Programme de coopération climatique internationale

 

SUCO et Réseau Environnement sont fiers d’annoncer un partenariat pour un projet de résilience climatique au Sénégal

Communiqué
Pour diffusion immédiate

Montréal, le 29 août 2017 – SUCO et Réseau Environnement sont fiers d’annoncer un nouveau projet qui place la lutte aux changements climatiques au cœur de la gouvernance locale du Sénégal. Le projet aura un impact direct sur 7 694 familles de six communes du plateau de Thiès.

Former et accompagner pour s’adapter au climat

Le Sénégal fait déjà face à de nombreux défis reliés aux changements climatiques. Le projet Dund ak Kéew bi, qui signifie « vivre longtemps avec l’environnement » en wolof, s’inscrit dans la suite d’une série d’actions de mobilisation citoyenne réalisée par le Groupe de recherche et d’appui aux initiatives mutualistes (GRAIM), organisation partenaire de SUCO au Sénégal.

Pour répondre à des enjeux liés à la décentralisation de l’état, SUCO et Réseau Environnement s’engagent dans une démarche de renforcement des capacités des communes afin de mettre en œuvre des plans environnementaux locaux et d’expérimenter des solutions durables.

« Ce qui m’enthousiasme le plus dans ce projet, c’est l’intégration des membres de la population du plateau de Thiès comme acteurs et actrices de leur développement. Grâce à des communes mieux outillées, des femmes, des hommes et des jeunes participent aux réflexions et aux actions pour affronter leurs défis quotidiens, comme l’accès à l’eau, la qualité des sols et la gestion de la forêt », souligne Richard Veenstra, directeur général de SUCO.

L’expertise d’ici au service de la coopération internationale

L’expertise de SUCO permet d’aborder les questions d’agriculture durable et de développement économique local. La mobilisation des experts québécois membres de Réseau Environnement permettra de créer des liens de solidarité et de donner accès aux technologies propres développées ici.

« L’idée de mettre l’expertise et le savoir de nos membres, tant les municipalités que les entreprises en environnement, au service de ce projet de coopération internationale m’enchante particulièrement », souligne Jean Lacroix, président-directeur général de Réseau Environnement.

Le projet valorise le partage de connaissances et la réciprocité. La collaboration avec Réseau Environnement permettra de mettre l’expertise du Québec en environnement au service des populations sénégalaises. « Que ce soit en matière d’adaptation aux changements climatiques, de gestion de l’eau, de biodiversité, ou de gestion des matières résiduelles, un tel transfert de savoir et de bonnes pratiques aura assurément pour effet de renforcer les capacités des Sénégalais. Et c’est dans une optique bidirectionnelle que nous l’envisageons, sachant que les membres de Réseau Environnement gagneront, eux aussi, à s’approprier l’expertise africaine », conclut M. Lacroix.

Ce projet bénéficie d’un soutien financier de 998 238 $ du programme de coopération climatique internationale du Québec issu du Fonds vert. De plus, Affaires mondiales Canada, par le biais de son programme de coopération volontaire, apporte un soutien financier de 261 667 $.

À propos de SUCO
SUCO est un organisme de coopération internationale fondé en 1961. Il réalise des projets de développement durable visant à renforcer l’autonomie des personnes, des organisations et des collectivités dans sept pays : Burkina Faso, Haïti, Honduras, Mali, Nicaragua, Pérou et Sénégal. L’expertise de SUCO se situe principalement dans les domaines de l’agriculture durable, du développement local, de la mobilisation citoyenne et de l’entrepreneuriat rural.

À propos de Réseau Environnement
Réseau Environnement est un organisme à but non lucratif représentant plus de 2 700 membres experts en environnement au Québec. Il est l’initiateur et l’organisateur d’AMERICANA et du Salon des technologies environnementales du Québec, publie la revue Vecteur Environnement et prend position sur des questions touchant à de nombreux secteurs d’activité, tels que l’eau, l’air, les changements climatiques, les matières résiduelles, les sols et la biodiversité.

Renseignements :

Mélissa Cabana
Chargée des relations externes
SUCO
melissacabana@suco.org
Tél. : 514 272-3019, poste 225
Cell. : 514 349-3019

 

Christine Bérubé
Directrice des communications et du marketing
Réseau Environnement
cberube@reseau-environnement.com
Tél. : 514 270-7110, poste 325
Cell : 514 616-8481


Opération post-inondations Pérou

 

Suite aux inondations torrentielles des derniers mois au Pérou, les dommages causés dans certaines communautés de Huarochirí mettent en péril les cultures et la sécurité alimentaire des producteurs que desserre l’ONG péruvienne IDMA (Instituto de Desarrollo y Medio Ambiente), appuyée financièrement par SUCO. IDMA travaille à  rétablir la situation grâce aux fonds amassés auprès de la population canadienne.

