Manger local et bio du plus jeune âge! | Journée internationale de l’éducation

 

 

En cette Journée internationale de l’éducation, SUCO souligne l’effort et le travail acharné des organismes partout dans le monde qui œuvrent à soutenir l’éducation comme force d’inclusion propice à la réalisation des objectifs du développement durable. La Journée internationale de l’éducation, proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2018, met en lumière le rôle de l’éducation pour la paix et le développement.

À SUCO nous sommes fièrs·es de contribuer, entre autres, à la mise en place et à la réussite du projet « Apprenons la souveraineté alimentaire ». Financé par la Fondation Roncalli, le projet permet de sensibiliser près de 80 élèves de 2 classes élémentaires de Ouagadougou, au Burkina Faso, sur les thématiques de la souveraineté alimentaire. La théorie, alliée à la pratique, leur permet de mettre en œuvre leurs nouvelles compétences par la mise en place et l’entretien d’un jardin agroécologique, de pouvoir échanger avec les producteurs et productrices de la région, de visiter des initiatives agroécologiques, de préparer des mets à base de produits locaux et de divulguer par la suite leurs apprentissages dans leurs communautés. Et tout cela, du plus jeune âge!

Ainsi, accompagnés·es par deux maraîchers expérimentés de Yelemani, notre partenaire burkinabé, les jeunes filles et garçons, de même que les enseignantes et enseignants et les parents des élèves ont appris la pratique de l’agroécologie. Les élèves sont formés, entre autres, à la préparation du terrain, à la connaissance des différentes cultures et aux techniques de production. Des sous-groupes sont responsables de la gestion des différentes phases pour que, de façon rotative, tous les élèves puissent avoir la possibilité de participer directement à l’activité. Les heures dédiées au jardin s’alternent aux leçons en classe. En plus, les jardins permettent une amélioration dans l’alimentation des jeunes élèves, car les légumes produits par le jardin scolaire sont destinés à la cantine scolaire!

L’agriculture durable permet d’augmenter et diversifier la production agricole, d’assurer la quantité et qualité des aliments pour les familles agricultrices, et de protéger et restaurer les écosystèmes afin de s’adapter aux changements climatiques.

 

 


Renseignements supplémentaires:

Geneviève Talbot
Chargée de programme -Pôle Afrique
(514) 272-3019 poste 235
Courriel: genevievetalbot@suco.org

 


Une «bibliothèque humaine» pour célébrer la 30e Semaine du développement international

 

Chaque volontaire a une histoire à raconter!

Dans le cadre du 30e anniversaire de la Semaine du développement international, les programmes de coopération volontaire du Canada vous invitent à une « bibliothèque humaine ».  Cet événement mettra en valeur nos coopérantes et coopérants volontaires de retour et leur apport positif dans les communautés au sein desquelles ils et elles interviennent à travers le monde. 

 

Chaque volontaire a une histoire différente à raconter. Pour ce faire, ils et elles se transformeront en livres-humains et s’ouvriront pour vous faire part de leur expérience et leur contribution à l’amélioration des conditions de vie dans le monde.

 

Trois anciens volontaires de SUCO seront présents à la soirée. Ils et elles vous feront le récit de ce qui les a le plus marqué dans leurs mandats respectifs en Haïti et au Pérou. Des histoires d’apprentissage, de transformation, d’aventure, de communauté et d’action!

Comment ça fonctionne?

Cette passionnante soirée sera divisée en quatre rondes de discussion de 20 minutes chacune (17h, 17h40, 18h20, 19h30). Les personnes participantes  pourront assister à autant de rondes qu’elles le souhaitent. Avant chaque ronde, tout le monde devra choisir l’histoire qui les interpelle pour ensuite aller à la rencontre de l’humain derrière le récit. Des bénévoles seront sur place pour répondre à toutes questions sur le déroulement.

 

Inscrivez-vous par ici.

 

Nous vous attendons le 6 février de 17h00 à 20h00 au 1431 rue Fullum, à Montréal.

 

Renseignements supplémentaires:

Isabelle-Tracy Laudé

Agente de programme – Mobilisation

isabelle-tracylaude@suco.org 

514 272-3019, poste 234


Le Salon Ma carrière en développement international est de retour!

