Zoé : promouvoir une offre alimentaire écoresponsable et locale au Pérou

 

Fais comme Zoé !

Ce portrait fait partie d’une série de quatre articles mettant en vedette les stagiaires du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ). Zoé Fahrni, 27 ans, était stagiaire en communication et marketing auprès du Réseau de l’agriculture écologique du Pérou, de juin à novembre 2018.

Toute son enfance, Zoé a grandi dans une maison remplie de souvenirs ramenés d’Asie. Bercée par les récits de voyages de sa mère, c’est tout naturellement qu’elle s’inscrit au DEC en Sciences humaines, profil questions internationales. Afin de voir le monde de ses propres yeux, elle interrompt ses études au Cégep et part trois mois sur les routes du Sud de l’Inde, en compagnie de sa mère. Ce voyage lui donne la piqûre. Elle s’inscrit au Baccalauréat en relations internationales et droit international à l’UQAM. Elle n’y trouve pas son compte et quitte le programme après deux sessions. En parallèle, elle est technicienne dans une pharmacie de quartier, où elle a toujours vécu. Elle aime la proximité avec les gens et le sentiment de contribuer à leur bien-être, par son écoute et ses conseils.

En 2017, elle décide alors de s’inscrire à la Majeure en communication ainsi qu’au Certificat en géographie internationale. Elle combine ainsi le côté pratique du domaine des communications avec l’approfondissement des enjeux internationaux qui l’ont toujours interpellés. Lors d’un stage de six mois comme chargée des communications à Ingénieurs Sans Frontières Québec, elle confirme son intérêt pour la coopération internationale. Histoire de continuer à s’ancrer et se nourrir de liens relationnels dans son quartier, Pointe-Saint-Charles, elle s’implique bénévolement dans les communications de l’épicerie de quartier autogérée Le Détour. En 2018, elle obtient sa première expérience professionnelle à l’étranger en décrochant un stage en coopération internationale à SUCO.

Sortir de sa coquille et gagner en autonomie

« Dans le cadre d’un stage en coopération internationale, on a le privilège d’avoir beaucoup d’autonomie, tout en bénéficiant d’un énorme accompagnement de la part du personnel de SUCO sur le terrain, qui est toujours là pour nous appuyer et nous aider à nous orienter. Cette flexibilité nous permet, selon moi, d’apprendre beaucoup plus. Je pense aussi qu’on nous confie plus de responsabilités qu’on en confierait à une personne qui effectue un stage dans un milieu traditionnel au Québec. »

De juin à novembre 2018, Zoé était stagiaire en communication et marketing auprès du Réseau de l’agriculture écologique du Pérou. Elle avait le mandat de soutenir la promotion d’une plateforme de commerce électronique de produits locaux issus d’une agriculture durable.

Contrairement à un stage régulier où les tâches sont souvent définies par l’employeur ou l’institution académique, dans le cadre du PSIJ, la personne stagiaire construit son plan de travail conjointement avec le partenaire sur le terrain. En évoluant au sein d’un contexte culturel différent et en faisant face avec brio aux défis personnels et professionnels, Zoé s’est également bâtie une précieuse boîte à outils. Ce sont autant de ressources dont elle pourra se servir tout au long de sa carrière.

Durant son stage, Zoé a également profité de l’opportunité offerte à tous les stagiaires du programme d’écrire des billets de blogue sur leur expérience. Elle a ainsi rédigé trois billets.

Utiliser le marketing pour sensibiliser

Ce dont elle est la plus fière, c’est de constater que le partenaire utilise et s’est approprié les outils marketing qu’elle a créés ou mis en place. En permettant l’accessibilité de l’offre alimentaire biologique locale au Pérou, elle a sensibilisé la population au fait qu’il était possible de manger santé et local. Consciente que le marketing peut parfois jouir d’une mauvaise réputation, elle est convaincue que « le marketing peut aussi servir des causes plus nobles et que c’est possible de le pratiquer sans aller à l’encontre de nos valeurs. »

Mais surtout, en ayant osé déployer ses ailes au Pérou, Zoé s’est trouvé un emploi de coordonnatrice dans une agence de marketing numérique à Montréal et ce, avant même de terminer son stage. Preuve que ce programme est un véritable atout en employabilité.

 

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Caroline : trouver l’inspiration outremer pour se partir en affaires

 

Fais comme Caroline !

Ce portrait fait partie d’une série de quatre articles mettant en vedette les stagiaires du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ)Caroline Wegner Tolio, 30 ans, ancienne stagiaire en commercialisation auprès de l’Instituto de Desarollo y Medio Ambiante (IDMA) au Pérou, de juin à décembre 2018.

