Redonnez au suivant !

 

5 raisons de devenir mentors pour les stagiaires de SUCO

Vous aimeriez contribuer au développement professionnel de la relève mais ne savez pas quelle forme cela pourrait prendre ? Pourquoi ne pas devenir mentor pour une personne qui effectue un stage à l’international ?

Dans le cadre de son Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ), financé par Affaires mondiales Canada, SUCO offre un programme de mentorat qui vient bonifier l’accompagnement des stagiaires et maximiser leur développement professionnel durant le stage. L’objectif est de permettre aux personnes stagiaires, âgées entre 19 et 30 ans, de développer leurs compétences grâce à un contact privilégié auprès d’un ou une professionnelle du développement international.

Une activité bénévole valorisante au service de la coopération internationale

« Chez SUCO, nous souhaitons faire vivre une expérience complète à nos stagiaires, tant sur le plan de l’expérience internationale que sur celui du développement personnel et professionnel ! La contribution d’un mentor est d’être à l’écoute, avoir un regard objectif et une vision élargie qui aideront le mentoré à recadrer les problèmes, explorer des manières différentes de penser et d’entreprendre, valider des choix ou décisions. Il s’agit d’un excellent moyen de développement et d’apprentissage de nouvelles compétences et habiletés à acquérir pour poursuivre une carrière dans un domaine privilégié ! C’est en quelque sorte, une façon de redonner au suivant. » Éléonore Durocher-Bergeron, agente de programme, stages internationaux

Une  contribution qui prend peu de temps et qui rapporte

Le mentorat se fait au moment qui vous convient et selon votre disponibilité.  Notre programme requiert d’être disponible, à distance, sur une période de 6 mois à compter de juin 2018 ou de janvier 2019, pour une formation initiale, 4 rencontres d’une heure de mentorat par vidéoconférence, un suivi de mi-étape et un sondage final. En tant que mentor, vous aurez l’occasion de réfléchir à vos objectifs et pratiques personnelles, pourrez développer votre style de leadership personnel et de mentorat, aurez la reconnaissance en tant qu’expert sur un sujet et serez exposé(e) à de nouvelles perspectives, idées et approches.

Favoriser l’intégration au marché du travail après le stage

Votre contribution favorisera aussi l’insertion en emploi des stagiaires, un objectif clé du programme de SUCO. Entre 2015 et 2017, 73 % des personnes stagiaires ayant participé au PSIJ se sont trouvé un emploi dans leur domaine entre deux semaines à 4 mois après leur stage grâce à l’appui en employabilité offert. Aussi, lors du dernier programme, 93 % des stagiaires croiyaient fermement pouvoir se trouver un emploi après le stage, étaient satisfaits de l’amélioration de leurs compétences ainsi que des  connaissances et de la compréhension acquises par rapport aux enjeux de développement international!

Une multitudes de domaines à mentorer

Que vous soyez chargé de projet en coopération, spécialiste en égalité femmes-hommes ou agronome, vous pouvez participer à notre programme. Vous n’êtes pas certain si votre profil professionnel a le potentiel de capter l’intérêt des stagiaires? Laissez-nous la chance d’en discuter avec vous! Nous recherchons des professionnels avec au moins 2 à 3 ans d’expérience dans les domaines suivants (et pas nécessairement en coopération internationale) :

  • Développement économique communautaire
  • Agriculture durable : production maraîchère et animale, gestion des sols et des eaux
  • Développement organisationnel
  • Marketing et commercialisation de produits agricoles
  • Gestion de projet
  • Entrepreneuriat
  • Communication, animation et mobilisation communautaire
  • Nutrition
  • Égalité entre les femmes et les hommes

Bonifiez votre propre CV

De nombreux employeurs considèrent l’implication bénévole comme un critère d’embauche. De plus, cette expérience vous permettra d’acquérir des compétences en accompagnement et fonction conseil, un atout à plusieurs parcours professionnels.

Comment participer ?

Les professionnels qui souhaitent devenir mentor doivent :

  1. Soumettre leur formulaire de candidature par courriel à eleonoredurocher@suco.org avant le 25 mai 2018.
  2. Participer à l’entrevue de sélection auprès de l’agente de programme en juin.
  3. Participer au webinaire de démarrage en juin, puis au jumelage.

Renseignements :
Éléonore Durocher-Bergeron
Agente de programme – stages internationaux
eleonoredurocher@suco.org
(514) 272-3019, p.224


Diakhassé : histoires de femmes engagées pour l’égalité

 

Montréal, le 30 avril 2018 – Le 7 juin prochain, à la Maison de l’Afrique, l’organisme de coopération internationale SUCO organise ses retrouvailles annuelles. Il s’agit d’un événement de réseautage tenu dans une ambiance conviviale. Cette année, ce sera également l’occasion d’assister au vernissage de l’exposition féministe Diakhassé, présentée dans le cadre du Rallye Expos de Vues d’Afrique. Peinture, lecture de textes, danse et autres performances artistiques seront au rendez-vous afin d’explorer diverses thématiques relatives aux rôles des femmes africaines dans leurs sociétés.

