L’expertise en gestion de projet à l’international au service du développement durable

 

Un nouveau partenariat entre le PMI-Montréal et SUCO

Montréal, le 23 novembre 2017 – L’Association des professionnels en gestion de projet PMI-Montréal et l’organisme de coopération internationale SUCO sont fiers d’annoncer un nouveau partenariat qui fait rayonner l’importance de la gestion de projet au cœur des programmes de développement international et de la coopération volontaire canadienne.

L’expertise d’ici au service des partenaires du Sud

Ce partenariat offre aux membres du PMI-Montréal la chance de mettre leurs expertises en gestion de projet au service des communautés du Sud accompagnées par SUCO et ses partenaires locaux. Il s’agit également d’une occasion pour promouvoir des mandats de coopération volontaire en gestion de projet dans sept pays d’Amérique latine, des Caraïbes et d’Afrique de l’Ouest.

« Ce partenariat ouvre les portes à nos membres pour qu’ils partagent leurs connaissances en gestion de projet dans les programmes de développement international de toute envergure, sans compter tous les apprentissages pour mieux adapter les meilleures pratiques en gestion aux réalités des organismes de coopération internationale et de leurs partenaires sur le terrain », déclare Benoît Lalonde, président du PMI-Montréal.

Sensibiliser les Canadiens et les Canadiennes une fois de retour au pays

Cette collaboration se traduira par plusieurs activités permettant de sensibiliser la population canadienne aux enjeux internationaux. Une fois rentrés au pays, les volontaires et les membres du PMI-Montréal organiseront des conférences qui permettront de démystifier la gestion de projet à l’international et sa contribution au développement durable.

« La gestion de projet est au cœur des approches de développement local que SUCO et ses partenaires mettent de l’avant auprès des communautés du Sud. Notre entente avec le PMI-Montréal ouvrira de nouvelles possibilités pour l’engagement de la relève professionnelle dans l’atteinte des objectifs de développement durable », affirme Linda Gagnon, directrice générale par intérim de SUCO.

Une série d’articles seront également diffusés sur le site Web de SUCO et un projet pilote de mentorat auprès des gestionnaires de projet sur le terrain sera mis en œuvre.

À propos du PMI-Montréal
Fondé en 1977, le PMI-Montréal regroupe la grande majorité des professionnels en gestion de projet du Québec. Grâce à plus de 4 700 membres, le PMI-Montréal est la plus grande section canadienne, la plus grande section francophone et la 4e plus grande section de l’association mondiale en gestion de projet, le Project Management Institute (PMI). Pour obtenir plus d’informations et consulter le calendrier des événements à venir, rendez-vous au www.pmimontreal.org.

À propos de SUCO
SUCO est un organisme de coopération internationale fondé en 1961. Il réalise des projets de développement durable visant à renforcer l’autonomie des personnes, des organisations et des collectivités dans sept pays : Burkina Faso, Haïti, Honduras, Mali, Nicaragua, Pérou et Sénégal. L’expertise de SUCO se situe principalement dans les domaines de l’agriculture durable, du développement local, de la mobilisation citoyenne et de l’entrepreneuriat rural.
Site Web de SUCO : suco.org

Renseignements :
Mélissa Cabana
Chargée des relations externes, SUCO
melissacabana@suco.org
Tél. : 514 272-3019, poste 225
Cell. : 514 349-3019

Marie-Hélène Thouin
Conseillère aux communications, PMI-Montréal
evenements@pmimontreal.org
Tel : 514-861-8788, poste 226

 


Les semences : un enjeu trop souvent oublié !

 

Lorsque l’on parle de revoir les systèmes alimentaires, on entend régulièrement parler du mode de production, des circuits de distribution qui doivent être plus courts, de la diversification des productions, mais on entend peu parler du premier maillon de ce système : les semences. Peu de choses sur cette terre sont aussi vitales que ce qui constitue notre héritage alimentaire vieux de plus de 12 000 ans; magnifique miracle de la vie que sont les semences, maillon de renaissance entre la fin d’une plante et le renouveau.

