À lire ou à relire : les articles qui ont attiré notre attention au mois de septembre

 

Des gens de partout se mobilisent et s’engagent concrètement pour transformer la société et amener des solutions durables. Tandis que d’autres partagent du contenu pour soutenir les appels à l’action. Certains nous inspirent. Voici certains articles à lire ou à relire qui traitent des enjeux qui nous tiennent à cœur et qui ont attiré notre attention au mois de septembre.


1er août 2019 | 5 trucs pour la planète : mieux composter

Qu’est-ce qui est compostable, qu’est-ce qui ne l’est pas? Voici 5 trucs pour composter comme un pro! 🍗🍎🌽

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9 août 2019 | Vivre sur Terre sans la détruire

Le plus récent rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat place l’alimentation et la gestion des terres au coeur de la lutte contre les changements climatiques. La productivité de la Terre a une limite, avertit le panel international d’experts de l’ONU. En quatre axes, Le Devoir dresse le portrait de la situation au Québec et au Canada.

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7 août 2019 | La carte de la pénurie d’eau qui menace un quart de l’humanité

La planète se dirige vers une importante pénurie d’eau, s’alarment les chercheurs du World Resources Institute. À l’horizon 2030, environ 470 millions de personnes seront en proie à un manque d’eau avec, dans la foulée, des répercussions sur la santé publique et des troubles sociaux.

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17 septembre 2019 | Moi j’mange… bio

Stéphane essaie de démystifier l’univers du bio. Le nutritionniste Bernard Lavallée répond à la question : « Manger bio, est-ce meilleur pour la santé? ». En cuisine, Loounie prépare une plaque pommes, courges au « bacon » de tempeh. Au lieu de mettre les pelures de pommes au compost, Florence-Léa Siry nous donne plein d’idées aussi surprenantes que délicieuses! Stéphane cuisine du pain grillé à la tomate et plein de bonnes choses ainsi qu’une salade repas au saumon mi-cuit et sa variante végane.

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SUCO présente son rapport annuel 2018-2019

 

Nourrir le monde

Le rapport annuel de SUCO est maintenant disponible en ligne. L’équipe est fière de vous présenter les trois grandes thématiques de sa planification stratégique 2019-2025 : les systèmes alimentaires viables, la résilience aux changements climatiques et les droits et la participation des femmes. 

 

 

Dans la dernière année, la direction, le conseil d’administration et les employés·es ont réfléchi collectivement à l’avenir : à l’avenir de l’organisation, mais aussi à l’avenir de notre planète et de ses ressources. Dans les mots de notre directrice générale, Geneviève Giasson, face à la crise climatique, « nous pouvons rester les bras croisés ou nous pouvons agir; c’est l’action que choisit résolument SUCO […] Les populations des Andes péruviennes, du Corridor sec de l’Amérique Centrale, d’Haïti et du Sahel avec lesquelles nous travaillons sont parmi les plus durement touchées et elles disposent de peu de moyens pour s’adapter ». Nos projets visent à favoriser l’autonomisation et à renforcer la capacité d’action de ces populations.

Nous sommes fiers et fières de vous présenter les faits saillants et les résultats du travail que nous avons accompli en 2018-2019. Soulignons aussi que la mise en place de notre nouvelle planification stratégique permettra à SUCO, tel que le souligne notre président Claude Provencher, de « maintenir son implication dans l’amélioration des conditions de vie des personnes vulnérables et dans la transformation des conditions qui engendrent les problématiques ». Devenons, tous et toutes, des acteurs et actrices de changement.

Nous remercions nos salariés·es, nos administrateurs·trices, nos volontaires, nos partenaires et les populations avec lesquelles nous collaborons sur le terrain pour leur courage, leur solidarité et leur ingéniosité. C’est en travaillant ensemble que nous arrivons aux meilleurs résultats.

Nous remercions aussi nos bénévoles, nos donateurs·trices, nos ex-volontaires et stagiaires, ainsi que toute la communauté SUCO pour leur engagement et leur soutien envers notre mission.


Renseignements supplémentaires :

Andrée-Anne Richard
Chargée de communication
andree-annerichard@suco.org
514 272-3019, poste 225


Court métrage documentaire : La solidarité des femmes au cœur de la souveraineté alimentaire

 

La solidarité des femmes au cœur de la souveraineté alimentaire

De juin à décembre 2018, deux stagiaires montréalaises se sont lancées dans un mandat d’appui-conseil en égalité entre les femmes et les hommes : l’une au Sénégal et l’autre au Pérou. Elles ont exploré une facette voilée de la lutte féministe : la souveraineté alimentaire. Ce court métrage met en lumière l’implication des femmes en matière d’accès à la terre et de justice climatique.

 

La solidarité des femmes au cœur de la souveraineté alimentaire | Gabrielle Lauzon et Dahlia Jiwan | 2018 | Sénégal, Pérou | SUCO | 15 min

Gabrielle Lauzon et Dahlia Jiwan ont réalisé un mandat comme conseillères en égalité entre les femmes et les hommes au Pérou et au Sénégal dans le cadre du Programme de stages internationaux pour les jeunes. Avant de partir du Canada, elles savaient que l’égalité entre les femmes et les hommes était encore un enjeu majeur dans notre société, mais une fois rendues là-bas, elles ont réalisé que la solidarité entre femmes défie le statu quo tant au Pérou qu’au Sénégal.