Un mélange entre art et développement durable

Quoi de mieux que d’utiliser l’art comme moyen d’expression pour aborder la solidarité internationale et ses enjeux? Diakhassé est une exposition multisensorielle qui porte un regard croisé sur la situation actuelle des femmes africaines et met en lumière les perceptions de femmes d’ici et d’ailleurs, engagées pour l’égalité. Deux des participantes à cette exposition sont aussi d’anciennes volontaires de SUCO. Ayant toutes les deux réalisé un mandat au Sénégal, elles partagent leur expérience, qui va au-delà de la coopération internationale. À travers leurs pinceaux et leurs plumes, elles vous invitent à la découverte de thématiques qui leur tiennent à cœur, dont la place des femmes dans l’économie solidaire et leur adaptation face aux effets néfastes des changements climatiques.

« Lorsque nous sommes volontaires nous avons la chance de ne pas simplement nous arrêter au travail à réaliser, nous nous intégrons à une communauté, accueillons une nouvelle culture et trouvons nos repères entre Eux et Nous. Cette exposition, c’est ma façon de mettre en lumière des luttes qui me tiennent à cœur, mais surtout des femmes et des filles rencontrées qui, chacune à sa façon, luttent pour un monde plus égalitaire », souligne Éléonore Durocher-Bergeron, artiste peintre et ancienne volontaire de SUCO.

« Féministes, tant qu’il le faudra! »

Diakhassé fait écho au thème de la Journée internationale des femmes de cette année ainsi qu’aux luttes et aux revendications des femmes d’ici et d’ailleurs. La question de l’égalité entre les femmes et les hommes est transversale dans l’approche de SUCO et de ses activités.

Québécoises ou africaines, les artistes de la soirée sont avant tout des femmes. Elles ont toutes une démarche artistique spécifique dans laquelle on perçoit leur engagement certain en tant que femme et féministe.

« Être le fruit de la diversité, d’ici et d’ailleurs, offre de multiples possibilités. En participant à cette exposition, c’est mon siège de trait d’union que je retrouve. Je raconte les histoires des femmes que j’ai rencontrées, leur vie, leurs pérégrinations et leurs victoires… surtout leurs victoires. Les femmes de mon histoire sont des forces de la nature », souligne Marlyatou Dosso, blogueuse d’Afriknow et participante de l’exposition.

Késoued, artiste peintre camerounaise, quant à elle, dépeint un brassage culturel particulier. Les réalités de la vie quotidienne en Afrique et le respect de la femme constituent des messages qu’elle véhicule à travers ses œuvres riches en couleurs éclatantes.

La participation aux Retrouvailles est gratuite. Les gens doivent réserver leur place en ligne (http://suco.org/events/retrouvailles-2018/). Le vernissage débute dès 18 h et des bouchées à saveur africaine seront servies au cours de la soirée. L’exposition Diakhassé se tiendra exclusivement du 1er au 30 juin à la Maison de l’Afrique.

À propos de SUCO

SUCO est un organisme de coopération internationale fondé en 1961. Il réalise des projets de développement durable visant à renforcer l’autonomie des personnes, des organisations et des collectivités dans six pays : Burkina Faso, Haïti, Honduras, Nicaragua, Pérou et Sénégal. L’expertise de SUCO se situe principalement dans les domaines de l’agriculture durable, du développement local, de l’égalité entre femmes et hommes, de la mobilisation citoyenne et de l’entrepreneuriat rural.

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Renseignements :
Yasmina Britel
Agente de programme – Éducation à la citoyenneté, SUCO

Tél. : (514) 272-3019, poste 234
Cell. : (514) 219-0810
Courriel : yasminabritel@suco.org


Une volontaire de fer pour la terre nourricière

 

Isabelle Tracy Laudé n’en est pas à ses premiers pas en matière d’accompagnement et de soutien communautaire. Cette bachelière en animation et recherches culturelles, avec spécialisation en relations interethniques et développement des communautés, poursuit son troisième mandat de volontaire avec SUCO.

Riche de son expérience en collaboration multipartenaires, tant sur la scène nationale qu’internationale, Isabelle Tracy Laudé a acquis, au fil des cinq dernières années, une approche de communication participative et inclusive. Il faut dire que la mobilisation et la participation citoyenne ne sont pas des champs d’intervention nouveaux pour cette jeune femme dynamique qui, de 2012 à 2015, a participé au Programme canadien de revitalisation urbaine et intégrée.

En 2015, à titre de conseillère en animation avec SUCO Haïti, elle a notamment accompagné et formé une vingtaine de femmes en leadership et mobilisation communautaire dans le cadre d’un projet de relance agricole et d’amélioration de la nutrition (PRAN), financé par l’Union européenne et le ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF) du Québec.

 

« Établie à Jacmel (sud-est), dans la commune de Marigot, mon travail consistait à améliorer les interventions du projet en matière de campagne de sensibilisation autour de projets collectifs de nature sociale et économique », précise Isabelle avec beaucoup de fierté dans la voix et le sentiment du devoir accompli.

Œuvrant auprès d’associations paysannes, de groupes de mères et de femmes leaders, elle avoue avoir développé une écoute proactive basée sur l’identification des besoins de la population.

Ces atouts lui sont fort utiles dans son mandat actuel, toujours avec SUCO Haïti.

