Des nouvelles du projet FORMAGRO au Pérou

 

Depuis 2015, le projet FORMAGRO est en cours au Pérou dans les régions de Lima et d’Ancash. Celui-ci vise à soutenir les jeunes producteurs et productrices par le biais de formations, d’appui à la production agricole durable, et de soutien à la création de petites entreprises. Voici les dernières nouvelles.

► Un forum national pour s’adapter aux changements climatiques

Les 5, 6 et 7 juin 2019, s’est tenu le forum Adaptation aux changements climatiques des systèmes agraires andins à Huaraz dans la région d’Ancash. Plus de 250 jeunes productrices et producteurs, représentants·es d’organisations jeunesse, enseignants·es, autorités et professionnels·elles du secteur étaient présents. Les participants·es se sont réunis autour du slogan « Patsamamata waatakushun, kanan waray shumaq kawakunapaa » (Prenez soin de notre Terre-mère pour bien vivre au présent et à l’avenir).

La première journée était dédiée à une visite terrain qui a permis de saisir l’impact des changements climatiques dans la région et les solutions envisagées par les jeunes producteurs et productrices. Par la suite, lors des deux journées de travail qui ont suivi, les participants et participantes ont réfléchi à l’impact des changements climatiques sur les moyens de subsistance des populations andines et ont échangé leurs expériences, stratégies et techniques d’adaptation mises en œuvre dans les écosystèmes andins.

 

Processus de travail

Les participants et participantes ont été divisés en quatre grands groupes de travail afin de rassembler leurs expériences et leurs contributions en adaptation aux changements climatiques, et en particulier au niveau de la préservation de techniques ancestrales, tout en explorant leurs avantages et leurs inconvénients.

Ce travail a été précédé par des expositions sur les changements climatiques dans la région andine, la situation des femmes et des jeunes ruraux dans ce contexte, les techniques de récupération d’eau et l’agroécologie en tant que stratégie d’adaptation aux changements climatiques.

 

Les conclusions des groupes de travail

Ces travaux de groupe ont permis de compiler diverses stratégies et techniques, ancestrales et innovantes, contribuant à l’adaptation aux changements climatiques dans une perspective globale de système agricole durable.

La culture en terrasse, l’agroforesterie pratiquée en association avec des arbres indigènes, l’utilisation du guano (engrais à base d’excréments) comme engrais organiques et production de biogaz, la diversification des cultures, la mise en place de jardins biologiques familiaux et l’élevage d’abeilles sont parmi les solutions qui ont été discutées par les participants et participantes. S’ajoutent des stratégies pour favoriser la collecte et l’utilisation rationnelle de l’eau avec des techniques telles que les fosses d’infiltration, les systèmes d’irrigation et l’utilisation de réservoirs. Le sujet des déchets a également été abordé au niveau de la collecte et la séparation adéquate des déchets solides recyclables et une élimination adéquate des déchets non recyclables.

 

 

Les résultats du forum ont reflété les effets concrets des changements climatiques dans les différentes régions du Pérou. C’est pourquoi, au cours de l’événement, les participants et participantes ont souligné l’importance d’intégrer et de partager les différentes techniques élaborées par chacun et chacune afin de mieux s’adapter. Les solutions doivent être variées dans un même espace géographique.

À propos du forum

Le forum en était à sa 3e édition. En 2017, à Huaraz, le premier forum avait pour objectif de valoriser les systèmes de production agricole familiale pour favoriser le développement, spécialement pour les jeunes des milieux ruraux. En 2018, le forum, qui s’est tenu à Lima, a permis de recueillir les besoins des jeunes, en lien avec la formation pour le développement d’entreprises agricoles, l’accès au financement et aux marchés agroécologiques et la participation des jeunes au sein des organisations agraires et politiques.  En 2020, la question de la participation des jeunes dans le contexte politique rural et les marchés agroécologiques sera mise de l’avant.

► Concours du Fonds Wiñay (Grandir en langue quechua)

Le fonds Wiñay est né en réponse aux difficultés rencontrées par les jeunes agriculteurs et agricultrices de fermes familiales au niveau de l’obtention de financement pour mettre en œuvre leurs idées de commercialisation.

 

Jesús Javier produit des œufs agroécologiques à Ancash

 

Lors de sa troisième édition, en juillet et août dernier, le Fonds Wiñay a attribué des bourses à 13 projets jeunesse, sept dans la région d’Ancash et six dans la région de Lima, auxquels s’ajoutent un total de 33 projets agroécologiques financés depuis le lancement de sa première édition en octobre 2018.

« La jeunesse est l’avenir de l’agriculture familiale. Préserver l’intérêt pour l’agriculture en tant que profession est vital pour la sécurité alimentaire et le développement agricole à venir. Les jeunes agriculteurs et agricultrices sont le pont entre les connaissances traditionnelles et locales et les idées novatrices. » FAO

Le financement non remboursable vise à contribuer au développement d’entreprises répondant aux caractéristiques suivantes :

  • Les entreprises sont dirigées par des jeunes hommes et femmes, âgés de 16 à 35 ans, et qui ont participé à l’un des modules de formation offerts dans le cadre du projet FORMAGRO;
  • Les entreprises utilisent des techniques issues de l’agroécologie;
  • Les entreprises proposent des solutions innovantes.

 

Dany Ancco de Salud Natura

 

Remise des prix

À Lima, la cérémonie d’évaluation finale et de remise des prix a eu lieu le jeudi 18 juillet dans les jardins de la faculté de zootechnie de l’Université nationale agraire de La Molina. À Ancash, la foire des gagnants et gagnates s’est tenue le vendredi 16 août à l’Hôtel Huascarán à Huaraz.

 

Les six entreprises gagnantes à Lima

 

Les sept entreprises gagnantes à Ancash

 

Parmi les entreprises primées, on trouve, entre autres, des producteurs et des productrices de nectars et de glaces de fruits et légumes locaux, de farine de kiwicha (amarante) et de pains artisanaux aux grains andins, de miel au pollen andin, ainsi que de fromages affinés et d’œufs biologiques.

« En tant que jeunes, nous avons beaucoup de choses en tête, mais nous visons toujours quelque chose de prometteur. » – Cristian Yactayo, Valle escondido –

 

Cristian Yactayo fait partie du jardin agroécologique de Valle Escondido

 

On observe, qu’à chaque édition, le niveau de préparation des entreprises augmente, comme le souligne Émilie Lemieux, directrice du projet FORMAGRO :

« Nous réalisons que les jeunes qui se présentent au Fonds sont mieux préparés. Cela se reflète dans la qualité des produits qu’ils nous présentent, dans leur préparation au concours et dans leur plan d’affaires qui devient plus professionnel »

La quatrième et dernière édition du concours aura lieu le 13 décembre prochain et permettra le financement de 13 entreprises supplémentaires administrées par des jeunes du projet FORMAGRO.