 

 

Un événement pour faire connaître les opportunités d’emploi en développement international

La deuxième édition du Salon Ma carrière en développement international vise à aider les jeunes, en particulier ceux qui font face à des obstacles à l’emploi, à obtenir l’information, l’expérience de travail et les aptitudes nécessaires pour réussir leur transition vers le marché du travail. Participe au salon et déclenche une carrière en développement internationale!

Le salon se déroulera le 22 février prochain, au Centre Culturel de l’Université de Sherbrooke de 10h00 à 16h00 et il permettra aux Canadiennes et Canadiens de mieux comprendre les débouchés professionnels et les types d’employeurs potentiels en développement international.

Pourquoi participer au salon?

Une vingtaine d’organismes de coopération internationale et d’établissements d’enseignement en développement international seront présents au salon. Les jeunes participants et participantes pourront s’outiller et s’inspirer pour un cheminement professionnel en coopération internationale à travers leur participation aux ateliers, au speed-dating réseautage et à un panel de discussion avec des professionnels et professionnelles du milieu.

Par ailleurs, parmi les différentes opportunités de carrière offertes lors de l’événement, plusieurs organisations pourront recruter des stagiaires, des employés et employées pour leur siège social, mais aussi des conseillers et des conseillères volontaires pour aller sur le terrain (en Afrique et en Amérique Latine). Cet évènement s’avère être un excellent tremplin vers une carrière à l’international.

Comment participer?

Es-tu intéressé.e à participer au salon? Inscris-toi sur le site internet du salon en cliquant ici. Tu y auras accès à toutes les informations nécessaires!
RV aussi à la page Facebook de l’évènement pour obtenir les dernières nouvelles.

 

Le Salon Ma carrière en développement international est une initiative horizontale mise en œuvre par onze ministères et organismes, dont Affaires mondiales Canada par l’intermédiaire du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) et s’est inscrit dans la Stratégie Emploi Jeunesse du gouvernement du Canada.
Cette deuxième édition est organisée par une concertation d’organismes en coopération internationale : L’AMIE, Mer et Monde,  SUCO, le Centre de solidarité internationale du Saguenay-Lac-Saint-Jean et le Carrefour de la solidarité internationale.

 


Renseignements supplémentaires:

Dominique Moukala
Agente de programmes-gestion de programmes
dominiquemoukala@suco.org
514 272-3019, poste 201


Solidarité et renforcement de compétences : SUCO en Haïti

 

« Le 12 janvier 2010, on s’en souvient. On s’en souviendra toujours. À 10 ans du tremblement de terre qui a secoué l’Haïti, j’aimerais que nous prenions le temps… le temps d’enterrer nos morts et de faire notre deuil; mais aussi le temps de nous souvenir de la solidarité de nos amis·es, de l’union et la coopération qui nous permettent de poursuivre la lutte pour la justice, du combat du peuple haïtien pour le droit à une vie digne pour toutes et tous, du combat pour l’égalité. Ce combat est aussi le combat de l’humanité, du peuple canadien. C’est aussi le combat de SUCO. »

Marie Denise Léger Samson, représentante de SUCO en Haïti

À l’occasion du 10e anniversaire du séisme d’Haïti, SUCO se solidarise avec le peuple haïtien, avec qui nous travaillons depuis presque 20 ans. Nous réaffirmons notre engagement à continuer à travailler aux côtés des communautés et des citoyens et citoyennes pour améliorer les conditions de vie des femmes, des enfants et des hommes en Haïti.

Depuis 2001, SUCO accompagne les organisations communautaires, les organisations non gouvernementales et la population paysanne d’Haïti dans ses initiatives de développement rural. Le chemin parcouru a été semé d’embûches. Des ouragans, des inondations et d’intenses périodes de sécheresse ont affecté nos zones d’intervention pratiquement tous les ans depuis 2001. Le tremblement de terre dévastateur de 2010 a créé une onde de choc en Haïti autant que dans le monde entier. Ajoutons à ces catastrophes naturelles les crises politiques qu’a connues le pays.