Équipe

Intervenantes au Sénégal : Fatou Sow Ndiaye, Sar Mariame Traoré, Oumy Seck
Intervenantes au Pérou : Mery Urbano Castillo, Doris Urbano Castillo, Elena Urbano Castillo
Réalisation : Dahlia Jiwan, Gabrielle Lauzon, Michèle Le Moëligou, Caroline Wegner Tolio
Partenaires au Pérou : Instituto de Desarollo y Medio Ambiente (IDMA)
Soutien à la réalisation : Gabriela Flores Sedano, Herbert Howard Gutierrez Alamo
Partenaire au Sénégal : Groupe de Recherche et d’Appui aux Initiatives Mutualistes (GRAIM)
Soutien à la réalisation : Diao Diop, Ganta Diagne Counta
Contribution : Éléonore Durocher-Bergeron, Alpha Sow, Sarah Toulouse, Linda Gagnon
Caméra Sénégal : Malick Djitte
Caméra Pérou : Sergio Castillo
Montage et sous-titrage : Thome Hue-Hermier
Traduction : Caroline Wegner Tolio


Vidéo réalisée dans le cadre du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) grâce à l’appui financier d’Affaires mondiales Canada, dans le cadre de l’Objectif carrière de la Stratégie emploi jeunesse du gouvernement du Canada.


SUCO au Nicaragua accueille à nouveau des coopérants·es et stagiaires

 

SUCO est heureuse d’annoncer le retour des coopérants·es et stagiaires sur le terrain au Nicaragua. Pendant plus d’un an, les projets se déroulant au Nicaragua ont été coordonnées à distance suite à des mesures de sécurité préventives prises en raison de l’instabilité politique du pays. Cette époque est cependant révolue, et l’équipe s’activera de plus belle sous peu.

Notre nouveau coordonnateur du volontariat, Benoit Lapointe, est déjà sur place, et partage son temps entre Estelí et Managua depuis la fin du mois de juillet. Engagé dans des projets de solidarité, Benoit a déjà vécu deux ans au Nicaragua, un pays qu’il aime découvrir et dont il parle toujours avec enthousiasme. Dans son dernier billet de blogue, il vous partage d’ailleurs trois raisons d’y faire un stage.

 

Benoit prépare actuellement l’arrivée imminente de deux de nos stagiaires du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ), financé par Affaires mondiales Canada,  qui effectueront des mandats en entrepreneuriat jeunesse et en communication – égalité entre les femmes et les hommes (ÉFH).

Les connaissances de Benoit lui sont donc bien utiles, car elles lui permettent de bien préparer l’arrivée des stagiaires en faisant, par exemple, du repérage afin de faciliter l’intégrations des jeunes auprès de leur partenaire respectif (endroits sécuritaires à privilégier, routes d’autobus, lieux d’intérêts) . Benoit s’assure d’ailleurs que les stagiaires et les partenaires soient sur la même longueur d’onde et qu’ils et elles puissent collaborer de façon harmonieuse en misant sur les forces de chacun et chacune.

 

 


SUCO sera bientôt au Bénin !

 

De nouveaux projets pour SUCO !

Dès novembre 2019, trois de nos conseillers·ères volontaires partiront à Bohico, dans le département du Zou au Bénin, afin d’appuyer notre partenaire ALDIPE avec ses programmes ECMS et PADCE XXI. Ils et elles seront suivis·es d’un de nos groupes Québec sans frontières en juin 2020.

 

 

Notre partenaire : ALDIPE

Notre partenaire, l’Association de Lutte pour un Développement Intégré et pour la Protection de l’Environnement (ALDIPE), est une organisation non gouvernementale béninoise. ALDIPE travaille avec des populations défavorisées en préconisant des approches de responsabilisation et d’auto-promotion. L’organisme participe au développement socio-économique et culturel de l’Afrique en général et, plus particulièrement, du Bénin : il travaille dans les départements du Zou, des Collines, de l’Atlantique et du Couffo. Les principaux domaines d’intervention d’ALDIPE sont l’agriculture durable, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la santé communautaire, l’éducation et la formation, la promotion des droits des enfants et des femmes et la gouvernance locale. Les questions de l’environnement et de genre constituent les axes transversaux de ses interventions.

Nos volontaires

Notre conseiller·ère en commercialisation et notre conseiller·ère en environnement et agroécologie collaboreront avec ALDIPE dans le cadre de son programme de Promotion de l’Agriculture Durable et d’une Citoyenneté Engagée au XXIème siècle (PADCE XXI) visant à promouvoir le développement des filières agricoles locales (riz, maïs et soja) par des communautés ancrées durablement dans leurs territoires dans les communes d’Abomey, Zakpota, Zangnanado et Zogbodomey dans le département du Zou. Notre conseiller·ère en participation citoyenne des jeunes se concentrera plutôt sur le programme d’Éducation à la Citoyenneté Mondiale et Solidaire (ECMS) qui vise à conscientiser les jeunes aux enjeux du développement, aux inégalités qui les entourent et aux mécanismes qui engendrent ces inégalités.