► Suivez les activités du projet FORMAGRO sur la page Facebook de SUCO au Pérou (en espagnol) : https://www.facebook.com/sucoperu/


Renseignements supplémentaires :

Émilie Lemieux
Directrice du projet FORMAGRO au Pérou
emilielemieux@suco.org

Mélanie Lacroix,
Directrice adjointe du projet FORMAGRO au Pérou
melanielacroix@suco.org

 

Photos : Carlos Ly


Une nouvelle cohorte du PSIJ sur le terrain

 

 

Plusieurs stagiaires du Programme de stages internationaux pour les jeunes sont partis·es vers leur pays respectif afin de réaliser différents mandats au cours des 6 prochains mois. Ces stagiaires collaboreront avec nos organisations partenaires dans différents domaines : administration, communications, égalité femmes-hommes, agroécologie, environnement, et bien plus. Laissez-nous vous les présenter.

Honduras

Flavie Gauthier Chamard est partie à titre d’agente en agroécologie et permaculture avec Centro Cultural Hibueras à Santa Bárbara dans le cadre du Programme de stages internationaux pour les jeunes. Flavie effectuera un mandat de 6 mois.

Flavie entourée des employés·es et volontaires du partenaire, le Centro Cultural Hibueras, dont Ariel Coronel-Morales, conseiller en audiovisuel et Jean-Philippe Gélinas, représentant de SUCO


Nicaragua

Au Nicaragua, 2 jeunes professionnelles sont parties effectuer des mandats de 6 mois dans 2 organisations. Audrey Perreault a rejoint l’Association Projet Miriam à Esteli à titre d’agente en égalité femme-hommes, tandis qu’Alyssa Revolus s’est vue attribuer un mandat d’agente en commercialisation avec la Cooperativa de Ahorro y Crédito 10 de Mayo à Palacagüina.

 

Audrey et Alissa à leur arrivée avec l’équipe du bureau de SUCO au Nicaragua : Felix Solis, Esmeralda Zepeda et Carmen Duarte


Pérou

3 jeunes professionnelles sont parties pour 6 mois au Pérou. Les 3 stagiaires rejoindront l’équipe du projet FORMAGRO mis en œuvre en collaboration avec les organismes IDMA et ALLPA. Catherine Dodaro sera agente en environnement, tandis que Marie Létourneau aura le titre d’agente en égalité femmes-hommes à Lima. Cynthia Salim Lopez, pour sa part, sera agente en commercialisation agroécologique avec l’organisation IDMA à Santa Eulalia.

Catherine, Marie et Cynthia entourées de membres de l’équipe de SUCO. De gauche à droite : Alexandru Beg (coopérant Conseiller en suivi et évaluation), Magaly Cárdenas (Administratrice), Catherine Dodaro (PSIJ, stagiaire en environnement), Marie Létourneau (PSIJ, stagiaire en égalité des genres), Nayheli Alliu (Coopérante Conseillère en environnement), Gina Quispe Maraví (Employée technicienne comptable), Katherine Melendez (Coopérante Conseillère en entrepreneuriat), Mabel Pájares (Assistante administrative-logistique), Catherine Joubert (Coopérante Conseillère en égalité des genres), Cynthia Salim Lopez (PSIJ, stagiaire en commercialisation), Katherine Bergeron (coopérente conseillère en commercialisation et environnement) et Margarita Canales (Coordonnatrice du volontariat)


Sénégal

Au Sénégal, ce sont 4 jeunes professionnels·elles qui sont partis·es travailler dans les régions de Dakar et de Thiès pour une durée de 6 mois. 2 stagiaires ont rejoint l’équipe de JVE à Dakar, Roxane Pellerin effectuera un mandat à titre d’agente en administration et finances, tandis que Saphia Arhzaf sera agente en communication. Elijah St-Louis sera également agent en communication, mais avec l’organisme GRAIM à Thiès. Finalement, Aïda Gaëlle Bâ effectuera un mandat à titre d’agente en entrepreneuriat jeunesse avec l’organisation Wildaf à Dakar.

Dans l’ordre : Roxane, Aïda Gaëlle, Elijah et Saphia

À propos du Programme de stages internationaux pour les jeunes

Le Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) fait partie de la Stratégie emploi jeunesse du gouvernement du Canada qui offre aux jeunes Canadiens et Canadiennes les outils et l’expérience nécessaires pour amorcer leur carrière du bon pied. Le PSIJ vise à fournir aux jeunes détenant un diplôme postsecondaire la possibilité d’acquérir une expérience professionnelle en travaillant dans le domaine du développement international. L’objectif du PSIJ consiste à appuyer des initiatives durables de développement international, proposées par des associations professionnelles canadiennes, des établissements d’enseignement, des organisations non gouvernementales et des entreprises privées, en partenariat avec des organisations partenaires locales. Le programme est réalisé avec l’appui financier du gouvernement du Canada accordé par l’entremise d’Affaires mondiales Canada (AMC).

En savoir plus sur le PSIJ »


Renseignements supplémentaires :

Martin Parent-Roy
Agent de programme, volontariat
514 272-3019, poste 222
martinparent-roy@suco.org

 


SUCO sera bientôt au Bénin !

 

De nouveaux projets pour SUCO !

Dès novembre 2019, trois de nos conseillers·ères volontaires partiront à Bohico, dans le département du Zou au Bénin, afin d’appuyer notre partenaire ALDIPE avec ses programmes ECMS et PADCE XXI. Ils et elles seront suivis·es d’un de nos groupes Québec sans frontières en juin 2020.

 

 

Notre partenaire : ALDIPE

Notre partenaire, l’Association de Lutte pour un Développement Intégré et pour la Protection de l’Environnement (ALDIPE), est une organisation non gouvernementale béninoise. ALDIPE travaille avec des populations défavorisées en préconisant des approches de responsabilisation et d’auto-promotion. L’organisme participe au développement socio-économique et culturel de l’Afrique en général et, plus particulièrement, du Bénin : il travaille dans les départements du Zou, des Collines, de l’Atlantique et du Couffo. Les principaux domaines d’intervention d’ALDIPE sont l’agriculture durable, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la santé communautaire, l’éducation et la formation, la promotion des droits des enfants et des femmes et la gouvernance locale. Les questions de l’environnement et de genre constituent les axes transversaux de ses interventions.

Nos volontaires

Notre conseiller·ère en commercialisation et notre conseiller·ère en environnement et agroécologie collaboreront avec ALDIPE dans le cadre de son programme de Promotion de l’Agriculture Durable et d’une Citoyenneté Engagée au XXIème siècle (PADCE XXI) visant à promouvoir le développement des filières agricoles locales (riz, maïs et soja) par des communautés ancrées durablement dans leurs territoires dans les communes d’Abomey, Zakpota, Zangnanado et Zogbodomey dans le département du Zou. Notre conseiller·ère en participation citoyenne des jeunes se concentrera plutôt sur le programme d’Éducation à la Citoyenneté Mondiale et Solidaire (ECMS) qui vise à conscientiser les jeunes aux enjeux du développement, aux inégalités qui les entourent et aux mécanismes qui engendrent ces inégalités.