Dégâts des glissements de terrain à Barba Blanca, Huarochirí. Source : El Comercio, le 26 mars 2017.

Pérou, pire crise climatique en 30 ans

La force des huaicos (glissements de terrain) provoqués par El Niño a été telle cette année que le courant a emporté des troncs d’arbres, des pierres à la mesure de celles constituant le fameux Machu Picchu et des débris qui ont gravement endommagé les habitations et les cultures, en plus de blesser des individus. Certains n’ont plus de maison ou de terres. D’autres sont morts ou portés disparus.

La province de Huarochirí, où j’accomplis mon mandat, est particulièrement vulnérable à ce genre d’épisode. Son paysage de montagnes pentues et rocailleuses est tout destiné à l’érosion. L’activité humaine n’aide pas non plus. Les municipalités permettent encore la construction d’habitations dans des zones inondables et les berges n’ont souvent aucune couverture végétale. Ainsi, les terrains en bordure de rivières se rétrécissent un peu plus chaque année et des maisons (parfois même des complexes neufs de trois étages) ont été complètement détruites. On ne parle même pas ici de la déforestation en cours depuis belle lurette en tête des rivières.

Évaluation de l’état des lieux et des besoins en compagnie du président de la communauté de Cumpe. Source : Herbert Gutierrez.

Interventions post-urgence des ONG IDMA et SUCO

Les activités de cette région comptent majoritairement la culture d’arbres fruitiers tels que la chirimoya et l’avocat. Mais, « cette année, on a peu de produits à vendre », me confie Marvila, qui vend ses produits biologiques à l’Écoferia de Santa Eulalia chaque dimanche. En effet, mise à part la destruction des terres par les huaicos, les pluies torrentielles ont provoqué une hausse du taux d’humidité, laquelle est propice à la propagation de certaines maladies d’arbres, ce qui a diminué la production de fruits commercialisables. De plus, plusieurs infrastructures d’irrigation ont été détruites et les techniques de conservation d’eau sont parfois inadéquates.

« Chaque minute, les cultures s’assèchent un peu plus », s’inquiète mon collègue Herbert Gutierrez, chef d’équipe d’IDMA à Santa Eulalia. La collecte de fonds de SUCO a permis d’amasser 10 000 $ pour qu’IDMA remédie à court terme à cet état d’urgence. L’installation de matériel pour l’irrigation des cultures est en cours. Des vivres ont été distribués aux familles qui ont perdu leurs cultures ou leurs terres. Des panneaux solaires seront installés aux mairies pour fournir de l’électricité d’urgence. Les membres des communautés pourront ainsi recharger leurs cellulaires.

Dégâts des glissements de terrain. Source : site de Movadef, le 17 mars 2017.

Et après ?

Cette aide d’urgence pourra peut-être « patcher le bobo » pour un temps. Par contre, les effets des changements climatiques continueront d’augmenter. Des solutions durables à moyen et à long terme seront nécessaires pour diminuer la vulnérabilité de ces populations et renforcer leur résilience aux changements climatiques.

Il s’agit de tout un défi pour des populations qui, comme le disait l’ingénieur Cesar Dávila durant la présentation sur la récupération des techniques de conservation d’eau ancestrales cette fin de semaine, « s’habituent de recevoir du financement et de l’aide extérieurs sans trop faire d’efforts ». Sa suggestion? « Changer leur cosmovision », déclare-t-il en faisant référence à la façon dont les Incas utilisaient les ressources, telles que l’eau, grâce à une vision globale et à long terme.

*Photo bannière : présentation sur les techniques ancestrales de conservation de l’eau par Cesar Dávila. Pichapuquio, communauté de Masajcancha, district de Paccha, province de Jauja, région de Junín. Source : Constance Morel.

Pour en savoir plus sur les activités de SUCO au Pérou, visitez le site Web de Formagro. Un projet de formation en entrepreneuriat agricole.

Vous pouvez toujours contribuer à rétablir la situation au Pérou, en faisant un don.

– Par Constance Morel, conseillère en environnement au Pérou.


Baser la pratique sur les faits, ce n’est pas une évidence…

 

Des faits pour orienter les futurs programmes

Lors d’une rencontre que le premier ministre Justin Trudeau et la ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie- Claude Bibeau, tenaient avec les dirigeants de la société civile au début du mois dernier,  j’ai entendu madame Bibeau parler d’evidence base, soit « la base factuelle » comme un élément nécessaire pour évaluer les initiatives proposées en développement international. J’ai passé la semaine à Ottawa. Eh bien en cette même semaine, le terme
« base factuelle » est revenu deux autres fois de la bouche de différents fonctionnaires d’Affaires mondiales Canada.