Suivez le Guide

Isabelle a ainsi participé à la conception et à la diffusion d’un guide méthodologique (Manyèl Akonpayman) devant faciliter l’utilisation du Guide alimentaire haïtien (Gid Alimentè) élaboré par SUCO, en partenariat avec Cercles Divers (CED), une organisation non gouvernementale haïtienne établie à Jacmel.

Isabelle fait aussi la promotion du Djakout Peyizan, un outil créé par SUCO en collaboration avec de multiples partenaires, dont le MARNDR (ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural), pour renforcer les capacités des familles paysannes, des agronomes et des ONG en techniques de gestion et de valorisation d’une exploitation agricole.

« Il s’agit de promouvoir l’autosuffisance alimentaire. Je participe également à la réalisation d’ateliers de formation et de réflexion avec l’équipe terrain et les partenaires afin de former des personnes vulgarisatrices en saine alimentation, allaitement et hygiène de base, le tout articulé autour du contenu du Gid Alimantè et de son Manyèl Akonpayman », résume Isabelle.

Agente de milieu douée et sensible aux différences culturelles, animatrice citoyenne reconnue pour son efficacité et sa forte personnalité, Isabelle Tracy Laudé contribue, à sa manière, à faire la promotion de l’approche de développement local de l’organisation ainsi qu’à affirmer et à consolider la présence de SUCO en Haïti.


Chaque volontaire a une histoire à raconter !

 

Depuis 2015, près de 2500 volontaires ont participé aux programmes de coopération volontaire financé par Affaires mondiales Canada pour créer un changement dans des pays du Sud et au sein de leurs communautés au Canada. Le 18 janvier dernier, 60 volontaires se sont réunis à Ottawa pour raconter leurs histoires dans le cadre d’une expérience de bibliothèque humaine. Découvrez les histoires de Sophie, Éléonore et Catherine, volontaires de SUCO au Sénégal et Nicaragua !

« Si tu vois une chèvre dans le repaire d’un lion, aie peur d’elle »
Par Sophie Bourdon

Ce proverbe sénégalais, Sophie Bourdon l’a entendu à plusieurs reprises. En s’engageant comme représentante de SUCO au Sénégal, après plusieurs mandats de volontariat, elle savait à quoi s’attendre … ou presque!

Peut-on occuper un poste de responsabilité de la même manière qu’un homme, lorsqu’on est une jeune femme blanche, en Afrique de l’Ouest? Comment exercer un leadership inclusif lorsque l’on évolue dans un environnement où nos pairs sont majoritairement des hommes? Y a-t-il de la place pour repenser l’égalité par l’accompagnement des volontaires canadiens et canadiennes? Est-ce qu’il suffit d’avoir des cibles sexospécifiques pour documenter nos actions auprès des femmes et des filles? Autant de questions que ce livre prend un malin plaisir à soulever et à nuancer.

Sophie Bourdon signe ici, avec humour et humilité, le récit surprenant des défis de l’égalité entre les femmes et les hommes au sein des réseaux de coopération internationale, de Montréal à Dakar. Une histoire évocatrice qui bouscule nos certitudes et nous laisse sur cette sempiternelle vérité : le vrai changement ne se fait pas tout seul!

Entre cîmes et racines, une histoire de développement organisationnel
Par Éléonore Durocher-Bergeron 

Inclure. Être incluse.
Explorer leur histoire d’abord.
Un mois, un petit mois pour comprendre.
Comprendre l’histoire d’un homme, de son projet organisationnel.

Entre la cîme et les racines du Réseau MUUD.
MUUD, ça signifie « l’union des chances » en langue sérère.
Au coeur de Ndiaganiao, au coeur de 63 Associations Villageoises de Développement, au coeur de 132 familles.
J’ai accompagné Seck Faye et son équipe dans la réalisation d’un diagnostic organisationnel participatif.
Un diagnostic pour mieux se rappeler où étaient ses racines 20 ans après la création du Réseau, sa base solide qui lui permet de faire face aux vents et tempêtes.

Puis créer de l’espace, de l’ouverture.
« Je ne savais pas que j’étais capable ; c’est grâce à toi que je m’en rends compte et que j’ai envie de continuer», m’a lancé Seck, à la sortie d’une animation de groupe qu’il venait de faciliter par lui-même.

Donner confiance.
À un homme. Également à une organisation, qui elle aussi prend de l’assurance à travers les succès qu’elle accumule.

La valeur du volontariat se trouve toute là.
Une bonne relation d’accompagnement et de mentorat va au-delà du sujet même de la conversation. Cette relation est à même de modeler une façon d’interagir et de créer un style de leadership.

Coup et bouffe
Par Catherine Fallon

L’un des défis de la personne volontaire en pays étranger est d’adapter ses pratiques culinaires aux disponibilités du pays. Qu’en est-il lorsqu’en plus d’apprendre à cuisiner ces aliments à la maison, il faut enseigner des pratiques de transformation adaptées aux coutumes, aux ressources disponibles, aux besoins nutritionnels, à la culture?

 Selon le pays d’accueil, les façons de voir l’alimentation et la variété alimentaire ne sont pas les mêmes et peuvent être très différentes du pays d’origine. Certains fruits et légumes sont tout à fait nouveaux, alors que d’autres sont transformés d’une autre façon, les classifications d’aliments sont différentes tout comme les habitudes et traditions liées aux repas.

