Zoé : promouvoir une offre alimentaire écoresponsable et locale au Pérou

 

Fais comme Zoé !

Ce portrait fait partie d’une série de quatre articles mettant en vedette les stagiaires du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ). Zoé Fahrni, 27 ans, était stagiaire en communication et marketing auprès du Réseau de l’agriculture écologique du Pérou, de juin à novembre 2018.

Toute son enfance, Zoé a grandi dans une maison remplie de souvenirs ramenés d’Asie. Bercée par les récits de voyages de sa mère, c’est tout naturellement qu’elle s’inscrit au DEC en Sciences humaines, profil questions internationales. Afin de voir le monde de ses propres yeux, elle interrompt ses études au Cégep et part trois mois sur les routes du Sud de l’Inde, en compagnie de sa mère. Ce voyage lui donne la piqûre. Elle s’inscrit au Baccalauréat en relations internationales et droit international à l’UQAM. Elle n’y trouve pas son compte et quitte le programme après deux sessions. En parallèle, elle est technicienne dans une pharmacie de quartier, où elle a toujours vécu. Elle aime la proximité avec les gens et le sentiment de contribuer à leur bien-être, par son écoute et ses conseils.

En 2017, elle décide alors de s’inscrire à la Majeure en communication ainsi qu’au Certificat en géographie internationale. Elle combine ainsi le côté pratique du domaine des communications avec l’approfondissement des enjeux internationaux qui l’ont toujours interpellés. Lors d’un stage de six mois comme chargée des communications à Ingénieurs Sans Frontières Québec, elle confirme son intérêt pour la coopération internationale. Histoire de continuer à s’ancrer et se nourrir de liens relationnels dans son quartier, Pointe-Saint-Charles, elle s’implique bénévolement dans les communications de l’épicerie de quartier autogérée Le Détour. En 2018, elle obtient sa première expérience professionnelle à l’étranger en décrochant un stage en coopération internationale à SUCO.

Sortir de sa coquille et gagner en autonomie

« Dans le cadre d’un stage en coopération internationale, on a le privilège d’avoir beaucoup d’autonomie, tout en bénéficiant d’un énorme accompagnement de la part du personnel de SUCO sur le terrain, qui est toujours là pour nous appuyer et nous aider à nous orienter. Cette flexibilité nous permet, selon moi, d’apprendre beaucoup plus. Je pense aussi qu’on nous confie plus de responsabilités qu’on en confierait à une personne qui effectue un stage dans un milieu traditionnel au Québec. »

De juin à novembre 2018, Zoé était stagiaire en communication et marketing auprès du Réseau de l’agriculture écologique du Pérou. Elle avait le mandat de soutenir la promotion d’une plateforme de commerce électronique de produits locaux issus d’une agriculture durable.

Contrairement à un stage régulier où les tâches sont souvent définies par l’employeur ou l’institution académique, dans le cadre du PSIJ, la personne stagiaire construit son plan de travail conjointement avec le partenaire sur le terrain. En évoluant au sein d’un contexte culturel différent et en faisant face avec brio aux défis personnels et professionnels, Zoé s’est également bâtie une précieuse boîte à outils. Ce sont autant de ressources dont elle pourra se servir tout au long de sa carrière.

Durant son stage, Zoé a également profité de l’opportunité offerte à tous les stagiaires du programme d’écrire des billets de blogue sur leur expérience. Elle a ainsi rédigé trois billets.

Utiliser le marketing pour sensibiliser

Ce dont elle est la plus fière, c’est de constater que le partenaire utilise et s’est approprié les outils marketing qu’elle a créés ou mis en place. En permettant l’accessibilité de l’offre alimentaire biologique locale au Pérou, elle a sensibilisé la population au fait qu’il était possible de manger santé et local. Consciente que le marketing peut parfois jouir d’une mauvaise réputation, elle est convaincue que « le marketing peut aussi servir des causes plus nobles et que c’est possible de le pratiquer sans aller à l’encontre de nos valeurs. »

Mais surtout, en ayant osé déployer ses ailes au Pérou, Zoé s’est trouvé un emploi de coordonnatrice dans une agence de marketing numérique à Montréal et ce, avant même de terminer son stage. Preuve que ce programme est un véritable atout en employabilité.

 

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Louis : sortir constamment de sa zone de confort

 

Fais comme Louis !