 

Notre groupe QSF

De son côté, notre groupe Québec sans frontières s’installera à Allahé, dans la commune de Za-kpota, pendant 70 jours à l’été 2020. Ils et elles participeront au projet L’agroécologie et les savoirs ancestraux pour le respect de l’environnement en réalisant un diagnostic sur les pratiques agricoles et les connaissances en agroécologie des producteurs·trices de la région et en présentant des ateliers à la ferme-école mise en place par ALDIPE. Dans le cadre du projet ECMS, ils et elles discuteront avec des jeunes lors d’ateliers en plus de les encourager dans leurs activités de reboisement.

 


Renseignements supplémentaires :

Anne Vincent
Chargée de programme – volontariat
annevincent@suco.org
514 272-3019, poste 231


SUCO recherche des participants·es pour Québec sans frontières 2019-2020 !

 

À propos du programme Québec sans frontières

Par l’entremise du programme de stage international Québec sans frontières (QSF), SUCO permet aux Québécoises et Québécois ayant entre 18 et 35 ans de vivre une expérience d’initiation à la solidarité internationale. Ce programme est financé par la Direction du développement international du ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec (MRIF) et coordonné par l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)Les stagiaires réalisent en groupe une immersion interculturelle unique en son genre d’une durée de 70 jours, au sein d’une communauté en Afrique de l’Ouest ou en Amérique latine.

Participants·es QSF au Pérou en 2019

 

Le programme QSF se déroule sur une année complète de la façon suivante :

  • 6 fins de semaine de formation pré-départ obligatoires réparties d’octobre 2019 à mai 2020
  • Un séjour de 70 jours dans le pays d’accueil et vie en famille d’accueil
  • Un ou une responsable d’équipe par projet
  • Un bilan d’une fin de semaine au retour
  • Des activités de sensibilisation du public québécois au retour

Conditions d’admissibilité :

  • Être âgé ou âgée de 18 à 35 ans
  • Être de nationalité canadienne ou avoir la résidence permanente
  • Avoir son domicile permanent au Québec depuis au moins 1 an
  • Posséder un diplôme d’études secondaires
  • Être en bonne santé physique et mentale (des certificats médicaux sont requis)

En savoir plus sur le programme QSF »


Les trois projets de SUCO pour les cohortes 2019-2020

Participants·es QSF au Sénégal en 2019

BÉNIN: L’AGROÉCOLOGIE ET LES SAVOIRS ANCESTRAUX POUR LE RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT

Notre partenaire, ALDIPE, a mis sur pied une ferme-école qui réalise plusieurs activités de production, de transformation, de maraîchage, d’élevage et la mise en place de parcelles de démonstration. Cette ferme-école sert de lieu de formation pratique, d’expérimentation et de démonstration pour les producteurs·trices de la région.

ALDIPE travaille également avec des jeunes afin de les outiller en éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire (ECMS). Dans leur engagement citoyen, ces jeunes mènent des activités de reboisement pour la protection de l’environnement et des jardins scolaires pour promouvoir des pratiques agroécologiques.

Description des activités : 

  • Réaliser un diagnostic sur les pratiques agricoles et les connaissances en agroécologie des producteurs et productrices de la région de Allahé;
  • Répertorier les savoirs ancestraux en agriculture respectueux de l’environnement dans la région de Allahé;
  • Monter et animer des ateliers pratiques sur l’agroécologie, le compostage et l’aviculture auprès des producteurs et productrices de la ferme-école de Allahé;
  • Créer des outils afin de favoriser le transfert des connaissances;
  • Participer à des échanges sur les enjeux environnementaux avec des jeunes des cellules d’éducation à la citoyenneté mondiale et de solidarité (ECMS) à Abomey;
  • Participer et soutenir les activités de reboisement des jeunes des cellules ECMS à Abomey.

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HONDURAS: L’ENTREPRENEURIAT JEUNESSE POUR CONTRER L’EXODE RURAL

Notre partenaire, FIPAH, intervient au niveau de l’autonomisation économique des femmes dans plusieurs communautés. Cependant, ce travail est insuffisant pour contrer l’exode rural des jeunes de la région. Ce projet QSF vise la mise en place d’un processus de formation en entrepreneuriat, particulièrement la création de microentreprises (qui sont simples à réaliser), afin de développer de nouvelles opportunités économiques, de valoriser ce qui est disponible dans les communautés et de freiner l’immigration des jeunes.

Les jeunes s’impliquent aussi, parallèlement, dans des initiatives de reboisement afin d’améliorer la qualité de l’environnement et d’embellir la communauté. La participation à ces projets de reboisement permettra aux jeunes de la région de s’impliquer activement dans un projet ayant des retombées positives concrètes. La naissance d’un sentiment de fierté lié à ce projet contribuera à augmenter le désir des jeunes de rester dans leur communauté.

Description des activités :       

  • Réaliser un diagnostic sur les besoins de formations des jeunes en entrepreneuriat, sur leurs intérêts et besoins et sur les opportunités économiques de la région;
  • Monter et réaliser des ateliers de formations sur l’entrepreneuriat, la microentreprise, le démarrage d’entreprise et la gestion financière;
  • Accompagner les jeunes dans la création et la réalisation de leur plan d’affaires;
  • Créer un réseau d’échanges sur les bonnes pratiques entre les jeunes de la région;
  • Créer des outils afin de favoriser le transfert des connaissances;
  • Participer aux initiatives de reboisement des jeunes de la communauté.

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PÉROU: LA NUTRITION AU COEUR DES SYSTÈMES ALIMENTAIRES VIABLES

La population de la région de Caraz est aux prises avec le double fardeau de la malnutrition et du surpoids. Bien que les activités des familles reposent essentiellement sur la production agropastorale de subsistance qui constitue la principale source d’alimentation, l’évolution économique du pays amène avec elle l’introduction de produits alimentaires à faible teneur nutritive au détriment des produits locaux de qualité et riches en vitamines et en protéines.

Ce projet QSF vise à considérer tout le système alimentaire, avec ALLPA, afin d’aborder les problèmes de nutrition. Cette approche permettra de mieux cibler les problèmes et les causes de l’ensemble du cycle de vie de l’aliment en regardant du côté des pratiques agricoles et des types d’aliments cultivés, jusqu’aux habitudes de consommation et la disponibilité des aliments dans le but d’obtenir des impacts concrets à long terme sur la santé des populations.

Description des activités :       

  • Réaliser un diagnostic sur les habitudes de consommation des aliments et sur les aliments disponibles et cultivés localement dans la région de Caraz
  • Réaliser un diagnostic sur les outils didactiques en nutrition et les modules de formation disponibles à Caraz;
  • Monter et animer des formations sur la nutrition et la saine alimentation;
  • Organiser une campagne de sensibilisation sur la nutrition et la saine alimentation auprès de la population de Caraz;
  • Créer des outils didactiques et de sensibilisation en nutrition.

► Le groupe est désormais complet !