 Pour les aider à relever ce défi supplémentaire, les personnes volontaires en sécurité alimentaire et nutritionnelle peuvent compter sur une ressource essentielle pour qui la bouffe est plus souvent au centre des préoccupations : les femmes.

Le programme de coopération volontaire de SUCO est financé par le gouvernement canadien par l’entremise d’Affaires mondiales Canada

 


SUCO aux quatre coins du Québec durant tout l’hiver

 

 

Venez nous rencontrer dans le cadre de notre tournée de recrutement universitaire!

Nous sommes à la recherche de personnes passionnées qui partagent nos valeurs de solidarité, d’engagement, de responsabilité, d’égalité entre les femmes et les hommes, de justice et de respect. Vous avez envie de découvrir le monde d’un point de vue local, de changer les choses en partageant vos connaissances et d’acquérir de nouvelles compétences? Nous sommes faits pour nous entendre!

Place à la relève

Nous accordons une importance particulière à la nouvelle génération engagée et aux leaders de demain. Vous carburez aux projets et aux nouveaux défis? Vous êtes en fin de parcours post-secondaire ou en début de carrière et souhaitez partager vos connaissances et vos compétences avec d’autres collègues aux quatre coins du monde? Vous avez entre 19 et 30 ans et souhaitez acquérir une expérience à l’international qui aura un réel impact? Nous offrons des mandats dans un climat de travail convivial et axé sur le partage.

De janvier à mai, notre équipe de recrutement sillonnera le Québec afin de dénicher nos futurs talents qui s’envoleront vers le Pérou, le Nicaragua, le Honduras, Haïti, le Sénégal et le Burkina Faso. Nous offrons des mandats variés, allant de six mois à un an, dans le cadre d’initiatives d’aide au développement qui sont réalisées avec l’appui financier du gouvernement du Canada (ministère Affaires mondiales Canada). Les postes s’insèrent dans nos différents projets en cours pour lesquels nous avons besoin d’appui en :

  • Agroécologie et environnement
  • Commercialisation et marketing agroalimentaire
  • Communication, animation et mobilisation des communautés
  • Développement organisationnel
  • Égalité entre les femmes et les hommes
  • Entrepreneuriat
  • Gestion de projet
  • Nutrition et transformation alimentaire

Nous visiterons les régions de l’Outaouais, de la Mauricie, de l’Estrie, de la Montérégie, de Montréal et de la Capitale-Nationale!

Consultez le calendrier de tournée

Une expérience professionnelle enrichissante!

Devenir conseiller ou conseillère volontaire pour SUCO, c’est appuyer au quotidien des hommes et des femmes qui ont le goût de se dépasser et qui s’investissent pour un développement durable. De plus, vous évoluerez au sein d’une organisation qui mise sur la formation continue et sur le développement des compétences. Être conseiller ou conseillère volontaire, c’est appuyer le développement de compétences auprès d’individus afin de favoriser, au final, le renforcement de capacités organisationnelles. Peu importe le domaine dans lequel vous œuvrez, votre mandat présentera diverses facettes : animation, formation, mentorat, appui-conseil et soutien technique. En fait, chez SUCO, on aime dire qu’un bon ou une bonne volontaire travaille à perdre son emploi! Pourquoi? Parce que notre approche vise l’autonomisation de nos partenaires et des populations.

Ne manquez aucune occasion

Abonnez-vous à notre alerte-emploi et suivez-nous sur Linkedin, Twitter et Facebook.

Nous ne visitons pas votre campus, mais si vous souhaitez organiser une conférence-carrière avec nous, n’hésitez pas à écrire à Éléonore Durocher-Bergeron, agente de programme, eleonoredurocher@suco.org

Liens utiles

Brochure de stages internationaux

Programme de coopération volontaire

Programme Québec sans frontières

Blogue des volontaires


Contrer l’exode rural en formant la relève agricole

 
De juin à août 2017, quatre jeunes Québécoises ont réalisé un stage Québec sans frontières à Huari, au Pérou, avec l’organisme local ALLPA, partenaire de SUCO.


Comme dans plusieurs autres pays du monde, l’exode rural est un phénomène qui affecte le Pérou et en particulier la région où nous effectuons notre stage, qui a lieu plus précisément dans la petite ville de Huari, ainsi que les zones rurales qui l’entourent
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Notre stage Québec sans frontières sur la promotion des aliments locaux et du travail des personnes agricultrices, réalisé en collaboration avec notre partenaire local Allpa, nous a amené à nous questionner sur les raisons qui poussent les jeunes à abandonner leur terre natale pour tenter leur chance ailleurs.

