La valeur ajoutée de la coopération internationale

 
Trois stagiaires au Nicaragua
3 jeunes de notre programme PROGA-Jeunes dans leur parcelle familiale au Nicaragua

 

Nadia Ponce Morales, chargée de programme – volontariat Amérique latine, revient d’une mission au Nicaragua où elle est allée à la rencontre des volontaires de SUCO et de jeunes entrepreneurs et agriculteurs nicaraguayens.

Je reviens avec des valises remplies de motivation et de beaux souvenirs sur le travail de mes collègues stagiaires et volontaires, ainsi que de nos partenaires terrain. J’ai eu la chance de voir l’impact réel du travail des partenaires de SUCO et de ses volontaires sur l’avenir de plus de 2 000 jeunes nicaraguayens qui participent à une formation pratique en techniques agricoles écologiques. PROGA-Jeunes est une formation maintenant reconnue par le ministère de l’Éducation du Nicaragua.

Au Nicaragua, SUCO accompagne des communautés situées dans le Corridor sec de l’Amérique centrale, l’une des régions les plus vulnérables face aux épisodes de sécheresse extrême, conséquence directe des changements climatiques. Les populations de cette région n’ont pas les ressources nécessaires ni une préparation suffisante pour faire face à de tels phénomènes. Ils doivent même cultiver à flanc de montagne, dans des conditions extrêmes.

Dans ce contexte, on pourrait se demander quelle est la valeur ajoutée des volontaires de SUCO ? Quel est l’apport de leur expertise ? Pourtant, leur contribution est bien réelle : elle apporte des éléments uniques et devient ainsi un catalyseur permettant d’identifier des solutions novatrices au sein des communautés et avec celles-ci.

Lors de ma mission, j’étais heureuse de constater comment des pratiques d’éducation populaire, bien maîtrisées par l’un des partenaires de SUCO, servent maintenant de modèle pour la formation des jeunes dans la région. Le travail des volontaires aura aussi permis à l’Institut National de Formation Technique du Nicaragua (INATEC) d’adopter des méthodes de formation adaptées aux réalités des communautés éloignées. Dans le même ordre d’idées, l’ajout d’une plus grande diversité de cultures dans les parcelles des familles a un impact concret sur leur sécurité alimentaire et sur leur résilience face à la variabilité des pluies. C’est ce que semble d’ailleurs penser le père de quatre jeunes formés dans le cadre du programme PROGA-Jeunes : « Pour nous, c’est très formateur d’avoir accès à de nouvelles techniques et d’apprendre de nouvelles pratiques. C’est aussi plus facile, plus économique et plus efficace. » De plus, les jeunes participants du programme PROGA-Jeunes sont des agents multiplicateurs de l’apprentissage et des savoirs au sein de leur famille et de leur communauté.

À mon humble avis, il faut se demander comment continuer à améliorer les pratiques de coopération volontaire, mais aussi comment élaborer des stratégies pour mieux jumeler les savoirs d’ici et d’ailleurs, sans oublier de valoriser les savoirs traditionnels.

– Nadia Ponce Morales, chargée de programme – volontariat, Amérique latine chez SUCO

Vous pouvez faire un don dès maintenant et permettent à de jeunes agriculteurs et agricultrices du Nicaragua de devenir de vrais entrepreneurs et entrepreneurs !