Des jeunes participent à la dynamisation de la région Las Segovias au Nicaragua grâce au projet Entrepreneuriat pour la jeunesse rurale

 

165 petites entreprises et 237 jeunes de 18 à 30 ans ont consolidé leurs activités dans leur région au cours des 2 dernières années

Depuis octobre 2017, des centaines de jeunes du Nicaragua, dans la région nord du pays, las Segovias, ont pu renforcer leurs capacités dans le cadre du projet Entrepreneuriat pour la jeunesse rurale. Ces jeunes se sont vu offrir non seulement la chance de développer des alternatives de travail viables et rentables, mais ont aussi pu voir dans leur région un endroit où ils pourront développer leur plein potentiel, mettre sur pieds des projets, s’impliquer au sein de leur communauté, travailler en collaboration, échanger des idées, devenir des citoyens et des citoyennes à part entière. L’apport des jeunes ne peut qu’être positif pour cette région qui est confrontée à un exode rural important en raison des difficultés d’accès à l’emploi

Les entreprises couvrent une grande gamme d’activités économiques, allant de la boulangerie, à l’élaboration de produits à base de porc, stockage et vente en gros de céréales, production, torréfaction et mise en marché de café, production et vente de miel, gestion de marchés biologiques, etc… En plus d’offrir des occasions d’emploi, les marchés biologiques ont permis d’améliorer l’accès à des produits de qualité pour la population locale et d’offrir des débouchés pour les fruits, légumes, viande, œufs, fromages des agriculteurs et agricultrices des villages situés à proximité des marchés.

Des actions qui portent fruit

Au cours des 2 dernières années, le projet a appuyé 165 petites entreprises mises sur pied par des jeunes ayant d’abord participé à un programme de formation en gestion de fermes agroécologiques entre 2011 et 2017. 237 jeunes de 18 à 30 ans, dont 30 % sont des jeunes femmes, ont pu consolider leur entreprise respective qui prennent différentes formes :  individuelles, familiales ou sous forme de coopératives. Les jeunes ont également eu accès à un financement via du micro-crédit coopératif de plus de 100 000 $, à des formations techniques selon leurs besoins, à des formations en gestion, à des formations en mise en marché et à des rencontres d’échanges avec d’autres entrepreneurs et entrepreneures de leur domaine d’activité.

Des pratiques écologiques et responsables

61 entreprises ont adopté des technologies vertes pour leur divers processus de transformation et ainsi diminuer la pression sur les ressources naturelles (surtout le bois et l’eau). Par exemple, des fours utilisant les résidus de café ont été implantés pour les activités de torréfaction du café (au lieu d’utiliser du bois). Également, des boulangeries utilisent dorénavant des fours améliorés plus performants au niveau énergétique et qui consomment jusqu’à 70% moins de bois. Toutes les entreprises ont également adopté des bonnes pratiques de gestion des déchets passant par la réduction, la récupération, la réutilisation et le recyclage.

Un succès malgré le climat politique instable

Malgré la grave crise politique, sociale et économique que traverse le Nicaragua depuis 2018, il est important de noter que seulement 27 entreprises ont dû diminuer leurs activités ou, au pire, fermer leurs portes pour 3 d’entre elles. Toutes les autres entreprises créées sont toujours en opération. Un fonds de crédit est toujours disponible pour les jeunes du projet, mais aussi pour tous et toutes les jeunes intéressés·es de la région. La grande majorité des jeunes sont maintenant des membres à part entière de coopératives, certains et certaines ont même intégré des conseils d’administration, une réalité qui n’existait pas il y a à peine 3 ans. Les formations et l’appui reçu ont définitivement dynamisé la région et ouvert des portes aux jeunes.

Un projet d’envergure ne peut se mener seul

Au cours des 2 années du projet, SUCO a pris en charge la supervision générale du projet qui a été mis en œuvre sur le terrain avec ses 3 partenaires : la coopérative d’épargne crédit 10 de Mayo, la coopérative de services multiples Santiago et la Fondation pour le développement économique rural (FIDER). Ces partenaires ont mis en place toutes les activités, géré un fonds de crédit pour les jeunes, offert les formations et organisé les rencontre d’échanges. Des volontaires de SUCO ont également participé au succès du projet. 2 volontaires ont apporté leur appui en commercialisation et marketing, tandis qu’une troisième a travaillé à intégrer les notions d’égalité femmes-hommes dans le projet.