 

Participants·es QSF au Pérou en 2019

 


Renseignements supplémentaires :

Marylène Leduc
Adjointe à la programmation, coopération volontaire et stages
maryleneleduc@suco.org
514 272-3019, poste 229

Noémie Pelletier-Deschamps
Adjointe à la programmation, Québec sans frontières
adj-programmes@suco.org
514 272-3019, poste 229


Dund ak Kéew bi, projet de résilience aux changements climatiques : faites un don dès aujourd’hui

 

Comme vous le savez, les populations rurales du sud aux prises avec les effets des changements climatiques doivent relever de nombreux défis pour assurer leur subsistance. Tous et toutes sont durement touchés·es, mais les données le démontrent, les femmes sont particulièrement sensibles aux aléas du climat. Même si elles sont rarement propriétaires des terres en raison d’inégalités sociales, économiques et culturelles, c’est généralement sur les femmes que repose la production des ressources dont la famille a besoin.

Dund ak Kéew bi, une manière concrète d’outiller les femmes

Les fonds amassés lors de cette campagne serviront, entre autres, à soutenir des femmes du Plateau de Thiès au Sénégal qui contribuent actuellement à la lutte aux changements climatiques dans le cadre du projet Dund ak Kéew bi, qui signifie Vivre longtemps avec l’environnement, en langue wolof. Dans les derniers mois, des pépinières gérées par des regroupements de femmes ont déjà permis à 1 773 élèves et 67 enseignantes de participer au reboisement de la région grâce à la plantation de 6 334 arbres. Une telle action a plusieurs bénéfices pour la région, dont une meilleure fertilisation des terres et la réduction de l’érosion.

Faire un don aujourd’hui permettra notamment à ces femmes et élèves d’atteindre leur objectif de 12 000 arbres plantés d’ici la fin de l’année 2019. Votre don portera fruit pour les communautés sénégalaises.

Grâce à votre fidèle appui, nos volontaires et partenaires accompagnent les femmes dans le renforcement de leurs activités agricoles et de leur autonomie, afin d’améliorer la sécurité alimentaire et les revenus de leur famille et de leur communauté.

Des effets à long terme

Selon une étude menée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture*, il a été démontré que lorsque les femmes ont la maîtrise d’un supplément de revenu, elles en consacrent une part plus importante que les hommes à l’alimentation, à la santé, à l’habillement et à l’éducation de leurs enfants. Les bénéfices de l’égalité entre les sexes ne sont donc par que pour les femmes ; ils le sont également pour le développement de l’agriculture paysanne et de toute la communauté !

Je joins ma voix aux femmes des sept pays où nous oeuvrons et j’espère grandement que nous pourrons compter sur votre appui qui soutiendra des projets au Sénégal, mais également au Burkina Faso, Bénin, Haïti, Nicaragua, Honduras et Pérou.

Solidairement,

 

Geneviève Giasson
Directrice générale

 
 

 

 

* Réf. RAPPORT LA SITUATION MONDIALE DE L’ALIMENTATION ET DE L’AGRICULTRURE 2010-2011 – FAO

Projet QSF au Pérou : L’art comme outil pour promouvoir les droits des femmes et des filles

 

 

Cet article a été rédigé dans le cadre du programme Québec sans frontières (QSF) par les participant·e·s de la cohorte 2018-2019 avec Centro Ideas au Pérou: Camille Cardenas Benoit, Rosalie Marquis-Angulo, Gabrielle Morin, Loulie Dionne, Max-Alexandre Trahan et Frédérique Forest. Le groupe est accompagné par Janis Laveix.


Pour une durée de 70 jours, notre groupe QSF travaille à Ocoto Alto afin de mettre en place une méthodologie axée sur l’autoestime, le leadership et la participation citoyenne pour les classes de tutorat des élèves du secondaire. Cette méthodologie, qui sera distribuée aux différentes autorités et institutions scolaires de la région de Piura, est un outil supplémentaire qui appuiera Centro IDEAS, l’organisme partenaire, dans ses démarches préventives aux grossesses adolescentes.

 

Participant·e·s de la cohorte QSF 2018-2019 avec Centro Ideas au Pérou
 

Centro IDEAS travaille dans plusieurs communautés où il aborde, entre autres, l’importance de la participation des femmes à la vie politique et communautaire, les problématiques de santé et nutrition, la santé reproductive, la violence contre les femmes, la promotion des droits économiques et sociaux des femmes et la sensibilisation des hommes aux dynamiques machistes et patriarcales.

Au cours de ce stage, nous avons côtoyé quotidiennement des acteur·trice·s essentiel·le·s d’Ocoto Alto, tant au niveau social que scolaire. Leur implication assure la pérennité d’activités et traditions qui alimentent une vie communautaire active.

Maria Eugenia Mendoza Reymundo

Le jour de notre arrivée à Ocoto Alto, Maria Eugenia Mendoza Reymundo, alias Keña, avait organisé un souper de bienvenue. Avec nos familles d’accueil, elle nous a reçu·e·s avec un gâteau décoré du drapeau canadien. Keña est la facilitatrice de notre projet, notre contact avec la communauté. C’était vraiment la personne idéale pour ce rôle puisqu’elle connait tout sur tout le monde. Elle est très impliquée à Ocoto Alto et participe à tous les projets en cours, comme en témoignent les nombreux certificats qu’elle possède et qu’elle nous a fièrement montrés un soir, en dégustant des sucreries d’alga robina. Keña a été retirée de l’école à un très jeune âge pour aider sa famille dans les champs, puis s’est mariée à l’âge de 15 ans. N’étant pas satisfaite de sa vie de femme au foyer, elle a décidé de participer à des programmes de Plan international, une organisation de développement international. Ce sont toutes ces expériences qui ont forgé son caractère à la fois revendicateur et empathique. Elle a réussi à convaincre son mari d’assister avec elle au programme. Avec le temps, il en a appris davantage sur les relations femmes-hommes et entretient une relation d’égal à égale avec elle. Aujourd’hui, Keña est une collaboratrice de l’institution privée de responsabilité sociale nommée PAN-SOY, un programme d’appui nutritionnel s’appuyant sur le soya. Elle est également la « Mamie Gâteau » du village et possède son service de traiteur sur commande. Elle raconte qu’elle cuisine ses gâteaux, le soir, avec son mari et son fils. C’est elle qui a pris l’initiative de faire venir notre projet QSF à Ocoto Alto. C’est également elle qui va poursuivre notre travail après notre départ, auprès des adolescentes et des femmes de la communauté.

 

Maria Eugenia Mendoza Reymundo, facilitatrice du projet QSF

 

Blanca Luz Maza Pulache

Alors qu’on planifiait une activité de tutorat, Señora Blanca Luz Maza Pulache s’est assise avec nous pour dîner. Nous l’avions vu plusieurs fois dans nos classes, mais nous n’avions pas encore eu l’occasion de converser avec elle. C’est ce midi-là que Blanca nous a raconté les multiples facettes de sa vocation. En plus d’enseigner depuis 10 ans à l’institution éducative du Divino Niño Jesus, elle contribue à fournir une éducation basique alternative aux femmes âgées de 15 à 75 ans, via le Programa de continuidad educativa. Du lundi au samedi, après les cours à Ocoto Alto, elle se rend dans les caserios voisins afin d’aider les enseignantes avec leur méthodologie. Par exemple, les femmes apprennent à compter à travers des activités de joaillerie : tout en créant des bracelets, elles stimulent leur esprit mathématique en créant des suites logiques ou en estimant le nombre de pierres nécessaires à la confection. Ce programme donne l’opportunité aux femmes d’entamer ou de poursuivre des études de niveau primaire. Plusieurs d’entre elles ont quitté les institutions scolaires à un très jeune âge, pour cause de mariage, de grossesse précoce ou pour aider leur famille en travaillant dans les champs. Ce qui émeut Blanca, c’est de voir ces femmes se remettre aux études et retrouver le goût d’apprendre, tant pour elles que pour aider leurs enfants dans leur instruction.