Ce portrait fait partie d’une série de quatre articles mettant en vedette les stagiaires du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ). Louis-Alexandre Saint-Laurent, 25 ans, est actuellement stagiaire en entrepreneuriat auprès du Réseau de commercialisation communautaire alternative RED Comal, au Honduras (février à août 2019). 

À la recherche constante de nouvelles expériences, Louis carbure aux sorties de zones de confort. À 18 ans et un mois, son passeport en poche, il décide de goûter à sa nouvelle liberté. Le Sherbrookois enfile son sac à dos. Cap sur l’Australie ou, ce qui lui semblait être à l’époque, le bout du monde. Après quatre ans de voyage et plusieurs expériences en service à la clientèle, il revient au pays. Il enchaîne une formation en tourisme d’aventure au Cégep de la Gaspésie et des Îles, puis un Certificat en science de l’activité physique à l’Université de Sherbrooke. Il développe ses aptitudes en leadership et aiguise son nouveau regard envers les enjeux environnementaux.

Louis est un guide professionnel de plein air au tempérament charismatique, créatif, curieux et empathique. Il encadre des groupes en canyoning et en ski alpin. Pourtant, il lui manque quelque chose. Il réalise que la seule constante dans ses passions, c’est le changement et la nouveauté. Il décide alors de se tourner vers l’entrepreneuriat social. Un choix qui lui permettra d’être maître de son destin et d’adapter sa réalité comme il l’entend. En 2018, il entame un Baccalauréat en administration des affaires, concentration entrepreneuriat. Toutes les compétences acquises durant son parcours atypique lui permettent de décrocher un stage en coopération internationale à SUCO.

Se réinventer au quotidien

« En tant que futur gestionnaire voulant se spécialiser en entrepreneuriat, je me dois de réagir vite sur mes pieds face à des situations inattendues. Je dois aussi innover lorsque tous les outils auxquels je suis accoutumé au Québec ne sont plus accessibles. En testant ainsi ma capacité d’adaptation lors de mon stage, je pense en sortir grandi et plus débrouillard. »

Depuis février 2019, Louis est stagiaire en entrepreneuriat auprès du Réseau de commercialisation communautaire alternative RED Comal, au Honduras. L’organisation regroupe des entreprises sociales de producteurs/trices et de consommateurs/trices avec qui elle développe des programmes de formation, de production, de transformation et de commercialisation, conformément aux principes de l’économie solidaire.

Malgré ses multiples expériences de voyage, Louis n’avait jamais été immergé dans une culture hispanophone ni dans une ville où le tourisme était quasi inexistant. Dépaysé et déboussolé lors du premier mois, il a rapidement trouvé ses marques. Sa nouvelle routine s’est installée : épicerie le mardi, parties de soccer le mercredi soir. Tous les matins en arrivant au travail, il retrouve ses collègues pour un café et des baleadas (tortillas honduriennes) préparées par Dilcia, leur deuxième maman. En d’autres termes, il a trouvé un nouveau chez-lui.

« C’est fascinant, la capacité d’adaptation d’un être humain. Sans s’en rendre compte, on s’adapte, on s’intègre et les différences s’effacent. Ce stage, c’est sans l’ombre d’un doute l’une des plus grandes expériences de croissance personnelle que j’ai vécue. »

Des rencontres qui influencent nos perceptions

Keidi, une de ses collègues de travail, est également étudiante en administration des affaires. Sur les bancs de l’université, ils ont appris à utiliser les mêmes outils, mais de façon complètement différente. En échangeant et partageant leurs connaissances, ils enrichissent et colorent leurs visions du monde respectives. Ils grandissent ensemble en quelques sortes, en influençant leurs perceptions, ce qui va parfois jusqu’à ébranler leurs certitudes les plus profondes.

Avant son stage, Louis reconnaît qu’il n’était pas conscient des enjeux de souveraineté alimentaire auxquels font face certaines communautés. « Les formations pré-départ de SUCO m’ont rendu beaucoup plus critique par rapport aux enjeux d’importation et d’exportation de matières premières. » En participant à l’organisation de la coopérative de producteurs de produits locaux au Honduras, Louis contribue à l’autonomisation des communautés, ainsi qu’à la redistribution des richesses. Il apprend également à affiner sa cartographie intérieure et à nourrir sa citoyenneté mondiale.

 

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Edgar : quand la réorientation mène aux racines familiales

 

Fais comme Edgar !

Ce portrait fait partie d’une série de quatre articles mettant en vedette les stagiaires du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ). Edgar Hernandez, 29 ans, est actuellement stagiaire en développement économique auprès de l’union des paysans autochtones UTC-La Paz, au Honduras (février à août 2019). 