Entreprenariat pour la jeunesse rurale a été financé par le Programme québécois de développement international (PQDI) du Ministère des relations internationales et de la francophonie du gouvernement du Québec (MRIF) et appuyé par le Programme de coopération volontaire financé par Affaires mondiales Canada.

 


Renseignements supplémentaires

Linda Gagnon
Chargée de programme
lindagagnon@suco.org
514 272-3019, poste 228

 


Ciné Vert 2e édition : Appel d’œuvres pour l’exposition PRUNELLE

 

La transition écologique mise de l’avant dans le cadre de la 2e édition du festival de documentaires sur l’environnement Ciné Vert

SUCO et Funambules Médias sont heureux et heureuse d’annoncer le retour de l’événement Ciné Vert pour une 2e édition pour faire suite à son grand succès en mai dernier. Le festival de documentaires sur l’environnement se tiendra à Montréal du 15 au 19 avril 2020 et ouvrira ainsi le bal sur les différentes activités de mobilisation entourant la Journée de la Terre.

Appel d’œuvres

Nous pouvons déjà vous annoncer que PRUNELLE, l’exposition d’art multidisciplinaire sur le thème de la transition écologique, sera de retour. Les artistes souhaitant en faire partie sont invités·es à soumettre leurs œuvres de tous genres dès maintenant (peintures, dessins, photographies, vidéos, captations de spectacles ou de numéros de danse, sculptures, installations, poèmes/slam ou chansons) en lien avec le thème de la transition écologique. L’appel d’œuvres est disponible ici et restera ouvert jusqu’au 17 janvier.

À propos de Ciné Vert

Ciné Vert, par un processus de médiation culturelle, se présente comme un espace rassembleur de réflexions et d’échanges sur des enjeux actuels touchant notre société. Dans un contexte où les problèmes environnementaux sont manifestes et les actions collectives urgentes, les projections et les différentes activités proposées dans le cadre du festival permettront au public d’approfondir sa compréhension des sujets présentés, de débattre et de réfléchir à la consommation responsable et à la transition écologique.

Cette année, Ciné Vert souhaite approfondir la réflexion sur la transition écologique en soulevant les différentes facettes de la mobilisation autour de l’urgence climatique. Les films présentés et les experts présents et expertes présentes offriront plusieurs points de vue sur des manières concrètes de passer à l’action, tant à une échelle locale qu’internationale.

Nous annoncerons notre programmation et nos activités à Montréal, en région et à l’international en 2020. En attendant, suivez notre page Facebook Ciné Vert pour recevoir les mises à jour!

 


Renseignements supplémentaires

Yasmina Britel
Agente de programme à la mobilisation du public
mobilisation@suco.org
514 272-3019, poste 234


COP26 : Une centaine de personnes recherchées pour joindre le collectif de la société civile québécoise

 

SUCO mettra son expertise en égalité des genre, en environnement et en agriculture durable à contribution

En novembre 2020, se déroulera la 26e édition de la Conférence des parties (COP). Celle-ci devrait être une COP charnière puisqu’elle constituera un moment déterminant dans la lutte aux changements climatiques. En effet, les pays disposaient de 5 ans après l’Accord de Paris en 2015 pour rendre public leurs nouveaux engagements en matière de réduction des gaz à effet de serre (GES).

Fière d’une expertise en environnement et en égalité des genres, SUCO qui avait d’ailleurs participé au Collectif québécois de la société civile qui s’était rendu à la COP21 à Paris en 2015, contribuera, en partenariat avec les YMCA du Québec, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) et Oxfam-Québec, à la mise en place de ce nouveau Collectif québécois de la société civile qui participera activement à la COP26 et au Sommet citoyen parallèle en novembre 2020.

Concrètement, SUCO donnera un appui dans l’organisation d’activités de mobilisation du Collectif entourant la COP26, mais assurera également une meilleure intégration transversale de l’égalité des genres au sein du projet du collectif, en soutenant la formation de ses membres sur cette question, mais également sur des notions liées à l’environnement et à l’agriculture durable.

Joignez-vous au collectif

Le Collectif a pour objectif de regrouper jusqu’à 100 personnes pour participer à la COP26 et aux activités de la société civile qui seront organisées en marge de cet événement! Cela vous intéresse de vous vous engager en faveur de la justice climatique et d’en faire partie? Venez nous rencontrer et échanger le 13 novembre prochain, dès 18 h au Pub Le Pourvoyeur à Montréal.

Pour plus d’informations sur le collectif, contactez :

Yasmina Britel, agente à la mobilisation du public
yasminabritel@suco.org

Pour plus d’informations sur la séance d’information :

https://www.facebook.com/events/555562661864023/

 


Au goût du monde : Plus de 23 000 $ amassé pour le projet Dund ak Kéew bi

 

Une soirée haute en couleurs où donateurs et donatrices ont pu s’immerger dans les saveurs et sonorités d’inspiration sénégalaise

C’est le 24 octobre 2019 que se sont réunis·es les convives de la 3e édition de l’événement-bénéfice annuel de SUCO : Au goût du monde. Cette année, c’est sur le thème Le terroir d’ici à la saveur du Sénégal que tous et toutes ont pu être transportés·es, le temps d’une soirée haute en couleurs, de l’autre côté de l’océan.

Un succès inégalé

Grâce aux généreux donateurs et donatrices, SUCO a amassé plus de 23 000 $ pour le projet à Thiès au Sénégal : Dund ak Kéew bi ! Rappelons que le projet vise à mettre en place, en collaboration avec les populations locales, des solutions durables en adaptation aux changements climatiques.

La soirée a été fortement appréciée par les participants et participantes. Ils ont pu profiter de belles surprises et de magnifiques prestations de Sadio Cissokho, joueur de kora et chanteur, ainsi qu’ILAM, le secret le mieux gardé de la musique africaine au Canada, qui a été très généreux avec ses 2 musiciens, l’ambiance était définitivement à la fête. Les bouchées de la cheffe Maria-José de Frias ont également su ravir les convives. Tous et toutes n’avaient que de bons mots pour les créations culinaires, ainsi que son apparition fort sympathique hors de la cuisine avec sa fille Zoya, et en compagnie de l’animatrice Maude Campeau.

En plus de profiter de ce moment festif, les convives ont également pu obtenir des nouvelles des activités de SUCO grâce aux prises de parole et présentation de différents·es intervenants·es. Ils ont pu, par exemple, se familiariser encore plus aux effets des changements climatiques sur les populations vulnérables, et tout particulièrement les femmes.

Retour en photos

Photos : Jean-François LeBlanc

Il n’est pas trop tard pour contribuer !

Il est toujours possible de contribuer même si l’événement est terminé. Le projet, qui se déroulera jusqu’en 2020, peut toujours bénéficier de votre appui.

Encan au profit de SUCO

Les amateurs et amatrices de sport et autres articles de collection seront ravis·es de découvrir les items mis à l’encan par notre partenaire Signature Pro : montage autographié du joueur Maurice Richard, chandail de Carey Price, balle autographiée par Vladimir Guerrero Sr, pièce de 20 dollars canadiens en tirage limité, et bien plus ! Vous avez jusqu’au 13 octobre 2019 pour miser ! Une partie des profits sera remise à SUCO pour le projet au Sénégal.

 

À propos du projet

Les fonds amassés lors de l’événement permettront de contribuer au projet Dund ak Kéew bi qui signifie Vivre longtemps avec l’environnement en wolof, et qui permettra d’outiller 7 694 familles, réparties dans 6 communes du plateau de Thiès afin de faire face aux défis climatiques des prochaines années. Ce projet, mené en collaboration avec Réseau Environnement, mettra l’expertise du Québec au service de la population sénégalaise.

Merci aux précieux partenaires qui ont contribué au succès de l’événement

Merci au comité d’honneur

Racky Diack
Styliste de mode
Raky.D

Odile Martial, Ph. D., PMP
V.P. Stratégie et communication
Suntaeg Energy

Karl Miville de Chêne, MBA, PACI
Associé
Contacts Monde

Bernard Ndour
Consultant senior
MCE Conseils


Claude Provencher
Avocat
Trudel Johnston & Lespérance

Ibrahima Sakho
Président sortant
Regroupement général des Sénégalais du Canada

Jean-Baptiste Sarr
Agronome, M.Sc.
Membre du CA de SUCO

Milder Villegas
Directeur général
Filaction
Membre du CA de SUCO


 

L’équipe derrière l’événement

  • Mario Trudeau, Conseiller à la collecte de fonds
  • Andrée-Anne Richard, chargée de communication
  • Maggie Godard, conseillère à la logistique
  • Yasmina Britel, agente de mobilisation
  • Zoya de Frias, responsable restaurant Le Virunga
  • Annick Senghor, conseillère teranga
  • Romain Lasser, graphiste du programme

Merci à nos extraordinaires bénévoles et autres membres de l’équipe sans qui cette soirée n’aurait pu être possible !


Renseignements supplémentaires :

Andrée-Anne Richard
Chargée de communication
514 272-3019, poste 225
communications@suco.org

 


SUCO vous présente son nouveau président : Gabriel C. Goyette

 

 

Le 26 septembre dernier, s’est tenue l’assemblée générale annuelle des membres de SUCO. Cette rencontre a été l’occasion de renouveler le conseil d’administration. Trois nouveaux membres se sont joint à l’équipe. C’est avec plaisir que nous vous présentons la nouvelle composition de celui-ci :

  • Gabriel C. Goyette, président
  • Suzanne Ross, vice-présidente (nouvelle membre)
  • Dalia Congo Kabore, trésorière
  • Michel Lafrenière, secrétaire
  • Milder Villegas
  • Véronique Raymond
  • Julie Drolet
  • Jean Baptiste Sarr
  • Daniel Crespo (nouveau membre)
  • Thomas Lenormand (nouveau membre)

La soirée a également été l’occasion de remercier les membres sortants, dont le président Claude Provencher, qui assurait ce rôle avec brio depuis 2015. Nous le remercions pour son grand engagement tout au long de son mandat. Nous soulignons également l’inestimable contribution d’Émilie Bundock, vice-présidente sortante, et de Michel Rondeau.

Un nouveau président pour SUCO

SUCO accueille M. Gabriel C. Goyette à titre de président. Celui-ci est membre du conseil d’administration de SUCO depuis 2016. Détenteur d’une maîtrise en relations internationales de l’UQAM, Gabriel a une longue feuille de route dans le secteur de la coopération internationale tant comme chercheur, que consultant et administrateur. Auteur de plusieurs articles scientifiques, chapitres d’ouvrages et conférences en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord portant sur l’évolution des modèles de développement, les politiques d’aide publique au développement et la responsabilité sociale des entreprises, il est aujourd’hui conseiller en développement de partenariats de recherche internationaux à l’UQAM. Sa forte expérience saura assurément être un atout pour SUCO.

 

 

« Ma relation avec SUCO remonte à 1999 alors que je prenais le chemin du pueblo de San Marcos au Nicaragua dans le cadre du projet Liaisonneuve. Depuis, j’ai toujours gardé un fort sentiment d’appartenance pour l’organisation avec laquelle j’ai continué de collaborer d’abord à la formation des coopérants volontaires, puis à titre d’administrateur, période pendant laquelle j’ai notamment siégé aux comités de sélection de la direction générale, de planification stratégique et de sécurité. C’est pour moi un plaisir de pouvoir mettre mon expérience et mon engagement au service de la mission de SUCO et de ses partenaires sur le terrain. »

 

Félicitations Gabriel, et un grand merci pour votre implication auprès de SUCO !


Renseignements supplémentaires :

Andrée-Anne Richard
Chargée de communication
514 272-3019, poste 225
communications@suco.org


Photo : Émilie Tournevache, UQAM

 


Vers 2025 : SUCO se projette dans l’avenir

 

 

SUCO est heureuse de présenter sa toute nouvelle planification stratégique 2019-2025. À la lecture de celle-ci, vous découvrirez les grands alignements que l’organisation a décidé de suivre pour les prochaines années.

Mot de la directrice générale

SUCO est à une croisée des chemins et nous devions y faire face avec positivisme, souplesse et proactivité. Pour cela, il fallait nous donner un outil rassembleur, à notre image, mais aussi performant et capable de nous projeter dans l’avenir. Je pense que nous avons réussi en y travaillant toutes et tous ensemble !

En novembre 2018, le conseil d’administration a tracé les premiers alignements stratégiques : consolidation plutôt qu’expansion ; agilité, apprentissage et capacité d’innovation ; renforcement et mise en valeur de l’expertise ; enfin, bonification de l’expérience volontaire. Ces alignements ont ensuite servi de base à l’élaboration de six axes stratégiques regroupés sous deux grands objectifs : accroître notre impact et optimiser notre fonctionnement.

Au-delà de guider les priorités et les actions, une planification s’appuie sur une vision forte, significative pour toutes les composantes de l’organisation et en phase avec la réalité. C’est l’urgence d’agir sur les enjeux alimentaires, climatiques et de respect des droits des femmes qui nous motive. C’est la volonté de mobiliser les meilleures ressources, ainsi que d’être une inspiration et une référence qui nous animeront durant les cinq prochaines années.

Une planification stratégique doit aussi s’appuyer sur la force de toute une équipe, soit, pour SUCO, l’ensemble des personnes, au siège et sur les terrains, employés·es de même que bénévoles.

Elle doit aussi être en phase avec les besoins et attentes des partenaires et des populations avec lesquels nous travaillons. Dans les prochaines années, nous chercherons à renforcer leur contribution. Cette approche devrait favoriser la vision d’ensemble et la cohérence de nos interventions, ainsi que notre capacité à apprendre de nos diverses expériences canadiennes et outremer.

C’est avec la conviction que l’action de SUCO est essentielle, que nous avons de très grandes forces et que nous pouvons faire toujours mieux que j’amorce cette planification stratégique à titre de directrice générale.

Bonne lecture !

 

Geneviève Giasson
Directrice générale

 

 


Renseignements supplémentaires :

Andrée-Anne Richard
Chargée de communication
514 272-3019, poste 225
communications@suco.org


Des nouvelles du projet FORMAGRO au Pérou

 

Depuis 2015, le projet FORMAGRO est en cours au Pérou dans les régions de Lima et d’Ancash. Celui-ci vise à soutenir les jeunes producteurs et productrices par le biais de formations, d’appui à la production agricole durable, et de soutien à la création de petites entreprises. Voici les dernières nouvelles.

► Un forum national pour s’adapter aux changements climatiques

Les 5, 6 et 7 juin 2019, s’est tenu le forum Adaptation aux changements climatiques des systèmes agraires andins à Huaraz dans la région d’Ancash. Plus de 250 jeunes productrices et producteurs, représentants·es d’organisations jeunesse, enseignants·es, autorités et professionnels·elles du secteur étaient présents. Les participants·es se sont réunis autour du slogan « Patsamamata waatakushun, kanan waray shumaq kawakunapaa » (Prenez soin de notre Terre-mère pour bien vivre au présent et à l’avenir).

La première journée était dédiée à une visite terrain qui a permis de saisir l’impact des changements climatiques dans la région et les solutions envisagées par les jeunes producteurs et productrices. Par la suite, lors des deux journées de travail qui ont suivi, les participants et participantes ont réfléchi à l’impact des changements climatiques sur les moyens de subsistance des populations andines et ont échangé leurs expériences, stratégies et techniques d’adaptation mises en œuvre dans les écosystèmes andins.

 

Processus de travail

Les participants et participantes ont été divisés en quatre grands groupes de travail afin de rassembler leurs expériences et leurs contributions en adaptation aux changements climatiques, et en particulier au niveau de la préservation de techniques ancestrales, tout en explorant leurs avantages et leurs inconvénients.

Ce travail a été précédé par des expositions sur les changements climatiques dans la région andine, la situation des femmes et des jeunes ruraux dans ce contexte, les techniques de récupération d’eau et l’agroécologie en tant que stratégie d’adaptation aux changements climatiques.

 

Les conclusions des groupes de travail

Ces travaux de groupe ont permis de compiler diverses stratégies et techniques, ancestrales et innovantes, contribuant à l’adaptation aux changements climatiques dans une perspective globale de système agricole durable.

La culture en terrasse, l’agroforesterie pratiquée en association avec des arbres indigènes, l’utilisation du guano (engrais à base d’excréments) comme engrais organiques et production de biogaz, la diversification des cultures, la mise en place de jardins biologiques familiaux et l’élevage d’abeilles sont parmi les solutions qui ont été discutées par les participants et participantes. S’ajoutent des stratégies pour favoriser la collecte et l’utilisation rationnelle de l’eau avec des techniques telles que les fosses d’infiltration, les systèmes d’irrigation et l’utilisation de réservoirs. Le sujet des déchets a également été abordé au niveau de la collecte et la séparation adéquate des déchets solides recyclables et une élimination adéquate des déchets non recyclables.

 

 

Les résultats du forum ont reflété les effets concrets des changements climatiques dans les différentes régions du Pérou. C’est pourquoi, au cours de l’événement, les participants et participantes ont souligné l’importance d’intégrer et de partager les différentes techniques élaborées par chacun et chacune afin de mieux s’adapter. Les solutions doivent être variées dans un même espace géographique.

À propos du forum

Le forum en était à sa 3e édition. En 2017, à Huaraz, le premier forum avait pour objectif de valoriser les systèmes de production agricole familiale pour favoriser le développement, spécialement pour les jeunes des milieux ruraux. En 2018, le forum, qui s’est tenu à Lima, a permis de recueillir les besoins des jeunes, en lien avec la formation pour le développement d’entreprises agricoles, l’accès au financement et aux marchés agroécologiques et la participation des jeunes au sein des organisations agraires et politiques.  En 2020, la question de la participation des jeunes dans le contexte politique rural et les marchés agroécologiques sera mise de l’avant.

► Concours du Fonds Wiñay (Grandir en langue quechua)

Le fonds Wiñay est né en réponse aux difficultés rencontrées par les jeunes agriculteurs et agricultrices de fermes familiales au niveau de l’obtention de financement pour mettre en œuvre leurs idées de commercialisation.

 

Jesús Javier produit des œufs agroécologiques à Ancash

 

Lors de sa troisième édition, en juillet et août dernier, le Fonds Wiñay a attribué des bourses à 13 projets jeunesse, sept dans la région d’Ancash et six dans la région de Lima, auxquels s’ajoutent un total de 33 projets agroécologiques financés depuis le lancement de sa première édition en octobre 2018.

« La jeunesse est l’avenir de l’agriculture familiale. Préserver l’intérêt pour l’agriculture en tant que profession est vital pour la sécurité alimentaire et le développement agricole à venir. Les jeunes agriculteurs et agricultrices sont le pont entre les connaissances traditionnelles et locales et les idées novatrices. » FAO

Le financement non remboursable vise à contribuer au développement d’entreprises répondant aux caractéristiques suivantes :

  • Les entreprises sont dirigées par des jeunes hommes et femmes, âgés de 16 à 35 ans, et qui ont participé à l’un des modules de formation offerts dans le cadre du projet FORMAGRO;
  • Les entreprises utilisent des techniques issues de l’agroécologie;
  • Les entreprises proposent des solutions innovantes.

 

Dany Ancco de Salud Natura

 

Remise des prix

À Lima, la cérémonie d’évaluation finale et de remise des prix a eu lieu le jeudi 18 juillet dans les jardins de la faculté de zootechnie de l’Université nationale agraire de La Molina. À Ancash, la foire des gagnants et gagnates s’est tenue le vendredi 16 août à l’Hôtel Huascarán à Huaraz.

 

Les six entreprises gagnantes à Lima

 

Les sept entreprises gagnantes à Ancash

 

Parmi les entreprises primées, on trouve, entre autres, des producteurs et des productrices de nectars et de glaces de fruits et légumes locaux, de farine de kiwicha (amarante) et de pains artisanaux aux grains andins, de miel au pollen andin, ainsi que de fromages affinés et d’œufs biologiques.

« En tant que jeunes, nous avons beaucoup de choses en tête, mais nous visons toujours quelque chose de prometteur. » – Cristian Yactayo, Valle escondido –

 

Cristian Yactayo fait partie du jardin agroécologique de Valle Escondido

 

On observe, qu’à chaque édition, le niveau de préparation des entreprises augmente, comme le souligne Émilie Lemieux, directrice du projet FORMAGRO :

« Nous réalisons que les jeunes qui se présentent au Fonds sont mieux préparés. Cela se reflète dans la qualité des produits qu’ils nous présentent, dans leur préparation au concours et dans leur plan d’affaires qui devient plus professionnel »

La quatrième et dernière édition du concours aura lieu le 13 décembre prochain et permettra le financement de 13 entreprises supplémentaires administrées par des jeunes du projet FORMAGRO.

► Suivez les activités du projet FORMAGRO sur la page Facebook de SUCO au Pérou (en espagnol) : https://www.facebook.com/sucoperu/


Renseignements supplémentaires :

Émilie Lemieux
Directrice du projet FORMAGRO au Pérou
emilielemieux@suco.org

Mélanie Lacroix,
Directrice adjointe du projet FORMAGRO au Pérou
melanielacroix@suco.org

 

Photos : Carlos Ly


Une nouvelle cohorte du PSIJ sur le terrain

 

 

Plusieurs stagiaires du Programme de stages internationaux pour les jeunes sont partis·es vers leur pays respectif afin de réaliser différents mandats au cours des 6 prochains mois. Ces stagiaires collaboreront avec nos organisations partenaires dans différents domaines : administration, communications, égalité femmes-hommes, agroécologie, environnement, et bien plus. Laissez-nous vous les présenter.

Honduras

Flavie Gauthier Chamard est partie à titre d’agente en agroécologie et permaculture avec Centro Cultural Hibueras à Santa Bárbara dans le cadre du Programme de stages internationaux pour les jeunes. Flavie effectuera un mandat de 6 mois.

Flavie entourée des employés·es et volontaires du partenaire, le Centro Cultural Hibueras, dont Ariel Coronel-Morales, conseiller en audiovisuel et Jean-Philippe Gélinas, représentant de SUCO


Nicaragua

Au Nicaragua, 2 jeunes professionnelles sont parties effectuer des mandats de 6 mois dans 2 organisations. Audrey Perreault a rejoint l’Association Projet Miriam à Esteli à titre d’agente en égalité femme-hommes, tandis qu’Alyssa Revolus s’est vue attribuer un mandat d’agente en commercialisation avec la Cooperativa de Ahorro y Crédito 10 de Mayo à Palacagüina.

 

Audrey et Alissa à leur arrivée avec l’équipe du bureau de SUCO au Nicaragua : Felix Solis, Esmeralda Zepeda et Carmen Duarte


Pérou

3 jeunes professionnelles sont parties pour 6 mois au Pérou. Les 3 stagiaires rejoindront l’équipe du projet FORMAGRO mis en œuvre en collaboration avec les organismes IDMA et ALLPA. Catherine Dodaro sera agente en environnement, tandis que Marie Létourneau aura le titre d’agente en égalité femmes-hommes à Lima. Cynthia Salim Lopez, pour sa part, sera agente en commercialisation agroécologique avec l’organisation IDMA à Santa Eulalia.

Catherine, Marie et Cynthia entourées de membres de l’équipe de SUCO. De gauche à droite : Alexandru Beg (coopérant Conseiller en suivi et évaluation), Magaly Cárdenas (Administratrice), Catherine Dodaro (PSIJ, stagiaire en environnement), Marie Létourneau (PSIJ, stagiaire en égalité des genres), Nayheli Alliu (Coopérante Conseillère en environnement), Gina Quispe Maraví (Employée technicienne comptable), Katherine Melendez (Coopérante Conseillère en entrepreneuriat), Mabel Pájares (Assistante administrative-logistique), Catherine Joubert (Coopérante Conseillère en égalité des genres), Cynthia Salim Lopez (PSIJ, stagiaire en commercialisation), Katherine Bergeron (coopérente conseillère en commercialisation et environnement) et Margarita Canales (Coordonnatrice du volontariat)


Sénégal

Au Sénégal, ce sont 4 jeunes professionnels·elles qui sont partis·es travailler dans les régions de Dakar et de Thiès pour une durée de 6 mois. 2 stagiaires ont rejoint l’équipe de JVE à Dakar, Roxane Pellerin effectuera un mandat à titre d’agente en administration et finances, tandis que Saphia Arhzaf sera agente en communication. Elijah St-Louis sera également agent en communication, mais avec l’organisme GRAIM à Thiès. Finalement, Aïda Gaëlle Bâ effectuera un mandat à titre d’agente en entrepreneuriat jeunesse avec l’organisation Wildaf à Dakar.

Dans l’ordre : Roxane, Aïda Gaëlle, Elijah et Saphia

À propos du Programme de stages internationaux pour les jeunes

Le Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) fait partie de la Stratégie emploi jeunesse du gouvernement du Canada qui offre aux jeunes Canadiens et Canadiennes les outils et l’expérience nécessaires pour amorcer leur carrière du bon pied. Le PSIJ vise à fournir aux jeunes détenant un diplôme postsecondaire la possibilité d’acquérir une expérience professionnelle en travaillant dans le domaine du développement international. L’objectif du PSIJ consiste à appuyer des initiatives durables de développement international, proposées par des associations professionnelles canadiennes, des établissements d’enseignement, des organisations non gouvernementales et des entreprises privées, en partenariat avec des organisations partenaires locales. Le programme est réalisé avec l’appui financier du gouvernement du Canada accordé par l’entremise d’Affaires mondiales Canada (AMC).

