Pour SUCO, le 8 mars c’est tous les jours!

 

 

Année après année la date du 8 mars nous rassemble, où que nous soyons, quoi que nous fassions ici au Canada ou ailleurs. Elle est bien souvent l’occasion d’une pause pour réfléchir à ce que cela signifie pour nous toutes et tous personnellement, mais aussi dans notre milieu de travail, de militance, d’étude, au sein de notre communauté.

Pour SUCO, le 8 mars c’est tous les jours…! et c’est l’engagement que nous prenons : mettre les droits et la participation des femmes au cœur de toutes nos interventions.

 

« Afin d’assurer des changements durables et profitables pour l’ensemble des membres d’une collectivité, SUCO se préoccupe du respect des droits et de la pleine participation des femmes aux décisions et aux actions qui les concernent ». (Planification stratégique de SUCO 2019-2025)

Il est malheureusement encore d’actualité de continuer la lutte pour la reconnaissance des droits des femmes et l’amélioration des rapports de pouvoirs entre les femmes et les hommes.

 

« En dépit de certains progrès, la communauté internationale s’accorde à reconnaître que la situation de la plupart des femmes et des filles dans le monde évolue extrêmement lentement. Aucun pays n’est en mesure, à ce jour, d’affirmer avoir atteint l’égalité des sexes. Les nombreux obstacles rencontrés tant sur le plan juridique que sur le plan culturel semblent immuables. Les femmes et les filles restent sous-évaluées, elles travaillent plus et gagnent moins, avec des perspectives plus limitées. Elles subissent des formes diverses de violence chez elles et dans les lieux publics. » (Communiqué d’ONUFEMMES dans le cadre de la Journée internationale des femmes, 11 décembre 2019)

 

Avec nos  partenaires d’Haiti, du Nicaragua, du Sénégal, du Burkina Faso, du Honduras, du Bénin et du Pérou, nous croyons fermement au pouvoir transformateur des femmes et des filles et travaillons activement à  la reconnaissance et valorisation de leur travail, particulièrement en milieu rural; à la mise en place de conditions propices à l’émergence et l’épanouissement du leadership des femmes et des filles; à favoriser leur autonomie économique, mais également à la transformation des rapports de genre pour atteindre un monde juste, viable et solidaire.

Ce sont les femmes qui luttent jour après jour pour améliorer leurs conditions de vie et celles de leur communauté, les rapports au sein de leur famille et de la communauté qu’elles habitent, qui nous inspirent.

 

Voici l’histoire de deux de ces femmes inspirantes:

 

Marisela García vie à La Esperanza, au Honduras. Elle est membre du Réseau AMIR, une association de plus de 650 femmes autochtones Lencas qui, pour améliorer la qualité de vie des femmes de la communauté, a participé à la mise sur pied d’une usine de transformation des fruits que des femmes comme Marisela produisent sur leurs parcelles. L’usine, qui bénéficie du soutien et de l’accompagnement de SUCO, leur permet de produire de marmelades, du vin et des bonbons, qu’elles vendent ensuite dans la région, augmentant ainsi leurs revenus. Récemment, Marisela a réussi à construire une maison pour elle et sa fille, sur le terrain familial.  « Je ne pouvais pas dormir. Je me disais `j’ai réussi! j’ai bâti ma maison!´ ».

 

 

Astou Dioup est commerçante, conseillère municipale et présidente de la commission environnement de sa commune à Tassette, au Sénégal. Depuis la venue du projet « Dund ak kéew bi » (Vivre longtemps avec l’environnement, en langue wolof), que SUCO soutient en collaboration avec le GRAIM, sa communauté a réussi à mettre en place des pépinières qui aident à contrer la désertification des terres.  « Désormais, nous vendons des arbres un peu partout dans les villages environnants. Nous en prenons aussi pour reboiser nos champs, maisons et espaces publics. Grâce aux pépinières nous avons reboisé aussi notre bois de village, maintenant la forêt est redevenue verte et dense.

 

 

 

 

Crédits photo : Patrice Halley, Elijah St-Louis & CCLAB


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme – Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 228
Courriel: lindagagnon@suco.org


En route vers le changement!