Un précieux premier maillon

En regardant le documentaire Seeds, the untold story, on est surpris, voire choqué d’apprendre qu’au cours du dernier siècle, c’est plus de 94 % des variétés de semences partout dans le monde qui ont disparu. Il s’agit-là d’un constat d’autant plus alarmant lorsque l’on sait que ce sont maintenant en majeure partie les entreprises biotechnologiques qui produisent et contrôlent le renouvellement de ce patrimoine naturel.

Au Sénégal, les changements climatiques se sont intensifiés comme partout ailleurs en Afrique subsaharienne. Les précipitations s’affaiblissent et sont de moins en moins prévisibles. Au cours des dernières années, le prix des céréales a donc baissé, ce qui a entraîné un manque de fonds pour acheter des équipements et des semences. Cette situation contribue toujours, à l’heure actuelle, à rendre le travail agricole moins intéressant, et ce, surtout pour les jeunes.

Favoriser l’accès

En Afrique de l’Ouest, 70 % de la production agricole provient des petites exploitations familiales. Et pourtant, malgré la force du nombre, ce sont les hommes et les femmes vivant de cette agriculture familiale qui ont le plus difficilement accès à des intrants semenciers de qualité et surtout non modifiés. Au Sénégal, la Centrale d’achat de Touba Toul, ancien partenaire de SUCO, s’est mobilisée afin de solutionner l’incapacité financière des ruraux à accéder à un stock suffisant de semences de qualité. Des paysans et des paysannes se sont regroupés afin de créer une association qui achète en gros les semences fournies par l’État, elle les redistribue par la suite sous forme de prêt. Ainsi, les paysans et les paysannes ne sont pas obligés de payer l’entièreté de l’achat. Après les récoltes, lorsqu’ils et elles auront pu vendre leurs productions, le remboursement s’effectuera. La Centrale a à cœur d’organiser une distribution à échelle humaine. Anta Babou, membre de la Centrale d’achat de Touba Toul et présidente de son propre groupement d’intérêt économique m’explique dans ses mots :

« Les semences, c’est important de les garder, parce que c’est bon pour nous, paysans et paysannes. C’est nécessaire même, car souvent à cause de l’hivernage et des imprévus de la vie, on ne peut pas en produire assez soi-même. Si quelqu’un veut cultiver de l’arachide pour subvenir à ses besoins et générer un petit revenu, il aura besoin d’avoir suffisamment de grains. C’est aussi une bonne façon de faire preuve de résilience face aux changements climatiques, comme on ne sait jamais ce qui viendra ensuite, sécheresse ou autre… »

Par ailleurs, en achetant principalement de l’État, les paysans et les paysannes ne savent pas toujours d’où viennent les semences. Ces dernières ne sont donc pas nécessairement toujours adaptées au sol ou au climat de la région; un enjeu de traçabilité des cultures persiste. Et pour répondre à cet enjeu, plusieurs prônent le recours à la certification des semences.

Cultiver l’autonomie

Au Sénégal, comme dans plusieurs autres pays du monde, les paysans et les paysannes se battent afin de faire reconnaître leur droit de savoir et de gérer directement les variétés locales, en plus de dénoncer la pratique de la certification des semences. Ce modèle fortement inspiré de la législation européenne et nord-américaine entraîne des coûts faramineux, mais aussi des contraintes liées à l’exigence d’une qualité très homogène et uniforme dans les semences (ce qui va également à l’encontre des principes agroécologiques).

Quant à la pratique de l’extension des brevets à des plantes (principalement dans le secteur des organismes génétiquement modifiés (OGM)), prônée par de grandes multinationales, mais aussi certains gouvernements, elle comporte des accords contractuels stricts qui engendrent des restrictions sur l’échange de semences et les pratiques de recyclage des semences. Cela a le plus souvent pour effet de confronter les agriculteurs et les agricultrices à un choix restreint pour l’acquisition commerciale de semences. Au final, tout cela a une répercussion directe sur le droit à l’alimentation, une alimentation de qualité en quantité suffisante.