 

Notre groupe QSF

De son côté, notre groupe Québec sans frontières s’installera à Allahé, dans la commune de Za-kpota, pendant 70 jours à l’été 2020. Ils et elles participeront au projet L’agroécologie et les savoirs ancestraux pour le respect de l’environnement en réalisant un diagnostic sur les pratiques agricoles et les connaissances en agroécologie des producteurs·trices de la région et en présentant des ateliers à la ferme-école mise en place par ALDIPE. Dans le cadre du projet ECMS, ils et elles discuteront avec des jeunes lors d’ateliers en plus de les encourager dans leurs activités de reboisement.

 


Renseignements supplémentaires :

Anne Vincent
Chargée de programme – volontariat
annevincent@suco.org
514 272-3019, poste 231


SUCO recherche des participants·es pour Québec sans frontières 2019-2020 !

 

À propos du programme Québec sans frontières

Par l’entremise du programme de stage international Québec sans frontières (QSF), SUCO permet aux Québécoises et Québécois ayant entre 18 et 35 ans de vivre une expérience d’initiation à la solidarité internationale. Ce programme est financé par la Direction du développement international du ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec (MRIF) et coordonné par l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)Les stagiaires réalisent en groupe une immersion interculturelle unique en son genre d’une durée de 70 jours, au sein d’une communauté en Afrique de l’Ouest ou en Amérique latine.

Participants·es QSF au Pérou en 2019

 

Le programme QSF se déroule sur une année complète de la façon suivante :

  • 6 fins de semaine de formation pré-départ obligatoires réparties d’octobre 2019 à mai 2020
  • Un séjour de 70 jours dans le pays d’accueil et vie en famille d’accueil
  • Un ou une responsable d’équipe par projet
  • Un bilan d’une fin de semaine au retour
  • Des activités de sensibilisation du public québécois au retour

Conditions d’admissibilité :

  • Être âgé ou âgée de 18 à 35 ans
  • Être de nationalité canadienne ou avoir la résidence permanente
  • Avoir son domicile permanent au Québec depuis au moins 1 an
  • Posséder un diplôme d’études secondaires
  • Être en bonne santé physique et mentale (des certificats médicaux sont requis)

En savoir plus sur le programme QSF »


Les trois projets de SUCO pour les cohortes 2019-2020

Participants·es QSF au Sénégal en 2019

BÉNIN: L’AGROÉCOLOGIE ET LES SAVOIRS ANCESTRAUX POUR LE RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT

Notre partenaire, ALDIPE, a mis sur pied une ferme-école qui réalise plusieurs activités de production, de transformation, de maraîchage, d’élevage et la mise en place de parcelles de démonstration. Cette ferme-école sert de lieu de formation pratique, d’expérimentation et de démonstration pour les producteurs·trices de la région.

ALDIPE travaille également avec des jeunes afin de les outiller en éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire (ECMS). Dans leur engagement citoyen, ces jeunes mènent des activités de reboisement pour la protection de l’environnement et des jardins scolaires pour promouvoir des pratiques agroécologiques.

Description des activités : 

  • Réaliser un diagnostic sur les pratiques agricoles et les connaissances en agroécologie des producteurs et productrices de la région de Allahé;
  • Répertorier les savoirs ancestraux en agriculture respectueux de l’environnement dans la région de Allahé;
  • Monter et animer des ateliers pratiques sur l’agroécologie, le compostage et l’aviculture auprès des producteurs et productrices de la ferme-école de Allahé;
  • Créer des outils afin de favoriser le transfert des connaissances;
  • Participer à des échanges sur les enjeux environnementaux avec des jeunes des cellules d’éducation à la citoyenneté mondiale et de solidarité (ECMS) à Abomey;
  • Participer et soutenir les activités de reboisement des jeunes des cellules ECMS à Abomey.

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HONDURAS: L’ENTREPRENEURIAT JEUNESSE POUR CONTRER L’EXODE RURAL

Notre partenaire, FIPAH, intervient au niveau de l’autonomisation économique des femmes dans plusieurs communautés. Cependant, ce travail est insuffisant pour contrer l’exode rural des jeunes de la région. Ce projet QSF vise la mise en place d’un processus de formation en entrepreneuriat, particulièrement la création de microentreprises (qui sont simples à réaliser), afin de développer de nouvelles opportunités économiques, de valoriser ce qui est disponible dans les communautés et de freiner l’immigration des jeunes.

Les jeunes s’impliquent aussi, parallèlement, dans des initiatives de reboisement afin d’améliorer la qualité de l’environnement et d’embellir la communauté. La participation à ces projets de reboisement permettra aux jeunes de la région de s’impliquer activement dans un projet ayant des retombées positives concrètes. La naissance d’un sentiment de fierté lié à ce projet contribuera à augmenter le désir des jeunes de rester dans leur communauté.

Description des activités :       

  • Réaliser un diagnostic sur les besoins de formations des jeunes en entrepreneuriat, sur leurs intérêts et besoins et sur les opportunités économiques de la région;
  • Monter et réaliser des ateliers de formations sur l’entrepreneuriat, la microentreprise, le démarrage d’entreprise et la gestion financière;
  • Accompagner les jeunes dans la création et la réalisation de leur plan d’affaires;
  • Créer un réseau d’échanges sur les bonnes pratiques entre les jeunes de la région;
  • Créer des outils afin de favoriser le transfert des connaissances;
  • Participer aux initiatives de reboisement des jeunes de la communauté.