Caroline s’est d’abord intéressée aux langues lors de ses études universitaires au Brésil, son pays d’origine. À son arrivée au Canada, elle se tourne vers le domaine de la publicité en complétant un programme en stratégie marketing et publicité au Collège Lasalle. Elle travaille en agence de publicité pendant deux ans, mais réalise qu’il lui manque un aspect important dans son emploi : le contact humain et la proximité. Au printemps 2018, lors d’un salon de l’emploi, elle rencontre l’équipe de coordination du Programme de stages internationaux pour les jeunes de SUCO. On lui présente un poste de six mois qui vise à appuyer la commercialisation de produits biologiques issus de jeunes entrepreneur.e.s au Pérou . Et le déclic se fait à ce moment précis. Caroline s’est toujours intéressée à l’agroécologie et songe depuis un moment aussi à se lancer en entrepreneuriat. Il est donc tout à fait naturel qu’elle saute vers une expérience qui lui permette de conjuguer ces deux aspects !

« Le principal avantage et apprentissage que j’ai retiré d’une expérience comme celle-ci, c’est sans nul doute la compréhension des enjeux liés à l’environnement et l’agriculture. J’ai tellement appris sur les principes d’agroécologie et surtout sur l’impact des changements climatiques en Amérique latine que je me suis jurée de chercher un emploi ayant un impact sur cela au retour au Canada !  » – Caroline Wegner Tolio

Un autre rythme que le travail en agence

Habituée de travailler à un rythme effréné en agence, Caroline apprécie de pouvoir prendre le temps de côtoyer toutes les parties prenantes d’un projet dans le cadre de son stage. Dans son rôle d’accompagnement, elle élabore son plan de travail pour ses six mois conjointement avec ses collègues, en fonction de leurs forces et besoins respectifs. Elle ajuste continuellement son approche, revalide les besoins des producteurs et productrices, adapte ses supports. Caroline résume que c’est là tout l’intérêt de son stage : mettre en oeuvre le lâcher-prise sur la finalité et s’intéresser davantage au processus, à la co-création, se questionner constamment sur l’impact qu’aura notre travail sur les bénéficiaires et faire preuve d’agilité.  

« Je me rappelle un atelier sur l’approche client. En posant quelques questions, je me rends compte que les producteurs et productrices arrivent difficilement à identifier les forces et les attributs de leurs produits. Pourtant, lorsque je me rends chez eux, ils et elles me parlent de leur motivations, de l’importance de leur pratiques agricoles pour l’environnement, de l’apport pour la santé de leur produits…J’ai donc revu ma méthode et ai plutôt pris le temps de discuter en individuel avec chaque participants et participantes. Je me rappelle d’un producteur de 70 ans qui vendait des fruits et qui a pris le temps de me raconter son histoire dès les tout début. Elle était là la force de son produit, son attribut, il y avait tout un parcours illustrant la force et la résilience de cet homme. » – Caroline

Une proximité inspirante

« Les gens nous accueillent avec une telle fierté devant leurs produits, ils et elles veulent que l’on goûte à ce qui est produit sur leur terre; on nous invite à partager un repas en fin de journée et au final on tisse du lien. C’est ce lien qui devient précieux lorsque vient le temps aussi de réaliser des ateliers de formations ou de réviser des outils conjointement avec ces jeunes; on peut avancer ensemble, parce que nous sommes dans une relation de confiance essentielle à l’apprentissage. »

Caroline y trouve une grande source d’inspiration pour elle-même à côtoyer la persévérance, la motivation profonde et le désir de repousser ses limites. Elle côtoie des gens qui ont à coeur la préservation de la biodiversité et l’utilisation durable des ressources au sein de la communauté. Elle prend un immense plaisir à visiter les producteurs et les productrices qu’elles accompagnent. Son principal constat ? Elle retrouve la présence et l’importance du partage dans la culture péruvienne, valeur au coeur de sa propre identité brésilienne.

Le programme PSIJ de SUCO offre un parcours entrepreneurial pour les stagiaires eux-mêmes, Caroline décide donc de suivre une première formation à l’automne sur le démarrage d’entreprise sociale, puis complète son business canevas; le projet qu’elle mûri depuis si longtemps prend forme doucement alors qu’elle est au Pérou. Caroline reçoit actuellement un soutien pour poursuivre une formation en démarrage d’entreprise afin de créer Kuara, son entreprise en bien-être et accompagnement à la méditation qui mise sur une culture de partage et un espace sans jugement, un espace confortable et accueillant, exactement à l’image de ce qu’elle a retrouvé dans la culture péruvienne ! Elle est aussi maintenant animatrice dans le domaine de la sécurité alimentaire pour un organisme montréalais; un emploi qui rejoint son intérêt pour la production écologique d’aliments.

