Pour SUCO, le 8 mars c’est tous les jours!

 

 

Année après année la date du 8 mars nous rassemble, où que nous soyons, quoi que nous fassions ici au Canada ou ailleurs. Elle est bien souvent l’occasion d’une pause pour réfléchir à ce que cela signifie pour nous toutes et tous personnellement, mais aussi dans notre milieu de travail, de militance, d’étude, au sein de notre communauté.

Pour SUCO, le 8 mars c’est tous les jours…! et c’est l’engagement que nous prenons : mettre les droits et la participation des femmes au cœur de toutes nos interventions.

 

« Afin d’assurer des changements durables et profitables pour l’ensemble des membres d’une collectivité, SUCO se préoccupe du respect des droits et de la pleine participation des femmes aux décisions et aux actions qui les concernent ». (Planification stratégique de SUCO 2019-2025)

Il est malheureusement encore d’actualité de continuer la lutte pour la reconnaissance des droits des femmes et l’amélioration des rapports de pouvoirs entre les femmes et les hommes.

 

« En dépit de certains progrès, la communauté internationale s’accorde à reconnaître que la situation de la plupart des femmes et des filles dans le monde évolue extrêmement lentement. Aucun pays n’est en mesure, à ce jour, d’affirmer avoir atteint l’égalité des sexes. Les nombreux obstacles rencontrés tant sur le plan juridique que sur le plan culturel semblent immuables. Les femmes et les filles restent sous-évaluées, elles travaillent plus et gagnent moins, avec des perspectives plus limitées. Elles subissent des formes diverses de violence chez elles et dans les lieux publics. » (Communiqué d’ONUFEMMES dans le cadre de la Journée internationale des femmes, 11 décembre 2019)

 

Avec nos  partenaires d’Haiti, du Nicaragua, du Sénégal, du Burkina Faso, du Honduras, du Bénin et du Pérou, nous croyons fermement au pouvoir transformateur des femmes et des filles et travaillons activement à  la reconnaissance et valorisation de leur travail, particulièrement en milieu rural; à la mise en place de conditions propices à l’émergence et l’épanouissement du leadership des femmes et des filles; à favoriser leur autonomie économique, mais également à la transformation des rapports de genre pour atteindre un monde juste, viable et solidaire.

Ce sont les femmes qui luttent jour après jour pour améliorer leurs conditions de vie et celles de leur communauté, les rapports au sein de leur famille et de la communauté qu’elles habitent, qui nous inspirent.

 

Voici l’histoire de deux de ces femmes inspirantes:

 

Marisela García vie à La Esperanza, au Honduras. Elle est membre du Réseau AMIR, une association de plus de 650 femmes autochtones Lencas qui, pour améliorer la qualité de vie des femmes de la communauté, a participé à la mise sur pied d’une usine de transformation des fruits que des femmes comme Marisela produisent sur leurs parcelles. L’usine, qui bénéficie du soutien et de l’accompagnement de SUCO, leur permet de produire de marmelades, du vin et des bonbons, qu’elles vendent ensuite dans la région, augmentant ainsi leurs revenus. Récemment, Marisela a réussi à construire une maison pour elle et sa fille, sur le terrain familial.  « Je ne pouvais pas dormir. Je me disais `j’ai réussi! j’ai bâti ma maison!´ ».

 

 

Astou Dioup est commerçante, conseillère municipale et présidente de la commission environnement de sa commune à Tassette, au Sénégal. Depuis la venue du projet « Dund ak kéew bi » (Vivre longtemps avec l’environnement, en langue wolof), que SUCO soutient en collaboration avec le GRAIM, sa communauté a réussi à mettre en place des pépinières qui aident à contrer la désertification des terres.  « Désormais, nous vendons des arbres un peu partout dans les villages environnants. Nous en prenons aussi pour reboiser nos champs, maisons et espaces publics. Grâce aux pépinières nous avons reboisé aussi notre bois de village, maintenant la forêt est redevenue verte et dense.

 

 

 

 

Crédits photo : Patrice Halley, Elijah St-Louis & CCLAB


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme – Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 228
Courriel: lindagagnon@suco.org


En route vers le changement!