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PÉROU: LA NUTRITION AU COEUR DES SYSTÈMES ALIMENTAIRES VIABLES

La population de la région de Caraz est aux prises avec le double fardeau de la malnutrition et du surpoids. Bien que les activités des familles reposent essentiellement sur la production agropastorale de subsistance qui constitue la principale source d’alimentation, l’évolution économique du pays amène avec elle l’introduction de produits alimentaires à faible teneur nutritive au détriment des produits locaux de qualité et riches en vitamines et en protéines.

Ce projet QSF vise à considérer tout le système alimentaire, avec ALLPA, afin d’aborder les problèmes de nutrition. Cette approche permettra de mieux cibler les problèmes et les causes de l’ensemble du cycle de vie de l’aliment en regardant du côté des pratiques agricoles et des types d’aliments cultivés, jusqu’aux habitudes de consommation et la disponibilité des aliments dans le but d’obtenir des impacts concrets à long terme sur la santé des populations.

Description des activités :       

  • Réaliser un diagnostic sur les habitudes de consommation des aliments et sur les aliments disponibles et cultivés localement dans la région de Caraz
  • Réaliser un diagnostic sur les outils didactiques en nutrition et les modules de formation disponibles à Caraz;
  • Monter et animer des formations sur la nutrition et la saine alimentation;
  • Organiser une campagne de sensibilisation sur la nutrition et la saine alimentation auprès de la population de Caraz;
  • Créer des outils didactiques et de sensibilisation en nutrition.

► Le groupe est désormais complet !

 

Participants·es QSF au Pérou en 2019

 


Renseignements supplémentaires :

Marylène Leduc
Adjointe à la programmation, coopération volontaire et stages
maryleneleduc@suco.org
514 272-3019, poste 229

Noémie Pelletier-Deschamps
Adjointe à la programmation, Québec sans frontières
adj-programmes@suco.org
514 272-3019, poste 229


Dund ak Kéew bi, projet de résilience aux changements climatiques : faites un don dès aujourd’hui

 

Comme vous le savez, les populations rurales du sud aux prises avec les effets des changements climatiques doivent relever de nombreux défis pour assurer leur subsistance. Tous et toutes sont durement touchés·es, mais les données le démontrent, les femmes sont particulièrement sensibles aux aléas du climat. Même si elles sont rarement propriétaires des terres en raison d’inégalités sociales, économiques et culturelles, c’est généralement sur les femmes que repose la production des ressources dont la famille a besoin.

Dund ak Kéew bi, une manière concrète d’outiller les femmes

Les fonds amassés lors de cette campagne serviront, entre autres, à soutenir des femmes du Plateau de Thiès au Sénégal qui contribuent actuellement à la lutte aux changements climatiques dans le cadre du projet Dund ak Kéew bi, qui signifie Vivre longtemps avec l’environnement, en langue wolof. Dans les derniers mois, des pépinières gérées par des regroupements de femmes ont déjà permis à 1 773 élèves et 67 enseignantes de participer au reboisement de la région grâce à la plantation de 6 334 arbres. Une telle action a plusieurs bénéfices pour la région, dont une meilleure fertilisation des terres et la réduction de l’érosion.

Faire un don aujourd’hui permettra notamment à ces femmes et élèves d’atteindre leur objectif de 12 000 arbres plantés d’ici la fin de l’année 2019. Votre don portera fruit pour les communautés sénégalaises.

Grâce à votre fidèle appui, nos volontaires et partenaires accompagnent les femmes dans le renforcement de leurs activités agricoles et de leur autonomie, afin d’améliorer la sécurité alimentaire et les revenus de leur famille et de leur communauté.

Des effets à long terme

Selon une étude menée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture*, il a été démontré que lorsque les femmes ont la maîtrise d’un supplément de revenu, elles en consacrent une part plus importante que les hommes à l’alimentation, à la santé, à l’habillement et à l’éducation de leurs enfants. Les bénéfices de l’égalité entre les sexes ne sont donc par que pour les femmes ; ils le sont également pour le développement de l’agriculture paysanne et de toute la communauté !

Je joins ma voix aux femmes des sept pays où nous oeuvrons et j’espère grandement que nous pourrons compter sur votre appui qui soutiendra des projets au Sénégal, mais également au Burkina Faso, Bénin, Haïti, Nicaragua, Honduras et Pérou.

Solidairement,

 

Geneviève Giasson
Directrice générale

 
 

 

 

* Réf. RAPPORT LA SITUATION MONDIALE DE L’ALIMENTATION ET DE L’AGRICULTRURE 2010-2011 – FAO

À lire ou a relire : les articles qui ont attiré notre attention cet été

 

 

Des gens de partout se mobilisent et s’engagent concrètement pour transformer la société et amener des solutions durables. Certains nous inspirent. Voici certains articles à lire ou à relire qui traitent des enjeux qui nous tiennent à cœur et qui ont attiré notre attention cet été.