Cependant, en collaboration avec nos partenaires locaux, de nombreuses actions ont été menées. Nous sommes particulièrement fièrs·es du Djakout peyizan, un manuel illustré de formation en techniques agro écologiques. Publié en 2003, le manuel est toujours d’actualité après plus de 15 ans : près de 500 leaders communautaires et formateurs et formatrices ont permis son rayonnement. Djakout peyizan est toujours utilisé par les producteurs et productrices agricoles d’Haïti. Nous sommes également fièrs·es du Gid Alimanté, créé en grande partie grâce à l’engagement et l’appui des femmes haïtiennes.

C’est presque 20 ans de travailler main dans la main avec nos partenaires. Avec des organisations comme GRAFHES, Le Réseau d’enseignement professionnel et d’interventions écologiques (REPIE), COPEDH, GRIEL, les associations paysannes de Marigot, Cercle Divers, l’Association des producteurs et vendeurs de fruits du sud (ASPVEFS) nous avons collaboré à renforcer les capacités des paysans et paysannes en agriculture agroécologique et leur résilience face à un environnement dégradé et vulnérable aux changements climatiques.

Toujours dans une vision de développement durable et à long terme, nous avons déployé des actions d’accompagnement auprès des producteurs et productrices agricoles : reboisement, compostage communautaire et gestion des déchets organiques, nouvelles pratiques d’élevage de cabris, réhabilitation de jardins maraichers et de systèmes d’irrigation, amélioration des techniques de commercialisation, formation en nutrition, formation en agroécologie, pour nommer quelques exemples.

Bien évidemment, rien n’aurait pu être accompli sans l’implication des populations qui nous ont accueillis au sein de leur communauté.

Ensemble, SUCO, ses partenaires et les communautés locales, nous avons beaucoup accompli; ensemble, nous allons accomplir encore plus.

Linda Gagnon

 


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme -Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 201
Courriel: lindagagnon@suco.org


Martin : nouvel agent de programme au volontariat

 

Depuis mars, Martin Parent-Roy occupe le poste d’agent de programme au volontariat à Montréal, après avoir passé les deux dernières années en Colombie dans le cadre du programme de coopération volontaire. Il remplace Émilie Lefebvre jusqu’à son retour de congé de maternité en mai 2020.

Originaire de Rimouski, il a terminé ses études en ressources humaines à Québec avant de commencer sa carrière internationale lors d’un stage PSIJ à Estelí au Nicaragua. Cette expérience transformatrice a orienté sa carrière dans le monde de la coopération internationale où il a travaillé avec différentes ONG, autant au Québec qu’en Amérique latine.

C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme qu’il se joint à l’équipe de SUCO et qu’il collaborera avec plusieurs de nos volontaires et partenaires !


Diakhassé : histoires de femmes engagées pour l’égalité

 

Montréal, le 30 avril 2018 – Le 7 juin prochain, à la Maison de l’Afrique, l’organisme de coopération internationale SUCO organise ses retrouvailles annuelles. Il s’agit d’un événement de réseautage tenu dans une ambiance conviviale. Cette année, ce sera également l’occasion d’assister au vernissage de l’exposition féministe Diakhassé, présentée dans le cadre du Rallye Expos de Vues d’Afrique. Peinture, lecture de textes, danse et autres performances artistiques seront au rendez-vous afin d’explorer diverses thématiques relatives aux rôles des femmes africaines dans leurs sociétés.

Un mélange entre art et développement durable

Quoi de mieux que d’utiliser l’art comme moyen d’expression pour aborder la solidarité internationale et ses enjeux? Diakhassé est une exposition multisensorielle qui porte un regard croisé sur la situation actuelle des femmes africaines et met en lumière les perceptions de femmes d’ici et d’ailleurs, engagées pour l’égalité. Deux des participantes à cette exposition sont aussi d’anciennes volontaires de SUCO. Ayant toutes les deux réalisé un mandat au Sénégal, elles partagent leur expérience, qui va au-delà de la coopération internationale. À travers leurs pinceaux et leurs plumes, elles vous invitent à la découverte de thématiques qui leur tiennent à cœur, dont la place des femmes dans l’économie solidaire et leur adaptation face aux effets néfastes des changements climatiques.