La dévitalisation des milieux ruraux

À la suite de nombreuses discussions avec des familles agricultrices, ainsi qu’avec des collègues d’Allpa, nous avons tout d’abord constaté que les raisons qui poussent la plupart des gens à migrer vers de plus grandes villes ressemblent énormément à celles invoquées au Québec et au Canada : les zones rurales se dévitalisent plus ou moins rapidement, car les jeunes aspirent à un futur qu’ils peinent à imaginer en campagne. Pour vous donner une idée de la situation, il ne reste qu’une trentaine de famille à Ampas, petite communauté voisine de Huari, alors qu’il y a trente ans, on en comptait trois cents. Les répercussions sont dramatiques puisque ce genre de phénomène implique que, dans des villes comme Huari qui ne possèdent pas leur propre université, les jeunes qui veulent poursuivre leurs études doivent déménager dans une autre ville, comme Huaraz ou Lima. Parmi ceux et celles qui partent pour les grandes villes, une poignée seulement revient dans leur petite ville natale pour y faire leur vie.

Un autre de nos questionnements portait sur les perceptions existantes du métier d’agriculteur. Bien évidemment, elles sont différentes d’une famille à l’autre, mais la différence est d’autant plus manifeste si l’on compare les familles qui vivent dans une zone rurale, comme Ampas, à celles qui vivent dans une zone plus urbanisée, comme Huari. Les familles de Huari avec lesquelles nous avons discuté ne vivent généralement pas de leur propre agriculture, et même si certaines d’entre elles possèdent une terre, il s’agit davantage d’une activité marginale que d’un réel métier. De plus, si quelques personnes considèrent que l’agriculture est un travail difficile, d’autres vont jusqu’à dire que ce n’est pas un « vrai » travail.

Des familles qui valorisent le travail de la terre

Certaines familles nous ont toutefois fait part d’opinions tout à fait différentes. Elles nous ont par exemple parlé de l’entraide et de la solidarité qui existent entre les familles d’agriculteurs et d’agricultrices. En effet, toute la communauté travaille une journée dans les champs de l’une des familles, puis dans ceux d’une autre famille le lendemain, et ainsi de suite. Cela témoigne d’un esprit de communauté très fort. De plus, une famille d’agriculteurs et d’agricultrices qui a vécu plusieurs années à Lima pour ensuite revenir à Ampas nous a confié que la qualité de vie était selon elle beaucoup moins bonne à Lima. Il y a beaucoup de bruit, le coût de vie y est élevé et les déplacements sont rendus difficiles par le trafic constant. Ces conditions ne peuvent être comparées au calme et à la tranquillité qui règnent à Ampas ou à Huari. Selon cette même famille, la délinquance a augmenté de manière importante depuis quelques années à Lima, ce qui en fait un environnement inadéquat pour établir une famille.

Des participants aux modules de formation d’Allpa sur la production maraîchère dans le cadre du projet FORMAGRO.


Former et outiller la relève : le travail de l’organisme Allpa

Un certain nombre de défis caractérisent la vie des agriculteurs et des agricultrices. L’amélioration des conditions de vie en zone rurale se trouve justement le cœur du travail d’Allpa, un organisme qui œuvre dans plusieurs régions rurales du Pérou pour en assurer le développement durable. Allpa offre un soutien aux producteurs et productrices dans le développement de leurs activités maraîchères, d’élevage ou de production laitière, et travaille conjointement avec ceux-ci pour leur permettre de consolider leurs connaissances et techniques. Les familles productrices y voient par conséquent une opportunité d’amélioration. En effet, des changements ont été constatés à la suite de la participation aux formations. Bon nombre d’agriculteurs et d’agricultrices ont modifié leurs méthodes de production maraîchère pour se tourner vers le biologique alors qu’ils utilisaient auparavant des méthodes de production conventionnelle, lesquelles faisaient par exemple appel à des pesticides chimiques dangereux. Allpa travaille aussi à la revalorisation du métier d’agriculteur et d’agricultrice et à la construction d’un meilleur avenir pour les jeunes vivant en zone rurale. En effet, les modules de formation dédiés aux jeunes de 18 à 35 ans permettent à la relève d’être plus motivée et mieux outillée pour travailler la terre. Notre mandat en tant que stagiaires était de collaborer avec Allpa afin de sensibiliser la population à l’utilisation de produits locaux et biologiques.

À la fin de notre stage, nous avons pris conscience de l’étendue de nos apprentissages et nous avons également pu observer qu’une intervention semblable serait extrêmement pertinente chez nous, au Québec.

Claudio Estrada, un facilitateur communautaire d’Allpa, donnant une formation participative sur le contrôle biologique des maladies.


Article rédigé par nos stagiaires QSF : Éliane Voisard, Anika Ste-Marie, Laurence Dupont et Elisabeth Bergeron

Accompagnatrice du groupe  : Anne-Sophie Côté

Informez-vous sur le programme Québec sans frontières du ministères des Relations internationales et de la Francophonie du Québec.


Les semences : un enjeu trop souvent oublié !

 

Lorsque l’on parle de revoir les systèmes alimentaires, on entend régulièrement parler du mode de production, des circuits de distribution qui doivent être plus courts, de la diversification des productions, mais on entend peu parler du premier maillon de ce système : les semences. Peu de choses sur cette terre sont aussi vitales que ce qui constitue notre héritage alimentaire vieux de plus de 12 000 ans; magnifique miracle de la vie que sont les semences, maillon de renaissance entre la fin d’une plante et le renouveau.