« L’agroécologie c’est plus qu’un choix. Moi je sais que c’est ce dont la terre du Sénégal a besoin. Je veux qu’on soit autonome du début à la fin de nos productions, et qu’on soit en santé grâce à ce qu’on mange et cela passe aussi par les semences », précise Ndongo Fall, coordonnateur de la Coopérative Agricole Biologique de Notto-Diobass (COPEBAN), ancien partenaire de SUCO au Sénégal.

Ici, les organisations paysannes travaillent aussi à reconstruire des droits collectifs et les systèmes semenciers ancestraux pour protéger leurs semences. Il y a de plus en plus d’initiatives porteuses, comme celles de l’organisation AGRECOL Afrique, partenaire de SUCO, qui a organisé une journée de promotion de l’agriculture biologique ayant pour thème « les semences paysannes pour une agriculture durable ». Cette journée a permis de favoriser le réseautage entre organisations de la société civile, paysans et autres acteurs croyant également à la survie du patrimoine semencier. Ces initiatives de mise en réseau sont d’autant plus importantes dans un contexte de revendication auprès des décideurs.

« AGRECOL Afrique effectue en ce moment du plaidoyer pour les semences paysannes au Sénégal, notamment parce que la législation sénégalaise reconnaît uniquement les semences certifiées. Un paysan qui commercialise des semences paysannes est passible d’une amende à l’heure actuelle! », m’écrit Milaine Bédard, ancienne conseillère volontaire en gestion des savoirs pour SUCO. Il faut savoir qu’au Sénégal, la loi relative à l’inscription des variétés stipule que « la production de semences en vue de la vente ne peut être effectuée que par des personnes (…) agréées à cet effet »; agrément difficilement accessible, mais aussi peu compatible avec la réalité paysanne.

Bref, une réalité complexe

Le défi à l’heure actuelle pour les paysans et les paysannes du Sénégal est donc de continuer à augmenter la production de leurs propres semences. Il y va de leur survie économique et de l’avenir alimentaire de la région. Mais cela n’a rien de facile!

« Souvent, en Occident, on nous renvoie une image très polarisée sur la question des semences, mais il faut prendre conscience que la réalité terrain, c’est une réalité beaucoup plus complexe. Le Sénégal est un grand territoire avec une forte densité de population, une croissance démographique importante, les impacts des changements climatiques y sont de plus en plus perceptibles. Tous ces enjeux réunis compliquent la gestion et la distribution des semences. Au final, pour arriver à améliorer l’accès des petits producteurs et des petites productrices à des semences adaptées, il faut avoir la capacité de comprendre tous ces enjeux et de s’y intéresser en synergie. C’est pour cela que SUCO travaille avec d’autres organisations pour impulser un mouvement collectif », conclut Sophie Bourdon, représentante de SUCO au Sénégal.

Des pistes d’action simples

L’enjeu des semences paysannes est tout aussi d’actualité au Canada. Si vous voulez poser un geste simple afin de prendre part au mouvement, voici des idées à la portée de tous et toutes :


Sept semaines pour changer le monde

 

UNE ÉTOILE FILANTE VISIBLE DE L’ARTIBONITE

Quand Odette Isabel est venue prêter main-forte comme volontaire de SUCO à l’organisation haïtienne Solidarite Fanm Ayisyèn (SOFA), à sa Ferme-école de St-Michel-de-l’Attalaye, elle ne se doutait pas qu’elle allait laisser des traces aussi visibles de son passage éclair dans l’Artibonite.

En sept semaines à peine, cette bachelière en géographie-pédagogie a su tirer profit de ses compétences en commercialisation et en encadrement. Elle les a mises au service du projet phare de cette organisation féministe populaire à caractère revendicatif, visant la promotion et la défense des droits des femmes.