« Lorsque nous sommes volontaires nous avons la chance de ne pas simplement nous arrêter au travail à réaliser, nous nous intégrons à une communauté, accueillons une nouvelle culture et trouvons nos repères entre Eux et Nous. Cette exposition, c’est ma façon de mettre en lumière des luttes qui me tiennent à cœur, mais surtout des femmes et des filles rencontrées qui, chacune à sa façon, luttent pour un monde plus égalitaire », souligne Éléonore Durocher-Bergeron, artiste peintre et ancienne volontaire de SUCO.

« Féministes, tant qu’il le faudra! »

Diakhassé fait écho au thème de la Journée internationale des femmes de cette année ainsi qu’aux luttes et aux revendications des femmes d’ici et d’ailleurs. La question de l’égalité entre les femmes et les hommes est transversale dans l’approche de SUCO et de ses activités.

Québécoises ou africaines, les artistes de la soirée sont avant tout des femmes. Elles ont toutes une démarche artistique spécifique dans laquelle on perçoit leur engagement certain en tant que femme et féministe.

« Être le fruit de la diversité, d’ici et d’ailleurs, offre de multiples possibilités. En participant à cette exposition, c’est mon siège de trait d’union que je retrouve. Je raconte les histoires des femmes que j’ai rencontrées, leur vie, leurs pérégrinations et leurs victoires… surtout leurs victoires. Les femmes de mon histoire sont des forces de la nature », souligne Marlyatou Dosso, blogueuse d’Afriknow et participante de l’exposition.

Késoued, artiste peintre camerounaise, quant à elle, dépeint un brassage culturel particulier. Les réalités de la vie quotidienne en Afrique et le respect de la femme constituent des messages qu’elle véhicule à travers ses œuvres riches en couleurs éclatantes.

La participation aux Retrouvailles est gratuite. Les gens doivent réserver leur place en ligne (http://suco.org/events/retrouvailles-2018/). Le vernissage débute dès 18 h et des bouchées à saveur africaine seront servies au cours de la soirée. L’exposition Diakhassé se tiendra exclusivement du 1er au 30 juin à la Maison de l’Afrique.

À propos de SUCO

SUCO est un organisme de coopération internationale fondé en 1961. Il réalise des projets de développement durable visant à renforcer l’autonomie des personnes, des organisations et des collectivités dans six pays : Burkina Faso, Haïti, Honduras, Nicaragua, Pérou et Sénégal. L’expertise de SUCO se situe principalement dans les domaines de l’agriculture durable, du développement local, de l’égalité entre femmes et hommes, de la mobilisation citoyenne et de l’entrepreneuriat rural.

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Renseignements :
Yasmina Britel
Agente de programme – Éducation à la citoyenneté, SUCO

Tél. : (514) 272-3019, poste 234
Cell. : (514) 219-0810
Courriel : yasminabritel@suco.org


Une volontaire de fer pour la terre nourricière

 

Isabelle Tracy Laudé n’en est pas à ses premiers pas en matière d’accompagnement et de soutien communautaire. Cette bachelière en animation et recherches culturelles, avec spécialisation en relations interethniques et développement des communautés, poursuit son troisième mandat de volontaire avec SUCO.

Riche de son expérience en collaboration multipartenaires, tant sur la scène nationale qu’internationale, Isabelle Tracy Laudé a acquis, au fil des cinq dernières années, une approche de communication participative et inclusive. Il faut dire que la mobilisation et la participation citoyenne ne sont pas des champs d’intervention nouveaux pour cette jeune femme dynamique qui, de 2012 à 2015, a participé au Programme canadien de revitalisation urbaine et intégrée.

En 2015, à titre de conseillère en animation avec SUCO Haïti, elle a notamment accompagné et formé une vingtaine de femmes en leadership et mobilisation communautaire dans le cadre d’un projet de relance agricole et d’amélioration de la nutrition (PRAN), financé par l’Union européenne et le ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF) du Québec.

 

« Établie à Jacmel (sud-est), dans la commune de Marigot, mon travail consistait à améliorer les interventions du projet en matière de campagne de sensibilisation autour de projets collectifs de nature sociale et économique », précise Isabelle avec beaucoup de fierté dans la voix et le sentiment du devoir accompli.

Œuvrant auprès d’associations paysannes, de groupes de mères et de femmes leaders, elle avoue avoir développé une écoute proactive basée sur l’identification des besoins de la population.

Ces atouts lui sont fort utiles dans son mandat actuel, toujours avec SUCO Haïti.

Suivez le Guide

Isabelle a ainsi participé à la conception et à la diffusion d’un guide méthodologique (Manyèl Akonpayman) devant faciliter l’utilisation du Guide alimentaire haïtien (Gid Alimentè) élaboré par SUCO, en partenariat avec Cercles Divers (CED), une organisation non gouvernementale haïtienne établie à Jacmel.

Isabelle fait aussi la promotion du Djakout Peyizan, un outil créé par SUCO en collaboration avec de multiples partenaires, dont le MARNDR (ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural), pour renforcer les capacités des familles paysannes, des agronomes et des ONG en techniques de gestion et de valorisation d’une exploitation agricole.

« Il s’agit de promouvoir l’autosuffisance alimentaire. Je participe également à la réalisation d’ateliers de formation et de réflexion avec l’équipe terrain et les partenaires afin de former des personnes vulgarisatrices en saine alimentation, allaitement et hygiène de base, le tout articulé autour du contenu du Gid Alimantè et de son Manyèl Akonpayman », résume Isabelle.

Agente de milieu douée et sensible aux différences culturelles, animatrice citoyenne reconnue pour son efficacité et sa forte personnalité, Isabelle Tracy Laudé contribue, à sa manière, à faire la promotion de l’approche de développement local de l’organisation ainsi qu’à affirmer et à consolider la présence de SUCO en Haïti.


Chaque volontaire a une histoire à raconter !

 

Depuis 2015, près de 2500 volontaires ont participé aux programmes de coopération volontaire financé par Affaires mondiales Canada pour créer un changement dans des pays du Sud et au sein de leurs communautés au Canada. Le 18 janvier dernier, 60 volontaires se sont réunis à Ottawa pour raconter leurs histoires dans le cadre d’une expérience de bibliothèque humaine. Découvrez les histoires de Sophie, Éléonore et Catherine, volontaires de SUCO au Sénégal et Nicaragua !

« Si tu vois une chèvre dans le repaire d’un lion, aie peur d’elle »
Par Sophie Bourdon

Ce proverbe sénégalais, Sophie Bourdon l’a entendu à plusieurs reprises. En s’engageant comme représentante de SUCO au Sénégal, après plusieurs mandats de volontariat, elle savait à quoi s’attendre … ou presque!

Peut-on occuper un poste de responsabilité de la même manière qu’un homme, lorsqu’on est une jeune femme blanche, en Afrique de l’Ouest? Comment exercer un leadership inclusif lorsque l’on évolue dans un environnement où nos pairs sont majoritairement des hommes? Y a-t-il de la place pour repenser l’égalité par l’accompagnement des volontaires canadiens et canadiennes? Est-ce qu’il suffit d’avoir des cibles sexospécifiques pour documenter nos actions auprès des femmes et des filles? Autant de questions que ce livre prend un malin plaisir à soulever et à nuancer.

Sophie Bourdon signe ici, avec humour et humilité, le récit surprenant des défis de l’égalité entre les femmes et les hommes au sein des réseaux de coopération internationale, de Montréal à Dakar. Une histoire évocatrice qui bouscule nos certitudes et nous laisse sur cette sempiternelle vérité : le vrai changement ne se fait pas tout seul!

Entre cîmes et racines, une histoire de développement organisationnel
Par Éléonore Durocher-Bergeron 

Inclure. Être incluse.
Explorer leur histoire d’abord.
Un mois, un petit mois pour comprendre.
Comprendre l’histoire d’un homme, de son projet organisationnel.

Entre la cîme et les racines du Réseau MUUD.
MUUD, ça signifie « l’union des chances » en langue sérère.
Au coeur de Ndiaganiao, au coeur de 63 Associations Villageoises de Développement, au coeur de 132 familles.
J’ai accompagné Seck Faye et son équipe dans la réalisation d’un diagnostic organisationnel participatif.
Un diagnostic pour mieux se rappeler où étaient ses racines 20 ans après la création du Réseau, sa base solide qui lui permet de faire face aux vents et tempêtes.

Puis créer de l’espace, de l’ouverture.
« Je ne savais pas que j’étais capable ; c’est grâce à toi que je m’en rends compte et que j’ai envie de continuer», m’a lancé Seck, à la sortie d’une animation de groupe qu’il venait de faciliter par lui-même.

Donner confiance.
À un homme. Également à une organisation, qui elle aussi prend de l’assurance à travers les succès qu’elle accumule.

La valeur du volontariat se trouve toute là.
Une bonne relation d’accompagnement et de mentorat va au-delà du sujet même de la conversation. Cette relation est à même de modeler une façon d’interagir et de créer un style de leadership.

Coop et bouffe
Par Catherine Fallon

L’un des défis de la personne volontaire en pays étranger est d’adapter ses pratiques culinaires aux disponibilités du pays. Qu’en est-il lorsqu’en plus d’apprendre à cuisiner ces aliments à la maison, il faut enseigner des pratiques de transformation adaptées aux coutumes, aux ressources disponibles, aux besoins nutritionnels, à la culture?

 Selon le pays d’accueil, les façons de voir l’alimentation et la variété alimentaire ne sont pas les mêmes et peuvent être très différentes du pays d’origine. Certains fruits et légumes sont tout à fait nouveaux, alors que d’autres sont transformés d’une autre façon, les classifications d’aliments sont différentes tout comme les habitudes et traditions liées aux repas.

 Pour les aider à relever ce défi supplémentaire, les personnes volontaires en sécurité alimentaire et nutritionnelle peuvent compter sur une ressource essentielle pour qui la bouffe est plus souvent au centre des préoccupations : les femmes.

Le programme de coopération volontaire de SUCO est financé par le gouvernement canadien par l’entremise d’Affaires mondiales Canada

 


SUCO aux quatre coins du Québec durant tout l’hiver

 

 

Venez nous rencontrer dans le cadre de notre tournée de recrutement universitaire!

Nous sommes à la recherche de personnes passionnées qui partagent nos valeurs de solidarité, d’engagement, de responsabilité, d’égalité entre les femmes et les hommes, de justice et de respect. Vous avez envie de découvrir le monde d’un point de vue local, de changer les choses en partageant vos connaissances et d’acquérir de nouvelles compétences? Nous sommes faits pour nous entendre!

Place à la relève

Nous accordons une importance particulière à la nouvelle génération engagée et aux leaders de demain. Vous carburez aux projets et aux nouveaux défis? Vous êtes en fin de parcours post-secondaire ou en début de carrière et souhaitez partager vos connaissances et vos compétences avec d’autres collègues aux quatre coins du monde? Vous avez entre 19 et 30 ans et souhaitez acquérir une expérience à l’international qui aura un réel impact? Nous offrons des mandats dans un climat de travail convivial et axé sur le partage.

De janvier à mai, notre équipe de recrutement sillonnera le Québec afin de dénicher nos futurs talents qui s’envoleront vers le Pérou, le Nicaragua, le Honduras, Haïti, le Sénégal et le Burkina Faso. Nous offrons des mandats variés, allant de six mois à un an, dans le cadre d’initiatives d’aide au développement qui sont réalisées avec l’appui financier du gouvernement du Canada (ministère Affaires mondiales Canada). Les postes s’insèrent dans nos différents projets en cours pour lesquels nous avons besoin d’appui en :

  • Agroécologie et environnement
  • Commercialisation et marketing agroalimentaire
  • Communication, animation et mobilisation des communautés
  • Développement organisationnel
  • Égalité entre les femmes et les hommes
  • Entrepreneuriat
  • Gestion de projet
  • Nutrition et transformation alimentaire

Nous visiterons les régions de l’Outaouais, de la Mauricie, de l’Estrie, de la Montérégie, de Montréal et de la Capitale-Nationale!

Consultez le calendrier de tournée

Une expérience professionnelle enrichissante!

Devenir conseiller ou conseillère volontaire pour SUCO, c’est appuyer au quotidien des hommes et des femmes qui ont le goût de se dépasser et qui s’investissent pour un développement durable. De plus, vous évoluerez au sein d’une organisation qui mise sur la formation continue et sur le développement des compétences. Être conseiller ou conseillère volontaire, c’est appuyer le développement de compétences auprès d’individus afin de favoriser, au final, le renforcement de capacités organisationnelles. Peu importe le domaine dans lequel vous œuvrez, votre mandat présentera diverses facettes : animation, formation, mentorat, appui-conseil et soutien technique. En fait, chez SUCO, on aime dire qu’un bon ou une bonne volontaire travaille à perdre son emploi! Pourquoi? Parce que notre approche vise l’autonomisation de nos partenaires et des populations.

Ne manquez aucune occasion

Abonnez-vous à notre alerte-emploi et suivez-nous sur Linkedin, Twitter et Facebook.

Nous ne visitons pas votre campus, mais si vous souhaitez organiser une conférence-carrière avec nous, n’hésitez pas à écrire à Éléonore Durocher-Bergeron, agente de programme, eleonoredurocher@suco.org

Liens utiles

Brochure de stages internationaux

Programme de coopération volontaire

Programme Québec sans frontières

Blogue des volontaires


Gestion de projet et coopération internationale : Quand « le projet » c’est de rendre le monde solidaire

 

Étude de faisabilité, planification, mise en œuvre, contrôle, évaluation, voilà le cycle de projet le plus souvent utilisé. Il s’agit d’un cycle avec un début et une fin précise, avec des documents qui encadrent, qui guident la démarche; avec des étapes et une planification réglées au quart de tour. En coopération internationale et pour SUCO, la gestion de projet, bien qu’elle conserve les prémisses prônées par les normes PMI, revêt plusieurs autres dimensions. Au quotidien, les phases de projet deviennent bien souvent des sous-projets en soi qui requièrent une démarche itérative et avant tout relationnelle. Qui plus est, dans bien des cas, la mise en œuvre de projet devient un levier de développement organisationnel, un prétexte pour favoriser l’acquisition de nouvelles compétences au sein d’une association paysanne ou d’un groupement de femmes, par exemple.

Un processus relationnel avant tout

Récemment, dans le cadre d’une mission préparatoire pour l’élaboration d’un projet agroenvironnemental, une conseillère volontaire a passé quelques semaines chez un partenaire afin de simplement évaluer la faisabilité des actions initialement prévues. Cette présence, bien que de courte durée, aura permis à l’association paysanne d’amorcer un processus de mobilisation autour du projet. Grâce à l’élaboration d’un simple calendrier de visites de sites et de questionnaires, conjointement avec le partenaire, ce dernier a pu saisir l’importance de travailler « par étape » : la notion de gestion de projet a commencé à faire son chemin. La présence de cette conseillère pour la phase de faisabilité aura aussi permis à l’organisation de comprendre que la mise en œuvre des activités futures allait se faire dans le cadre d’une démarche centrée sur l’apprentissage, dont la responsabilité sera partagée entre SUCO et les membres de l’association, dans une relation de co-construction, en fonction de leurs compétences, de leurs envies et des caractéristiques du contexte organisationnel. En gestion de projet de coopération internationale, travailler ensemble permet de construire une communauté saine et durable dans le cadre du projet envisagé : les relations humaines chaleureuses deviennent donc un moyen et une fin en soi. La personne volontaire a le rôle de générer et d’encourager plus de confiance, à la fois pendant le processus de gestion de projet et plus durablement, au sein de l’organisation elle-même. Des relations optimistes, intègres et confiantes rappellent aux personnes leur caractère humain et les ouvrent aux autres, permettant d’amorcer un réel changement.

« On m’a déjà dit, “je ne savais pas que j’étais capable; c’est grâce à toi que je m’en rends compte et que j’ai envie de continuer” », Éléonore Durocher Bergeron, conseillère en développement organisationnel pour SUCO au Sénégal.