De nature plutôt réservée, Edgar s’illumine quand il parle de ses motivations qui l’ont poussées à postuler pour un stage à SUCO. Au fil de ses voyages et expériences de volontariat et de travail à l’étranger, Edgar s’est découvert un intérêt pour la conservation de la nature. De retour au Québec, il obtient un DEC en Comptabilité et gestion. Au cours d’un stage en recouvrement fiscal, il constate qu’il ne peut plus nier la tension qui l’habite : un désaccord profond entre ses désirs et ses études. Il repart sur la route pendant deux ans, avant d’obtenir un poste d’agent d’aide à l’emploi à Emploi-Québec à Montréal pendant deux ans. Son rêve de travailler en contact avec la nature est devenu trop fort. Cette fois, il entend cet appel intérieur et décide d’agir. Il démissionne et s’inscrit à temps plein au DEC en Gestion d’entreprises agricoles. Il obtient son diplôme en 2018.

De fonctionnaire à entrepreneur agricole

« Dès que j’ai commencé ma technique en agriculture au Cégep de Victoriaville, j’étais curieux de voir comment ça se passait dans les campagnes en Amérique latine. Je voulais comprendre la réalité agricole là-bas et ce qu’avait vécu mon grand-père au Mexique. C’est pour cela que j’ai choisi de faire un stage avec SUCO. Je veux partager mes connaissances dans le but d’améliorer les conditions de vie de personnes ici, dans les campagnes au Honduras afin d’éviter l’exode rurale et les migrations. »

Depuis février 2019, Edgar est stagiaire en développement économique auprès de l’union des paysans autochtones UTC-La Paz, au Honduras. Il s’agit d’une organisation de paysans et paysannes autochtones dédiés à la formation et l’accompagnement de groupes de base. La UTC-La Paz travaille à la défense de leurs droits par le biais de programmes et de projets qui contribuent au développement local et à l’amélioration de leur qualité de vie, principalement pour les communautés lencas.

Sa motivation première, il la puise dans son histoire familiale. Issu de la diaspora mexicaine, Edgar a réalisé qu’en conjuguant son expertise agricole, sa formation en gestion et sa maîtrise de l’espagnol, il pouvait avoir un impact durable sur les populations en Amérique latine. En partageant ses connaissances, il lutte pour la souveraineté alimentaire et l’émancipation des individus et des communautés. Sur le plan personnel, il souhaite incarner le fait que l’on peut choisir sa propre culture avant de chercher à en imiter une autre.

Créer du lien

Même si les codes culturels honduriens ne sont pas une barrière pour lui, Edgar a dû en découdre avec les poules du voisin. Il a mis quelques jours avant de découvrir que les semis de radis, poivrons, concombres et courgettes de son jardin n’étaient pas attaqués par un mystérieux insecte ravageur, mais bel et bien par une communauté avicole effrontée et caquetante. Au moment d’écrire ces lignes, Edgar et les poules sont à match nul, deux partout. Cette saga a permis à Edgar de se rapprocher de ses voisins et de tisser des liens avec eux.  

Après son stage, Edgar aimerait poursuivre dans le domaine de l’agriculture biologique en encourageant la formation d’associations ou de coopératives. Il est surpris et fasciné par la résistance et la force de résilience qui émanent des organisations paysannes face aux intérêts privés. Quant à l’entrepreneuriat des jeunes, il y croit fermement. « C’est une voie vers l’épanouissement financier et personnel. J’observe que lorsque les jeunes produisent eux-mêmes leurs aliments, ils retrouvent une fierté et un amour pour leur environnement et leur milieu de vie. »

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Caroline : trouver l’inspiration outremer pour se partir en affaires

 

Fais comme Caroline !

Ce portrait fait partie d’une série de quatre articles mettant en vedette les stagiaires du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ)Caroline Wegner Tolio, 30 ans, ancienne stagiaire en commercialisation auprès de l’Instituto de Desarollo y Medio Ambiante (IDMA) au Pérou, de juin à décembre 2018.