 
Crédit photo : Helena Vallès

 

Dans le cadre du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ), financé par Affaires Mondiales Canada (AMC), 13 jeunes âgés·es entre 19 -30 ans, se sont envolés·es au début du mois de février vers le Nicaragua, le Honduras, le Pérou et le Sénégal pour contribuer aux actions de changement de SUCO et de ces partenaires sur le terrain.

Crédit photo: Héléna Valles | Formation pré-départ, Montréal, QC

 

S’engager à faire un stage de six mois à l’international est une décision importante. À l’instar d’un échange étudiant ou d’un voyage à travers l’Europe en sac à dos, il y a une grande appréhension sur ce qu’on va vivre comme expérience. Cela demande une dose de courage et même un peu d’audace.

Vivre six mois à l’étranger dans un nouveau pays nous permet d’apprendre ou de s’améliorer dans une langue étrangère, de découvrir de nouvelles coutumes. C’est aussi l’opportunité de participer à des projets concrets qui accompagnent les communautés des pays où intervient SUCO à devenir plus résilientes aux changements climatiques, à avoir accès à des systèmes alimentaires viables et encourager le respect des droits et la participation équitable des femmes et des filles dans leur communauté.

 Formation pré-départ, Montréal, QC
Crédit photo: Héléna Valles | Formation pré-départ, Montréal, QC

Alors quelles sont les sources de motivation de ces jeunes acteurs et actrices de changement à s’engager dans un stage professionnel à l’international?

Pour Émilie Lamarre, stagiaire en Égalité femme-homme au Pérou, c’est de contribuer aux changements durables au sein d’une communauté et développer son expertise professionnelle. Tandis que pour Tristan Gingras, stagiaire en Gestion de projet au Sénégal, c’est la découverte d’une nouvelle culture et l’envie de partager  ces connaissances. Sandra Ngoga, stagiaire en Communication au Sénégal, est motivée à l’idée d’en apprendre plus sur elle-même, elle désire avoir une meilleure compréhension des enjeux en développement international et avoir l’opportunité d’évoluer professionnellement pour mieux orienter sa carrière.

Un stage à l’international est une façon concrète de développer des compétences professionnelles, mais c’est aussi une opportunité de contribuer aux actions pour l’atteinte de monde viable, de faire partie d’un réseau international d’acteurs et d’actrices de changement et de créer des liens au-delà des frontières.

Et vous? Quelles sont vos sources de motivation?

Pour ne rien manquer des opportunités de stages à l’international, inscrivez-vous à notre Alerte-Emploi!

 


Renseignements supplémentaires:

Isabelle-Tracy Laudé
Agente de programme – mobilisation des volontaires
(514) 272-3019 poste 224
Courriel: isabelle-tracylaude@suco.org

 


Solidarité et renforcement de compétences : SUCO en Haïti

 

« Le 12 janvier 2010, on s’en souvient. On s’en souviendra toujours. À 10 ans du tremblement de terre qui a secoué l’Haïti, j’aimerais que nous prenions le temps… le temps d’enterrer nos morts et de faire notre deuil; mais aussi le temps de nous souvenir de la solidarité de nos amis·es, de l’union et la coopération qui nous permettent de poursuivre la lutte pour la justice, du combat du peuple haïtien pour le droit à une vie digne pour toutes et tous, du combat pour l’égalité. Ce combat est aussi le combat de l’humanité, du peuple canadien. C’est aussi le combat de SUCO. »

Marie Denise Léger Samson, représentante de SUCO en Haïti

À l’occasion du 10e anniversaire du séisme d’Haïti, SUCO se solidarise avec le peuple haïtien, avec qui nous travaillons depuis presque 20 ans. Nous réaffirmons notre engagement à continuer à travailler aux côtés des communautés et des citoyens et citoyennes pour améliorer les conditions de vie des femmes, des enfants et des hommes en Haïti.