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Redonnez au suivant !

 

5 raisons de devenir mentors pour les stagiaires de SUCO

Vous aimeriez contribuer au développement professionnel de la relève mais ne savez pas quelle forme cela pourrait prendre ? Pourquoi ne pas devenir mentor pour une personne qui effectue un stage à l’international ?

Dans le cadre de son Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ), financé par Affaires mondiales Canada, SUCO offre un programme de mentorat qui vient bonifier l’accompagnement des stagiaires et maximiser leur développement professionnel durant le stage. L’objectif est de permettre aux personnes stagiaires, âgées entre 19 et 30 ans, de développer leurs compétences grâce à un contact privilégié auprès d’un ou une professionnelle du développement international.

Une activité bénévole valorisante au service de la coopération internationale

« Chez SUCO, nous souhaitons faire vivre une expérience complète à nos stagiaires, tant sur le plan de l’expérience internationale que sur celui du développement personnel et professionnel ! La contribution d’un mentor est d’être à l’écoute, avoir un regard objectif et une vision élargie qui aideront le mentoré à recadrer les problèmes, explorer des manières différentes de penser et d’entreprendre, valider des choix ou décisions. Il s’agit d’un excellent moyen de développement et d’apprentissage de nouvelles compétences et habiletés à acquérir pour poursuivre une carrière dans un domaine privilégié ! C’est en quelque sorte, une façon de redonner au suivant. » Éléonore Durocher-Bergeron, agente de programme, stages internationaux

Une  contribution qui prend peu de temps et qui rapporte

Le mentorat se fait au moment qui vous convient et selon votre disponibilité.  Notre programme requiert d’être disponible, à distance, sur une période de 6 mois à compter de juin 2018 ou de janvier 2019, pour une formation initiale, 4 rencontres d’une heure de mentorat par vidéoconférence, un suivi de mi-étape et un sondage final. En tant que mentor, vous aurez l’occasion de réfléchir à vos objectifs et pratiques personnelles, pourrez développer votre style de leadership personnel et de mentorat, aurez la reconnaissance en tant qu’expert sur un sujet et serez exposé(e) à de nouvelles perspectives, idées et approches.

Favoriser l’intégration au marché du travail après le stage

Votre contribution favorisera aussi l’insertion en emploi des stagiaires, un objectif clé du programme de SUCO. Entre 2015 et 2017, 73 % des personnes stagiaires ayant participé au PSIJ se sont trouvé un emploi dans leur domaine entre deux semaines à 4 mois après leur stage grâce à l’appui en employabilité offert. Aussi, lors du dernier programme, 93 % des stagiaires croiyaient fermement pouvoir se trouver un emploi après le stage, étaient satisfaits de l’amélioration de leurs compétences ainsi que des  connaissances et de la compréhension acquises par rapport aux enjeux de développement international!

Une multitudes de domaines à mentorer

Que vous soyez chargé de projet en coopération, spécialiste en égalité femmes-hommes ou agronome, vous pouvez participer à notre programme. Vous n’êtes pas certain si votre profil professionnel a le potentiel de capter l’intérêt des stagiaires? Laissez-nous la chance d’en discuter avec vous! Nous recherchons des professionnels avec au moins 2 à 3 ans d’expérience dans les domaines suivants (et pas nécessairement en coopération internationale) :

  • Développement économique communautaire
  • Agriculture durable : production maraîchère et animale, gestion des sols et des eaux
  • Développement organisationnel
  • Marketing et commercialisation de produits agricoles
  • Gestion de projet
  • Entrepreneuriat
  • Communication, animation et mobilisation communautaire

Bonifiez votre propre CV

De nombreux employeurs considèrent l’implication bénévole comme un critère d’embauche. De plus, cette expérience vous permettra d’acquérir des compétences en accompagnement et fonction conseil, un atout à plusieurs parcours professionnels.

Comment participer ?

Les professionnels qui souhaitent devenir mentor doivent :

  1. Soumettre leur formulaire de candidature par courriel à eleonoredurocher@suco.org avant le  29 mars 2019.
  2. Participer à l’entrevue de sélection auprès de l’agente de programme en juin.
  3. Participer au webinaire de démarrage en juin, puis au jumelage.

