poules du voisin. Il a mis quelques jours avant de découvrir que les semis de radis, poivrons, concombres et courgettes de son jardin n’étaient pas attaqués par un mystérieux insecte ravageur, mais bel et bien par une communauté avicole effrontée et caquetante. Au moment d’écrire ces lignes, Edgar et les poules sont à match nul, deux partout. Cette saga a permis à Edgar de se rapprocher de ses voisins et de tisser des liens avec eux.  

Après son stage, Edgar aimerait poursuivre dans le domaine de l’agriculture biologique en encourageant la formation d’associations ou de coopératives. Il est surpris et fasciné par la résistance et la force de résilience qui émanent des organisations paysannes face aux intérêts privés. Quant à l’entrepreneuriat des jeunes, il y croit fermement. « C’est une voie vers l’épanouissement financier et personnel. J’observe que lorsque les jeunes produisent eux-mêmes leurs aliments, ils retrouvent une fierté et un amour pour leur environnement et leur milieu de vie. »

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Caroline : trouver l’inspiration outremer pour se partir en affaires

 

Fais comme Caroline !

Ce portrait fait partie d’une série de quatre articles mettant en vedette les stagiaires du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ)Caroline Wegner Tolio, 30 ans, ancienne stagiaire en commercialisation auprès de l’Instituto de Desarollo y Medio Ambiante (IDMA) au Pérou, de juin à décembre 2018.

Caroline s’est d’abord intéressée aux langues lors de ses études universitaires au Brésil, son pays d’origine. À son arrivée au Canada, elle se tourne vers le domaine de la publicité en complétant un programme en stratégie marketing et publicité au Collège Lasalle. Elle travaille en agence de publicité pendant deux ans, mais réalise qu’il lui manque un aspect important dans son emploi : le contact humain et la proximité. Au printemps 2018, lors d’un salon de l’emploi, elle rencontre l’équipe de coordination du Programme de stages internationaux pour les jeunes de SUCO. On lui présente un poste de six mois qui vise à appuyer la commercialisation de produits biologiques issus de jeunes entrepreneur.e.s au Pérou . Et le déclic se fait à ce moment précis. Caroline s’est toujours intéressée à l’agroécologie et songe depuis un moment aussi à se lancer en entrepreneuriat. Il est donc tout à fait naturel qu’elle saute vers une expérience qui lui permette de conjuguer ces deux aspects !

« Le principal avantage et apprentissage que j’ai retiré d’une expérience comme celle-ci, c’est sans nul doute la compréhension des enjeux liés à l’environnement et l’agriculture. J’ai tellement appris sur les principes d’agroécologie et surtout sur l’impact des changements climatiques en Amérique latine que je me suis jurée de chercher un emploi ayant un impact sur cela au retour au Canada !  » – Caroline Wegner Tolio

Un autre rythme que le travail en agence

Habituée de travailler à un rythme effréné en agence, Caroline apprécie de pouvoir prendre le temps de côtoyer toutes les parties prenantes d’un projet dans le cadre de son stage. Dans son rôle d’accompagnement, elle élabore son plan de travail pour ses six mois conjointement avec ses collègues, en fonction de leurs forces et besoins respectifs. Elle ajuste continuellement son approche, revalide les besoins des producteurs et productrices, adapte ses supports. Caroline résume que c’est là tout l’intérêt de son stage : mettre en oeuvre le lâcher-prise sur la finalité et s’intéresser davantage au processus, à la co-création, se questionner constamment sur l’impact qu’aura notre travail sur les bénéficiaires et faire preuve d’agilité.  

« Je me rappelle un atelier sur l’approche client. En posant quelques questions, je me rends compte que les producteurs et productrices arrivent difficilement à identifier les forces et les attributs de leurs produits. Pourtant, lorsque je me rends chez eux, ils et elles me parlent de leur motivations, de l’importance de leur pratiques agricoles pour l’environnement, de l’apport pour la santé de leur produits…J’ai donc revu ma méthode et ai plutôt pris le temps de discuter en individuel avec chaque participants et participantes. Je me rappelle d’un producteur de 70 ans qui vendait des fruits et qui a pris le temps de me raconter son histoire dès les tout début. Elle était là la force de son produit, son attribut, il y avait tout un parcours illustrant la force et la résilience de cet homme. » – Caroline

Une proximité inspirante

« Les gens nous accueillent avec une telle fierté devant leurs produits, ils et elles veulent que l’on goûte à ce qui est produit sur leur terre; on nous invite à partager un repas en fin de journée et au final on tisse du lien. C’est ce lien qui devient précieux lorsque vient le temps aussi de réaliser des ateliers de formations ou de réviser des outils conjointement avec ces jeunes; on peut avancer ensemble, parce que nous sommes dans une relation de confiance essentielle à l’apprentissage. »

Caroline y trouve une grande source d’inspiration pour elle-même à côtoyer la persévérance, la motivation profonde et le désir de repousser ses limites. Elle côtoie des gens qui ont à coeur la préservation de la biodiversité et l’utilisation durable des ressources au sein de la communauté. Elle prend un immense plaisir à visiter les producteurs et les productrices qu’elles accompagnent. Son principal constat ? Elle retrouve la présence et l’importance du partage dans la culture péruvienne, valeur au coeur de sa propre identité brésilienne.