Caroline s’est d’abord intéressée aux langues lors de ses études universitaires au Brésil, son pays d’origine. À son arrivée au Canada, elle se tourne vers le domaine de la publicité en complétant un programme en stratégie marketing et publicité au Collège Lasalle. Elle travaille en agence de publicité pendant deux ans, mais réalise qu’il lui manque un aspect important dans son emploi : le contact humain et la proximité. Au printemps 2018, lors d’un salon de l’emploi, elle rencontre l’équipe de coordination du Programme de stages internationaux pour les jeunes de SUCO. On lui présente un poste de six mois qui vise à appuyer la commercialisation de produits biologiques issus de jeunes entrepreneur.e.s au Pérou . Et le déclic se fait à ce moment précis. Caroline s’est toujours intéressée à l’agroécologie et songe depuis un moment aussi à se lancer en entrepreneuriat. Il est donc tout à fait naturel qu’elle saute vers une expérience qui lui permette de conjuguer ces deux aspects !

« Le principal avantage et apprentissage que j’ai retiré d’une expérience comme celle-ci, c’est sans nul doute la compréhension des enjeux liés à l’environnement et l’agriculture. J’ai tellement appris sur les principes d’agroécologie et surtout sur l’impact des changements climatiques en Amérique latine que je me suis jurée de chercher un emploi ayant un impact sur cela au retour au Canada !  » – Caroline Wegner Tolio

Un autre rythme que le travail en agence

Habituée de travailler à un rythme effréné en agence, Caroline apprécie de pouvoir prendre le temps de côtoyer toutes les parties prenantes d’un projet dans le cadre de son stage. Dans son rôle d’accompagnement, elle élabore son plan de travail pour ses six mois conjointement avec ses collègues, en fonction de leurs forces et besoins respectifs. Elle ajuste continuellement son approche, revalide les besoins des producteurs et productrices, adapte ses supports. Caroline résume que c’est là tout l’intérêt de son stage : mettre en oeuvre le lâcher-prise sur la finalité et s’intéresser davantage au processus, à la co-création, se questionner constamment sur l’impact qu’aura notre travail sur les bénéficiaires et faire preuve d’agilité.  

« Je me rappelle un atelier sur l’approche client. En posant quelques questions, je me rends compte que les producteurs et productrices arrivent difficilement à identifier les forces et les attributs de leurs produits. Pourtant, lorsque je me rends chez eux, ils et elles me parlent de leur motivations, de l’importance de leur pratiques agricoles pour l’environnement, de l’apport pour la santé de leur produits…J’ai donc revu ma méthode et ai plutôt pris le temps de discuter en individuel avec chaque participants et participantes. Je me rappelle d’un producteur de 70 ans qui vendait des fruits et qui a pris le temps de me raconter son histoire dès les tout début. Elle était là la force de son produit, son attribut, il y avait tout un parcours illustrant la force et la résilience de cet homme. » – Caroline

Une proximité inspirante

« Les gens nous accueillent avec une telle fierté devant leurs produits, ils et elles veulent que l’on goûte à ce qui est produit sur leur terre; on nous invite à partager un repas en fin de journée et au final on tisse du lien. C’est ce lien qui devient précieux lorsque vient le temps aussi de réaliser des ateliers de formations ou de réviser des outils conjointement avec ces jeunes; on peut avancer ensemble, parce que nous sommes dans une relation de confiance essentielle à l’apprentissage. »

Caroline y trouve une grande source d’inspiration pour elle-même à côtoyer la persévérance, la motivation profonde et le désir de repousser ses limites. Elle côtoie des gens qui ont à coeur la préservation de la biodiversité et l’utilisation durable des ressources au sein de la communauté. Elle prend un immense plaisir à visiter les producteurs et les productrices qu’elles accompagnent. Son principal constat ? Elle retrouve la présence et l’importance du partage dans la culture péruvienne, valeur au coeur de sa propre identité brésilienne.

Le programme PSIJ de SUCO offre un parcours entrepreneurial pour les stagiaires eux-mêmes, Caroline décide donc de suivre une première formation à l’automne sur le démarrage d’entreprise sociale, puis complète son business canevas; le projet qu’elle mûri depuis si longtemps prend forme doucement alors qu’elle est au Pérou. Caroline reçoit actuellement un soutien pour poursuivre une formation en démarrage d’entreprise afin de créer Kuara, son entreprise en bien-être et accompagnement à la méditation qui mise sur une culture de partage et un espace sans jugement, un espace confortable et accueillant, exactement à l’image de ce qu’elle a retrouvé dans la culture péruvienne ! Elle est aussi maintenant animatrice dans le domaine de la sécurité alimentaire pour un organisme montréalais; un emploi qui rejoint son intérêt pour la production écologique d’aliments.