 
Crédit photo : Helena Vallès

 

Dans le cadre du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ), financé par Affaires Mondiales Canada (AMC), 13 jeunes âgés·es entre 19 -30 ans, se sont envolés·es au début du mois de février vers le Nicaragua, le Honduras, le Pérou et le Sénégal pour contribuer aux actions de changement de SUCO et de ces partenaires sur le terrain.

Crédit photo: Héléna Valles | Formation pré-départ, Montréal, QC

 

S’engager à faire un stage de six mois à l’international est une décision importante. À l’instar d’un échange étudiant ou d’un voyage à travers l’Europe en sac à dos, il y a une grande appréhension sur ce qu’on va vivre comme expérience. Cela demande une dose de courage et même un peu d’audace.

Vivre six mois à l’étranger dans un nouveau pays nous permet d’apprendre ou de s’améliorer dans une langue étrangère, de découvrir de nouvelles coutumes. C’est aussi l’opportunité de participer à des projets concrets qui accompagnent les communautés des pays où intervient SUCO à devenir plus résilientes aux changements climatiques, à avoir accès à des systèmes alimentaires viables et encourager le respect des droits et la participation équitable des femmes et des filles dans leur communauté.

 Formation pré-départ, Montréal, QC
Crédit photo: Héléna Valles | Formation pré-départ, Montréal, QC

Alors quelles sont les sources de motivation de ces jeunes acteurs et actrices de changement à s’engager dans un stage professionnel à l’international?

Pour Émilie Lamarre, stagiaire en Égalité femme-homme au Pérou, c’est de contribuer aux changements durables au sein d’une communauté et développer son expertise professionnelle. Tandis que pour Tristan Gingras, stagiaire en Gestion de projet au Sénégal, c’est la découverte d’une nouvelle culture et l’envie de partager  ces connaissances. Sandra Ngoga, stagiaire en Communication au Sénégal, est motivée à l’idée d’en apprendre plus sur elle-même, elle désire avoir une meilleure compréhension des enjeux en développement international et avoir l’opportunité d’évoluer professionnellement pour mieux orienter sa carrière.

Un stage à l’international est une façon concrète de développer des compétences professionnelles, mais c’est aussi une opportunité de contribuer aux actions pour l’atteinte de monde viable, de faire partie d’un réseau international d’acteurs et d’actrices de changement et de créer des liens au-delà des frontières.

Et vous? Quelles sont vos sources de motivation?

Pour ne rien manquer des opportunités de stages à l’international, inscrivez-vous à notre Alerte-Emploi!

 


Renseignements supplémentaires:

Isabelle-Tracy Laudé
Agente de programme – mobilisation des volontaires
(514) 272-3019 poste 224
Courriel: isabelle-tracylaude@suco.org

 


Projection du film « Máxima » au Honduras

 

 

Grâce à la collaboration avec Funambules Médias, partenaire de SUCO dans la réalisation de Ciné Vert, notre festival documentaire sur la transition écologique, nous avons projeté le film « Máxima » dans la municipalité de San Nicolas, au Honduras.

« Máxima », une histoire de courage et de défense des droits humains et de l’environnement, suit la lutte de Máxima Acuña pour défendre la terre de minières étrangères et l’esprit de solidarité que sa démarche a suscité. La projection a été suivie d’une intéressante discussion sur les enjeux traités dans le film avec les participants·es!

Nous sommes très contents·es d’avoir pu faciliter cette projection gratuite et nous remercions énormément nos partenaires locaux : RDS -HN et le Centro Cultural Hibueras pour leur soutien!

 

 

Photos : Ariel Morales


Renseignements supplémentaires:

Jean-Philippe Gélinas
Coordonnateur – volontariat
(504) 22-32-35-76
Courriel : jean-philippegelinas@suco.org


Manger local et bio du plus jeune âge! | Journée internationale de l’éducation

 

 

En cette Journée internationale de l’éducation, SUCO souligne l’effort et le travail acharné des organismes partout dans le monde qui œuvrent à soutenir l’éducation comme force d’inclusion propice à la réalisation des objectifs du développement durable. La Journée internationale de l’éducation, proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2018, met en lumière le rôle de l’éducation pour la paix et le développement.