Sortir des sentiers battus pour mieux innover

Je connais bien le terme. Ayant travaillé à  Action contre la faim, une organisation en grande partie axée sur le traitement thérapeutique de la malnutrition aiguë, j’y ai souvent entendu le terme
« pratique basée sur les faits », largement utilisé dans le cadre du traitement et de la thérapie. Ce terme ne s’oppose pas tout à fait à la pratique d’exploration ou à la pratique fondée sur la théorie. Il est davantage un moyen de remettre en question les hypothèses sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas dans les procédés de traitement. Il incite surtout les praticiens à compter sur une pratique éprouvée.

Cette approche fondée sur les faits est très sensée dans de nombreux cas de mon secteur.  Notamment en agroécologie, une grande partie des techniques employées dans le cadre des projets de SUCO reposent aujourd’hui sur la démonstration qu’elles fonctionnent. Mais cela n’a pas toujours été le cas, et même aujourd’hui, ce  n’est pas le cas pour tout. Il y a vingt et quelques années, il était nécessaire d’innover, de théoriser sur ce qui pourrait fonctionner pour retenir l’eau, pour arrêter l’érosion du sol, pour lutter contre les parasites sans utiliser de produits nocifs pour  la terre ou  pour les producteurs ou les consommateurs. Même à l’heure actuelle, de nouvelles techniques en la matière sont explorées régulièrement. Donc, une base factuelle n’est pas toujours possible. Cela peut être une partie de la réponse, tout autant que l’innovation.

Mais tout ceci n’est qu’une petite partie de la question que je veux aborder. Deux autres points me préoccupent
davantage : une base factuelle sur les effets des changements climatiques, et comment les faits orienteront les programmes et les politiques à l’avenir.

Il existe des schémas pour comprendre les effets des changements climatiques. J’ai vu une carte du monde de 2060 des plus convaincantes, dans  laquelle de nombreuses îles n’existent plus, ni une grande partie de la Floride.  Poussons plus
loin : regardez la réaction future des gens face à ces réalités, où vont-ils aller ?  Et quel impact aura leur venue sur leur communauté d’accueil ? C’est le travail des démographes de répondre à ces questions. Quelles répercussions auront ces schémas sur les politiques et programmes visant à atténuer les changements climatiques et à aider les populations à s’adapter à ses effets ? Il ne s’agit pas de faits, mais de projections basées sur la théorie, soutenues par des modèles mathématiques. Dans le discours prévalent ici au Canada, il n’a pas encore été démontré qu’on réfléchit sérieusement à l’avenir.

Comment la pratique fondée sur des faits pourra-t-elle intégrer les politiques de développement ?

D’après mon expérience, élaborer un projet de 5 ans peut nécessiter un an de travail, plus deux ans avant qu’il ne soit approuvé –  à compter de la réception du projet, à son analyse, jusqu’à la signature du contrat – et plus cinq ans pour mettre en œuvre. Donc après analyse de tous les éléments, nous pouvons compter près de 8 ans avant de concrétiser un projet.  Si le projet qui se termine en 2024 est basé sur les faits connus en 2016, ne serait-il pas caduque ?  Il doit bien y avoir un espace pour se concentrer sur l’avenir, et pas seulement sur le passé : des faits, oui ! Mais aussi de l’innovation, et un sérieux effort pour comprendre ce qui s’en vient.

Comment participer aux consultations publiques ?
Vous pouvez participer à la consultation via le site web d’Affaires mondiales Canada (AMC) en remplissant le formulaire de consultation et en vous informant  sur les principaux défis auxquels se heurte l’aide internationale.
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Adaptation ou mitigation

 

Un débat entourant la lutte aux changements climatiques

Adaptation ou mitigation, voilà la question. C’est l’un des débats en cours en ce qui a trait aux changements climatiques. Où devrait se concentrer l’aide au développement international? Aider les gens à s’adapter aux effets des changements climatiques, ou aider l’humanité à mitiger le changement climatique, minimisant ainsi ses effets? La réponse peut paraître évidente : c’est la mitigation qui importe à long terme. À l’échelle globale je suis d’accord. Mais cette logique ne doit pas s’appliquer de façon unilatérale. En effet, lors de la conception de notre politique en matière d’aide au développement, nous courons le risque de commettre une erreur si nous mettons seulement l’accent, ou trop l’accent, sur la mitigation.

Il y a trois semaines, la ministre Marie-Claude Bibeau lançait un processus de consultation au sujet des enjeux de développement global. Elle veut comprendre quelles devraient être, selon les Canadiens et Canadiennes, les priorités en matière d’aide au développement. Son annonce arrivait une semaine après une série de rencontres « pré-consultation » auprès des leaders de la société civile. Lors d’une de ces rencontres, il fut mentionné que le gouvernement canadien entendait consacrer 25% de son budget alloué à la lutte contre les changements climatiques, à des mesures d’adaptation, et 75% à des mesures de mitigation. Cette nouvelle proportion fut perçue comme un progrès si on se réfère aux discussions antérieures; pourtant elle s’avère toujours insuffisante.