16 janvier 2019 | Zoom sur les produits équitables

« Parmi les critères d’achat éthiques, le commerce équitable occupe une place de choix depuis longtemps, avant même que l’achat local ou l’alimentation végane deviennent si importants. Une certification qui a fait du chemin et qui ouvre la porte à la découverte de nombreux produits. »

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26 juin 2019 | Des populations d’oiseaux déclinent radicalement

« Si le déclin se fait sentir parmi beaucoup d’espèces, certaines sont encore plus à risque. C’est le cas des oiseaux insectivores aériens, des oiseaux de rivage et des oiseaux de prairie, qui ont perdu entre 40 et 60 % de leurs effectifs depuis les années 70. Certaines espèces ont même chuté jusqu’à 95 % au cours du dernier siècle. »

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28 juin 2019 | Quand les moustiques profitent des changements climatiques

« Si on a beaucoup parlé au cours des dernières années des risques de contracter des infections à cause des tiques, les experts sont formels : les moustiques ne sont pas en reste. Jean-François Bouthillette explique comment les changements climatiques au Canada pourraient entraîner la propagation de maladies exotiques transmises par les piqûres de moustiques. »

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2 juillet 2019 | Juin 2019 a été le mois de juin le plus chaud dans le monde

« Juin 2019 a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré dans le monde, notamment en raison d’une canicule exceptionnelle en Europe, appelée à se reproduire sous l’effet du réchauffement de la planète. »

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15 juillet 2019 | L’agriculture intensive menace de plus en plus la sécurité alimentaire mondiale

« C’est une double dynamique dangereuse dans laquelle s’enfonce l’agriculture mondiale. D’un côté, les cultures sont de plus en plus dépendantes des insectes pollinisateurs pour pousser. De l’autre, ces mêmes cultures font appel à des pratiques qui affaiblissent les populations de pollinisateurs dont elles dépendent. »

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29 juillet 2019 | L’humanité a déjà épuisé les ressources de la planète pour l’année

« D’un pays à l’autre, les habitudes de consommation diffèrent et viennent influer sur la date « de dépassement ». Le Qatar, donne en exemple le Fonds mondial pour la nature (WWF), s’est retrouvé à vivre à crédit après seulement 42 jours, tandis que l’Indonésie a pour sa part consommé toutes les ressources pour une année en 342 jours. »

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29 juillet 2019 | L’écologiste Greta Thunberg traversera l’Atlantique en voilier

« Greta Thunberg, qui refuse de prendre l’avion «à cause du climat», s’était rendue en janvier dernier en train depuis Stockholm au Forum économique mondial à Davos, en Suisse; un périple de 32 heures. La jeune fille est attendue sur le continent américain dans le cadre d’une série de rencontres sur le thème du climat, un voyage qui doit durer plusieurs mois. »

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8 août 2019 | Climat: il faut revoir l’usage des terres, dit le GIEC

«Les humains ont dégradé un quart des terres émergées – érosion des sols, désertification, déforestation, perte de biodiversité… – et le changement climatique accentue cette pression. Ce mélange explosif représente une menace pour la sécurité alimentaire d’une population grandissante, de près de 8 milliards d’individus. »

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Projet QSF au Pérou : L’art comme outil pour promouvoir les droits des femmes et des filles

 

 

Cet article a été rédigé dans le cadre du programme Québec sans frontières (QSF) par les participant·e·s de la cohorte 2018-2019 avec Centro Ideas au Pérou: Camille Cardenas Benoit, Rosalie Marquis-Angulo, Gabrielle Morin, Loulie Dionne, Max-Alexandre Trahan et Frédérique Forest. Le groupe est accompagné par Janis Laveix.


Pour une durée de 70 jours, notre groupe QSF travaille à Ocoto Alto afin de mettre en place une méthodologie axée sur l’autoestime, le leadership et la participation citoyenne pour les classes de tutorat des élèves du secondaire. Cette méthodologie, qui sera distribuée aux différentes autorités et institutions scolaires de la région de Piura, est un outil supplémentaire qui appuiera Centro IDEAS, l’organisme partenaire, dans ses démarches préventives aux grossesses adolescentes.

 

Participant·e·s de la cohorte QSF 2018-2019 avec Centro Ideas au Pérou
 

Centro IDEAS travaille dans plusieurs communautés où il aborde, entre autres, l’importance de la participation des femmes à la vie politique et communautaire, les problématiques de santé et nutrition, la santé reproductive, la violence contre les femmes, la promotion des droits économiques et sociaux des femmes et la sensibilisation des hommes aux dynamiques machistes et patriarcales.

Au cours de ce stage, nous avons côtoyé quotidiennement des acteur·trice·s essentiel·le·s d’Ocoto Alto, tant au niveau social que scolaire. Leur implication assure la pérennité d’activités et traditions qui alimentent une vie communautaire active.