Le programme PSIJ de SUCO offre un parcours entrepreneurial pour les stagiaires eux-mêmes, Caroline décide donc de suivre une première formation à l’automne sur le démarrage d’entreprise sociale, puis complète son business canevas; le projet qu’elle mûri depuis si longtemps prend forme doucement alors qu’elle est au Pérou. Caroline reçoit actuellement un soutien pour poursuivre une formation en démarrage d’entreprise afin de créer Kuara, son entreprise en bien-être et accompagnement à la méditation qui mise sur une culture de partage et un espace sans jugement, un espace confortable et accueillant, exactement à l’image de ce qu’elle a retrouvé dans la culture péruvienne ! Elle est aussi maintenant animatrice dans le domaine de la sécurité alimentaire pour un organisme montréalais; un emploi qui rejoint son intérêt pour la production écologique d’aliments.

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Notre directrice générale de retour de mission du Sénégal

 

Le mois dernier, Geneviève Giasson, directrice générale de SUCO, est allée rencontrer nos principaux partenaires et explorer les opportunités de développement au Sénégal.

SUCO et le Sénégal : des liens solides

Avec 15,4 millions d’habitants, le Sénégal est l’un des pôles économiques les plus importants d’Afrique de l’Ouest. Présent depuis 2012 dans ce pays sahélien situé dans la partie la plus occidentale de l’Afrique, SUCO a tissé des liens solides au fil des années et des projets. Qu’il s’agisse de besoins en agriculture, égalité femmes-hommes, efficacité énergétique, changements climatiques, etc., SUCO a épaulé ses partenaires locaux par l’envoi de 71 stagiaires et volontaires. Actuellement, six stagiaires et volontaires sont en poste au Sénégal et 13 autres seront recrutés entre juin et août 2019.

Compte rendu de mission

Geneviève Giasson lors d’une réunion de travail avec des membres du GRAIM

Accompagnée du représentant de SUCO au Sénégal, Geneviève s’est entretue avec l’équipe du Groupe de Recherche et d’Appui aux Initiatives Mutualistes (GRAIM), au sujet de l’avancée de « Dund ak keew bi »,. En partenariat avec Réseau Environnement, ce projet de gouvernance locale vise à renforcer les capacités d’adaptation et de résilience aux changements climatiques de six communes du Plateau de Thiès.

Elle a également été accueillie par des membres de l’Association des Apiculteurs du Sénégal. Cette organisation formée de membres bénévoles intervient dans l’élevage des abeilles, la production et la transformation du miel, dans le respect de l’environnement.

Soutenir les femmes est au cœur de la mission de SUCO. C’est la raison pour laquelle Geneviève a rencontré des associations de femmes qui œuvrent en pisciculture et aquaculture ainsi qu’en transformation et commercialisation de produits issus de l’agriculture urbaine.

Lors de son passage à Dakar, Geneviève a pu expliquer l’approche de SUCO à l’occasion des rencontres avec des représentants d’autres organismes de coopération, de l’Ambassade du Canada et de la Délégation du Québec. Elle a aussi participé à une journée de réseautage organisée par l’Ambassade du Canada.

Un avant-goût culturel

De retour au Québec avec de nouvelles idées plein la tête, Geneviève a ramené dans ses bagages quelques objets qui serviront à l’encan de l’événement philanthropique phare de SUCO « Au goût du monde ». Le Sénégal sera ainsi à l’honneur le 24 octobre 2019. Notez-le à vos agendas !


Souvenirs du terrain

 

Notre cohorte 2018 de stagiaires du Programmes de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) est de retour depuis plus de trois mois maintenant, mais continue de nous écrire des souvenirs du terrain. Ce mois-ci, Zoé nous partage son engouement pour les foires d’aliments agroécologiques qu’elle visitait quand elle habitait Lima au Pérou. Christine, quant à elle, se rappelle le premier atelier de formation sur la commercialisation qu’elle a donné, et comment elle a constaté son impact par la suite. Depuis février, 13 nouveaux et nouvelles stagiaires ont atterris au Honduras, au Pérou, au Sénégal et au Burkina Faso. Suivez leurs aventures à stages.suco.org

 

Crédit photo : Christine Latendresse