« Mon mandat en commercialisation a consisté à développer des modules de formation auprès de six agronomes sans spécialisation formelle en entrepreneuriat. Pour assurer l’attestation d’études délivrée par l’Institut national de formation professionnelle (INFP), il fallait que ces agronomes puissent dispenser un module sur la commercialisation à la Ferme-école. Une fois formés, ils ont pu à leur tour former une première cohorte de personnes diplômées (55 femmes, 6 hommes) à la fin juillet 2017. Les 2e et 3e cohortes sont elles-mêmes attendues cet automne, dont au moins un groupe à Saint-Michel de l’Attalaye, un autre à Lalomas ainsi qu’à Bas-de-Sault », a expliqué la dynamique volontaire.

Le projet de Ferme-école, prévu initialement pour deux ans, devrait bientôt produire des légumes et des fruits, à petite échelle, et générer du compost biologique dans une zone où les pluies sont parfois très rares. Le fait que l’entrée d’eau soit située à plusieurs mètres du lieu de production pose problème. « Il faudra le régler », constate Odette Isabel.

 

Une Ferme-école féministe

Traditionnellement, en milieu rural haïtien, tout ce qui touche aux cultures de rente, c’est-à-dire aux cultures vouées à la commercialisation, comme la canne à sucre ou le manioc, est réservé aux hommes. Ce sont des produits de la terre qu’on peut écouler facilement sur les marchés.

D’où l’importance, selon Odette Isabel, de donner des outils aux agricultrices pour qu’elles obtiennent des rendements leur permettant d’exporter leurs produits à l’extérieur de la zone locale où elles sont confinées. « Il faut, dit-elle, faire avancer les femmes dans leur autonomie financière. »

La Ferme-école est située dans une zone enclavée, loin de tout lieu d’irrigation et des centres de commerce où doit s’écouler la production, ce qui vient compliquer les travaux de production et de commercialisation.

Mais qu’a-t-on vraiment le temps d’accomplir en seulement deux mois comme volontaire chez SUCO? « Tout est dans la définition du mandat qui vous est confié et dans votre sens de l’initiative et de la débrouillardise », réplique Odette Isabel.

De plus, celle-ci a donné une formation sur la préparation des denrées à sécher, l’objectif étant de proposer une autre stratégie destinée à améliorer la sécurité alimentaire des ménages.

Plus d’un tour dans son sac de volontaire

Odette, qui avait auparavant réalisé deux mandats en Haïti et assimilé ainsi les rudiments du créole haïtien, s’est vite sentie en terrain connu avec cette langue parlée par la totalité des travailleurs paysans. Ce désir de s’intégrer totalement à son milieu de travail lui a d’ailleurs valu d’être fort appréciée par les élèves et les professeurs de la Ferme-école.

 

« Au départ, je devais m’en tenir à former des professeurs dans la transmission de connaissances techniques sous forme d’ateliers, en tentant de résoudre des problèmes concrets de commercialisation. Mais j’ai vite compris que mon mandat serait à la mesure de ce que j’étais disposée à y investir en matière de temps et d’expérience », explique la formatrice de SUCO.

Avant d’arriver en Haïti, Odette avait œuvré dans d’autres pays en développement, dont cinq ans dans l’extrême-nord camerounais (culture maraîchère des tomates) et au Sénégal (gestion des déchets et recyclage de bidons de plastique).

« Le succès d’un mandat dépend surtout de sa clarté, à laquelle il faut ajouter une bonne connaissance du milieu et le flair nécessaire pour saisir les occasions. Dans mon cas, j’ai simplement étendu mon mandat aux transformateurs de la Ferme-école, sans me limiter aux seuls professeurs à former », souligne Odette Isabel, la mine un peu triste à l’idée de quitter les occupants de la maison familiale où elle a habité pendant sa mission en Haïti.

Un projet de Ferme-école qui fait recette

Le projet de Ferme-école connaît un succès tel que lors de son inauguration, le 22 janvier 2017, bon nombre de dignitaires et de représentants communaux s’y sont donné rendez-vous, histoire de bien faire sentir leur appréciation de l’apport de la volontaire de SUCO dans la réussite du projet.
Devant l’originalité du projet de Ferme-école, une initiative d’ONU Femmes, SUCO a décidé de le proposer comme événement phare d’une activité-bénéfice baptisée « Au goût du monde, d’Haïti à votre assiette », qui doit avoir lieu cet automne, à Montréal. Les profits de l’événement serviront à pérenniser les activités de la ferme lorsqu’elle reviendra dans les mains de SOFA, après le départ prévu d’ONU Femmes.