Un précieux premier maillon

En regardant le documentaire Seeds, the untold story, on est surpris, voire choqué d’apprendre qu’au cours du dernier siècle, c’est plus de 94 % des variétés de semences partout dans le monde qui ont disparu. Il s’agit-là d’un constat d’autant plus alarmant lorsque l’on sait que ce sont maintenant en majeure partie les entreprises biotechnologiques qui produisent et contrôlent le renouvellement de ce patrimoine naturel.

Au Sénégal, les changements climatiques se sont intensifiés comme partout ailleurs en Afrique subsaharienne. Les précipitations s’affaiblissent et sont de moins en moins prévisibles. Au cours des dernières années, le prix des céréales a donc baissé, ce qui a entraîné un manque de fonds pour acheter des équipements et des semences. Cette situation contribue toujours, à l’heure actuelle, à rendre le travail agricole moins intéressant, et ce, surtout pour les jeunes.

Favoriser l’accès

En Afrique de l’Ouest, 70 % de la production agricole provient des petites exploitations familiales. Et pourtant, malgré la force du nombre, ce sont les hommes et les femmes vivant de cette agriculture familiale qui ont le plus difficilement accès à des intrants semenciers de qualité et surtout non modifiés. Au Sénégal, la Centrale d’achat de Touba Toul, ancien partenaire de SUCO, s’est mobilisée afin de solutionner l’incapacité financière des ruraux à accéder à un stock suffisant de semences de qualité. Des paysans et des paysannes se sont regroupés afin de créer une association qui achète en gros les semences fournies par l’État, elle les redistribue par la suite sous forme de prêt. Ainsi, les paysans et les paysannes ne sont pas obligés de payer l’entièreté de l’achat. Après les récoltes, lorsqu’ils et elles auront pu vendre leurs productions, le remboursement s’effectuera. La Centrale a à cœur d’organiser une distribution à échelle humaine. Anta Babou, membre de la Centrale d’achat de Touba Toul et présidente de son propre groupement d’intérêt économique m’explique dans ses mots :

« Les semences, c’est important de les garder, parce que c’est bon pour nous, paysans et paysannes. C’est nécessaire même, car souvent à cause de l’hivernage et des imprévus de la vie, on ne peut pas en produire assez soi-même. Si quelqu’un veut cultiver de l’arachide pour subvenir à ses besoins et générer un petit revenu, il aura besoin d’avoir suffisamment de grains. C’est aussi une bonne façon de faire preuve de résilience face aux changements climatiques, comme on ne sait jamais ce qui viendra ensuite, sécheresse ou autre… »

Par ailleurs, en achetant principalement de l’État, les paysans et les paysannes ne savent pas toujours d’où viennent les semences. Ces dernières ne sont donc pas nécessairement toujours adaptées au sol ou au climat de la région; un enjeu de traçabilité des cultures persiste. Et pour répondre à cet enjeu, plusieurs prônent le recours à la certification des semences.

Cultiver l’autonomie

Au Sénégal, comme dans plusieurs autres pays du monde, les paysans et les paysannes se battent afin de faire reconnaître leur droit de savoir et de gérer directement les variétés locales, en plus de dénoncer la pratique de la certification des semences. Ce modèle fortement inspiré de la législation européenne et nord-américaine entraîne des coûts faramineux, mais aussi des contraintes liées à l’exigence d’une qualité très homogène et uniforme dans les semences (ce qui va également à l’encontre des principes agroécologiques).

Quant à la pratique de l’extension des brevets à des plantes (principalement dans le secteur des organismes génétiquement modifiés (OGM)), prônée par de grandes multinationales, mais aussi certains gouvernements, elle comporte des accords contractuels stricts qui engendrent des restrictions sur l’échange de semences et les pratiques de recyclage des semences. Cela a le plus souvent pour effet de confronter les agriculteurs et les agricultrices à un choix restreint pour l’acquisition commerciale de semences. Au final, tout cela a une répercussion directe sur le droit à l’alimentation, une alimentation de qualité en quantité suffisante.

« L’agroécologie c’est plus qu’un choix. Moi je sais que c’est ce dont la terre du Sénégal a besoin. Je veux qu’on soit autonome du début à la fin de nos productions, et qu’on soit en santé grâce à ce qu’on mange et cela passe aussi par les semences », précise Ndongo Fall, coordonnateur de la Coopérative Agricole Biologique de Notto-Diobass (COPEBAN), ancien partenaire de SUCO au Sénégal.

Ici, les organisations paysannes travaillent aussi à reconstruire des droits collectifs et les systèmes semenciers ancestraux pour protéger leurs semences. Il y a de plus en plus d’initiatives porteuses, comme celles de l’organisation AGRECOL Afrique, partenaire de SUCO, qui a organisé une journée de promotion de l’agriculture biologique ayant pour thème « les semences paysannes pour une agriculture durable ». Cette journée a permis de favoriser le réseautage entre organisations de la société civile, paysans et autres acteurs croyant également à la survie du patrimoine semencier. Ces initiatives de mise en réseau sont d’autant plus importantes dans un contexte de revendication auprès des décideurs.