À lire aussi : 5 atouts importants d’une bonne personne mentore en coopération internationale

Renseignements :
Éléonore Durocher-Bergeron
Responsable du programme stages internationaux
eleonoredurocher@suco.org
(514) 272-3019, p.224


SUCO aux quatre coins du Québec durant tout l’hiver

 

 

Venez nous rencontrer dans le cadre de notre tournée de recrutement universitaire!

Nous sommes à la recherche de personnes passionnées qui partagent nos valeurs de solidarité, d’engagement, de responsabilité, d’égalité entre les femmes et les hommes, de justice et de respect. Vous avez envie de découvrir le monde d’un point de vue local, de changer les choses en partageant vos connaissances et d’acquérir de nouvelles compétences? Nous sommes faits pour nous entendre!

Place à la relève

Nous accordons une importance particulière à la nouvelle génération engagée et aux leaders de demain. Vous carburez aux projets et aux nouveaux défis? Vous êtes en fin de parcours post-secondaire ou en début de carrière et souhaitez partager vos connaissances et vos compétences avec d’autres collègues aux quatre coins du monde? Vous avez entre 19 et 30 ans et souhaitez acquérir une expérience à l’international qui aura un réel impact? Nous offrons des mandats dans un climat de travail convivial et axé sur le partage.

De janvier à mai, notre équipe de recrutement sillonnera le Québec afin de dénicher nos futurs talents qui s’envoleront vers le Pérou, le Nicaragua, le Honduras, Haïti, le Sénégal et le Burkina Faso. Nous offrons des mandats variés, allant de six mois à un an, dans le cadre d’initiatives d’aide au développement qui sont réalisées avec l’appui financier du gouvernement du Canada (ministère Affaires mondiales Canada). Les postes s’insèrent dans nos différents projets en cours pour lesquels nous avons besoin d’appui en :

  • Agroécologie et environnement
  • Commercialisation et marketing agroalimentaire
  • Communication, animation et mobilisation des communautés
  • Développement organisationnel
  • Égalité entre les femmes et les hommes
  • Entrepreneuriat
  • Gestion de projet
  • Nutrition et transformation alimentaire

Nous visiterons les régions de l’Outaouais, de la Mauricie, de l’Estrie, de la Montérégie, de Montréal et de la Capitale-Nationale!

Consultez le calendrier de tournée

Une expérience professionnelle enrichissante!

Devenir conseiller ou conseillère volontaire pour SUCO, c’est appuyer au quotidien des hommes et des femmes qui ont le goût de se dépasser et qui s’investissent pour un développement durable. De plus, vous évoluerez au sein d’une organisation qui mise sur la formation continue et sur le développement des compétences. Être conseiller ou conseillère volontaire, c’est appuyer le développement de compétences auprès d’individus afin de favoriser, au final, le renforcement de capacités organisationnelles. Peu importe le domaine dans lequel vous œuvrez, votre mandat présentera diverses facettes : animation, formation, mentorat, appui-conseil et soutien technique. En fait, chez SUCO, on aime dire qu’un bon ou une bonne volontaire travaille à perdre son emploi! Pourquoi? Parce que notre approche vise l’autonomisation de nos partenaires et des populations.

Ne manquez aucune occasion

Abonnez-vous à notre alerte-emploi et suivez-nous sur Linkedin, Twitter et Facebook.

Nous ne visitons pas votre campus, mais si vous souhaitez organiser une conférence-carrière avec nous, n’hésitez pas à écrire à Éléonore Durocher-Bergeron, agente de programme, eleonoredurocher@suco.org

Liens utiles

Brochure de stages internationaux

Programme de coopération volontaire

Programme Québec sans frontières

Blogue des volontaires


La communication: un véhicule pour le développement durable

 

Cela fait maintenant près de 5 mois que j’habite à Tegucigalpa, communément appelé Tegus par la population hondurienne, les catrachos.

Dans le cadre du programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ), je travaille en tant que conseillère en production audiovisuelle au sein de La Red de Desarrollo Sostenible – Honduras (RDS-HN). La RDS-HN est une organisation non gouvernementale créée le 16 janvier 1998 qui a pour mission de promouvoir le développement durable à travers la démocratisation de l’information. Elle est spécialisée dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et celui de la production audiovisuelle et radiophonique.

