Cinq raisons pour se lancer en coopération volontaire

 

Nombreux sont ceux et celles qui souhaitent s’impliquer pour faire une différence, ici ou ailleurs. Toutefois, ce n’est pas tout le monde qui envisage de le faire dans une optique professionnelle en partant réaliser un mandat de volontariat de six mois ou un an dans un autre pays. J’ai la chance de côtoyer quotidiennement des personnes qui ont décidé de réaliser un mandat outremer et je fais moi-même partie de celles-ci.

Mais pourquoi donc se lancer dans une telle aventure? Pour ceux et celles qui hésitent à postuler pour un mandat de volontaire (conseiller, conseillère ou stagiaire), voici une liste de raisons inspirées des échanges que j’ai eus récemment avec nos volontaires de retour et qui pourraient vous convaincre de vous lancer !

1. Découvrir le monde d’un point de vue local

Une partie importante de l’expérience en coopération volontaire réside dans l’implication au sein même de la communauté où l’on s’installera pour plusieurs mois. Comme les mandats s’inscrivent dans la durée, vous aurez la chance de découvrir une nouvelle culture dans une toute autre perspective que si vous étiez seulement de passage! Outre l’expérience professionnelle, les liens tissés avec la communauté d’accueil enrichissent grandement votre parcours. De plus, l’apprentissage d’une nouvelle langue se fait beaucoup plus facilement et au final, on développe aussi un regard critique sur soi et sur notre vision de la solidarité.

2. Faire une différence en partageant ses connaissances

Toutes les motivations envisageables pour participer à un mandat de coopération volontaire s’articulent autour d’un changement souhaité, qu’il soit orienté vers soi ou vers autrui. Une expérience de coopération volontaire en est une de mise en valeur de votre potentiel, mais aussi de celui de vos collègues œuvrant chez l’organisation appuyée. Au final, le travail des volontaires permet aux organisations du Sud de faciliter l’autonomisation des communautés, d’être plus interdépendantes, participatives et mieux outillées. Et en partageant vos connaissances avec ces organisations, vous leur permettrez d’améliorer leur capacité d’adaptation face à la complexité croissante des enjeux économiques, sociaux et environnementaux à l’échelle locale et internationale.

3. Acquérir de nouvelles compétences

Généralement, un mandat de coopération volontaire, que ce soit en gestion, en agriculture ou en communications, exigera de la part de la personne volontaire des compétences techniques spécifiques, mais aussi un ensemble de compétences génériques y compris la capacité d’établir une relation partenariale basée sur un échange bidirectionnel. Les mandats de coopération volontaire constituent donc une excellente façon de développer ou d’acquérir de nouvelles compétences. Peu importe le domaine dans lequel s’insère votre mandat, vous serez amené à démontrer d’excellentes capacités à travailler en équipe dans un contexte interculturel, à analyser et émettre des recommandations, concevoir des outils, planifier des formations et veiller au suivi et à l’évaluation des activités menées.

4. Se démarquer dans un contexte professionnel mondialisé

Une expérience à l’étranger devient un atout sur un CV, surtout dans un contexte économique mondialisé. Pour les organisations québécoises, les professionnels de retour sont souvent des fonceurs, des débrouillards et deviennent d’excellentes recrues pour assurer la relève dans un contexte de pénurie de la main d’œuvre. Votre expérience vous aura apporté des contacts sur place, ainsi qu’une bonne connaissance de la gestion en contexte de développement international dans des pays où d’autres ONG ou entreprises peuvent avoir des intérêts.

5. Amorcer ou réorienter sa carrière

Faire une pause dans sa carrière pour partir à titre de volontaire peut servir de tremplin dans le cadre d’une réorientation professionnelle axée sur l’international ou vers des secteurs connexes à votre mandat, comme la formation ou la consultation. Quant aux stagiaires, plusieurs poursuivent une carrière à l’international, à titre de conseiller ou de conseillère volontaire, que ce soit pour SUCO ou pour d’autres organismes de coopération internationale. D’autres poursuivront leurs études supérieures, après s’être découvert un intérêt pour un champ particulier du développement international, comme l’économie ou les communications sociales.

Alors, vous avez envie de vous lancer? SUCO est présentement à la recherche de conseillers, conseillères et stagiaires dans des domaines variés, allant de l’agronomie à la mobilisation citoyenne, en passant par le marketing social.

Consultez notre site suco.org/recherche-emploi pour découvrir les opportunités de carrière au sein de notre organisation.

Vous avez des questions, souhaitez discuter de carrière en coopération internationale ou voulez en apprendre plus sur ce que l’on fait? Écrivez-moi à ressourceshumaines@suco.org.

– Par Éléonore Durocher-Bergeron, agente de programme chez SUCO