« AGRECOL Afrique effectue en ce moment du plaidoyer pour les semences paysannes au Sénégal, notamment parce que la législation sénégalaise reconnaît uniquement les semences certifiées. Un paysan qui commercialise des semences paysannes est passible d’une amende à l’heure actuelle! », m’écrit Milaine Bédard, ancienne conseillère volontaire en gestion des savoirs pour SUCO. Il faut savoir qu’au Sénégal, la loi relative à l’inscription des variétés stipule que « la production de semences en vue de la vente ne peut être effectuée que par des personnes (…) agréées à cet effet »; agrément difficilement accessible, mais aussi peu compatible avec la réalité paysanne.

Bref, une réalité complexe

Le défi à l’heure actuelle pour les paysans et les paysannes du Sénégal est donc de continuer à augmenter la production de leurs propres semences. Il y va de leur survie économique et de l’avenir alimentaire de la région. Mais cela n’a rien de facile!

« Souvent, en Occident, on nous renvoie une image très polarisée sur la question des semences, mais il faut prendre conscience que la réalité terrain, c’est une réalité beaucoup plus complexe. Le Sénégal est un grand territoire avec une forte densité de population, une croissance démographique importante, les impacts des changements climatiques y sont de plus en plus perceptibles. Tous ces enjeux réunis compliquent la gestion et la distribution des semences. Au final, pour arriver à améliorer l’accès des petits producteurs et des petites productrices à des semences adaptées, il faut avoir la capacité de comprendre tous ces enjeux et de s’y intéresser en synergie. C’est pour cela que SUCO travaille avec d’autres organisations pour impulser un mouvement collectif », conclut Sophie Bourdon, représentante de SUCO au Sénégal.

Des pistes d’action simples

L’enjeu des semences paysannes est tout aussi d’actualité au Canada. Si vous voulez poser un geste simple afin de prendre part au mouvement, voici des idées à la portée de tous et toutes :


Agroécologie et transition vers des systèmes alimentaires durables

 

Opportunité pour la mise en œuvre des priorités de la politique d’aide internationale féministe du Canada

Madame Marie-Claude Bibeau, Ministre du Développement international et de la Francophonie,

Nous saluons l’engagement du gouvernement du Canada envers la promotion du plein exercice des droits des femmes et des filles, condition indispensable pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD). Nous espérons que la mise en place d’une politique d’aide internationale féministe pourra également inspirer d’autres États.

Nous sommes reconnaissants à votre gouvernement d’avoir accordé une place importante aux organismes de coopération internationale dans le cadre des consultations publiques pour l’élaboration de la nouvelle politique. De plus, nous accueillons favorablement l’initiative donnant priorité aux populations les plus vulnérables, ainsi qu’à l’adaptation et la mitigation des effets des changements climatiques.

Dans le monde, les femmes jouent un rôle majeur dans le domaine de l’agriculture, l’une des activités les plus affectées par les changements climatiques. Nous vous encourageons à soutenir davantage l’agriculture durable et la transition vers des systèmes alimentaires diversifiés et agroécologiques. Ces modèles, axés sur la diversification des exploitations et des paysages agricoles, la substitution des intrants chimiques par des techniques écologiques, l’optimisation de la biodiversité, ainsi que les interactions entre différentes espèces, peuvent renforcer l’autonomisation économique des femmes et des filles qui pratiquent, pour la majorité d’entre elles, une agriculture à petite échelle.

Plus d’un demi-siècle d’expérience nous permet d’observer les répercussions positives de la diversification des systèmes agroécologiques sur le développement économique local et régional, ainsi que sur la résilience des populations qui doivent faire face à des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes, graves et imprévisibles. De plus, les systèmes alimentaires durables peuvent devenir une stratégie d’adaptation, mais aussi de mitigation des effets des changements climatiques. Un nombre croissant de recherches démontrent que ces systèmes augmentent la concentration en carbone des sols, préservent la biodiversité, permettent aux sols de retrouver leur fertilité à long terme, maintiennent les rendements, et offrent une base solide pour soutenir les moyens de subsistance des familles d’agriculteurs et d’agricultrices.

Le Canada investit déjà dans ce secteur en renforçant les capacités des communautés paysannes. Cet appui a permis aux communautés de passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture de marché, tout en améliorant la qualité de leur environnement et en assurant la pleine inclusion des femmes dans l’économie et la société. L’agriculture est devenue un secteur de choix pour accroître et diriger les investissements.

Nous sommes convaincus que le Canada peut en faire davantage et devenir un leader de ce secteur innovateur, qui permet de répondre à plusieurs des défis auxquels les pays en développement font face. Nous encourageons le Canada à investir davantage dans le secteur de l’agriculture durable à petite échelle. Un investissement accru dans ce seul secteur permettrait de contribuer à l’atteinte de douze des objectifs de développement durable, de réduire la pauvreté, d’autonomiser les femmes, de créer des possibilités d’emploi pour les jeunes et de lutter contre les effets des changements climatiques.

 

Richard Veenstra

Directeur général

 

Émile Frison

Membre du Groupe international d’experts sur les systèmes alimentaires durables

Crédit photo : Nitsé Mathelier

 

 

 


La jeunesse québécoise, une vraie force de changement!