À SUCO nous sommes fièrs·es de contribuer, entre autres, à la mise en place et à la réussite du projet « Apprenons la souveraineté alimentaire ». Financé par la Fondation Roncalli, le projet permet de sensibiliser près de 80 élèves de 2 classes élémentaires de Ouagadougou, au Burkina Faso, sur les thématiques de la souveraineté alimentaire. La théorie, alliée à la pratique, leur permet de mettre en œuvre leurs nouvelles compétences par la mise en place et l’entretien d’un jardin agroécologique, de pouvoir échanger avec les producteurs et productrices de la région, de visiter des initiatives agroécologiques, de préparer des mets à base de produits locaux et de divulguer par la suite leurs apprentissages dans leurs communautés. Et tout cela, du plus jeune âge!

Ainsi, accompagnés·es par deux maraîchers expérimentés de Yelemani, notre partenaire burkinabé, les jeunes filles et garçons, de même que les enseignantes et enseignants et les parents des élèves ont appris la pratique de l’agroécologie. Les élèves sont formés, entre autres, à la préparation du terrain, à la connaissance des différentes cultures et aux techniques de production. Des sous-groupes sont responsables de la gestion des différentes phases pour que, de façon rotative, tous les élèves puissent avoir la possibilité de participer directement à l’activité. Les heures dédiées au jardin s’alternent aux leçons en classe. En plus, les jardins permettent une amélioration dans l’alimentation des jeunes élèves, car les légumes produits par le jardin scolaire sont destinés à la cantine scolaire!

L’agriculture durable permet d’augmenter et diversifier la production agricole, d’assurer la quantité et qualité des aliments pour les familles agricultrices, et de protéger et restaurer les écosystèmes afin de s’adapter aux changements climatiques.

 

 


Renseignements supplémentaires:

Geneviève Talbot
Chargée de programme -Pôle Afrique
(514) 272-3019 poste 235
Courriel: genevievetalbot@suco.org

 


Les Retrouvailles sont de retour le 11 juin 2020!

 

 

SUCO vous invite le 11 juin prochain à participer aux Retrouvailles annuelles, le rendez-vous des acteurs et actrices de changement de SUCO!

Nous avons déjà bien hâte à nos retrouvailles annuelles, une soirée pour toute la #SUCOmmunauté! Que vous soyez volontaire à l’international, partenaire, membre, donateur ou donatrice, venez faire des rencontres extraordinaires et en apprendre plus sur nos projets et programmes, autant au Québec qu’à l’international. 

Au menu: projections de courts-métrages vidéos, présentation de nos partenaires et des projets que nous accompagnons dans nos différents pays d’intervention, activités interactives, et bien plus! Ce sera également l’occasion d’en apprendre davantage sur le nouveau Programme de coopération volontaire 2020-2027 et sur les projets qui en feront partie. 

Venez discuter avec les membres de la #SUCOmmunauté à travers nos trois axes d’intervention, des enjeux globaux qui nous concernent tous et toutes : les systèmes alimentaires viables, la résilience aux changements climatiques, et les droits et la participation des femmes.

L’événement aura lieu le 11 juin, en soirée. C’est un rendez-vous!

Restez à l’affût des nouveautés!

 


Renseignements supplémentaires:

Yasmina Britel
Agente de programme à la mobilisation du public
(514) 272-3019 poste 234
Courriel: yasminabritel@suco.org


Solidarité et renforcement de compétences : SUCO en Haïti

 

« Le 12 janvier 2010, on s’en souvient. On s’en souviendra toujours. À 10 ans du tremblement de terre qui a secoué l’Haïti, j’aimerais que nous prenions le temps… le temps d’enterrer nos morts et de faire notre deuil; mais aussi le temps de nous souvenir de la solidarité de nos amis·es, de l’union et la coopération qui nous permettent de poursuivre la lutte pour la justice, du combat du peuple haïtien pour le droit à une vie digne pour toutes et tous, du combat pour l’égalité. Ce combat est aussi le combat de l’humanité, du peuple canadien. C’est aussi le combat de SUCO. »

Marie Denise Léger Samson, représentante de SUCO en Haïti

À l’occasion du 10e anniversaire du séisme d’Haïti, SUCO se solidarise avec le peuple haïtien, avec qui nous travaillons depuis presque 20 ans. Nous réaffirmons notre engagement à continuer à travailler aux côtés des communautés et des citoyens et citoyennes pour améliorer les conditions de vie des femmes, des enfants et des hommes en Haïti.

Depuis 2001, SUCO accompagne les organisations communautaires, les organisations non gouvernementales et la population paysanne d’Haïti dans ses initiatives de développement rural. Le chemin parcouru a été semé d’embûches. Des ouragans, des inondations et d’intenses périodes de sécheresse ont affecté nos zones d’intervention pratiquement tous les ans depuis 2001. Le tremblement de terre dévastateur de 2010 a créé une onde de choc en Haïti autant que dans le monde entier. Ajoutons à ces catastrophes naturelles les crises politiques qu’a connues le pays.

Cependant, en collaboration avec nos partenaires locaux, de nombreuses actions ont été menées. Nous sommes particulièrement fièrs·es du Djakout peyizan, un manuel illustré de formation en techniques agro écologiques. Publié en 2003, le manuel est toujours d’actualité après plus de 15 ans : près de 500 leaders communautaires et formateurs et formatrices ont permis son rayonnement. Djakout peyizan est toujours utilisé par les producteurs et productrices agricoles d’Haïti. Nous sommes également fièrs·es du Gid Alimanté, créé en grande partie grâce à l’engagement et l’appui des femmes haïtiennes.

C’est presque 20 ans de travailler main dans la main avec nos partenaires. Avec des organisations comme GRAFHES, Le Réseau d’enseignement professionnel et d’interventions écologiques (REPIE), COPEDH, GRIEL, les associations paysannes de Marigot, Cercle Divers, l’Association des producteurs et vendeurs de fruits du sud (ASPVEFS) nous avons collaboré à renforcer les capacités des paysans et paysannes en agriculture agroécologique et leur résilience face à un environnement dégradé et vulnérable aux changements climatiques.

Toujours dans une vision de développement durable et à long terme, nous avons déployé des actions d’accompagnement auprès des producteurs et productrices agricoles : reboisement, compostage communautaire et gestion des déchets organiques, nouvelles pratiques d’élevage de cabris, réhabilitation de jardins maraichers et de systèmes d’irrigation, amélioration des techniques de commercialisation, formation en nutrition, formation en agroécologie, pour nommer quelques exemples.

Bien évidemment, rien n’aurait pu être accompli sans l’implication des populations qui nous ont accueillis au sein de leur communauté.

Ensemble, SUCO, ses partenaires et les communautés locales, nous avons beaucoup accompli; ensemble, nous allons accomplir encore plus.

Linda Gagnon

 


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme -Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 201
Courriel: lindagagnon@suco.org


Ciné Vert: des oeuvres d’art pour la protection de l’environnement

 

 

Que ce soit par son message ou par sa démarche, une œuvre peut percuter, dénoncer ou faire rêver. L’art est vecteur d’émotion, mais peut aussi devenir vecteur de mobilisation. L’art peut faire réfléchir et devenir le point de départ de conversations et d’actions. Créer une oeuvre, en soi, implique une prise de position et une mobilisation pour l’artiste. 

Dans une chronique publiée par le Devoir, la chercheuse postdoctorale en communication environnementale à l’Université Laval Valériane Champagne Saint-Arnaud, affirme que « Ce que l’art peut surtout changer, c’est la perception des normes sociales, la perception qu’il y a une conscience de plus en plus importante dans la population, chez les gens qui nous entourent, qu’il faut se préoccuper de l’environnement ». À travers l’art, la vision d’une personne devient un point de départ pour le changement.

Lors de la première édition de PRUNELLE, l’exposition d’art visuel du festival Ciné Vert, des artistes locaux se sont inspirés des conséquences de notre mode de vie et de la pollution excessive. D’autres ont plutôt exploré ce que signifierait un changement de paradigme. Certains ont même utilisé des matériaux recyclés, faisant de leur démarche une action positive dans la lutte contre les changements climatiques. À travers leurs 34 œuvres, les artistes nous ont partagé leur vision du monde et ont participé à la création d’un parcours visuel inspirant et unique.