Depuis 2001, SUCO accompagne les organisations communautaires, les organisations non gouvernementales et la population paysanne d’Haïti dans ses initiatives de développement rural. Le chemin parcouru a été semé d’embûches. Des ouragans, des inondations et d’intenses périodes de sécheresse ont affecté nos zones d’intervention pratiquement tous les ans depuis 2001. Le tremblement de terre dévastateur de 2010 a créé une onde de choc en Haïti autant que dans le monde entier. Ajoutons à ces catastrophes naturelles les crises politiques qu’a connues le pays.

Cependant, en collaboration avec nos partenaires locaux, de nombreuses actions ont été menées. Nous sommes particulièrement fièrs·es du Djakout peyizan, un manuel illustré de formation en techniques agro écologiques. Publié en 2003, le manuel est toujours d’actualité après plus de 15 ans : près de 500 leaders communautaires et formateurs et formatrices ont permis son rayonnement. Djakout peyizan est toujours utilisé par les producteurs et productrices agricoles d’Haïti. Nous sommes également fièrs·es du Gid Alimanté, créé en grande partie grâce à l’engagement et l’appui des femmes haïtiennes.

C’est presque 20 ans de travailler main dans la main avec nos partenaires. Avec des organisations comme GRAFHES, Le Réseau d’enseignement professionnel et d’interventions écologiques (REPIE), COPEDH, GRIEL, les associations paysannes de Marigot, Cercle Divers, l’Association des producteurs et vendeurs de fruits du sud (ASPVEFS) nous avons collaboré à renforcer les capacités des paysans et paysannes en agriculture agroécologique et leur résilience face à un environnement dégradé et vulnérable aux changements climatiques.

Toujours dans une vision de développement durable et à long terme, nous avons déployé des actions d’accompagnement auprès des producteurs et productrices agricoles : reboisement, compostage communautaire et gestion des déchets organiques, nouvelles pratiques d’élevage de cabris, réhabilitation de jardins maraichers et de systèmes d’irrigation, amélioration des techniques de commercialisation, formation en nutrition, formation en agroécologie, pour nommer quelques exemples.

Bien évidemment, rien n’aurait pu être accompli sans l’implication des populations qui nous ont accueillis au sein de leur communauté.

Ensemble, SUCO, ses partenaires et les communautés locales, nous avons beaucoup accompli; ensemble, nous allons accomplir encore plus.

Linda Gagnon

 


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme -Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 201
Courriel: lindagagnon@suco.org


Une bonne récolte d’idées pour SUCO à IVCO 2019

 
Crédit photo : Twitter @VSO_Rwanda

 

Sous le leadership de FORUM, la grande rencontre internationale annuelle du volontariat, IVCO, s’est tenue du 27 au 30 octobre derniers à Kigali, au Rwanda. Après avoir été hôtesse, avec Oxfam-Québec, de l’édition 2018 à Montréal, SUCO était, cette fois, l’une des participantes. Notre directrice générale, Geneviève Giasson, et notre responsable du volontariat, Anne Vincent, nous ont représentés·es.

La thématique de l’édition de cette année portait sur l’adoption de standards de qualité communs pour les entités œuvrant en volontariat international en matière d’élaboration des projets, de gestion des volontaires, de sécurité et de mesure d’impact. Dans une vision de la coopération en changement et d’un monde instable dans plusieurs régions, ce travail, fait par les membres de FORUM, est plus que pertinent. Il devrait permettre d’adopter des pratiques encore plus ancrées dans les besoins des populations et davantage soucieuses de leur impact positif pour celles-ci.

Les thématiques de la gestion des volontaires et de la mesure d’impact  ont particulièrement intéressé nos représentantes. Dans un souci d’apprentissage et avec l’amorce d’une nouvelle planification stratégique pour SUCO, elles ont fait un plein d’expériences et de façons de faire stimulantes pour améliorer nos propres pratiques.

Nos représentantes ont aussi pu prendre le pouls de la diversité et du dynamisme du volontariat international et national. L’une des richesses de cette édition d’IVCO fut sans doute la présence de représentants.tes des pays d’Afrique. À travers les présentations et les échanges en atelier, ils et elles ont notamment pu partager les approches de volontariat national existantes dans plusieurs pays. Celles-ci permettent aux jeunes de s’impliquer positivement au sein de collectivités et de renforcer ainsi leur leadership.