Maria Eugenia Mendoza Reymundo

Le jour de notre arrivée à Ocoto Alto, Maria Eugenia Mendoza Reymundo, alias Keña, avait organisé un souper de bienvenue. Avec nos familles d’accueil, elle nous a reçu·e·s avec un gâteau décoré du drapeau canadien. Keña est la facilitatrice de notre projet, notre contact avec la communauté. C’était vraiment la personne idéale pour ce rôle puisqu’elle connait tout sur tout le monde. Elle est très impliquée à Ocoto Alto et participe à tous les projets en cours, comme en témoignent les nombreux certificats qu’elle possède et qu’elle nous a fièrement montrés un soir, en dégustant des sucreries d’alga robina. Keña a été retirée de l’école à un très jeune âge pour aider sa famille dans les champs, puis s’est mariée à l’âge de 15 ans. N’étant pas satisfaite de sa vie de femme au foyer, elle a décidé de participer à des programmes de Plan international, une organisation de développement international. Ce sont toutes ces expériences qui ont forgé son caractère à la fois revendicateur et empathique. Elle a réussi à convaincre son mari d’assister avec elle au programme. Avec le temps, il en a appris davantage sur les relations femmes-hommes et entretient une relation d’égal à égale avec elle. Aujourd’hui, Keña est une collaboratrice de l’institution privée de responsabilité sociale nommée PAN-SOY, un programme d’appui nutritionnel s’appuyant sur le soya. Elle est également la « Mamie Gâteau » du village et possède son service de traiteur sur commande. Elle raconte qu’elle cuisine ses gâteaux, le soir, avec son mari et son fils. C’est elle qui a pris l’initiative de faire venir notre projet QSF à Ocoto Alto. C’est également elle qui va poursuivre notre travail après notre départ, auprès des adolescentes et des femmes de la communauté.

 

Maria Eugenia Mendoza Reymundo, facilitatrice du projet QSF

 

Blanca Luz Maza Pulache

Alors qu’on planifiait une activité de tutorat, Señora Blanca Luz Maza Pulache s’est assise avec nous pour dîner. Nous l’avions vu plusieurs fois dans nos classes, mais nous n’avions pas encore eu l’occasion de converser avec elle. C’est ce midi-là que Blanca nous a raconté les multiples facettes de sa vocation. En plus d’enseigner depuis 10 ans à l’institution éducative du Divino Niño Jesus, elle contribue à fournir une éducation basique alternative aux femmes âgées de 15 à 75 ans, via le Programa de continuidad educativa. Du lundi au samedi, après les cours à Ocoto Alto, elle se rend dans les caserios voisins afin d’aider les enseignantes avec leur méthodologie. Par exemple, les femmes apprennent à compter à travers des activités de joaillerie : tout en créant des bracelets, elles stimulent leur esprit mathématique en créant des suites logiques ou en estimant le nombre de pierres nécessaires à la confection. Ce programme donne l’opportunité aux femmes d’entamer ou de poursuivre des études de niveau primaire. Plusieurs d’entre elles ont quitté les institutions scolaires à un très jeune âge, pour cause de mariage, de grossesse précoce ou pour aider leur famille en travaillant dans les champs. Ce qui émeut Blanca, c’est de voir ces femmes se remettre aux études et retrouver le goût d’apprendre, tant pour elles que pour aider leurs enfants dans leur instruction.

 

Blanca Luz Maza Pulache, enseignante offrant aussi une éducation basique alternative aux femmes
 

Une murale sur le thème de l’égalité femme-homme

À chaque semaine, nous en apprenons un peu plus sur les étudiant·e·s de l’institution éducative qu’est le Divino Niño Jesus, entre autres au travers des classes de tutorat auxquelles nous participons. Pour conclure notre stage, nous avons comme mandat de réaliser une murale sur le thème de l’égalité femme-homme en collaboration avec les étudiant·e·s du secondaire. Avec la recommandation du professeur d’arts, lui-même très impliqué dans les activités parascolaires des adolescent·e·s, nous avons formé notre comité. Celui-ci se compose surtout d’un noyau de quatre étudiant·e·s qui, durant trois semaines, réaliseront avec nous plusieurs activités artistiques et engagées, afin d’éveiller leur créativité et leur esprit critique.

Mayuri

Maryuri est en 4e secondaire. Bien qu’elle puisse paraitre gênée à sa quiceañera ou dans les classes de tutorat, elle est la leader positive du groupe. Lors des séances de création, elle est très entreprenante et dégage une bonne énergie.

Lennert

Lennert est un élève de 3e secondaire. En dehors des cours, il est membre de la banda de musica. Sa participation en tant que musicien de bombo fait de lui un élève très impliqué au sein de sa communauté. Avec les autres membres du groupe de musique, ils mettent l’ambiance lors de toutes les fêtes et cérémonies : Dia de la bandera, Fête des pères, fête du Divino Nino Jesus, fête du Pérou.

Jhoncer

Jhoncer, aussi en 3e secondaire, est également membre de la banda. Le joueur de tambour est une force tranquille. Il est très réfléchi, posé et, comme Lennert, il s’applique lors des projets artistiques. Il aime partager sa vision des choses et sa réalité lors des discussions de groupe.

Ivan

Finalement, Ivan complète le trio d’élèves de secondaire 3. Le trompetista est rieur et a l’imagination fertile. Il est toujours le premier à entamer les projets de création proposés et à les réaliser. Il se laisse rarement influencer par les autres et va de l’avant avec ses idées.

 

Le comité du projet de murale
 

C’est avec ces élèves inspirant·e·s et allumé·e·s que nous aurons la chance de réaliser la murale de l’école portant sur notre projet. Ils et elles pourront mettre à l’épreuve leurs capacités artistiques et leur perception des enjeux auxquels fait face leur communauté.


Projet QSF au Pérou : La vidéo pour promouvoir les produits locaux

 

 

Cet article a été rédigé dans le cadre du programme Québec sans Frontières (QSF) par les participant·e·s de la cohorte 2018-2019 au Pérou : Geneviève Martel, Rosalie Dumas, Sarah-Jade Lavallée-Hanlin, Dominique Duchesne, Maxence Sennett et leur responsable d’équipe Shakti Ortega St-Amant. Pendant 70 jours, le groupe travaille dans la communauté de Pacarán, avec notre partenaire IDMA, sur un projet d’initiation à la coopération internationale.