Une approche participative

Au-delà de l’aspect humain, la gestion de projet en coopération internationale comme nous l’entendons, revêt un caractère participatif tout au long de la mise en œuvre.

« On ne fait pas qu’informer ou consulter les personnes que nous accompagnons dans la réalisation du projet : nous les faisons participer aux échanges, aux prises de décision, puis aux actions. Lorsque l’accompagnement a atteint un certain niveau, nous ne sommes que des observateurs fiers de leurs succès à eux », Éléonore Durocher Bergeron, conseillère en développement organisationnel pour SUCO au Sénégal.

Cette approche participative, et surtout inclusive, vise l’appropriation du projet par l’organisation partenaire. Cela peut se traduire, par exemple, par l’animation sur plusieurs jours d’un atelier pour planifier un échéancier de travail en faisant participer l’ensemble de l’association paysanne pour qu’elle élabore elle-même les différentes tâches à réaliser, puis qu’elle les partage entre les membres. Cette façon de faire, bien qu’elle requière plus de temps que dans le cadre de l’élaboration d’un projet dans un contexte nord-américain, permet à l’organisation de vivre des succès dès la conception et la planification : des succès sur lesquels nous nous appuierons pour renforcer plusieurs capacités organisationnelles. Cet exemple de planification participative donnera l’occasion d’aborder une foule de notions nouvelles pour les participants : la gestion des ressources humaines et matérielles, la gestion du temps et surtout l’importance de concevoir des actions dans un cadre logique.

Des projets qui s’imbriquent dans une vision à long terme

À la lumière de tous ces éléments, il importe de rappeler que la gestion de projet peut prendre une tout autre dimension lorsqu’il s’agit de travailler dans un contexte de coopération internationale! Non pas conçus isolément, mais plutôt en fonction d’un plan de développement à long terme, les projets de développement s’intègrent souvent dans un continuum d’actions que poseront les organisations de coopération.

Dans ce contexte, le projet n’est pas linéaire, avec un début et une fin : il sert la cause d’un objectif plus grand. Ainsi, prenons l’exemple d’un projet d’un an qui viserait l’installation de systèmes d’irrigation pour faciliter le maraîchage biologique en zone semi-aride. Ce projet, seul, paraît déjà intéressant. Mais qu’en est-il lorsqu’il s’intègre dans une stratégie quinquennale qui vise tour à tour la formation des femmes agricultrices au développement de nouvelles techniques adaptées aux changements climatiques, à l’accompagnement nutritionnel des familles rurales pour l’optimisation des cultures maraîchères, à la sensibilisation des instances locales pour un réinvestissement dans les marchés de proximité? Les résultats et les défis du projet de départ devront être analysés autrement et prendre en compte la valeur ajoutée de la planification globale. La personne gestionnaire de projet aura également une vision bien différente de la conduite de ses activités!

Pour conclure, cette façon de concevoir la gestion de projet en coopération internationale donne également tout son sens au développement organisationnel des partenaires locaux, qui non seulement sont vivement sollicités dans la mise en œuvre des projets intégrés, mais doivent également s’approprier et soutenir la pérennité des résultats. Voilà pourquoi la plupart des projets de SUCO comportent une dimension de renforcement des capacités.

« En visant l’autonomie de nos organisations partenaires, nos projets sont porteurs de fierté et d’indépendance. Lorsqu’on anime un atelier participatif où un groupe de personne se dote d’une mission à son goût, quand on accompagne un conseil d’administration à prendre ses propres décisions, en étant capable de peser chacune des options possibles, la mise en œuvre d’un projet n’est qu’un moyen de plus pour favoriser le développement, et non pas, une fin en soi! », Sophie Bourdon, représentante de SUCO au Sénégal.

–  par, Sophie Bourdon, représentante de SUCO au Sénégal et Éléonore Durocher Bergeron, conseillère en développement organisationnel pour SUCO au Sénégal

Cet article a été écrit dans le cadre du nouveau partenariat entre SUCO et l’Association des professionnels en gestion de projet PMI-Montréal.

Pour plus d’informations, consultez : « L’expertise en gestion de projet à l’international au service du développement durable »