 

Blanca Luz Maza Pulache, enseignante offrant aussi une éducation basique alternative aux femmes
 

Une murale sur le thème de l’égalité femme-homme

À chaque semaine, nous en apprenons un peu plus sur les étudiant·e·s de l’institution éducative qu’est le Divino Niño Jesus, entre autres au travers des classes de tutorat auxquelles nous participons. Pour conclure notre stage, nous avons comme mandat de réaliser une murale sur le thème de l’égalité femme-homme en collaboration avec les étudiant·e·s du secondaire. Avec la recommandation du professeur d’arts, lui-même très impliqué dans les activités parascolaires des adolescent·e·s, nous avons formé notre comité. Celui-ci se compose surtout d’un noyau de quatre étudiant·e·s qui, durant trois semaines, réaliseront avec nous plusieurs activités artistiques et engagées, afin d’éveiller leur créativité et leur esprit critique.

Mayuri

Maryuri est en 4e secondaire. Bien qu’elle puisse paraitre gênée à sa quiceañera ou dans les classes de tutorat, elle est la leader positive du groupe. Lors des séances de création, elle est très entreprenante et dégage une bonne énergie.

Lennert

Lennert est un élève de 3e secondaire. En dehors des cours, il est membre de la banda de musica. Sa participation en tant que musicien de bombo fait de lui un élève très impliqué au sein de sa communauté. Avec les autres membres du groupe de musique, ils mettent l’ambiance lors de toutes les fêtes et cérémonies : Dia de la bandera, Fête des pères, fête du Divino Nino Jesus, fête du Pérou.

Jhoncer

Jhoncer, aussi en 3e secondaire, est également membre de la banda. Le joueur de tambour est une force tranquille. Il est très réfléchi, posé et, comme Lennert, il s’applique lors des projets artistiques. Il aime partager sa vision des choses et sa réalité lors des discussions de groupe.

Ivan

Finalement, Ivan complète le trio d’élèves de secondaire 3. Le trompetista est rieur et a l’imagination fertile. Il est toujours le premier à entamer les projets de création proposés et à les réaliser. Il se laisse rarement influencer par les autres et va de l’avant avec ses idées.

 

Le comité du projet de murale
 

C’est avec ces élèves inspirant·e·s et allumé·e·s que nous aurons la chance de réaliser la murale de l’école portant sur notre projet. Ils et elles pourront mettre à l’épreuve leurs capacités artistiques et leur perception des enjeux auxquels fait face leur communauté.


Projet QSF au Pérou : La vidéo pour promouvoir les produits locaux

 

 

Cet article a été rédigé dans le cadre du programme Québec sans Frontières (QSF) par les participant·e·s de la cohorte 2018-2019 au Pérou : Geneviève Martel, Rosalie Dumas, Sarah-Jade Lavallée-Hanlin, Dominique Duchesne, Maxence Sennett et leur responsable d’équipe Shakti Ortega St-Amant. Pendant 70 jours, le groupe travaille dans la communauté de Pacarán, avec notre partenaire IDMA, sur un projet d’initiation à la coopération internationale.


Après deux jours à Lima pour s’acclimater un peu, notre petit groupe de cinq arrive enfin à Cañete : Dominique, Rosalie, Sarah-Jade, Geneviève et Maxence. Notre responsable, Shakti, qui est arrivée depuis une semaine, vient nous chercher avec son père péruvien – nous restons avec des familles dans le village de Pacaràn, alors nous avons tou·te·s gagné de nouveaux et nouvelles mères, pères, frères et sœurs pour l’été. Dans l’heure de route qui nous sépare de notre destination finale, nous bombardons Shakti de questions : Maxence va vivre au milieu des champs de maïs; le père de Rosalie est plus jeune qu’elle; Geneviève a plein d’animaux dans sa cour; Dominique, à sa demande, est reçue dans une maison un petit peu plus rustique; Sarah-Jade a une sœur de 11 ans qui ne se peut plus de la rencontrer… Shakti nous comparera plus tard à des petits poulets.

 

Participant·e·s du projet La vidéo pour promouvoir les produits locaux

 
Environ 20 minutes avant Pacaràn, le ciel se dégage enfin, la brume, qui nous suivait de Lima à Cañete, nous quitte. C’est qu’à Lunahuana et Pacarán, le ciel est presque toujours bleu et dégagé. Les familles se sont rassemblées et nous ont organisé une fête de bienvenue. Les frères et sœurs de tout le groupe ont participé à la décoration. Les mamans ont préparé assez de nourriture (typiquement péruvienne) pour nous faire passer l’envie de souper, alors même que nous arrivons à 15h00! Le frère et la sœur de Maxence, Oscar et Flor, lui ont écrit une pancarte en anglais pour l’accueillir. Le jeu de mots « Bienveni2 » nous échappe, car la banderole s’est entortillée avec le vent. Nous sommes ravi·e·s, mais encore un peu gêné·e·s, et nous parlons encore beaucoup en français. Notre espagnol n’est pas au point, mais ce n’est pas grave, il s’améliorera au fil de l’été.

Le lendemain, nous retrouvons Shakti pour une visite du village. Pacaràn, c’est une vallée au milieu des montagnes, c’est un village coloré à côté du rio, dont la place centrale est un parc rempli de fleurs et d’enfants… Nos yeux sont comblés, on se partage avec empressement ce qu’on a mangé la veille, nous trouvons tou·te·s que notre famille est la meilleure. C’est qu’elles font tout pour nous faire sentir à l’aise, et elles veulent être sûres qu’on ne manque de rien. À leurs yeux, on mange très peu, et, pour la mère de Sarah, celle-ci ne s’habille pas assez pour le « froid » péruvien; elle la presse de se couvrir. C’est vraiment une deuxième famille.

 

Le village de Pacarán dans la province de Cañete
 

Pour la première journée complète, nous montons une montagne, pas jusqu’en haut, mais jusqu’à la croix sur le mirador. Seulement 20 minutes pour découvrir une vue d’ensemble de Pacaràn, mais elles sont pénibles pour ceux et celles d’entre nous qui manquons de cardio… Nous observons ce qui sera notre demeure et notre communauté pour l’été.

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La deuxième semaine commence… Beaucoup de planification est prévue ! Un 9 à 5 a lieu tous les jours à la maison de Shakti. Sabina, sa maman péruvienne, nous sert de l’eau chaude et des sachets de thé. Sa maison va devenir notre lieu de rendez-vous quotidien. Nous nous apportons des fruits (ou des desserts!) que nous partageons ensuite ensemble.