 

C’est un départ pour nos 7 jeunes Québécoises qui iront réaliser un stage d’initiation à la solidarité internationale avec notre partenaire ALLPA, dans la région de Huari au Pérou ! Les jeunes femmes ont pour mandat de contribuer au développement durable de cette région andine du Pérou. Plus spécifiquement, il s’agira de sensibiliser la communauté sur la production et la consommation de produits locaux.

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Québec sans frontières, un programme qui mise sur des valeurs de partage et de solidarité

Basé sur des principes de partage, de solidarité et d’engagement social, le programme Québec sans frontières (QSF) dans lequel s’inscrit ce stage a pour objectif de favoriser la création de liens privilégiés entre les jeunes du Québec et les populations du Sud, dans ce cas-ci la population andine du Pérou, tout en prônant des valeurs de participation populaire et de réciprocité. Le programme, qui existe depuis 20 ans, mise avant tout sur le potentiel de la jeunesse québécoise à devenir une vraie force de changement et d’action.

Pourquoi partir et qu’est-ce qu’on en retire ?

Se mettre au défi et sortir de sa zone de confort, en apprendre davantage sur une autre culture et vivre dans un rapport de réciprocité avec elle, partager ses connaissances sont quelques-unes des raisons qui ont attiré les jeunes femmes à s’initier au monde de la coopération internationale. Nos stagiaires, qui vivront d’ailleurs dans des familles d’accueil durant toute la durée du séjour, espèrent retirer beaucoup de cette expérience, tant d’un point de vue plus personnel que professionnel. Ainsi, se connaître davantage, approfondir ses connaissances sur certains enjeux internationaux pour mieux agir de retour au Québec, se doter de nouveaux outils et de nouvelles compétences (écoute, vie de groupe, apprentissage d’une nouvelle langue, sens de l’organisation, autonomie) sont parmi les objectifs que les filles espèrent atteindre durant ces deux mois et demi au Pérou. Et il y a fort à parier qu’elles réussiront !

Ce programme de stage est financé par l’intermédiaire du Ministère des relations internationales et de la francophonie.

 

 

 

 

 

 


En 2017, SUCO vous propose une expérience interactive et collective de théâtre-forum!

 

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Le 11 août dernier, dans le cadre du Forum social mondial, SUCO avait lancé en collaboration avec l’organisme Mise au jeu « Allons voir là-bas si j’y suis » et « Les femmes au cœur des solutions face aux changements climatiques ». En 2017, comme promis, nous réitérons l’expérience avec une tournée dans les institutions scolaires (écoles secondaires, cégeps, universités) et événements grand public, l’idée étant de contribuer à la formation d’une jeunesse engagée, critique et sensibilisée à la solidarité Nord-Sud.

Pourquoi  des ateliers de théâtre forum ? Parce que c’est un moyen participatif et ludique d’observer, de réfléchir et d’agir face à des défis et questionnements particuliers. Les participantes et participants sont invités à devenir « spect-acteurs » en prenant part au jeu, en exprimant leurs idées, réactions et perspectives. Ces ateliers se veulent un échange de proximité et une prise de conscience, de parole et d’action.

 

Et plus concrètement, ça ressemble à quoi ?

 LES FEMMES AU CŒUR DES SOLUTIONS FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Les catastrophes naturelles et les changements climatiques affectent principalement les personnes les plus vulnérables, qui sont à 70 % des femmes. Quel est l’impact de ces changements sur les femmes et comment s’y adaptent-elles ?

Suivez l’histoire d’une famille sénégalaise dans un village touché par des inondations sévères et celle de Camille, jeune québécoise en pleine réflexion face aux changements climatiques. Catastrophes naturelles, résilience, systèmes d’adaptation, rapports hommes-femmes et solidarité Nord-Sud sont parmi les thèmes abordés. Une activité qui sensibilise vos élèves de manière simple et imagée sur les dynamiques des changements climatiques.

DURÉE : 1H30

 

ALLONS VOIR LÀ-BAS SI J’Y SUIS

Quel est le regard que nous portons sur la coopération internationale et sur les populations du Sud ? Quel est notre rapport à l’autre ?

Dans cet atelier de théâtre forum, suivez les expériences de Justin, jeune étudiant qui réalise un stage de 2 mois en agriculture auprès d’une association de producteurs au Burkina Faso. Cet atelier explore les thématiques des relations interculturelles et tente de démystifier certains préjugés face aux relations Nord-Sud. Il permettra à vos élèves de réfléchir à des situations concrètes et de favoriser une résolution collective aux situations que peuvent vivre les jeunes à l’étranger.

DURÉE : 1H30

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Crédit-Photo: Mise au Jeu

 

Une méthode qui rejoint l’approche de SUCO sur le terrain

Cette méthode d’intervention participative développée par le brésilien Augusto Boal dans son théâtre de l’opprimé trouve un écho dans le travail réalisé par SUCO dans ses différents pays d’intervention. En effet, nous travaillons de près avec les gens, dans l’objectif de promouvoir un réel échange de connaissances, d’expertises, de vécus et de compétences. Nous croyons que cette façon de faire très participative permet de développer et de favoriser davantage l’apprentissage puisque les personnes sont impliquées directement dans le processus.

 

 

Cette activité est rendue possible en partie grâce au Fonds pour l’éducation et l’engagement du public à la solidarité internationale (FEEPSI) financé par le ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF).