Dund ak Kéew bi, projet de résilience aux changements climatiques : faites un don dès aujourd’hui

 

Comme vous le savez, les populations rurales du sud aux prises avec les effets des changements climatiques doivent relever de nombreux défis pour assurer leur subsistance. Tous et toutes sont durement touchés·es, mais les données le démontrent, les femmes sont particulièrement sensibles aux aléas du climat. Même si elles sont rarement propriétaires des terres en raison d’inégalités sociales, économiques et culturelles, c’est généralement sur les femmes que repose la production des ressources dont la famille a besoin.

Dund ak Kéew bi, une manière concrète d’outiller les femmes

Les fonds amassés lors de cette campagne serviront, entre autres, à soutenir des femmes du Plateau de Thiès au Sénégal qui contribuent actuellement à la lutte aux changements climatiques dans le cadre du projet Dund ak Kéew bi, qui signifie Vivre longtemps avec l’environnement, en langue wolof. Dans les derniers mois, des pépinières gérées par des regroupements de femmes ont déjà permis à 1 773 élèves et 67 enseignantes de participer au reboisement de la région grâce à la plantation de 6 334 arbres. Une telle action a plusieurs bénéfices pour la région, dont une meilleure fertilisation des terres et la réduction de l’érosion.

Faire un don aujourd’hui permettra notamment à ces femmes et élèves d’atteindre leur objectif de 12 000 arbres plantés d’ici la fin de l’année 2019. Votre don portera fruit pour les communautés sénégalaises.

Grâce à votre fidèle appui, nos volontaires et partenaires accompagnent les femmes dans le renforcement de leurs activités agricoles et de leur autonomie, afin d’améliorer la sécurité alimentaire et les revenus de leur famille et de leur communauté.

Des effets à long terme

Selon une étude menée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture*, il a été démontré que lorsque les femmes ont la maîtrise d’un supplément de revenu, elles en consacrent une part plus importante que les hommes à l’alimentation, à la santé, à l’habillement et à l’éducation de leurs enfants. Les bénéfices de l’égalité entre les sexes ne sont donc par que pour les femmes ; ils le sont également pour le développement de l’agriculture paysanne et de toute la communauté !

Je joins ma voix aux femmes des sept pays où nous oeuvrons et j’espère grandement que nous pourrons compter sur votre appui qui soutiendra des projets au Sénégal, mais également au Burkina Faso, Bénin, Haïti, Nicaragua, Honduras et Pérou.

Solidairement,

 

Geneviève Giasson
Directrice générale

 
 

 

 

* Réf. RAPPORT LA SITUATION MONDIALE DE L’ALIMENTATION ET DE L’AGRICULTRURE 2010-2011 – FAO

Projet QSF au Pérou : L’art comme outil pour promouvoir les droits des femmes et des filles

 

 

Cet article a été rédigé dans le cadre du programme Québec sans frontières (QSF) par les participant·e·s de la cohorte 2018-2019 avec Centro Ideas au Pérou: Camille Cardenas Benoit, Rosalie Marquis-Angulo, Gabrielle Morin, Loulie Dionne, Max-Alexandre Trahan et Frédérique Forest. Le groupe est accompagné par Janis Laveix.


Pour une durée de 70 jours, notre groupe QSF travaille à Ocoto Alto afin de mettre en place une méthodologie axée sur l’autoestime, le leadership et la participation citoyenne pour les classes de tutorat des élèves du secondaire. Cette méthodologie, qui sera distribuée aux différentes autorités et institutions scolaires de la région de Piura, est un outil supplémentaire qui appuiera Centro IDEAS, l’organisme partenaire, dans ses démarches préventives aux grossesses adolescentes.

 

Participant·e·s de la cohorte QSF 2018-2019 avec Centro Ideas au Pérou
 

Centro IDEAS travaille dans plusieurs communautés où il aborde, entre autres, l’importance de la participation des femmes à la vie politique et communautaire, les problématiques de santé et nutrition, la santé reproductive, la violence contre les femmes, la promotion des droits économiques et sociaux des femmes et la sensibilisation des hommes aux dynamiques machistes et patriarcales.

Au cours de ce stage, nous avons côtoyé quotidiennement des acteur·trice·s essentiel·le·s d’Ocoto Alto, tant au niveau social que scolaire. Leur implication assure la pérennité d’activités et traditions qui alimentent une vie communautaire active.

Maria Eugenia Mendoza Reymundo

Le jour de notre arrivée à Ocoto Alto, Maria Eugenia Mendoza Reymundo, alias Keña, avait organisé un souper de bienvenue. Avec nos familles d’accueil, elle nous a reçu·e·s avec un gâteau décoré du drapeau canadien. Keña est la facilitatrice de notre projet, notre contact avec la communauté. C’était vraiment la personne idéale pour ce rôle puisqu’elle connait tout sur tout le monde. Elle est très impliquée à Ocoto Alto et participe à tous les projets en cours, comme en témoignent les nombreux certificats qu’elle possède et qu’elle nous a fièrement montrés un soir, en dégustant des sucreries d’alga robina. Keña a été retirée de l’école à un très jeune âge pour aider sa famille dans les champs, puis s’est mariée à l’âge de 15 ans. N’étant pas satisfaite de sa vie de femme au foyer, elle a décidé de participer à des programmes de Plan international, une organisation de développement international. Ce sont toutes ces expériences qui ont forgé son caractère à la fois revendicateur et empathique. Elle a réussi à convaincre son mari d’assister avec elle au programme. Avec le temps, il en a appris davantage sur les relations femmes-hommes et entretient une relation d’égal à égale avec elle. Aujourd’hui, Keña est une collaboratrice de l’institution privée de responsabilité sociale nommée PAN-SOY, un programme d’appui nutritionnel s’appuyant sur le soya. Elle est également la « Mamie Gâteau » du village et possède son service de traiteur sur commande. Elle raconte qu’elle cuisine ses gâteaux, le soir, avec son mari et son fils. C’est elle qui a pris l’initiative de faire venir notre projet QSF à Ocoto Alto. C’est également elle qui va poursuivre notre travail après notre départ, auprès des adolescentes et des femmes de la communauté.

 

Maria Eugenia Mendoza Reymundo, facilitatrice du projet QSF

 

Blanca Luz Maza Pulache

Alors qu’on planifiait une activité de tutorat, Señora Blanca Luz Maza Pulache s’est assise avec nous pour dîner. Nous l’avions vu plusieurs fois dans nos classes, mais nous n’avions pas encore eu l’occasion de converser avec elle. C’est ce midi-là que Blanca nous a raconté les multiples facettes de sa vocation. En plus d’enseigner depuis 10 ans à l’institution éducative du Divino Niño Jesus, elle contribue à fournir une éducation basique alternative aux femmes âgées de 15 à 75 ans, via le Programa de continuidad educativa. Du lundi au samedi, après les cours à Ocoto Alto, elle se rend dans les caserios voisins afin d’aider les enseignantes avec leur méthodologie. Par exemple, les femmes apprennent à compter à travers des activités de joaillerie : tout en créant des bracelets, elles stimulent leur esprit mathématique en créant des suites logiques ou en estimant le nombre de pierres nécessaires à la confection. Ce programme donne l’opportunité aux femmes d’entamer ou de poursuivre des études de niveau primaire. Plusieurs d’entre elles ont quitté les institutions scolaires à un très jeune âge, pour cause de mariage, de grossesse précoce ou pour aider leur famille en travaillant dans les champs. Ce qui émeut Blanca, c’est de voir ces femmes se remettre aux études et retrouver le goût d’apprendre, tant pour elles que pour aider leurs enfants dans leur instruction.

 

Blanca Luz Maza Pulache, enseignante offrant aussi une éducation basique alternative aux femmes
 

Une murale sur le thème de l’égalité femme-homme

À chaque semaine, nous en apprenons un peu plus sur les étudiant·e·s de l’institution éducative qu’est le Divino Niño Jesus, entre autres au travers des classes de tutorat auxquelles nous participons. Pour conclure notre stage, nous avons comme mandat de réaliser une murale sur le thème de l’égalité femme-homme en collaboration avec les étudiant·e·s du secondaire. Avec la recommandation du professeur d’arts, lui-même très impliqué dans les activités parascolaires des adolescent·e·s, nous avons formé notre comité. Celui-ci se compose surtout d’un noyau de quatre étudiant·e·s qui, durant trois semaines, réaliseront avec nous plusieurs activités artistiques et engagées, afin d’éveiller leur créativité et leur esprit critique.

Mayuri

Maryuri est en 4e secondaire. Bien qu’elle puisse paraitre gênée à sa quiceañera ou dans les classes de tutorat, elle est la leader positive du groupe. Lors des séances de création, elle est très entreprenante et dégage une bonne énergie.