Après deux jours à Lima pour s’acclimater un peu, notre petit groupe de cinq arrive enfin à Cañete : Dominique, Rosalie, Sarah-Jade, Geneviève et Maxence. Notre responsable, Shakti, qui est arrivée depuis une semaine, vient nous chercher avec son père péruvien – nous restons avec des familles dans le village de Pacaràn, alors nous avons tou·te·s gagné de nouveaux et nouvelles mères, pères, frères et sœurs pour l’été. Dans l’heure de route qui nous sépare de notre destination finale, nous bombardons Shakti de questions : Maxence va vivre au milieu des champs de maïs; le père de Rosalie est plus jeune qu’elle; Geneviève a plein d’animaux dans sa cour; Dominique, à sa demande, est reçue dans une maison un petit peu plus rustique; Sarah-Jade a une sœur de 11 ans qui ne se peut plus de la rencontrer… Shakti nous comparera plus tard à des petits poulets.

 

Participant·e·s du projet La vidéo pour promouvoir les produits locaux

 
Environ 20 minutes avant Pacaràn, le ciel se dégage enfin, la brume, qui nous suivait de Lima à Cañete, nous quitte. C’est qu’à Lunahuana et Pacarán, le ciel est presque toujours bleu et dégagé. Les familles se sont rassemblées et nous ont organisé une fête de bienvenue. Les frères et sœurs de tout le groupe ont participé à la décoration. Les mamans ont préparé assez de nourriture (typiquement péruvienne) pour nous faire passer l’envie de souper, alors même que nous arrivons à 15h00! Le frère et la sœur de Maxence, Oscar et Flor, lui ont écrit une pancarte en anglais pour l’accueillir. Le jeu de mots « Bienveni2 » nous échappe, car la banderole s’est entortillée avec le vent. Nous sommes ravi·e·s, mais encore un peu gêné·e·s, et nous parlons encore beaucoup en français. Notre espagnol n’est pas au point, mais ce n’est pas grave, il s’améliorera au fil de l’été.

Le lendemain, nous retrouvons Shakti pour une visite du village. Pacaràn, c’est une vallée au milieu des montagnes, c’est un village coloré à côté du rio, dont la place centrale est un parc rempli de fleurs et d’enfants… Nos yeux sont comblés, on se partage avec empressement ce qu’on a mangé la veille, nous trouvons tou·te·s que notre famille est la meilleure. C’est qu’elles font tout pour nous faire sentir à l’aise, et elles veulent être sûres qu’on ne manque de rien. À leurs yeux, on mange très peu, et, pour la mère de Sarah, celle-ci ne s’habille pas assez pour le « froid » péruvien; elle la presse de se couvrir. C’est vraiment une deuxième famille.

 

Le village de Pacarán dans la province de Cañete
 

Pour la première journée complète, nous montons une montagne, pas jusqu’en haut, mais jusqu’à la croix sur le mirador. Seulement 20 minutes pour découvrir une vue d’ensemble de Pacaràn, mais elles sont pénibles pour ceux et celles d’entre nous qui manquons de cardio… Nous observons ce qui sera notre demeure et notre communauté pour l’été.

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La deuxième semaine commence… Beaucoup de planification est prévue ! Un 9 à 5 a lieu tous les jours à la maison de Shakti. Sabina, sa maman péruvienne, nous sert de l’eau chaude et des sachets de thé. Sa maison va devenir notre lieu de rendez-vous quotidien. Nous nous apportons des fruits (ou des desserts!) que nous partageons ensuite ensemble.

Notre projet a deux aspects. Tout d’abord, des ateliers de sensibilisation dans les écoles auprès des élèves de fin du primaire et des élèves du secondaire. Ensuite, et surtout, rencontrer des agriculteur·trice·s qui ont suivi le programme de formation Formagro, financé par le Pérou et le Canada, et qui vendent leurs produits, maintenant agroécologiques, dans un marché de rue. Nous y trouvons des fruits, des confitures, des jus, des yogourts, du miel… La première journée où nous les rencontrons, à la feria, nous nous régalons et devons nous empêcher de tout acheter! Notre projet consiste à filmer et réaliser trois vidéos de trois minutes qui promeuvent les trois étapes du programme (la formation, la production et la commercialisation) en plus de faire connaître le parcours des agriculteur·trice·s et de faire valoir leurs produits.

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En une semaine, nous devons rencontrer les directeur·trice·s des écoles, rencontrer les associé·e·s de la feria agroecologica, monter nos deux premiers ateliers dans les écoles, planifier les rendez-vous avec les agriculteur·trice·s pour leurs entrevues filmées… En tout, nous rencontrons dix agriculteur·trice·s qui sont maintenant indépendant·e·s, qui ont gagné une autonomie financière, et qui offrent désormais des produits purs et naturels tous les samedis et dimanches à la population de Lunahuana et aux touristes qui visitent ce petit village à côté du nôtre. Nous préparons aussi trois ateliers, pour sept groupes différents dans les écoles secondaires de Pacaràn et Lunahuana, qui se concentrent sur l’environnement et l’alimentation saine et locale. Pour le troisième atelier, nous gâtons les élèves – ainsi qu’un peu nous-mêmes – en préparant un atelier de cuisine! Ils et elles sont tou·te·s enthousiastes à cette annonce, mais tout d’abord, ils et elles doivent travailler et nous donner des solutions pour changer notre consommation de plastique à usage unique à l’aide des 6 R (rechazar, reducir, reutilisar, reinventar, reparar, recyclar).

 

Le groupe présentant un atelier de sensibilisation dans une école
 

Nous commençons à nous acclimater à la région. Les plus gros chocs culturels se trouvent dans les toilettes! Certaines n’ont pas de sièges (nous devons nous accroupir au-dessus du bol) et certaines douches n’offrent que de l’eau froide. Aussi, la variété et l’omniprésence de bruits dans les rues nous étonnent : les klaxons (les chauffeur·euse·s les utilisent pour nous dire qu’ils et elles passent, de nous tasser, pour nous demander si nous voulons embarquer, pour nous saluer, parce qu’il y a une autre auto dans la rue…), las bandas de musique qui répètent, le camion de crème glacée qui se promène jouant sa chanson promotionnelle. Ça ne nous empêche pas de profiter et d’apprécier le travail que nous entreprenons ensemble.

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C’est la troisième semaine. Aujourd’hui, depuis que nous sommes arrivé·e·s dans la communauté, nous mangeons tou·te·s ensemble pour la deuxième fois seulement. Nous nous voyons à tous les jours, de la course du matin au travail dans les écoles jusqu’au feu de camp en soirée, mais les repas échappent à notre vie commune. Ce sont des moments où nous nous retrouvons en famille. Est-ce plus tranquille? A-t-on plus un moment pour soi? C’est une autre question. Au menu ce soir: purée de pommes de terre avec riz et légumes bouillis, le tout accompagné d’une dinde. On se croirait chez nous, à Noël.

Reçu·e·s comme des rois et reines, nous ne sommes pas venu·e·s les mains vides : jus, confiture et miel d’un agriculteur de la feria que nous avons rencontré la veille pour tourner une vidéo. À la fin du repas, Shakti lit la carte confectionnée par nos soins. Elle corrige nos erreurs d’espagnol au fur et à mesure en lisant nos mots à Ynès qui doit deviner l’auteur·trice de chaque message. Shakti termine par son propre mot qui porte le coup de grâce : Ynès a les larmes aux yeux. Elle nous livre un discours touchant et nous assure qu’elle est plus qu’heureuse de nous recevoir! À notre tour de verser une larme ou deux. Flor, la sœur de Maxence, nous invite à sa fête d’anniversaire le lendemain; nous prétextons devoir travailler. Nous ne voulons pas dévoiler notre présence à son anniversaire puisqu’il s’agit d’une fête surprise.

 

Tournage avec un agriculteur péruvien
 

En repartant, après de plus ou moins longues étreintes, nous arrêtons au parc où se déroule – une autre – célébration: une compétition de danse entre des écoles de différentes régions. Il y a foule! Ça fait des jours qu’on voit les jeunes de l’institut se pratiquer le soir dans la rue. La nuit, il fait frais, autour de 12 degrés, mais les élèves sont quand même en jupe ou en robe dans des costumes traditionnels. Marita, la mère de Geneviève, vend de délicieux gâteaux. Natie et Lady, la mère et la sœur de Rosalie, assistent au spectacle. Toute la famille de Sarah s’enquiert de l’endroit où se situe celle-ci; après une grosse journée et un bon repas, elle est allée se coucher.

On parle tou·te·s ensemble un peu, puis on se concentre sur la danse; les élèves terminent leur numéro abruptement, ils et elles s’arrêtent d’un coup et quittent la place. Nous rions tout en on applaudissant cette belle performance. Oups, nous sommes presque les seul·e·s à le faire… il y a quand même quelques différences culturelles.

Sabina, la mère de Shakti, vient nous rejoindre tout sourire dans son foulard : ici, au mois de juin, c’est l’hiver! Avec les familles, nous parlons beaucoup de la température qui varie au cours de la journée. Bon, nous ne sommes pas trop dépaysé·e·s non plus. Vilma, la mère de Dominique, l’appelle pour savoir si elle va bien et si elle rentre bientôt. Dans la lumière diffuse des lampadaires, nous plissons un peu les yeux pour voir la dernière danse à travers le nuage qui a envahi le parc et qui traverse la ville. Ça change du ciel bleu qu’on voit tous les jours.

Le spectacle prend fin, nous nous disons bonne nuit et à demain. Ce sera samedi, une journée de congé, je vais à la montagne ou à la rivière ?


À propos du programme Québec sans frontières

Par l’entremise du programme de stage international Québec sans frontières (QSF), SUCO permet aux Québécoises et Québécois ayant entre 18 et 35 ans de vivre une expérience d’initiation à la solidarité internationale. Ce programme est financé par la Direction du développement international du ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec (MRIF) et coordonné par l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)Les stagiaires réalisent en groupe une immersion interculturelle unique en son genre d’une durée de 70 jours, au sein d’une communauté en Afrique de l’Ouest ou en Amérique latine.

En savoir plus sur le programme QSF »

Renseignements supplémentaires :

Marylène Leduc
Adjointe à la programmation, coopération volontaire et stages
maryleneleduc@suco.org
514 272-3019, poste 229