Toutes les œuvres, sous des formes variées, ont amené un sujet environnemental de manière originale. Parmi elles, des photographies montrant des utilisateurs de vélo à travers le monde ont mis en lumière les bicyclettes comme outils de lutte contre les changements climatiques et d’autonomisation dans les communautés marginalisées. Un film-poésie mettant en scène la dune de Pilat (France), dans son affaissement progressif a amené l’idée de la disparition. Un slam silencieux, dont les mots étaient intégrés à la peinture, a permis à l’artiste de dénoncer certaines absurdités de la société.

Ainsi, en plaçant la transition écologique au centre de leur démarche artistique, les créatrices et créateurs peuvent réfléchir à leur interprétation de ces enjeux, l’exprimer de manière unique et la partager avec un public attentif.

PRUNELLE 2020

Pour les artistes qui aimeraient exposer lors de la deuxième édition de l’exposition PRUNELLE, il reste quelques jours pour soumettre une oeuvre avant la fermeture de l’appel le 17 janvier 2020. 

Vous êtes invités et invitées à venir découvrir et discuter des œuvres choisies lors du vernissage, le 16 avril 2020 à Montréal. L’exposition restera ouverte tout au long du festival

 


Renseignements supplémentaires:

Yasmina Britel
Agente de programme  à la mobilisation du public
yasminabritel@suco.org
514 272-3019, poste 234

 


Ciné Vert 2e édition : Appel d’œuvres pour l’exposition PRUNELLE

 

La transition écologique mise de l’avant dans le cadre de la 2e édition du festival de documentaires sur l’environnement Ciné Vert

SUCO et Funambules Médias sont heureux et heureuse d’annoncer le retour de l’événement Ciné Vert pour une 2e édition pour faire suite à son grand succès en mai dernier. Le festival de documentaires sur l’environnement se tiendra à Montréal du 15 au 19 avril 2020 et ouvrira ainsi le bal sur les différentes activités de mobilisation entourant la Journée de la Terre.

Appel d’œuvres

Nous pouvons déjà vous annoncer que PRUNELLE, l’exposition d’art multidisciplinaire sur le thème de la transition écologique, sera de retour. Les artistes souhaitant en faire partie sont invités·es à soumettre leurs œuvres de tous genres dès maintenant (peintures, dessins, photographies, vidéos, captations de spectacles ou de numéros de danse, sculptures, installations, poèmes/slam ou chansons) en lien avec le thème de la transition écologique. L’appel d’œuvres est disponible ici et restera ouvert jusqu’au 17 janvier.

À propos de Ciné Vert

Ciné Vert, par un processus de médiation culturelle, se présente comme un espace rassembleur de réflexions et d’échanges sur des enjeux actuels touchant notre société. Dans un contexte où les problèmes environnementaux sont manifestes et les actions collectives urgentes, les projections et les différentes activités proposées dans le cadre du festival permettront au public d’approfondir sa compréhension des sujets présentés, de débattre et de réfléchir à la consommation responsable et à la transition écologique.

Cette année, Ciné Vert souhaite approfondir la réflexion sur la transition écologique en soulevant les différentes facettes de la mobilisation autour de l’urgence climatique. Les films présentés et les experts présents et expertes présentes offriront plusieurs points de vue sur des manières concrètes de passer à l’action, tant à une échelle locale qu’internationale.

Nous annoncerons notre programmation et nos activités à Montréal, en région et à l’international en 2020. En attendant, suivez notre page Facebook Ciné Vert pour recevoir les mises à jour!

 


Renseignements supplémentaires

Yasmina Britel
Agente de programme à la mobilisation du public
mobilisation@suco.org
514 272-3019, poste 234


COP26 : Une centaine de personnes recherchées pour joindre le collectif de la société civile québécoise

 

SUCO mettra son expertise en égalité des genre, en environnement et en agriculture durable à contribution

En novembre 2020, se déroulera la 26e édition de la Conférence des parties (COP). Celle-ci devrait être une COP charnière puisqu’elle constituera un moment déterminant dans la lutte aux changements climatiques. En effet, les pays disposaient de 5 ans après l’Accord de Paris en 2015 pour rendre public leurs nouveaux engagements en matière de réduction des gaz à effet de serre (GES).

Fière d’une expertise en environnement et en égalité des genres, SUCO qui avait d’ailleurs participé au Collectif québécois de la société civile qui s’était rendu à la COP21 à Paris en 2015, contribuera, en partenariat avec les YMCA du Québec, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) et Oxfam-Québec, à la mise en place de ce nouveau Collectif québécois de la société civile qui participera activement à la COP26 et au Sommet citoyen parallèle en novembre 2020.