Lennert

Lennert est un élève de 3e secondaire. En dehors des cours, il est membre de la banda de musica. Sa participation en tant que musicien de bombo fait de lui un élève très impliqué au sein de sa communauté. Avec les autres membres du groupe de musique, ils mettent l’ambiance lors de toutes les fêtes et cérémonies : Dia de la bandera, Fête des pères, fête du Divino Nino Jesus, fête du Pérou.

Jhoncer

Jhoncer, aussi en 3e secondaire, est également membre de la banda. Le joueur de tambour est une force tranquille. Il est très réfléchi, posé et, comme Lennert, il s’applique lors des projets artistiques. Il aime partager sa vision des choses et sa réalité lors des discussions de groupe.

Ivan

Finalement, Ivan complète le trio d’élèves de secondaire 3. Le trompetista est rieur et a l’imagination fertile. Il est toujours le premier à entamer les projets de création proposés et à les réaliser. Il se laisse rarement influencer par les autres et va de l’avant avec ses idées.

 

Le comité du projet de murale
 

C’est avec ces élèves inspirant·e·s et allumé·e·s que nous aurons la chance de réaliser la murale de l’école portant sur notre projet. Ils et elles pourront mettre à l’épreuve leurs capacités artistiques et leur perception des enjeux auxquels fait face leur communauté.


Projet QSF au Sénégal : L’aquaponie pour s’adapter aux changements climatiques

 

 

Cet article a été rédigé dans le cadre du programme Québec sans Frontières (QSF) par les participants de la cohorte 2018-2019 au Sénégal : Karine Brière, Vanessa Damiani, Félix Garneau, Helga Ordonez Leon, Marie Jeanne Sidibé et Sandrine Terrault. Le groupe est accompagné par Josiane Yimbou.

 

Dans le cadre du projet QSF « L’aquaponie pour s’adapter aux changements climatiques » au Sénégal, cet été 2019, dans la ville de Thiès au Sénégal, nous avons comme mandat d’accompagner Le Centre d’Écoute et d’Encadrement pour le Développement Durable (CEEDD) pour l’installation d’un système aquaponique expérimental et aussi de participer à la diffusion de savoirs en lien avec l’agroécologie et l’aquaponie, aux femmes relais du CEEDD. L’objectif étant de renforcer leurs capacités dans le but de faciliter leur adaptation et leur résilience aux changements climatiques dans leur communauté.

Rencontre entre les femmes relais du CEEDD et les participant·e·s QSF (crédit photo : SUCO-QSF Sénégal 2019)

Les changements climatiques et la désertification

Dans le contexte actuel auquel nous faisons face mondialement, le besoin d’appliquer des méthodes agronomes plus économes en eau se fait sentir au Sénégal, et ce, en réaction à de multiples facteurs. La saison des pluies se fait de plus en plus courte : ses pluies sont plus intensifiées, mais réduites en durée : ainsi, les différents végétaux sont beaucoup moins irrigués. L’arrivée de cette saison se faisant plus tardive, les mois d’avril à juillet deviennent de plus en plus rudes d’années en années pour l’agriculture dans la région de Thiès. De plus, les températures très élevées de la région affectent l’irrigation des plantes, puisque l’évaporation des sols diminue la capacité d’absorption des terres. L’eau est alors moins retenue dans les sols et les racines des plantes sont moins bien hydratées. Or, ce phénomène se répète, ce qui amplifie et répand la désertification dans le pays, qui se situe déjà dans la zone désertique du continent africain.

C’est pourquoi les ateliers dans le cadre de ce projet visent à informer notamment sur des méthodes qui rentabilisent l’utilisation de l’eau pour combler les besoins d’irrigation. En partageant des connaissances et en renforçant les notions en agriculture des femmes de la communauté de Thiès, elles deviendront mieux outillées pour répondre à leurs besoins agricoles en tenant compte de cette réalité.

L’autonomisation des femmes : un enjeu plus pressant que jamais

Dans cette communauté, comme dans la plupart des zones rurales des pays en voie de développement, nous avons pu observer qu’en plus de l’approvisionnement en alimentation (achat alimentaire, culture maraîchère, cuisiner, élevage d’animaux, etc.) et en eau (s’assurer de combler les besoins en eau au quotidien pour la famille), les femmes s’occupent de l’entretien de la maison, de l’éducation des enfants, de l’organisation familiale, etc.