Notre projet a deux aspects. Tout d’abord, des ateliers de sensibilisation dans les écoles auprès des élèves de fin du primaire et des élèves du secondaire. Ensuite, et surtout, rencontrer des agriculteur·trice·s qui ont suivi le programme de formation Formagro, financé par le Pérou et le Canada, et qui vendent leurs produits, maintenant agroécologiques, dans un marché de rue. Nous y trouvons des fruits, des confitures, des jus, des yogourts, du miel… La première journée où nous les rencontrons, à la feria, nous nous régalons et devons nous empêcher de tout acheter! Notre projet consiste à filmer et réaliser trois vidéos de trois minutes qui promeuvent les trois étapes du programme (la formation, la production et la commercialisation) en plus de faire connaître le parcours des agriculteur·trice·s et de faire valoir leurs produits.

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En une semaine, nous devons rencontrer les directeur·trice·s des écoles, rencontrer les associé·e·s de la feria agroecologica, monter nos deux premiers ateliers dans les écoles, planifier les rendez-vous avec les agriculteur·trice·s pour leurs entrevues filmées… En tout, nous rencontrons dix agriculteur·trice·s qui sont maintenant indépendant·e·s, qui ont gagné une autonomie financière, et qui offrent désormais des produits purs et naturels tous les samedis et dimanches à la population de Lunahuana et aux touristes qui visitent ce petit village à côté du nôtre. Nous préparons aussi trois ateliers, pour sept groupes différents dans les écoles secondaires de Pacaràn et Lunahuana, qui se concentrent sur l’environnement et l’alimentation saine et locale. Pour le troisième atelier, nous gâtons les élèves – ainsi qu’un peu nous-mêmes – en préparant un atelier de cuisine! Ils et elles sont tou·te·s enthousiastes à cette annonce, mais tout d’abord, ils et elles doivent travailler et nous donner des solutions pour changer notre consommation de plastique à usage unique à l’aide des 6 R (rechazar, reducir, reutilisar, reinventar, reparar, recyclar).

 

Le groupe présentant un atelier de sensibilisation dans une école
 

Nous commençons à nous acclimater à la région. Les plus gros chocs culturels se trouvent dans les toilettes! Certaines n’ont pas de sièges (nous devons nous accroupir au-dessus du bol) et certaines douches n’offrent que de l’eau froide. Aussi, la variété et l’omniprésence de bruits dans les rues nous étonnent : les klaxons (les chauffeur·euse·s les utilisent pour nous dire qu’ils et elles passent, de nous tasser, pour nous demander si nous voulons embarquer, pour nous saluer, parce qu’il y a une autre auto dans la rue…), las bandas de musique qui répètent, le camion de crème glacée qui se promène jouant sa chanson promotionnelle. Ça ne nous empêche pas de profiter et d’apprécier le travail que nous entreprenons ensemble.

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C’est la troisième semaine. Aujourd’hui, depuis que nous sommes arrivé·e·s dans la communauté, nous mangeons tou·te·s ensemble pour la deuxième fois seulement. Nous nous voyons à tous les jours, de la course du matin au travail dans les écoles jusqu’au feu de camp en soirée, mais les repas échappent à notre vie commune. Ce sont des moments où nous nous retrouvons en famille. Est-ce plus tranquille? A-t-on plus un moment pour soi? C’est une autre question. Au menu ce soir: purée de pommes de terre avec riz et légumes bouillis, le tout accompagné d’une dinde. On se croirait chez nous, à Noël.

Reçu·e·s comme des rois et reines, nous ne sommes pas venu·e·s les mains vides : jus, confiture et miel d’un agriculteur de la feria que nous avons rencontré la veille pour tourner une vidéo. À la fin du repas, Shakti lit la carte confectionnée par nos soins. Elle corrige nos erreurs d’espagnol au fur et à mesure en lisant nos mots à Ynès qui doit deviner l’auteur·trice de chaque message. Shakti termine par son propre mot qui porte le coup de grâce : Ynès a les larmes aux yeux. Elle nous livre un discours touchant et nous assure qu’elle est plus qu’heureuse de nous recevoir! À notre tour de verser une larme ou deux. Flor, la sœur de Maxence, nous invite à sa fête d’anniversaire le lendemain; nous prétextons devoir travailler. Nous ne voulons pas dévoiler notre présence à son anniversaire puisqu’il s’agit d’une fête surprise.

 

Tournage avec un agriculteur péruvien
 

En repartant, après de plus ou moins longues étreintes, nous arrêtons au parc où se déroule – une autre – célébration: une compétition de danse entre des écoles de différentes régions. Il y a foule! Ça fait des jours qu’on voit les jeunes de l’institut se pratiquer le soir dans la rue. La nuit, il fait frais, autour de 12 degrés, mais les élèves sont quand même en jupe ou en robe dans des costumes traditionnels. Marita, la mère de Geneviève, vend de délicieux gâteaux. Natie et Lady, la mère et la sœur de Rosalie, assistent au spectacle. Toute la famille de Sarah s’enquiert de l’endroit où se situe celle-ci; après une grosse journée et un bon repas, elle est allée se coucher.

On parle tou·te·s ensemble un peu, puis on se concentre sur la danse; les élèves terminent leur numéro abruptement, ils et elles s’arrêtent d’un coup et quittent la place. Nous rions tout en on applaudissant cette belle performance. Oups, nous sommes presque les seul·e·s à le faire… il y a quand même quelques différences culturelles.

Sabina, la mère de Shakti, vient nous rejoindre tout sourire dans son foulard : ici, au mois de juin, c’est l’hiver! Avec les familles, nous parlons beaucoup de la température qui varie au cours de la journée. Bon, nous ne sommes pas trop dépaysé·e·s non plus. Vilma, la mère de Dominique, l’appelle pour savoir si elle va bien et si elle rentre bientôt. Dans la lumière diffuse des lampadaires, nous plissons un peu les yeux pour voir la dernière danse à travers le nuage qui a envahi le parc et qui traverse la ville. Ça change du ciel bleu qu’on voit tous les jours.

Le spectacle prend fin, nous nous disons bonne nuit et à demain. Ce sera samedi, une journée de congé, je vais à la montagne ou à la rivière ?


À propos du programme Québec sans frontières

Par l’entremise du programme de stage international Québec sans frontières (QSF), SUCO permet aux Québécoises et Québécois ayant entre 18 et 35 ans de vivre une expérience d’initiation à la solidarité internationale. Ce programme est financé par la Direction du développement international du ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec (MRIF) et coordonné par l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)Les stagiaires réalisent en groupe une immersion interculturelle unique en son genre d’une durée de 70 jours, au sein d’une communauté en Afrique de l’Ouest ou en Amérique latine.

En savoir plus sur le programme QSF »

Renseignements supplémentaires :

Marylène Leduc
Adjointe à la programmation, coopération volontaire et stages
maryleneleduc@suco.org
514 272-3019, poste 229


Projet QSF au Sénégal : L’aquaponie pour s’adapter aux changements climatiques

 

 

Cet article a été rédigé dans le cadre du programme Québec sans Frontières (QSF) par les participants de la cohorte 2018-2019 au Sénégal : Karine Brière, Vanessa Damiani, Félix Garneau, Helga Ordonez Leon, Marie Jeanne Sidibé et Sandrine Terrault. Le groupe est accompagné par Josiane Yimbou.