Responsabiliser les pays qui génèrent le plus haut taux de gaz à effet de serre

Appliquer aux pays en développement la logique en faveur de la mitigation serait injuste et inapproprié. D’abord, pour mitiger les changements climatiques, il s’agit de réduire ou de contrer les émissions de gaz à effet de serre. Mais si l’on regarde d’où proviennent ces émissions maintenant, on remarque qu’elles proviennent surtout des pays dits développés, mais aussi de la Chine et de l’Inde et d’autres pays fortement industrialisés. Ne serait-ce que par leur population, la Chine et l’Inde se trouvent dans bon nombre de palmarès. L’Inde compte le plus grand nombre de personnes pauvres et arrive en quatrième position en terme de plus grand nombre de milliardaires. La Chine se range bon deuxième dans les deux cas (Banque mondiale, Forbes, Our World In Data). Est-ce que par cela j’insinue que la mitigation n’a pas sa place dans les pays en développement? Pas du tout. Je veux simplement dire qu’il est plus logique, et plus équitable, de responsabiliser les 20 pays qui génèrent 80% des émissions des gaz à effet de serre, et d’autres pays dont les taux sont élevés, que de responsabiliser, par exemple, les pays africains qui n’en génèrent que 2,3%.

Lutter contre la pauvreté : comment ces mesures d’adaptation contribueront à la mitigation à long terme ?

La réponse-type au débat sur la question “adapter ou mitiger” est que les pays en développement luttent maintenant, pas plus tard, contre les effets des changements climatiques : les sols s’érodent, l’approvisionnement en eau est moins prévisible, les phénomènes météorologiques le sont tout autant, provoquant tantôt sécheresses tantôt inondations. Ces enjeux affectent les vies maintenant, et dans les conditions actuelles, étant donné les pratiques courantes dans les domaines productifs comme l’agriculture, les gagne-pains de centaines de millions de personnes ne sont pas durables. En fait, ces vérités touchent autant les pays riches que les pays pauvres. Ce qui manque au débat, outre le fait que le mandat de l’aide au développement est la réduction de la pauvreté, qui est rattachée aux mesures d’adaptation, ce qui manque est une compréhension du comment ces mesures d’adaptation contribueront à la mitigation à long terme. L’illustration la plus exemplaire est la déforestation. Nous connaissons bien le rôle des arbres pour contrer la prévalence des gaz à effet de serre. La simple logique « Planter les arbres, c’est bon. Couper les arbres, c’est mal. » – sauf lorsqu’il s’agit d’une gestion durable des fermes – tient bien (il vaut mieux planter et couper que de ne jamais planter). Avec cet exemple, il est facile de comprendre pourquoi une famille en Haïti ou au Sénégal, qui n’a d’autre choix pour cuisiner que d’utiliser du bois ou du charbon, coupera bien un arbre, et brûlera bien du bois ou du charbon si elle doit cuisiner. Si des alternatives moins dommageables (gaz naturel, électricité non-carbonique, des fours améliorés) étaient accessibles et abordables sur le plan financier, de telles pratiques cèderaient leur place à des pratiques moins néfastes. Ainsi, une mesure économique, aidant les gens à s’adapter à leur condition et à bien gagner leur vie, les aiderait à mitiger les changements climatiques. Ce phénomène a été démontré au Costa Rica, où 50% de la terre est couverte de forêts, comparé à 20% il y a 30 ans. Ces résultats ont été atteints largement par le biais d’un programme de création d’emploi (Banque mondiale).

Favoriser le développement local

Une autre façon de comprendre cette dynamique est de mettre l’accent sur le développement local. En faisant la promotion de la dynamisation économique sur le plan local et régional, nous aidons les communautés à tirer profit davantage de la production alimentaire locale, réduisant ainsi leur dépendance sur des sources alimentaires externes nécessitant des transports qui émettent des gaz à effet de serre. Nous proposerions aussi aux jeunes hommes et jeunes femmes des options économiques qui leur permettraient de résister à l’appel des grandes villes qui, dans de nombreux pays en développement, ne jouissent pas encore d’une efficacité énergétique enviable. Encore une fois, l’adaptation mènera à la mitigation.

Cette question démographique est un autre enjeu qui doit être abordé, et cela renvoie au déficit de l’attention portée aux modèles scientifiques offrant des projections des effets des changements climatiques. Les modèles existent, mais les politiques et les programmes n’en tiennent pas encore assez compte. Mais ça, ça fera l’objet d’un autre billet.

 

Comment participer aux consultations publiques ?
Vous pouvez participer à la consultation via le site web d’Affaires mondiales Canada (AMC) en remplissant le formulaire de consultation et en vous informant  sur les principaux défis auxquels se heurte l’aide internationale.
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