Avec les changements climatiques, au cours desquels la souveraineté alimentaire ainsi que la gestion de l’eau se complexifient continuellement, l’autonomisation des femmes devient un enjeu plus pressant que jamais.

Ces inégalités persistantes, en termes de répartition des tâches, mettent les femmes dans une position de vulnérabilité, car elles assument toutes ces charges sans pour autant être incluses dans le cadre décisionnel de la maison comme de la société. Pourtant, ce sont elles qui possèdent les savoirs sur le terrain en ce qui a trait aux répercussions des changements climatiques et qui bénéficieraient de méthodes alternatives pour palier à ces changements.

Partage de connaissances entre les participant·e·s QSF et les femmes relais du CEEDD (crédit photo : SUCO-QSF Sénégal 2019)

Les femmes : premières victimes des changements climatiques

Dans une autre optique, il est intéressant de souligner que les projets touchant le développement durable dans les pays en voie de développement sont majoritairement entrepris par les femmes, or le financement de tels programmes manque cruellement. Selon Alexandre Shield (Les femmes sont les premières victimes des changements climatiques, 2017), « le financement de projets traitant à la fois des femmes et des changements climatiques ne représente que 0,01 % des financements mondiaux ». Il est ironique de constater que malgré l’amplification de ces bouleversements environnementaux, le support financier accompagnant ces programmes menés par les femmes n’est pas bonifié. Cependant, toute la société bénéficierait de ce type de subvention.

Dans la continuité de cette réflexion, quelques mesures peuvent être prises pour soutenir l’autonomisation des femmes dans un contexte de développement durable. D’abord, inclure les femmes dans les processus décisionnels; ensuite, supporter davantage économiquement leurs initiatives; enfin, rééquilibrer la répartition des tâches domestiques.

Référence

Alexandre Shield. 2017. « Les femmes sont les premières victimes des changements climatiques ». Le Devoir. En ligne : https://www.ledevoir.com/societe/environnement/515222/les-femmes-premieres-victimes-des-bouleversements-climatiques (page consultée le 7 juillet 2019).


À propos du programme Québec sans frontières

Par l’entremise du programme de stage international Québec sans frontières (QSF), SUCO permet aux Québécoises et Québécois ayant entre 18 et 35 ans de vivre une expérience d’initiation à la solidarité internationale. Ce programme est financé par la Direction du développement international du ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec (MRIF) et coordonné par l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)Les stagiaires réalisent en groupe une immersion interculturelle unique en son genre d’une durée de 70 jours, au sein d’une communauté en Afrique de l’Ouest ou en Amérique latine.

En savoir plus sur le programme QSF »

Renseignements supplémentaires :

Marylène Leduc
Adjointe à la programmation, coopération volontaire et stages
maryleneleduc@suco.org
514 272-3019, poste 229

 


C’est l’été, c’est le moment pour nos groupes Québec sans frontières de s’impliquer pour un monde plus durable, égalitaire et solidaire

 

 

C’est lors de la première semaine de juin que les 3 groupes Québec sans frontières (QSF) de cette année se sont envolés vers leurs destinations respectives au Pérou et au Sénégal. Cette année, ce sont 20 jeunes âgé·e·s entre 18 et 35 ans qui se sont engagé·e·s pour l’été en tant qu’actrices et acteurs de changement.

Les projets 2019 : Droits des femmes, mise en valeur de produits locaux, et aquaponie et agroécologie

Les 3 projets toucheront les 3 grands axes d’intervention de SUCO, soit les droits et participation des femmes en appuyant des femmes et filles du Pérou afin au niveau de la prise de parole et du leadership grâce à un projet artistique, les systèmes alimentaires viables grâce à un projet de mise en valeur de produit locaux par la vidéo au Pérou,  ainsi que l’adaptation aux changements climatiques grâce à un projet d’agriculture urbaine au Sénégal.

Pérou : valoriser avec l’art les droits des femmes et filles dans des milieux traditionnellement patriarcaux

Un premier groupe travaille avec Centro Ideas Peru à Ocoto Alto pour promouvoir le droit des femmes et des filles par l’art. Centro Ideas travaille dans plusieurs communautés où il aborde, entre autres, l’importance de la participation des femmes à la vie politique et communautaire, les problématiques de santé et nutrition, la santé reproductive, la violence contre les femmes, la promotion des droits économiques et sociaux des femmes et la sensibilisation des hommes aux dynamiques machistes et patriarcales. Le groupe appuie Centro Ideas en organisant et animant des ateliers dans les institutions scolaires à Ocoto Alto sur des thèmes tels que l’estime de soi, le leadership et la citoyenneté active avec comme objectif d’exprimer la compréhension des jeunes sur les droits et la participation des femmes et des filles à travers l’art. De plus, le groupe accompagnera les jeunes dans la réalisation de leur projet artistique.