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Notre directrice générale de retour de mission du Sénégal

 

Le mois dernier, Geneviève Giasson, directrice générale de SUCO, est allée rencontrer nos principaux partenaires et explorer les opportunités de développement au Sénégal.

SUCO et le Sénégal : des liens solides

Avec 15,4 millions d’habitants, le Sénégal est l’un des pôles économiques les plus importants d’Afrique de l’Ouest. Présent depuis 2012 dans ce pays sahélien situé dans la partie la plus occidentale de l’Afrique, SUCO a tissé des liens solides au fil des années et des projets. Qu’il s’agisse de besoins en agriculture, égalité femmes-hommes, efficacité énergétique, changements climatiques, etc., SUCO a épaulé ses partenaires locaux par l’envoi de 71 stagiaires et volontaires. Actuellement, six stagiaires et volontaires sont en poste au Sénégal et 13 autres seront recrutés entre juin et août 2019.

Compte rendu de mission

Geneviève Giasson lors d’une réunion de travail avec des membres du GRAIM

Accompagnée du représentant de SUCO au Sénégal, Geneviève s’est entretue avec l’équipe du Groupe de Recherche et d’Appui aux Initiatives Mutualistes (GRAIM), au sujet de l’avancée de « Dund ak keew bi »,. En partenariat avec Réseau Environnement, ce projet de gouvernance locale vise à renforcer les capacités d’adaptation et de résilience aux changements climatiques de six communes du Plateau de Thiès.

Elle a également été accueillie par des membres de l’Association des Apiculteurs du Sénégal. Cette organisation formée de membres bénévoles intervient dans l’élevage des abeilles, la production et la transformation du miel, dans le respect de l’environnement.

Soutenir les femmes est au cœur de la mission de SUCO. C’est la raison pour laquelle Geneviève a rencontré des associations de femmes qui œuvrent en pisciculture et aquaculture ainsi qu’en transformation et commercialisation de produits issus de l’agriculture urbaine.

Lors de son passage à Dakar, Geneviève a pu expliquer l’approche de SUCO à l’occasion des rencontres avec des représentants d’autres organismes de coopération, de l’Ambassade du Canada et de la Délégation du Québec. Elle a aussi participé à une journée de réseautage organisée par l’Ambassade du Canada.

Un avant-goût culturel

De retour au Québec avec de nouvelles idées plein la tête, Geneviève a ramené dans ses bagages quelques objets qui serviront à l’encan de l’événement philanthropique phare de SUCO « Au goût du monde ». Le Sénégal sera ainsi à l’honneur le 24 octobre 2019. Notez-le à vos agendas !


Souvenirs du terrain

 

Notre cohorte 2018 de stagiaires du Programmes de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) est de retour depuis plus de trois mois maintenant, mais continue de nous écrire des souvenirs du terrain. Ce mois-ci, Zoé nous partage son engouement pour les foires d’aliments agroécologiques qu’elle visitait quand elle habitait Lima au Pérou. Christine, quant à elle, se rappelle le premier atelier de formation sur la commercialisation qu’elle a donné, et comment elle a constaté son impact par la suite. Depuis février, 13 nouveaux et nouvelles stagiaires ont atterris au Honduras, au Pérou, au Sénégal et au Burkina Faso. Suivez leurs aventures à stages.suco.org

 

Crédit photo : Christine Latendresse


Ajoute une expérience internationale hors du commun à ton CV !  

 

SUCO cherche 25 stagiaires internationaux pour des départs en août 2019

Date limite pour postuler :  19 mai 2019

 

Qu’ont en commun Dahlia et Caroline sur cette photo? Un intérêt marqué pour les enjeux d’égalité femmes-hommes et de souveraineté alimentaire; jumelé au cran de réaliser un mandat de six mois au sein de la communauté de Santa Eulalia au Pérou! De juin à décembre 2018, elles ont participé au Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) de SUCO et ont acquis de nouvelles compétences professionnelles en les mettant à profit pour appuyer un projet de formation agricole.

« Le principal avantage et apprentissage que j’ai retiré d’une expérience comme celle-ci, c’est sans nul doute la compréhension des enjeux liés à l’environnement et l’agriculture. J’ai tellement appris sur les principes d’agroécologie et surtout sur l’impact des changements climatiques en Amérique latine que je me suis jurée de chercher un emploi ayant un impact sur cela au retour au Canada ! » – Caroline Wegner Tolio, ancienne stagiaire en commercialisation de produit agricole et maintenant chargée de projet en sécurité alimentaire

Fais comme Dahlia et Caroline, postule à suco.org/emploi et vois où l’aventure PSIJ te mène !


Le commerce local

 

Après dix semaines dans la ville de Pacarán avec l’organisme IDMA, Audrey Ménard, la responsable d’équipe du groupe Québec sans frontières, nous livre ses réflexions sur l’importance du commerce local, que ce soit au Québec ou au Pérou. N’hésitez pas à aller lire le blogue du groupe pour en apprendre plus sur leur projet.

La consommation de produits locaux est une façon simple de diminuer notre empreinte écologique et de lutter contre les changements climatiques. Elle permet de réduire le kilométrage alimentaire, notion référant à la distance parcourue des aliments avant de se retrouver dans nos assiettes[1]. En consommant local, le transport des produits est significativement réduit, tout comme les émissions de gaz à effet de serre qui lui sont associées.

Nous avons été surpris et surprises de constater, dans le cadre de notre projet Québec sans frontières, que la mise en place de potagers biologiques dans des écoles de Pacarán avait contribué au commerce local de la région. Non seulement les produits récoltés sont consommés par les élèves des écoles où ont été implantés les jardins, mais les surplus de légumes sont vendus aux restaurateurs du coin afin de financer un fonds permettant d’acheter du matériel scolaire pour les élèves.

À travers le projet FORMAGRO, mis en œuvre en partenariat avec SUCO, plusieurs centaines d’étudiants et d’étudiantes au Pérou ont l’occasion de développer leurs produits et de les commercialiser dans leur région. Dans le cadre de leur cours sur la transformation des aliments, ils et elles apprennent à élaborer un produit qui sera peaufiné et personnalisé tout au long du semestre. Les élèves ont en effet l’occasion de réaliser toute une myriade d’analyses et d’essais dans des laboratoires mis à leur disposition. En ressortent des produits alimentaires distincts, tous plus délicieux les uns que les autres, tels que yogourt, miel, thé, jus, tartinade et aliments marinés. Le tout est préparé avec la touche de chacun, ce qui procure une belle diversité dans l’offre de produits disponibles.

IDMA et SUCO, les deux organisations partenaires à l’origine du projet dans la province de Lima, ont implanté une foire commerciale hebdomadaire afin de soutenir et renforcer la mise en marché des produits de leurs étudiants et étudiantes. Cette Eco-Feria se déroule les fins de semaine à Lunahuana, une petite ville plus populeuse et plus touristique que Pacarán (les cours du programme FORMAGRO se déroulent à Pacarán). Les deux villes étant situées à vingt kilomètres l’une de l’autre, les étudiants et étudiantes peuvent facilement y transiter et transporter leurs produits. Il est à noter que les produits alimentaires ne sont pas les seuls à être commercialisés dans le cadre de l’Eco-Feria. Des étudiants et étudiantes y vendent également des plantes et des arbres fruitiers prêts à être transplantés. Tout comme les produits transformés, les produits horticoles sont biologiques afin de réduire l’utilisation des pesticides qui posent un risque pour la santé des agriculteurs et des agricultrices, pour la biodiversité et les ressources naturelles. Les plantes et arbres fruitiers sont également, pour la plupart, vendus dans des contenants recyclés dans l’optique de réduire la production de déchets.

Dans le but d’en apprendre davantage sur les impacts du FORMAGRO, notre groupe est allé visiter l’Eco-Feria de Lunahuana. Nous avons pu entretenir d’intéressantes discussions avec les commerçants et commerçantes. Maria Nelly Yactayo Casas, ancienne étudiante du FORMAGRO, a été sans équivoque à ce sujet : le programme a été grandement bénéfique pour elle. Elle a affirmé avoir doublé les revenus découlant de sa production de yogourt grâce aux cours et à la foire commerciale. Maria Nelly a pu développer une multitude de saveurs de yogourt, choisir des récipients appropriés pour ses produits, concevoir des étiquettes professionnelles pour ceux-ci et avoir accès à une toute nouvelle clientèle.

Deux stagiaires de notre groupe ont également eu l’occasion d’accompagner le personnel d’IDMA à l’Eco-Feria de LLapay au nord de Pacarán, un événement rassemblant plusieurs producteurs et productrices locaux, dont des élèves du FORMAGRO. L’événement était festif et convivial. Des cultivateurs et cultivatrices d’espèces maraîchères ancestrales étaient présents et avaient apporté plus d’une soixantaine de variétés de pommes de terre, légume emblématique du Pérou. L’événement s’est conclu par un concours de danses traditionnelles auquel participaient les élèves des écoles de la région.

Tout au long de notre stage, nous avons pu constater un vif engouement pour le commerce local dans la région de Pacarán. Celui-ci est aussi bien présent au Québec. Toutefois, dans notre province, les fruits et les légumes continuent de parcourir en moyenne 3500 à 5000 kilomètres avant d’atteindre nos assiettes, alors qu’il existe différentes façons de manger local, et ce, même en hiver[2]. Peut-être aurions-nous intérêt, nous aussi, à organiser des événements qui soient aussi festifs, ponctuels et, par-dessus tout, à l’échelle de nos quartiers ?

[1] Bernard Lavallée, Sauver la planète une bouchée à la fois, Les Éditions La Presse, 2015, p. 18.

[2] Ibid.

Par Audrey Ménard, responsable d’équipe du groupe Québec sans frontières au Pérou 


Du rêve à la relève!

 

Amour, famille et agroécologie

Comme bien d’autres jeunes, Maria et Yelsing, jeune couple dans la vingtaine, rêvaient de bâtir leur propre entreprise familiale, mais pas n’importe laquelle. Une entreprise cohérente avec leurs valeurs écologiques et qui permettrait de développer l’économie de leur communauté, voire de leur belle région nicaraguayenne, la réserve naturelle Miraflor.

Laissez-moi vous raconter leur histoire…

La rencontre de ce jeune couple nicaraguayen m’a profondément marquée. Moi, jeune professionnelle et maman dans la trentaine. J’ai été grandement impressionnée par la débrouillardise, le leadership et le sens des affaires de ces jeunes, mes cadets de 10 ans, qui ont eux aussi un enfant en bas âge.

Maria, 22 ans et Yelsing, 23 ans, deux jeunes agriculteurs maintenant devenus entrepreneurs grâce à Proga-Jeunes : un programme de formation en agroécologie comprenant un volet entièrement dédié à la création de microentreprises et à la commercialisation de produits agricoles.

Quand agroécologie rime avec amour et ambition

De plus, l’histoire de Maria et Yelsing est romantique à souhait. Imaginez deux jeunes étudiants en ingénierie agricole qui tombent amoureux et qui, après leur graduation, décident de retourner vivre ensemble dans leur communauté, Apaguis, pour y fonder une famille et cultiver la terre familiale, laquelle est entourée de paysages à couper le souffle. Mais leur histoire ne s’arrête pas ici.
C’est avec les yeux brillants et remplis de détermination que le jeune couple me raconte à quel point ils étaient enthousiasmés en 2016 d’apprendre qu’un programme de formation en agroécologie allait prendre place dans leur région.

« Pour nous, c’était vraiment important de savoir que nous avions une autre occasion de poursuivre nos études ensemble, dans une carrière qui se consacre à la protection de l’environnement et à l’utilisation de techniques agroécologiques », me raconte Maria.

Des chances comme celle-là, il n’y en a pas des tonnes pour les jeunes du Nicaragua qui vivent en milieu rural. Au contraire, elles se font plutôt rares, ce qui pousse les jeunes à migrer vers d’autres pays pour trouver un emploi et subvenir aux besoins de leur famille.

«Un des problèmes majeurs qui affectent les jeunes du Nicaragua est le manque d’emploi. Souvent, nous n’avons même pas la capacité de créer un petit commerce, faute de capital. Mais grâce à Proga-Jeunes, nous avons eu accès à du microcrédit avec lequel nous avons pu mettre en œuvre notre plan d’affaires et rester dans notre communauté», témoigne Maria.

 

Étincelle de génie pendant la classe de fertilisation

« Comme jeunes entrepreneurs, nous sommes capables de mettre un plan d’affaires en œuvre avec nos idées novatrices. » – Maria

C’est pendant leur classe de fertilisation agroécologique que Maria et Yelsing ont eu une idée de génie. Celle de fabriquer un fertilisant agroécologique qui permettrait aux producteurs et aux productrices de la région de cultiver leur terre tout en conservant les sols, en éliminant les produits toxiques et les maladies, et en assurant la production d’aliments de meilleure qualité nutritionnelle. Voilà comment est née l’idée de produire le fertilisant PRINEC (Productos integrados y ecológicos).
Leur ambition ne s’arrête toutefois pas ici. Si Proga-Jeunes leur a appris une chose, c’est qu’il faut savoir mettre ses apprentissages en pratique pour réaliser ses rêves.