HON2015_Atelier de photo RDS_Nitsé Mathelier
Atelier de photo

Un environnement de travail chaleureux, une équipe dynamique

Dès ma première visite, j’ai eu droit à un accueil chaleureux de la part tous les membres de RDS, une équipe dynamique et motivée. C’est une grande famille où rire, blagues, taquineries et solidarité occupent une place de choix ! À l’heure du lunch, personne n’a le droit de manger seul. C’est d’ailleurs une des politiques de l’organisation. L’anniversaire de chacun des membres de l’équipe est célébré. Les collègues sont tous invités à se réunir pour couper un gâteau. J’ai aussi redécouvert avec joie une tradition pour les anniversaires au Honduras : la estrellita (la bascule). Celle-ci consiste à tenir la personne par les bras et jambes pour ensuite la soulever dans les airs pour son anniversaire. Toujours dans cette atmosphère de fraternité et de partage d’expériences, une petite fête est organisée pour marquer la fin du mois, souligner le début d’un nouveau et souhaiter la bienvenue à la Directrice après un voyage.

Une autre particularité à RDS est la forte présence de jeunes dont certains se sont formés seuls en production audiovisuelle. Par ailleurs, il existe une forte dynamique interactive; les échanges sont fréquents pour planifier et discuter de l’avancement du travail. De plus, les interactions lors de la production de vidéos ou de segments radiophoniques sont courantes. Ceci crée un espace intéressant d’échanges qui permet un enrichissement mutuel et souligne le fait qu’il s’agit d’un travail d’équipe. « Expresa y construye comunidad » (Exprimez-vous et construisez la communauté), slogan de Radio-RDS, pourrait également être appliqué au fonctionnement de RDS dans son ensemble.

HON2015_Atelier photo pratique RDS_Nitsé Mathelier (2)

 

Un engagement continu dans la promotion du développement durable

Durant les 3 premiers mois de mon stage, j’ai participé à la post-production d’un court-métrage de fiction qui traite du droit des enfants à l’éducation et au loisir. Celui-ci a été soumis à un concours organisé par un des journaux locaux, El Heraldo. Cela a été une expérience intense et intéressante, un véritable travail d’équipe.

La formation et le renforcement de capacités constituent deux axes importants de travail à RDS. Un atelier de photographie de base a donc été réalisé et les participants, pour la plupart, étaient des membres de RDS ou d’organisations partenaires. L’accent tout au long de la formation a été mis sur la manière dont la photographie, notamment la photographie documentaire, peut être un outil pouvant contribuer au développement durable. Une sortie prévue dans le cadre cet atelier a permis de mettre en application les différentes notions apprises. Santa-Lucia, une petite ville située à environ 30 minutes de Tegucigalpa a été le lieu retenu.

Je suis tombée sous le charme cette petite ville montagneuse, calme, à l’allure coloniale avec ses petites ruelles, ses cafés, ses parcs et sa « laguna ». Une ville bien différente de Tegucigalpa où les préoccupations par rapport à la sécurité et l’embouteillage font partie du quotidien. On peut marcher tranquillement à Santa-Lucia ; le climat y est frais et agréable. J’ai vraiment apprécié – tout comme les participants – ce petit « paseo » qui m’a permis de continuer ma découverte du Honduras. Cela a aussi été un espace d’interactions, d’échanges. J’ai pu répondre aux questions posées, clarifier des doutes en lien avec des notions abordées la veille.

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L’équipe de RDS

Le premier Colloque sur la Recherche et la Production cinématographique de l’Amérique centrale organisé par le Centre d’Art et de la Culture (CAC-UNAH) et l’Association de cinéastes honduriens « Linterna Mágica » auquel j’ai assisté en compagnie de trois membres de RDS m’a permis de découvrir d’autres aspects de la culture cinématographique latine. L’histoire du cinéma d’Amérique centrale ainsi que la réalité de la production cinématographique dans la région m’étaient jusqu’alors méconnues. En travaillant sur les archives vidéo de RDS, j’ai aussi découvert l’ampleur, la diversité et la qualité de leur production audiovisuelle. Les thèmes abordés sont généralement en lien avec des problématiques de développement durable comme l’accès à l’eau, la biodiversité, etc.

Côtoyer des professionnels expérimentés, échanger avec eux lors de la préparation de l’atelier ou la réalisation de montage vidéo a été particulièrement enrichissant. J’ai aussi pu voir comment le cinéma de fiction peut, par son engagement, être un véhicule de sensibilisation et de promotion du développement durable. À mi-parcours de mon stage, je sens que cette expérience a contribué positivement à mon développement sur le plan personnel et professionnel. Les activités à venir me permettront d’explorer d’autres champs, de faire d’autres découvertes et, aussi de continuer à apporter ma contribution au sein de l’équipe de RDS.

Par Nitsé Mathelier, conseillère en audiovisuel (stages PSIJ), Honduras

Le Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) est réalisé avec l’appui financier du gouvernement du Canada accordé par l’entremise d’Affaires mondiales Canada.