Sénégal : vers une autonomie alimentaire viable grâce à l’agriculture urbaine

Un deuxième groupe travaille avec le Centre d’Ecoute et d’Encadrement pour le Développement Durable (CEEDD) à Thiès, au Sénégal, sur un projet en aquaponie et en agroécologie. Le CEEDD regroupe un grand réseau de femmes de la région de Thiès autour d’activités complémentaires telles que l’agriculture, l’artisanat et l’éducation. L’objectif de la promotion de l’agriculture en milieu urbain est à la fois de permettre aux familles d’avoir accès à des produits issus de l’agriculture saine et durable et également d’avoir une activité génératrice de revenu en vendant les surplus. Le groupe travaille à l’accompagnement de l’installation d’une système aquaponique avec l’appui de l’Agence Nationale de l’Aquaculture du Sénégal et à l’organisation et l’animation d’ateliers sur l’agroécologie, l’impact des changements climatiques et la protection de l’environnement.

Pérou : promouvoir les bienfaits de la consommation de produits locaux avec la vidéo et la formation

Un troisième groupe travaille avec IDMA – Instituto de Desarrollo y Medio Ambiente à Pacaran, au Pérou, pour promouvoir les produits locaux par la vidéo. Les initiatives d’IDMA sont basées sur cinq axes de développement : agriculture durable et sécurité alimentaire, éducation environnementale, la citoyenneté et gouvernabilité, les marchés agroécologiques, et le changement climatique et la gestion des risques. Le groupe appuie IDMA en réalisant des capsules vidéos promotionnelles sur les producteurs et productrices de la région de Pacaran, leur travail au marché écologique de Lunahuana et la promotion des produits locaux. De plus, le groupe organise des ateliers dans les écoles de Pacaran et de Lunahuana sur l’environnement, les bienfaits de la consommation des produits locaux et la saine alimentation.

 

À propos du programme Québec sans frontières

Par l’entremise du programme de stage international Québec sans frontières (QSF), SUCO permet aux Québécoises et Québécois ayant entre 18 et 35 ans de vivre une expérience d’initiation à la solidarité internationale. Ce programme est financé par la Direction du développement international du ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec (MRIF) et coordonné par l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)Les stagiaires réalisent en groupe une immersion interculturelle unique en son genre d’une durée de 70 jours, au sein d’une communauté en Afrique de l’Ouest ou en Amérique latine.

En savoir plus sur le programme QSF »

Renseignements supplémentaires :

Marylène Leduc
Adjointe à la programmation, coopération volontaire et stages
maryleneleduc@suco.org
514 272-3019, poste 229

 

 


Notre directrice générale de retour de mission du Sénégal

 

Le mois dernier, Geneviève Giasson, directrice générale de SUCO, est allée rencontrer nos principaux partenaires et explorer les opportunités de développement au Sénégal.

SUCO et le Sénégal : des liens solides

Avec 15,4 millions d’habitants, le Sénégal est l’un des pôles économiques les plus importants d’Afrique de l’Ouest. Présent depuis 2012 dans ce pays sahélien situé dans la partie la plus occidentale de l’Afrique, SUCO a tissé des liens solides au fil des années et des projets. Qu’il s’agisse de besoins en agriculture, égalité femmes-hommes, efficacité énergétique, changements climatiques, etc., SUCO a épaulé ses partenaires locaux par l’envoi de 71 stagiaires et volontaires. Actuellement, six stagiaires et volontaires sont en poste au Sénégal et 13 autres seront recrutés entre juin et août 2019.

Compte rendu de mission

Geneviève Giasson lors d’une réunion de travail avec des membres du GRAIM

Accompagnée du représentant de SUCO au Sénégal, Geneviève s’est entretue avec l’équipe du Groupe de Recherche et d’Appui aux Initiatives Mutualistes (GRAIM), au sujet de l’avancée de « Dund ak keew bi »,. En partenariat avec Réseau Environnement, ce projet de gouvernance locale vise à renforcer les capacités d’adaptation et de résilience aux changements climatiques de six communes du Plateau de Thiès.