 

Dans le cadre du projet QSF « L’aquaponie pour s’adapter aux changements climatiques » au Sénégal, cet été 2019, dans la ville de Thiès au Sénégal, nous avons comme mandat d’accompagner Le Centre d’Écoute et d’Encadrement pour le Développement Durable (CEEDD) pour l’installation d’un système aquaponique expérimental et aussi de participer à la diffusion de savoirs en lien avec l’agroécologie et l’aquaponie, aux femmes relais du CEEDD. L’objectif étant de renforcer leurs capacités dans le but de faciliter leur adaptation et leur résilience aux changements climatiques dans leur communauté.

Rencontre entre les femmes relais du CEEDD et les participant·e·s QSF (crédit photo : SUCO-QSF Sénégal 2019)

Les changements climatiques et la désertification

Dans le contexte actuel auquel nous faisons face mondialement, le besoin d’appliquer des méthodes agronomes plus économes en eau se fait sentir au Sénégal, et ce, en réaction à de multiples facteurs. La saison des pluies se fait de plus en plus courte : ses pluies sont plus intensifiées, mais réduites en durée : ainsi, les différents végétaux sont beaucoup moins irrigués. L’arrivée de cette saison se faisant plus tardive, les mois d’avril à juillet deviennent de plus en plus rudes d’années en années pour l’agriculture dans la région de Thiès. De plus, les températures très élevées de la région affectent l’irrigation des plantes, puisque l’évaporation des sols diminue la capacité d’absorption des terres. L’eau est alors moins retenue dans les sols et les racines des plantes sont moins bien hydratées. Or, ce phénomène se répète, ce qui amplifie et répand la désertification dans le pays, qui se situe déjà dans la zone désertique du continent africain.

C’est pourquoi les ateliers dans le cadre de ce projet visent à informer notamment sur des méthodes qui rentabilisent l’utilisation de l’eau pour combler les besoins d’irrigation. En partageant des connaissances et en renforçant les notions en agriculture des femmes de la communauté de Thiès, elles deviendront mieux outillées pour répondre à leurs besoins agricoles en tenant compte de cette réalité.

L’autonomisation des femmes : un enjeu plus pressant que jamais

Dans cette communauté, comme dans la plupart des zones rurales des pays en voie de développement, nous avons pu observer qu’en plus de l’approvisionnement en alimentation (achat alimentaire, culture maraîchère, cuisiner, élevage d’animaux, etc.) et en eau (s’assurer de combler les besoins en eau au quotidien pour la famille), les femmes s’occupent de l’entretien de la maison, de l’éducation des enfants, de l’organisation familiale, etc.

Avec les changements climatiques, au cours desquels la souveraineté alimentaire ainsi que la gestion de l’eau se complexifient continuellement, l’autonomisation des femmes devient un enjeu plus pressant que jamais.

Ces inégalités persistantes, en termes de répartition des tâches, mettent les femmes dans une position de vulnérabilité, car elles assument toutes ces charges sans pour autant être incluses dans le cadre décisionnel de la maison comme de la société. Pourtant, ce sont elles qui possèdent les savoirs sur le terrain en ce qui a trait aux répercussions des changements climatiques et qui bénéficieraient de méthodes alternatives pour palier à ces changements.

Partage de connaissances entre les participant·e·s QSF et les femmes relais du CEEDD (crédit photo : SUCO-QSF Sénégal 2019)

Les femmes : premières victimes des changements climatiques

Dans une autre optique, il est intéressant de souligner que les projets touchant le développement durable dans les pays en voie de développement sont majoritairement entrepris par les femmes, or le financement de tels programmes manque cruellement. Selon Alexandre Shield (Les femmes sont les premières victimes des changements climatiques, 2017), « le financement de projets traitant à la fois des femmes et des changements climatiques ne représente que 0,01 % des financements mondiaux ». Il est ironique de constater que malgré l’amplification de ces bouleversements environnementaux, le support financier accompagnant ces programmes menés par les femmes n’est pas bonifié. Cependant, toute la société bénéficierait de ce type de subvention.

Dans la continuité de cette réflexion, quelques mesures peuvent être prises pour soutenir l’autonomisation des femmes dans un contexte de développement durable. D’abord, inclure les femmes dans les processus décisionnels; ensuite, supporter davantage économiquement leurs initiatives; enfin, rééquilibrer la répartition des tâches domestiques.

Référence

Alexandre Shield. 2017. « Les femmes sont les premières victimes des changements climatiques ». Le Devoir. En ligne : https://www.ledevoir.com/societe/environnement/515222/les-femmes-premieres-victimes-des-bouleversements-climatiques (page consultée le 7 juillet 2019).


À propos du programme Québec sans frontières

Par l’entremise du programme de stage international Québec sans frontières (QSF), SUCO permet aux Québécoises et Québécois ayant entre 18 et 35 ans de vivre une expérience d’initiation à la solidarité internationale. Ce programme est financé par la Direction du développement international du ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec (MRIF) et coordonné par l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)Les stagiaires réalisent en groupe une immersion interculturelle unique en son genre d’une durée de 70 jours, au sein d’une communauté en Afrique de l’Ouest ou en Amérique latine.

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Marylène Leduc
Adjointe à la programmation, coopération volontaire et stages
maryleneleduc@suco.org
514 272-3019, poste 229

 


C’est l’été, c’est le moment pour nos groupes Québec sans frontières de s’impliquer pour un monde plus durable, égalitaire et solidaire

 

 

C’est lors de la première semaine de juin que les 3 groupes Québec sans frontières (QSF) de cette année se sont envolés vers leurs destinations respectives au Pérou et au Sénégal. Cette année, ce sont 20 jeunes âgé·e·s entre 18 et 35 ans qui se sont engagé·e·s pour l’été en tant qu’actrices et acteurs de changement.

Les projets 2019 : Droits des femmes, mise en valeur de produits locaux, et aquaponie et agroécologie

Les 3 projets toucheront les 3 grands axes d’intervention de SUCO, soit les droits et participation des femmes en appuyant des femmes et filles du Pérou afin au niveau de la prise de parole et du leadership grâce à un projet artistique, les systèmes alimentaires viables grâce à un projet de mise en valeur de produit locaux par la vidéo au Pérou,  ainsi que l’adaptation aux changements climatiques grâce à un projet d’agriculture urbaine au Sénégal.

Pérou : valoriser avec l’art les droits des femmes et filles dans des milieux traditionnellement patriarcaux

Un premier groupe travaille avec Centro Ideas Peru à Ocoto Alto pour promouvoir le droit des femmes et des filles par l’art. Centro Ideas travaille dans plusieurs communautés où il aborde, entre autres, l’importance de la participation des femmes à la vie politique et communautaire, les problématiques de santé et nutrition, la santé reproductive, la violence contre les femmes, la promotion des droits économiques et sociaux des femmes et la sensibilisation des hommes aux dynamiques machistes et patriarcales. Le groupe appuie Centro Ideas en organisant et animant des ateliers dans les institutions scolaires à Ocoto Alto sur des thèmes tels que l’estime de soi, le leadership et la citoyenneté active avec comme objectif d’exprimer la compréhension des jeunes sur les droits et la participation des femmes et des filles à travers l’art. De plus, le groupe accompagnera les jeunes dans la réalisation de leur projet artistique.