En savoir plus sur le PSIJ »


Renseignements supplémentaires :

Martin Parent-Roy
Agent de programme, volontariat
514 272-3019, poste 222
martinparent-roy@suco.org

 


Djiguène Gni Boloo : Femmes unies, un projet de participantes et participants au programme QSF

 

Dans le cadre du programme Québec sans frontières, les participants et participantes sont invités·es à produire un outil de sensibilisation en lien avec leur séjour à l’étranger. Pour le groupe qui est allé au Sénégal, dans la commune de Thiès, au courant de l’été 2019, leur projet s’est réalisé sous la forme d’un livre audio dans lequel ils et elles ont voulu mettre en valeur les femmes solidaires qui s’associent pour s’autonomiser, s’affirmer et mieux prendre leur place dans la société.

La création du livre a été effectuée par les participantes et participants au projet L’aquaponie pour s’adapter aux changements climatiques : Karine Bière, Vanessa Damiani, Félix Garneau, Helga Ordoñez León, Marie Jeanne Sidibé, Sandrine Terrault et Josiane Yimbou.

Découvrez leur travail qui s’intitule : Diguène Gni Boloo, signifiant Femmes unies. Lisez et laissez-vous emporter par l’ambiance sonore que le groupe a rapportée du Sénégal.

 

 

À propos du programme Québec sans frontières

Par l’entremise du programme de stage international Québec sans frontières (QSF), SUCO permet aux Québécoises et Québécois ayant entre 18 et 35 ans de vivre une expérience d’initiation à la solidarité internationale. Ce programme est financé par la Direction du développement international du ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec (MRIF) et coordonné par l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI). Les stagiaires réalisent en groupe une immersion interculturelle unique en son genre d’une durée de 70 jours, au sein d’une communauté en Afrique de l’Ouest ou en Amérique latine.

En savoir plus sur le programme QSF »

Renseignements supplémentaires :

Marylène Leduc
Adjointe à la programmation, coopération volontaire et stages
maryleneleduc@suco.org
514 272-3019, poste 229


À lire ou à relire : les articles qui ont attiré notre attention au mois de septembre

 

Des gens de partout se mobilisent et s’engagent concrètement pour transformer la société et amener des solutions durables. Tandis que d’autres partagent du contenu pour soutenir les appels à l’action. Certains nous inspirent. Voici certains articles à lire ou à relire qui traitent des enjeux qui nous tiennent à cœur et qui ont attiré notre attention au mois de septembre.


1er août 2019 | 5 trucs pour la planète : mieux composter

Qu’est-ce qui est compostable, qu’est-ce qui ne l’est pas? Voici 5 trucs pour composter comme un pro! 🍗🍎🌽

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9 août 2019 | Vivre sur Terre sans la détruire

Le plus récent rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat place l’alimentation et la gestion des terres au coeur de la lutte contre les changements climatiques. La productivité de la Terre a une limite, avertit le panel international d’experts de l’ONU. En quatre axes, Le Devoir dresse le portrait de la situation au Québec et au Canada.

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7 août 2019 | La carte de la pénurie d’eau qui menace un quart de l’humanité

La planète se dirige vers une importante pénurie d’eau, s’alarment les chercheurs du World Resources Institute. À l’horizon 2030, environ 470 millions de personnes seront en proie à un manque d’eau avec, dans la foulée, des répercussions sur la santé publique et des troubles sociaux.

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17 septembre 2019 | Moi j’mange… bio

Stéphane essaie de démystifier l’univers du bio. Le nutritionniste Bernard Lavallée répond à la question : « Manger bio, est-ce meilleur pour la santé? ». En cuisine, Loounie prépare une plaque pommes, courges au « bacon » de tempeh. Au lieu de mettre les pelures de pommes au compost, Florence-Léa Siry nous donne plein d’idées aussi surprenantes que délicieuses! Stéphane cuisine du pain grillé à la tomate et plein de bonnes choses ainsi qu’une salade repas au saumon mi-cuit et sa variante végane.

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