Elle a également été accueillie par des membres de l’Association des Apiculteurs du Sénégal. Cette organisation formée de membres bénévoles intervient dans l’élevage des abeilles, la production et la transformation du miel, dans le respect de l’environnement.

Soutenir les femmes est au cœur de la mission de SUCO. C’est la raison pour laquelle Geneviève a rencontré des associations de femmes qui œuvrent en pisciculture et aquaculture ainsi qu’en transformation et commercialisation de produits issus de l’agriculture urbaine.

Lors de son passage à Dakar, Geneviève a pu expliquer l’approche de SUCO à l’occasion des rencontres avec des représentants d’autres organismes de coopération, de l’Ambassade du Canada et de la Délégation du Québec. Elle a aussi participé à une journée de réseautage organisée par l’Ambassade du Canada.

Un avant-goût culturel

De retour au Québec avec de nouvelles idées plein la tête, Geneviève a ramené dans ses bagages quelques objets qui serviront à l’encan de l’événement philanthropique phare de SUCO « Au goût du monde ». Le Sénégal sera ainsi à l’honneur le 24 octobre 2019. Notez-le à vos agendas !


Souvenirs du terrain

 

Notre cohorte 2018 de stagiaires du Programmes de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) est de retour depuis plus de trois mois maintenant, mais continue de nous écrire des souvenirs du terrain. Ce mois-ci, Zoé nous partage son engouement pour les foires d’aliments agroécologiques qu’elle visitait quand elle habitait Lima au Pérou. Christine, quant à elle, se rappelle le premier atelier de formation sur la commercialisation qu’elle a donné, et comment elle a constaté son impact par la suite. Depuis février, 13 nouveaux et nouvelles stagiaires ont atterris au Honduras, au Pérou, au Sénégal et au Burkina Faso. Suivez leurs aventures à stages.suco.org

 

Crédit photo : Christine Latendresse


Ajoute une expérience internationale hors du commun à ton CV !  

 

SUCO cherche 25 stagiaires internationaux pour des départs en août 2019

Date limite pour postuler :  19 mai 2019

 

Qu’ont en commun Dahlia et Caroline sur cette photo? Un intérêt marqué pour les enjeux d’égalité femmes-hommes et de souveraineté alimentaire; jumelé au cran de réaliser un mandat de six mois au sein de la communauté de Santa Eulalia au Pérou! De juin à décembre 2018, elles ont participé au Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) de SUCO et ont acquis de nouvelles compétences professionnelles en les mettant à profit pour appuyer un projet de formation agricole.

« Le principal avantage et apprentissage que j’ai retiré d’une expérience comme celle-ci, c’est sans nul doute la compréhension des enjeux liés à l’environnement et l’agriculture. J’ai tellement appris sur les principes d’agroécologie et surtout sur l’impact des changements climatiques en Amérique latine que je me suis jurée de chercher un emploi ayant un impact sur cela au retour au Canada ! » – Caroline Wegner Tolio, ancienne stagiaire en commercialisation de produit agricole et maintenant chargée de projet en sécurité alimentaire

Fais comme Dahlia et Caroline, postule à suco.org/emploi et vois où l’aventure PSIJ te mène !


Nouvelle adjointe à la direction

 

L’équipe de SUCO Montréal s’agrandit ! Nous accueillons Mireille Acheampong au titre d’adjointe à la direction. Dans le cadre de ses fonctions, elle assistera Geneviève Giasson, directrice générale de SUCO. Bienvenue parmi nous Mireille!

Crédit photo : Hélène Colin

« Étant une grande adepte de voyages, le Canada – et l’Amérique latine ! – faisait partie de mes destinations favorites. En 2014, j’ai donc pris la décision de quitter la France pour m’installer à Montréal dans le but de découvrir de nouveaux horizons professionnels et culturels.

Après avoir obtenu un baccalauréat en ressources humaines à Strasbourg, j’ai travaillé pendant 6 ans aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg. À mon arrivée au Québec, j’ai poursuivi mon épanouissement professionnel dans plusieurs domaines. J’ai travaillé pendant 2 ans pour Avenirs d’enfants, une belle organisation qui oeuvre pour le bien-être des tout-petits. J’y ai eu la chance de collaborer au sein de plusieurs directions.

La fin de cette belle aventure m’a permis d’avoir l’opportunité de travailler avec SUCO ; c’est un nouveau défi que je prends à cœur et un poste qui me permettra d’appuyer la mission et les valeurs et de l’organisme !  »

 


Le commerce local

 

Après dix semaines dans la ville de Pacarán avec l’organisme IDMA, Audrey Ménard, la responsable d’équipe du groupe Québec sans frontières, nous livre ses réflexions sur l’importance du commerce local, que ce soit au Québec ou au Pérou. N’hésitez pas à aller lire le blogue du groupe pour en apprendre plus sur leur projet.

La consommation de produits locaux est une façon simple de diminuer notre empreinte écologique et de lutter contre les changements climatiques. Elle permet de réduire le kilométrage alimentaire, notion référant à la distance parcourue des aliments avant de se retrouver dans nos assiettes[1]. En consommant local, le transport des produits est significativement réduit, tout comme les émissions de gaz à effet de serre qui lui sont associées.

Nous avons été surpris et surprises de constater, dans le cadre de notre projet Québec sans frontières, que la mise en place de potagers biologiques dans des écoles de Pacarán avait contribué au commerce local de la région. Non seulement les produits récoltés sont consommés par les élèves des écoles où ont été implantés les jardins, mais les surplus de légumes sont vendus aux restaurateurs du coin afin de financer un fonds permettant d’acheter du matériel scolaire pour les élèves.

À travers le projet FORMAGRO, mis en œuvre en partenariat avec SUCO, plusieurs centaines d’étudiants et d’étudiantes au Pérou ont l’occasion de développer leurs produits et de les commercialiser dans leur région. Dans le cadre de leur cours sur la transformation des aliments, ils et elles apprennent à élaborer un produit qui sera peaufiné et personnalisé tout au long du semestre. Les élèves ont en effet l’occasion de réaliser toute une myriade d’analyses et d’essais dans des laboratoires mis à leur disposition. En ressortent des produits alimentaires distincts, tous plus délicieux les uns que les autres, tels que yogourt, miel, thé, jus, tartinade et aliments marinés. Le tout est préparé avec la touche de chacun, ce qui procure une belle diversité dans l’offre de produits disponibles.

IDMA et SUCO, les deux organisations partenaires à l’origine du projet dans la province de Lima, ont implanté une foire commerciale hebdomadaire afin de soutenir et renforcer la mise en marché des produits de leurs étudiants et étudiantes. Cette Eco-Feria se déroule les fins de semaine à Lunahuana, une petite ville plus populeuse et plus touristique que Pacarán (les cours du programme FORMAGRO se déroulent à Pacarán). Les deux villes étant situées à vingt kilomètres l’une de l’autre, les étudiants et étudiantes peuvent facilement y transiter et transporter leurs produits. Il est à noter que les produits alimentaires ne sont pas les seuls à être commercialisés dans le cadre de l’Eco-Feria. Des étudiants et étudiantes y vendent également des plantes et des arbres fruitiers prêts à être transplantés. Tout comme les produits transformés, les produits horticoles sont biologiques afin de réduire l’utilisation des pesticides qui posent un risque pour la santé des agriculteurs et des agricultrices, pour la biodiversité et les ressources naturelles. Les plantes et arbres fruitiers sont également, pour la plupart, vendus dans des contenants recyclés dans l’optique de réduire la production de déchets.

Dans le but d’en apprendre davantage sur les impacts du FORMAGRO, notre groupe est allé visiter l’Eco-Feria de Lunahuana. Nous avons pu entretenir d’intéressantes discussions avec les commerçants et commerçantes. Maria Nelly Yactayo Casas, ancienne étudiante du FORMAGRO, a été sans équivoque à ce sujet : le programme a été grandement bénéfique pour elle. Elle a affirmé avoir doublé les revenus découlant de sa production de yogourt grâce aux cours et à la foire commerciale. Maria Nelly a pu développer une multitude de saveurs de yogourt, choisir des récipients appropriés pour ses produits, concevoir des étiquettes professionnelles pour ceux-ci et avoir accès à une toute nouvelle clientèle.

Deux stagiaires de notre groupe ont également eu l’occasion d’accompagner le personnel d’IDMA à l’Eco-Feria de LLapay au nord de Pacarán, un événement rassemblant plusieurs producteurs et productrices locaux, dont des élèves du FORMAGRO. L’événement était festif et convivial. Des cultivateurs et cultivatrices d’espèces maraîchères ancestrales étaient présents et avaient apporté plus d’une soixantaine de variétés de pommes de terre, légume emblématique du Pérou. L’événement s’est conclu par un concours de danses traditionnelles auquel participaient les élèves des écoles de la région.