Sénégal : vers une autonomie alimentaire viable grâce à l’agriculture urbaine

Un deuxième groupe travaille avec le Centre d’Ecoute et d’Encadrement pour le Développement Durable (CEEDD) à Thiès, au Sénégal, sur un projet en aquaponie et en agroécologie. Le CEEDD regroupe un grand réseau de femmes de la région de Thiès autour d’activités complémentaires telles que l’agriculture, l’artisanat et l’éducation. L’objectif de la promotion de l’agriculture en milieu urbain est à la fois de permettre aux familles d’avoir accès à des produits issus de l’agriculture saine et durable et également d’avoir une activité génératrice de revenu en vendant les surplus. Le groupe travaille à l’accompagnement de l’installation d’une système aquaponique avec l’appui de l’Agence Nationale de l’Aquaculture du Sénégal et à l’organisation et l’animation d’ateliers sur l’agroécologie, l’impact des changements climatiques et la protection de l’environnement.

Pérou : promouvoir les bienfaits de la consommation de produits locaux avec la vidéo et la formation

Un troisième groupe travaille avec IDMA – Instituto de Desarrollo y Medio Ambiente à Pacaran, au Pérou, pour promouvoir les produits locaux par la vidéo. Les initiatives d’IDMA sont basées sur cinq axes de développement : agriculture durable et sécurité alimentaire, éducation environnementale, la citoyenneté et gouvernabilité, les marchés agroécologiques, et le changement climatique et la gestion des risques. Le groupe appuie IDMA en réalisant des capsules vidéos promotionnelles sur les producteurs et productrices de la région de Pacaran, leur travail au marché écologique de Lunahuana et la promotion des produits locaux. De plus, le groupe organise des ateliers dans les écoles de Pacaran et de Lunahuana sur l’environnement, les bienfaits de la consommation des produits locaux et la saine alimentation.

 

À propos du programme Québec sans frontières

Par l’entremise du programme de stage international Québec sans frontières (QSF), SUCO permet aux Québécoises et Québécois ayant entre 18 et 35 ans de vivre une expérience d’initiation à la solidarité internationale. Ce programme est financé par la Direction du développement international du ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec (MRIF) et coordonné par l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)Les stagiaires réalisent en groupe une immersion interculturelle unique en son genre d’une durée de 70 jours, au sein d’une communauté en Afrique de l’Ouest ou en Amérique latine.

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Marylène Leduc
Adjointe à la programmation, coopération volontaire et stages
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514 272-3019, poste 229

 

 


Louis : sortir constamment de sa zone de confort

 

Fais comme Louis !

Ce portrait fait partie d’une série de quatre articles mettant en vedette les stagiaires du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ). Louis-Alexandre Saint-Laurent, 25 ans, est actuellement stagiaire en entrepreneuriat auprès du Réseau de commercialisation communautaire alternative RED Comal, au Honduras (février à août 2019). 

À la recherche constante de nouvelles expériences, Louis carbure aux sorties de zones de confort. À 18 ans et un mois, son passeport en poche, il décide de goûter à sa nouvelle liberté. Le Sherbrookois enfile son sac à dos. Cap sur l’Australie ou, ce qui lui semblait être à l’époque, le bout du monde. Après quatre ans de voyage et plusieurs expériences en service à la clientèle, il revient au pays. Il enchaîne une formation en tourisme d’aventure au Cégep de la Gaspésie et des Îles, puis un Certificat en science de l’activité physique à l’Université de Sherbrooke. Il développe ses aptitudes en leadership et aiguise son nouveau regard envers les enjeux environnementaux.

Louis est un guide professionnel de plein air au tempérament charismatique, créatif, curieux et empathique. Il encadre des groupes en canyoning et en ski alpin. Pourtant, il lui manque quelque chose. Il réalise que la seule constante dans ses passions, c’est le changement et la nouveauté. Il décide alors de se tourner vers l’entrepreneuriat social. Un choix qui lui permettra d’être maître de son destin et d’adapter sa réalité comme il l’entend. En 2018, il entame un Baccalauréat en administration des affaires, concentration entrepreneuriat. Toutes les compétences acquises durant son parcours atypique lui permettent de décrocher un stage en coopération internationale à SUCO.

Se réinventer au quotidien

« En tant que futur gestionnaire voulant se spécialiser en entrepreneuriat, je me dois de réagir vite sur mes pieds face à des situations inattendues. Je dois aussi innover lorsque tous les outils auxquels je suis accoutumé au Québec ne sont plus accessibles. En testant ainsi ma capacité d’adaptation lors de mon stage, je pense en sortir grandi et plus débrouillard. »

Depuis février 2019, Louis est stagiaire en entrepreneuriat auprès du Réseau de commercialisation communautaire alternative RED Comal, au Honduras. L’organisation regroupe des entreprises sociales de producteurs/trices et de consommateurs/trices avec qui elle développe des programmes de formation, de production, de transformation et de commercialisation, conformément aux principes de l’économie solidaire.

Malgré ses multiples expériences de voyage, Louis n’avait jamais été immergé dans une culture hispanophone ni dans une ville où le tourisme était quasi inexistant. Dépaysé et déboussolé lors du premier mois, il a rapidement trouvé ses marques. Sa nouvelle routine s’est installée : épicerie le mardi, parties de soccer le mercredi soir. Tous les matins en arrivant au travail, il retrouve ses collègues pour un café et des baleadas (tortillas honduriennes) préparées par Dilcia, leur deuxième maman. En d’autres termes, il a trouvé un nouveau chez-lui.

« C’est fascinant, la capacité d’adaptation d’un être humain. Sans s’en rendre compte, on s’adapte, on s’intègre et les différences s’effacent. Ce stage, c’est sans l’ombre d’un doute l’une des plus grandes expériences de croissance personnelle que j’ai vécue. »

Des rencontres qui influencent nos perceptions

Keidi, une de ses collègues de travail, est également étudiante en administration des affaires. Sur les bancs de l’université, ils ont appris à utiliser les mêmes outils, mais de façon complètement différente. En échangeant et partageant leurs connaissances, ils enrichissent et colorent leurs visions du monde respectives. Ils grandissent ensemble en quelques sortes, en influençant leurs perceptions, ce qui va parfois jusqu’à ébranler leurs certitudes les plus profondes.

Avant son stage, Louis reconnaît qu’il n’était pas conscient des enjeux de souveraineté alimentaire auxquels font face certaines communautés. « Les formations pré-départ de SUCO m’ont rendu beaucoup plus critique par rapport aux enjeux d’importation et d’exportation de matières premières. » En participant à l’organisation de la coopérative de producteurs de produits locaux au Honduras, Louis contribue à l’autonomisation des communautés, ainsi qu’à la redistribution des richesses. Il apprend également à affiner sa cartographie intérieure et à nourrir sa citoyenneté mondiale.

 

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