Concrètement, SUCO donnera un appui dans l’organisation d’activités de mobilisation du Collectif entourant la COP26, mais assurera également une meilleure intégration transversale de l’égalité des genres au sein du projet du collectif, en soutenant la formation de ses membres sur cette question, mais également sur des notions liées à l’environnement et à l’agriculture durable.

Joignez-vous au collectif

Le Collectif a pour objectif de regrouper jusqu’à 100 personnes pour participer à la COP26 et aux activités de la société civile qui seront organisées en marge de cet événement! Cela vous intéresse de vous vous engager en faveur de la justice climatique et d’en faire partie? Venez nous rencontrer et échanger le 13 novembre prochain, dès 18 h au Pub Le Pourvoyeur à Montréal.

Pour plus d’informations sur le collectif, contactez :

Yasmina Britel, agente à la mobilisation du public
yasminabritel@suco.org

Pour plus d’informations sur la séance d’information :

https://www.facebook.com/events/555562661864023/

 


Des nouvelles du projet FORMAGRO au Pérou

 

Depuis 2015, le projet FORMAGRO est en cours au Pérou dans les régions de Lima et d’Ancash. Celui-ci vise à soutenir les jeunes producteurs et productrices par le biais de formations, d’appui à la production agricole durable, et de soutien à la création de petites entreprises. Voici les dernières nouvelles.

► Un forum national pour s’adapter aux changements climatiques

Les 5, 6 et 7 juin 2019, s’est tenu le forum Adaptation aux changements climatiques des systèmes agraires andins à Huaraz dans la région d’Ancash. Plus de 250 jeunes productrices et producteurs, représentants·es d’organisations jeunesse, enseignants·es, autorités et professionnels·elles du secteur étaient présents. Les participants·es se sont réunis autour du slogan « Patsamamata waatakushun, kanan waray shumaq kawakunapaa » (Prenez soin de notre Terre-mère pour bien vivre au présent et à l’avenir).

La première journée était dédiée à une visite terrain qui a permis de saisir l’impact des changements climatiques dans la région et les solutions envisagées par les jeunes producteurs et productrices. Par la suite, lors des deux journées de travail qui ont suivi, les participants et participantes ont réfléchi à l’impact des changements climatiques sur les moyens de subsistance des populations andines et ont échangé leurs expériences, stratégies et techniques d’adaptation mises en œuvre dans les écosystèmes andins.

 

Processus de travail

Les participants et participantes ont été divisés en quatre grands groupes de travail afin de rassembler leurs expériences et leurs contributions en adaptation aux changements climatiques, et en particulier au niveau de la préservation de techniques ancestrales, tout en explorant leurs avantages et leurs inconvénients.

Ce travail a été précédé par des expositions sur les changements climatiques dans la région andine, la situation des femmes et des jeunes ruraux dans ce contexte, les techniques de récupération d’eau et l’agroécologie en tant que stratégie d’adaptation aux changements climatiques.

 

Les conclusions des groupes de travail

Ces travaux de groupe ont permis de compiler diverses stratégies et techniques, ancestrales et innovantes, contribuant à l’adaptation aux changements climatiques dans une perspective globale de système agricole durable.

La culture en terrasse, l’agroforesterie pratiquée en association avec des arbres indigènes, l’utilisation du guano (engrais à base d’excréments) comme engrais organiques et production de biogaz, la diversification des cultures, la mise en place de jardins biologiques familiaux et l’élevage d’abeilles sont parmi les solutions qui ont été discutées par les participants et participantes. S’ajoutent des stratégies pour favoriser la collecte et l’utilisation rationnelle de l’eau avec des techniques telles que les fosses d’infiltration, les systèmes d’irrigation et l’utilisation de réservoirs. Le sujet des déchets a également été abordé au niveau de la collecte et la séparation adéquate des déchets solides recyclables et une élimination adéquate des déchets non recyclables.

 

 

Les résultats du forum ont reflété les effets concrets des changements climatiques dans les différentes régions du Pérou. C’est pourquoi, au cours de l’événement, les participants et participantes ont souligné l’importance d’intégrer et de partager les différentes techniques élaborées par chacun et chacune afin de mieux s’adapter. Les solutions doivent être variées dans un même espace géographique.