Tout au long de notre stage, nous avons pu constater un vif engouement pour le commerce local dans la région de Pacarán. Celui-ci est aussi bien présent au Québec. Toutefois, dans notre province, les fruits et les légumes continuent de parcourir en moyenne 3500 à 5000 kilomètres avant d’atteindre nos assiettes, alors qu’il existe différentes façons de manger local, et ce, même en hiver[2]. Peut-être aurions-nous intérêt, nous aussi, à organiser des événements qui soient aussi festifs, ponctuels et, par-dessus tout, à l’échelle de nos quartiers ?

[1] Bernard Lavallée, Sauver la planète une bouchée à la fois, Les Éditions La Presse, 2015, p. 18.

[2] Ibid.

Par Audrey Ménard, responsable d’équipe du groupe Québec sans frontières au Pérou 


Nouvelle direction générale à SUCO

 

 Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate

Nouvelle direction générale à SUCO

Montréal, le 28 mai 2018 – Le président du conseil d’administration, monsieur Claude Provencher, a le plaisir d’annoncer l’entrée en fonction de madame Geneviève Giasson à titre de directrice générale de SUCO.

Madame Giasson est une gestionnaire aguerrie et une spécialiste des questions de développement local et régional. Avant d’assumer ses fonctions chez SUCO, elle a cofondé et dirigé Communagir, une organisation soutenant de nombreuses démarches et projets collectifs dans l’ensemble du Québec. Elle a aussi agi à titre-conseil auprès de divers acteurs et actrices en matière de développement territorial, de participation citoyenne, d’empowerment, de lutte contre la pauvreté, d’entrepreneuriat social et de gestion collaborative.

Elle possède une longue expérience dans le secteur public et celui des ONG où elle a développé et géré différents projets et programmes. Certaines de ses réalisations sont aujourd’hui reconnues comme des innovations importantes. C’est le cas du cadre de partenariat et de financement des tables de quartier montréalaises, qui a inspiré plusieurs autres initiatives au Québec et à l’étranger.

Sur le plan de la coopération internationale, madame Giasson a travaillé au Niger pour le compte d’Oxfam-Québec et du CECI à la mise sur pied de projets d’économie sociale et en appui organisationnel à des réseaux de défense des droits humains et des femmes. Elle a également été accompagnatrice de stagiaires Québec sans frontières. Elle possède une formation de premier cycle en communication et en psychologie de l’Université du Québec à Montréal, ainsi qu’une maîtrise en études urbaines de l’Institut national de la recherche scientifique.

« Le choix de Geneviève s’est avéré clair pour le conseil d’administration », affirme son président, monsieur Claude Provencher. « Elle nous amène un leadership humain et rassembleur ainsi qu’un talent indéniable de gestionnaire. Ses valeurs et ses expériences passées s’harmonisent parfaitement aux valeurs et aux champs d’intervention de SUCO. L’arrivée de Geneviève est un atout considérable et nous sommes très fiers de la savoir à la barre de l’organisation. »

Madame Giasson souligne pour sa part qu’en se joignant à l’équipe de SUCO, c’est une boucle qui se referme et une autre qui s’ouvre : « Toute ma carrière est traversée par un profond engagement pour la solidarité humaine et le développement durable. J’aspire aujourd’hui à mettre ma capacité d’entrepreneure sociale et de rassembleuse au service de la mission de SUCO et des personnes qu’elle appui. J’apporte mes compétences et mon expérience, mais je suis certaine que j’apprendrai également beaucoup. Cela m’enthousiasme énormément !  »

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À propos de SUCO
SUCO est un organisme de coopération internationale fondé en 1961. Il réalise des projets de développement durable visant à renforcer l’autonomie des personnes, des organisations et des collectivités dans six pays : Burkina Faso, Haïti, Honduras, Nicaragua, Pérou et Sénégal. L’expertise de SUCO se situe principalement dans les domaines de l’agriculture durable, du développement local, de la mobilisation citoyenne et de l’entrepreneuriat rural.

Renseignements :
Geneviève Giasson
Directrice générale, SUCO
genevievegiasson@suco.org
Tél. : 514 272-3019, poste 232