C’est ainsi que Yelsing et Maria me partagent leur vision :

« Mon plus grand rêve serait de continuer à travailler avec ma microentreprise de production maraîchère et de fertilisant. De positionner mon entreprise sur les marchés régionaux et nationaux. Je souhaite aussi que ma microentreprise soit reconnue pour son travail agroécologique », raconte Maria, main dans la main avec Yelsing.

Maria et Yelsing m’ont ensuite invité à prendre un café avec toute leur famille, au cœur des montagnes verdoyantes de Miraflor, sous un magnifique coucher de soleil.


Proga-Jeunes en bref !

De 2011 à 2017…

  • 2378 jeunes formés en agroécologie, transformation et commercialisation
  • 1 471 d’entre eux, dont 640 femmes, ont maintenant un diplôme reconnu par le gouvernement nicaraguayen
  • 234 microentreprises agricoles
  • Un impact direct sur les revenus et la sécurité alimentaire de 10 000 familles des départements de Madriz, de Nueva Segovia et d’Estelí

Projet financé par le gouvernement du Canada par l’entremise d’Affaires mondiales Canada.

*Crédits photos : Jacinthe Moffatt


Communiqué – Du Pérou à votre assiette avec le chef Mario Navarrete Jr.

 

Montréal, le 29 novembre 2016 – Le 1er décembre prochain à la Tour de Montréal du Stade olympique,  150 convives se laisseront transporter dans un univers péruvien avec le chef renommé Mario Navarrete Jr. Le souper gastronomique, organisé par l’organisme canadien de coopération internationale SUCO, est sous la présidence d’honneur du Consul du Pérou à Montréal, M. Manuel de Cossío Klüver.

Le chef « Au goût du monde » 2016

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Avec son approche nuevo latino et sa cuisine fusion, Mario Navarrete Jr. a séduit plus d’un critique gastronomique. C’est avec cœur et amour pour son pays d’origine que le chef a accepté de se prêter à la cause en cuisinant pour un événement dont les fonds serviront à appuyer un vaste programme de formation en entrepreneuriat jeunesse et agricole au Pérou.

« L’innovation, ce n’est pas la gastronomie péruvienne en soi, mais le fait de replonger dans les savoirs ancestraux et andins et de les faire découvrir au monde. C’est d’expérimenter avec des textures, des couleurs et de combiner les cultures. Il faut ramener cette connexion entre le chef cuisinier, les producteurs, les aliments et enfin, l’environnement. Après tout, la gastronomie nécessite des aliments frais, savoureux, récoltés d’une terre en santé », raconte le chef montréalais.

La culture péruvienne sur la sellette

Sous le thème Au goût du monde, du Pérou à votre assiette, cette première édition mettra en valeur la culture et la gastronomie péruviennes en vogue chez les foodies et reconnues mondialement pour leur richesse et leur diversité. C’est après une montée en funiculaire que les invités pourront déguster un pisco sour et un repas gastronomique avec une vue unique et époustouflante sur la Ville de Montréal.

La soirée sera aussi l’occasion d’en apprendre sur le savoir-faire et l’alimentation au Pérou avec Marianne Lefebvre, spécialiste en nutrition internationale, et le réalisateur montréalais Orlando Arriagada avec son documentaire L’ADN du ceviche. La troupe de danse péruvienne Esencia del Perú animera la soirée avec des chorégraphies traditionnelles et rythmées.

C’est un rendez-vous « Au goût du monde » à ne pas manquer !

Les gens peuvent acheter des billets en ligne au coût de 125 $ (avec reçu d’impôt de 60 $) sur le site Web de SUCO. Cocktail servi dès 17h30 !

À propos de : SUCO – Solidarité Union Coopération, est un organisme canadien de coopération internationale, à but non lucratif, fondé en 1961. SUCO accompagne des communautés à travers des expertises en agriculture durable, en développement local et en entrepreneuriat dans sept pays : Haïti, Honduras, Nicaragua, Pérou, Burkina Faso, Mali et Sénégal.

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Renseignements :
Mélissa Cabana, chargée des relations externes, SUCO
Tél. : 514 272-3019 poste 225 / Cell. : 514-349-4297 / Courriel : melissacabana@suco.org

 

Merci à nos partenaires #augoûtdumonde !

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