À propos du forum

Le forum en était à sa 3e édition. En 2017, à Huaraz, le premier forum avait pour objectif de valoriser les systèmes de production agricole familiale pour favoriser le développement, spécialement pour les jeunes des milieux ruraux. En 2018, le forum, qui s’est tenu à Lima, a permis de recueillir les besoins des jeunes, en lien avec la formation pour le développement d’entreprises agricoles, l’accès au financement et aux marchés agroécologiques et la participation des jeunes au sein des organisations agraires et politiques.  En 2020, la question de la participation des jeunes dans le contexte politique rural et les marchés agroécologiques sera mise de l’avant.

► Concours du Fonds Wiñay (Grandir en langue quechua)

Le fonds Wiñay est né en réponse aux difficultés rencontrées par les jeunes agriculteurs et agricultrices de fermes familiales au niveau de l’obtention de financement pour mettre en œuvre leurs idées de commercialisation.

 

Jesús Javier produit des œufs agroécologiques à Ancash

 

Lors de sa troisième édition, en juillet et août dernier, le Fonds Wiñay a attribué des bourses à 13 projets jeunesse, sept dans la région d’Ancash et six dans la région de Lima, auxquels s’ajoutent un total de 33 projets agroécologiques financés depuis le lancement de sa première édition en octobre 2018.

« La jeunesse est l’avenir de l’agriculture familiale. Préserver l’intérêt pour l’agriculture en tant que profession est vital pour la sécurité alimentaire et le développement agricole à venir. Les jeunes agriculteurs et agricultrices sont le pont entre les connaissances traditionnelles et locales et les idées novatrices. » FAO

Le financement non remboursable vise à contribuer au développement d’entreprises répondant aux caractéristiques suivantes :

  • Les entreprises sont dirigées par des jeunes hommes et femmes, âgés de 16 à 35 ans, et qui ont participé à l’un des modules de formation offerts dans le cadre du projet FORMAGRO;
  • Les entreprises utilisent des techniques issues de l’agroécologie;
  • Les entreprises proposent des solutions innovantes.

 

Dany Ancco de Salud Natura

 

Remise des prix

À Lima, la cérémonie d’évaluation finale et de remise des prix a eu lieu le jeudi 18 juillet dans les jardins de la faculté de zootechnie de l’Université nationale agraire de La Molina. À Ancash, la foire des gagnants et gagnates s’est tenue le vendredi 16 août à l’Hôtel Huascarán à Huaraz.

 

Les six entreprises gagnantes à Lima

 

Les sept entreprises gagnantes à Ancash

 

Parmi les entreprises primées, on trouve, entre autres, des producteurs et des productrices de nectars et de glaces de fruits et légumes locaux, de farine de kiwicha (amarante) et de pains artisanaux aux grains andins, de miel au pollen andin, ainsi que de fromages affinés et d’œufs biologiques.

« En tant que jeunes, nous avons beaucoup de choses en tête, mais nous visons toujours quelque chose de prometteur. » – Cristian Yactayo, Valle escondido –

 

Cristian Yactayo fait partie du jardin agroécologique de Valle Escondido

 

On observe, qu’à chaque édition, le niveau de préparation des entreprises augmente, comme le souligne Émilie Lemieux, directrice du projet FORMAGRO :

« Nous réalisons que les jeunes qui se présentent au Fonds sont mieux préparés. Cela se reflète dans la qualité des produits qu’ils nous présentent, dans leur préparation au concours et dans leur plan d’affaires qui devient plus professionnel »

La quatrième et dernière édition du concours aura lieu le 13 décembre prochain et permettra le financement de 13 entreprises supplémentaires administrées par des jeunes du projet FORMAGRO.

► Suivez les activités du projet FORMAGRO sur la page Facebook de SUCO au Pérou (en espagnol) : https://www.facebook.com/sucoperu/


Renseignements supplémentaires :

Émilie Lemieux
Directrice du projet FORMAGRO au Pérou
emilielemieux@suco.org

Mélanie Lacroix,
Directrice adjointe du projet FORMAGRO au Pérou
melanielacroix@suco.org

 

Photos : Carlos Ly