 

 


Faites le choix d’agir!

 

 

Changez le monde 

Vous êtes un·e jeune de 19 à 30 ans et vous avez à cœur le développement international, engagez-vous!

SUCO vous offre la possibilité de participer à une expérience de stage de 6 mois dans des domaines d’emploi variés (Développement communautaire, Agriculture durable, Égalité entre les femmes et les hommes, Gestion de projet, Communication, etc) en Amérique Latine et en Afrique de l’Ouest. 

Ces stages vous permettront de développer des compétences essentielles pour la réussite de votre carrière professionnelle. 

Le programme

Le programme de Stage Internationaux pour les Jeunes (PSIJ) permet aux jeunes diplômé.e.s de niveau postsecondaire de vivre une expérience de solidarité significative à l’international. Les mandats de stage visent à renforcer l’autonomie des organisations et des collectivités dans les pays partenaires et ils font partie de la Stratégie Emploi Jeunesse du Gouvernement du Canada.

Vous correspondez aux critères suivants? Envoyez-nous votre CV

  • Détenir la citoyenneté canadienne ou la résidence permanente (le certificat de citoyenneté ou la carte de résidence permanente sera exigé à des fins de conformité administrative)
  • Avoir entre 19 et 30 ans
  • Etre titulaire d’un diplôme d’études postsecondaires liés au stage offert
  • Avoir l’autorisation de travailler au Canada
  • N’avoir jamais participé à un stage dans le cadre de ce programme

Consultez toutes les offres ici : http://suco.org/recherche-emploi/

Prochain départ : février 2020

Date limite pour appliquer : 07 décembre 2019

*A noter que les stages ne sont pas crédités pour des fins scolaires

Pour plus d’information sur le programme : http://suco.org/stages/ et pour visionner l’implication d’une stagiaire, cliquez sur l’image : 

 

 

Le Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) est réalisé avec l’appui financier du gouvernement du Canada accordé par l’entremise d’Affaires mondiales Canada (AMC).

 

 


Renseignements supplémentaires

Dominique N. Moukala
Agente de programmes – Gestion de programmes
volontariat@suco.org
514 272-3019, poste 224


Des jeunes participent à la dynamisation de la région Las Segovias au Nicaragua grâce au projet Entrepreneuriat pour la jeunesse rurale

 

165 petites entreprises et 237 jeunes de 18 à 30 ans ont consolidé leurs activités dans leur région au cours des 2 dernières années

Depuis octobre 2017, des centaines de jeunes du Nicaragua, dans la région nord du pays, las Segovias, ont pu renforcer leurs capacités dans le cadre du projet Entrepreneuriat pour la jeunesse rurale. Ces jeunes se sont vu offrir non seulement la chance de développer des alternatives de travail viables et rentables, mais ont aussi pu voir dans leur région un endroit où ils pourront développer leur plein potentiel, mettre sur pieds des projets, s’impliquer au sein de leur communauté, travailler en collaboration, échanger des idées, devenir des citoyens et des citoyennes à part entière. L’apport des jeunes ne peut qu’être positif pour cette région qui est confrontée à un exode rural important en raison des difficultés d’accès à l’emploi

Les entreprises couvrent une grande gamme d’activités économiques, allant de la boulangerie, à l’élaboration de produits à base de porc, stockage et vente en gros de céréales, production, torréfaction et mise en marché de café, production et vente de miel, gestion de marchés biologiques, etc… En plus d’offrir des occasions d’emploi, les marchés biologiques ont permis d’améliorer l’accès à des produits de qualité pour la population locale et d’offrir des débouchés pour les fruits, légumes, viande, œufs, fromages des agriculteurs et agricultrices des villages situés à proximité des marchés.

Des actions qui portent fruit

Au cours des 2 dernières années, le projet a appuyé 165 petites entreprises mises sur pied par des jeunes ayant d’abord participé à un programme de formation en gestion de fermes agroécologiques entre 2011 et 2017. 237 jeunes de 18 à 30 ans, dont 30 % sont des jeunes femmes, ont pu consolider leur entreprise respective qui prennent différentes formes :  individuelles, familiales ou sous forme de coopératives. Les jeunes ont également eu accès à un financement via du micro-crédit coopératif de plus de 100 000 $, à des formations techniques selon leurs besoins, à des formations en gestion, à des formations en mise en marché et à des rencontres d’échanges avec d’autres entrepreneurs et entrepreneures de leur domaine d’activité.

Des pratiques écologiques et responsables

61 entreprises ont adopté des technologies vertes pour leur divers processus de transformation et ainsi diminuer la pression sur les ressources naturelles (surtout le bois et l’eau). Par exemple, des fours utilisant les résidus de café ont été implantés pour les activités de torréfaction du café (au lieu d’utiliser du bois). Également, des boulangeries utilisent dorénavant des fours améliorés plus performants au niveau énergétique et qui consomment jusqu’à 70% moins de bois. Toutes les entreprises ont également adopté des bonnes pratiques de gestion des déchets passant par la réduction, la récupération, la réutilisation et le recyclage.

Un succès malgré le climat politique instable

Malgré la grave crise politique, sociale et économique que traverse le Nicaragua depuis 2018, il est important de noter que seulement 27 entreprises ont dû diminuer leurs activités ou, au pire, fermer leurs portes pour 3 d’entre elles. Toutes les autres entreprises créées sont toujours en opération. Un fonds de crédit est toujours disponible pour les jeunes du projet, mais aussi pour tous et toutes les jeunes intéressés·es de la région. La grande majorité des jeunes sont maintenant des membres à part entière de coopératives, certains et certaines ont même intégré des conseils d’administration, une réalité qui n’existait pas il y a à peine 3 ans. Les formations et l’appui reçu ont définitivement dynamisé la région et ouvert des portes aux jeunes.

Un projet d’envergure ne peut se mener seul

Au cours des 2 années du projet, SUCO a pris en charge la supervision générale du projet qui a été mis en œuvre sur le terrain avec ses 3 partenaires : la coopérative d’épargne crédit 10 de Mayo, la coopérative de services multiples Santiago et la Fondation pour le développement économique rural (FIDER). Ces partenaires ont mis en place toutes les activités, géré un fonds de crédit pour les jeunes, offert les formations et organisé les rencontre d’échanges. Des volontaires de SUCO ont également participé au succès du projet. 2 volontaires ont apporté leur appui en commercialisation et marketing, tandis qu’une troisième a travaillé à intégrer les notions d’égalité femmes-hommes dans le projet.

Entreprenariat pour la jeunesse rurale a été financé par le Programme québécois de développement international (PQDI) du Ministère des relations internationales et de la francophonie du gouvernement du Québec (MRIF) et appuyé par le Programme de coopération volontaire financé par Affaires mondiales Canada.

 


Renseignements supplémentaires

Linda Gagnon
Chargée de programme
lindagagnon@suco.org
514 272-3019, poste 228

 


Court métrage documentaire : La solidarité des femmes au cœur de la souveraineté alimentaire

 

La solidarité des femmes au cœur de la souveraineté alimentaire

De juin à décembre 2018, deux stagiaires montréalaises se sont lancées dans un mandat d’appui-conseil en égalité entre les femmes et les hommes : l’une au Sénégal et l’autre au Pérou. Elles ont exploré une facette voilée de la lutte féministe : la souveraineté alimentaire. Ce court métrage met en lumière l’implication des femmes en matière d’accès à la terre et de justice climatique.

 

La solidarité des femmes au cœur de la souveraineté alimentaire | Gabrielle Lauzon et Dahlia Jiwan | 2018 | Sénégal, Pérou | SUCO | 15 min

Gabrielle Lauzon et Dahlia Jiwan ont réalisé un mandat comme conseillères en égalité entre les femmes et les hommes au Pérou et au Sénégal dans le cadre du Programme de stages internationaux pour les jeunes. Avant de partir du Canada, elles savaient que l’égalité entre les femmes et les hommes était encore un enjeu majeur dans notre société, mais une fois rendues là-bas, elles ont réalisé que la solidarité entre femmes défie le statu quo tant au Pérou qu’au Sénégal.

Équipe

Intervenantes au Sénégal : Fatou Sow Ndiaye, Sar Mariame Traoré, Oumy Seck
Intervenantes au Pérou : Mery Urbano Castillo, Doris Urbano Castillo, Elena Urbano Castillo
Réalisation : Dahlia Jiwan, Gabrielle Lauzon, Michèle Le Moëligou, Caroline Wegner Tolio
Partenaires au Pérou : Instituto de Desarollo y Medio Ambiente (IDMA)
Soutien à la réalisation : Gabriela Flores Sedano, Herbert Howard Gutierrez Alamo
Partenaire au Sénégal : Groupe de Recherche et d’Appui aux Initiatives Mutualistes (GRAIM)
Soutien à la réalisation : Diao Diop, Ganta Diagne Counta
Contribution : Éléonore Durocher-Bergeron, Alpha Sow, Sarah Toulouse, Linda Gagnon
Caméra Sénégal : Malick Djitte
Caméra Pérou : Sergio Castillo
Montage et sous-titrage : Thome Hue-Hermier
Traduction : Caroline Wegner Tolio


Vidéo réalisée dans le cadre du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) grâce à l’appui financier d’Affaires mondiales Canada, dans le cadre de l’Objectif carrière de la Stratégie emploi jeunesse du gouvernement du Canada.


SUCO sera bientôt au Bénin !

 

De nouveaux projets pour SUCO !

Dès novembre 2019, trois de nos conseillers·ères volontaires partiront à Bohico, dans le département du Zou au Bénin, afin d’appuyer notre partenaire ALDIPE avec ses programmes ECMS et PADCE XXI. Ils et elles seront suivis·es d’un de nos groupes Québec sans frontières en juin 2020.

 

 

Notre partenaire : ALDIPE

Notre partenaire, l’Association de Lutte pour un Développement Intégré et pour la Protection de l’Environnement (ALDIPE), est une organisation non gouvernementale béninoise. ALDIPE travaille avec des populations défavorisées en préconisant des approches de responsabilisation et d’auto-promotion. L’organisme participe au développement socio-économique et culturel de l’Afrique en général et, plus particulièrement, du Bénin : il travaille dans les départements du Zou, des Collines, de l’Atlantique et du Couffo. Les principaux domaines d’intervention d’ALDIPE sont l’agriculture durable, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la santé communautaire, l’éducation et la formation, la promotion des droits des enfants et des femmes et la gouvernance locale. Les questions de l’environnement et de genre constituent les axes transversaux de ses interventions.

Nos volontaires

Notre conseiller·ère en commercialisation et notre conseiller·ère en environnement et agroécologie collaboreront avec ALDIPE dans le cadre de son programme de Promotion de l’Agriculture Durable et d’une Citoyenneté Engagée au XXIème siècle (PADCE XXI) visant à promouvoir le développement des filières agricoles locales (riz, maïs et soja) par des communautés ancrées durablement dans leurs territoires dans les communes d’Abomey, Zakpota, Zangnanado et Zogbodomey dans le département du Zou. Notre conseiller·ère en participation citoyenne des jeunes se concentrera plutôt sur le programme d’Éducation à la Citoyenneté Mondiale et Solidaire (ECMS) qui vise à conscientiser les jeunes aux enjeux du développement, aux inégalités qui les entourent et aux mécanismes qui engendrent ces inégalités.

 

Notre groupe QSF

De son côté, notre groupe Québec sans frontières s’installera à Allahé, dans la commune de Za-kpota, pendant 70 jours à l’été 2020. Ils et elles participeront au projet L’agroécologie et les savoirs ancestraux pour le respect de l’environnement en réalisant un diagnostic sur les pratiques agricoles et les connaissances en agroécologie des producteurs·trices de la région et en présentant des ateliers à la ferme-école mise en place par ALDIPE. Dans le cadre du projet ECMS, ils et elles discuteront avec des jeunes lors d’ateliers en plus de les encourager dans leurs activités de reboisement.

 


Renseignements supplémentaires :

Anne Vincent
Chargée de programme – volontariat
annevincent@suco.org
514 272-3019, poste 231


SUCO recherche des participants·es pour Québec sans frontières 2019-2020 !

 

À propos du programme Québec sans frontières

Par l’entremise du programme de stage international Québec sans frontières (QSF), SUCO permet aux Québécoises et Québécois ayant entre 18 et 35 ans de vivre une expérience d’initiation à la solidarité internationale. Ce programme est financé par la Direction du développement international du ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec (MRIF) et coordonné par l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)Les stagiaires réalisent en groupe une immersion interculturelle unique en son genre d’une durée de 70 jours, au sein d’une communauté en Afrique de l’Ouest ou en Amérique latine.

Participants·es QSF au Pérou en 2019

 

Le programme QSF se déroule sur une année complète de la façon suivante :

  • 6 fins de semaine de formation pré-départ obligatoires réparties d’octobre 2019 à mai 2020
  • Un séjour de 70 jours dans le pays d’accueil et vie en famille d’accueil
  • Un ou une responsable d’équipe par projet
  • Un bilan d’une fin de semaine au retour
  • Des activités de sensibilisation du public québécois au retour

Conditions d’admissibilité :

  • Être âgé ou âgée de 18 à 35 ans
  • Être de nationalité canadienne ou avoir la résidence permanente
  • Avoir son domicile permanent au Québec depuis au moins 1 an
  • Posséder un diplôme d’études secondaires
  • Être en bonne santé physique et mentale (des certificats médicaux sont requis)

En savoir plus sur le programme QSF »


Les trois projets de SUCO pour les cohortes 2019-2020

Participants·es QSF au Sénégal en 2019

BÉNIN: L’AGROÉCOLOGIE ET LES SAVOIRS ANCESTRAUX POUR LE RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT

Notre partenaire, ALDIPE, a mis sur pied une ferme-école qui réalise plusieurs activités de production, de transformation, de maraîchage, d’élevage et la mise en place de parcelles de démonstration. Cette ferme-école sert de lieu de formation pratique, d’expérimentation et de démonstration pour les producteurs·trices de la région.

ALDIPE travaille également avec des jeunes afin de les outiller en éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire (ECMS). Dans leur engagement citoyen, ces jeunes mènent des activités de reboisement pour la protection de l’environnement et des jardins scolaires pour promouvoir des pratiques agroécologiques.

Description des activités : 

  • Réaliser un diagnostic sur les pratiques agricoles et les connaissances en agroécologie des producteurs et productrices de la région de Allahé;
  • Répertorier les savoirs ancestraux en agriculture respectueux de l’environnement dans la région de Allahé;
  • Monter et animer des ateliers pratiques sur l’agroécologie, le compostage et l’aviculture auprès des producteurs et productrices de la ferme-école de Allahé;
  • Créer des outils afin de favoriser le transfert des connaissances;
  • Participer à des échanges sur les enjeux environnementaux avec des jeunes des cellules d’éducation à la citoyenneté mondiale et de solidarité (ECMS) à Abomey;
  • Participer et soutenir les activités de reboisement des jeunes des cellules ECMS à Abomey.

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HONDURAS: L’ENTREPRENEURIAT JEUNESSE POUR CONTRER L’EXODE RURAL

Notre partenaire, FIPAH, intervient au niveau de l’autonomisation économique des femmes dans plusieurs communautés. Cependant, ce travail est insuffisant pour contrer l’exode rural des jeunes de la région. Ce projet QSF vise la mise en place d’un processus de formation en entrepreneuriat, particulièrement la création de microentreprises (qui sont simples à réaliser), afin de développer de nouvelles opportunités économiques, de valoriser ce qui est disponible dans les communautés et de freiner l’immigration des jeunes.

Les jeunes s’impliquent aussi, parallèlement, dans des initiatives de reboisement afin d’améliorer la qualité de l’environnement et d’embellir la communauté. La participation à ces projets de reboisement permettra aux jeunes de la région de s’impliquer activement dans un projet ayant des retombées positives concrètes. La naissance d’un sentiment de fierté lié à ce projet contribuera à augmenter le désir des jeunes de rester dans leur communauté.

Description des activités :       

  • Réaliser un diagnostic sur les besoins de formations des jeunes en entrepreneuriat, sur leurs intérêts et besoins et sur les opportunités économiques de la région;
  • Monter et réaliser des ateliers de formations sur l’entrepreneuriat, la microentreprise, le démarrage d’entreprise et la gestion financière;
  • Accompagner les jeunes dans la création et la réalisation de leur plan d’affaires;
  • Créer un réseau d’échanges sur les bonnes pratiques entre les jeunes de la région;
  • Créer des outils afin de favoriser le transfert des connaissances;
  • Participer aux initiatives de reboisement des jeunes de la communauté.

Participer au projet »

Devenir responsable d’équipe »

PÉROU: LA NUTRITION AU COEUR DES SYSTÈMES ALIMENTAIRES VIABLES

La population de la région de Caraz est aux prises avec le double fardeau de la malnutrition et du surpoids. Bien que les activités des familles reposent essentiellement sur la production agropastorale de subsistance qui constitue la principale source d’alimentation, l’évolution économique du pays amène avec elle l’introduction de produits alimentaires à faible teneur nutritive au détriment des produits locaux de qualité et riches en vitamines et en protéines.

Ce projet QSF vise à considérer tout le système alimentaire, avec ALLPA, afin d’aborder les problèmes de nutrition. Cette approche permettra de mieux cibler les problèmes et les causes de l’ensemble du cycle de vie de l’aliment en regardant du côté des pratiques agricoles et des types d’aliments cultivés, jusqu’aux habitudes de consommation et la disponibilité des aliments dans le but d’obtenir des impacts concrets à long terme sur la santé des populations.

Description des activités :       

  • Réaliser un diagnostic sur les habitudes de consommation des aliments et sur les aliments disponibles et cultivés localement dans la région de Caraz
  • Réaliser un diagnostic sur les outils didactiques en nutrition et les modules de formation disponibles à Caraz;
  • Monter et animer des formations sur la nutrition et la saine alimentation;
  • Organiser une campagne de sensibilisation sur la nutrition et la saine alimentation auprès de la population de Caraz;
  • Créer des outils didactiques et de sensibilisation en nutrition.

► Le groupe est désormais complet !

 

Participants·es QSF au Pérou en 2019

 


Renseignements supplémentaires :

Marylène Leduc
Adjointe à la programmation, coopération volontaire et stages
maryleneleduc@suco.org
514 272-3019, poste 229

Noémie Pelletier-Deschamps
Adjointe à la programmation, Québec sans frontières
adj-programmes@suco.org
514 272-3019, poste 229


Ajoute une expérience internationale hors du commun à ton CV !  

 

SUCO cherche 25 stagiaires internationaux pour des départs en août 2019

Date limite pour postuler :  19 mai 2019

 

Qu’ont en commun Dahlia et Caroline sur cette photo? Un intérêt marqué pour les enjeux d’égalité femmes-hommes et de souveraineté alimentaire; jumelé au cran de réaliser un mandat de six mois au sein de la communauté de Santa Eulalia au Pérou! De juin à décembre 2018, elles ont participé au Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) de SUCO et ont acquis de nouvelles compétences professionnelles en les mettant à profit pour appuyer un projet de formation agricole.

« Le principal avantage et apprentissage que j’ai retiré d’une expérience comme celle-ci, c’est sans nul doute la compréhension des enjeux liés à l’environnement et l’agriculture. J’ai tellement appris sur les principes d’agroécologie et surtout sur l’impact des changements climatiques en Amérique latine que je me suis jurée de chercher un emploi ayant un impact sur cela au retour au Canada ! » – Caroline Wegner Tolio, ancienne stagiaire en commercialisation de produit agricole et maintenant chargée de projet en sécurité alimentaire

Fais comme Dahlia et Caroline, postule à suco.org/emploi et vois où l’aventure PSIJ te mène !