Une moisson d’éloges

« Odette, qui est arrivée ici le 4 juillet 2017, s’est immédiatement intégrée à sa nouvelle communauté et à son milieu rural. J’ai d’abord été étonnée de la voir parler créole. Ensuite, je l’ai vue échanger avec notre agronome dans un sens de partage de connaissances, en particulier sur les modèles d’entrepreneuriat agricole. Odette nous a permis d’axer les activités de la Ferme-école sur des pratiques de commercialisation, non seulement avec les professeurs, comme prévu au départ, mais aussi avec les apprenantes et nos partenaires », témoigne Margaret Bien-Aimé, coordonnatrice de SOFA.

Quant à l’ingénieur agricole attitré à la Ferme-école, Giovanni Bien-Aimé, il estime que le travail de la volontaire de SUCO a été accompli avec dextérité. « Odette a même mis en œuvre des projets positifs à l’extérieur de son mandat. Et SUCO, qui l’a encouragée à aller plus loin, a ainsi donné un bon coup de pouce au projet de Ferme-école. »

À terme, ce projet devrait permettre à 240 femmes de suivre ce programme dans le cadre de 11 modules de formation répartis sur 48 jours de formation. Parmi les modules enseignés, soulignons les techniques de sécurité, le compostage, la préparation des semences, les techniques de multiplication des plantes et la gestion agricole.

Le mot de la « faim »

« Comme les activités de la Ferme-école vont s’étendre à d’autres villages, cela entraînera des retombées économiques ailleurs que dans la seule localité où se trouve l’établissement. Ce sera la version 2.0 améliorée du projet », prévoit Odette Isabel, qui retient une larme avant de dire au revoir à son petit monde de Saint-Michel de l’Attalaye.

Et dans un créole imagé où on détecte un brin de nostalgie et beaucoup d’amour, Odette Isabel improvise un dernier message: « Mèsi anpil à tout’ moun, tout’zami, tout’apprenantes. C’est bon bagay.»

Tel un météore qui aurait survolé ce territoire de cinq acres, situé à 400 mètres d’altitude dans l’Artibonite, Odette Isabel, une volontaire hors du commun, en très peu de temps, a su laisser sa marque sur l’une des zones agricoles les plus importantes du pays.

Par Roger Clavet, conseiller en communication en Haïti 

 

 


Cinq raisons pour se lancer en coopération volontaire

 

Nombreux sont ceux et celles qui souhaitent s’impliquer pour faire une différence, ici ou ailleurs. Toutefois, ce n’est pas tout le monde qui envisage de le faire dans une optique professionnelle en partant réaliser un mandat de volontariat de six mois ou un an dans un autre pays. J’ai la chance de côtoyer quotidiennement des personnes qui ont décidé de réaliser un mandat outremer et je fais moi-même partie de celles-ci.

Mais pourquoi donc se lancer dans une telle aventure? Pour ceux et celles qui hésitent à postuler pour un mandat de volontaire (conseiller, conseillère ou stagiaire), voici une liste de raisons inspirées des échanges que j’ai eus récemment avec nos volontaires de retour et qui pourraient vous convaincre de vous lancer !

1. Découvrir le monde d’un point de vue local

Une partie importante de l’expérience en coopération volontaire réside dans l’implication au sein même de la communauté où l’on s’installera pour plusieurs mois. Comme les mandats s’inscrivent dans la durée, vous aurez la chance de découvrir une nouvelle culture dans une toute autre perspective que si vous étiez seulement de passage! Outre l’expérience professionnelle, les liens tissés avec la communauté d’accueil enrichissent grandement votre parcours. De plus, l’apprentissage d’une nouvelle langue se fait beaucoup plus facilement et au final, on développe aussi un regard critique sur soi et sur notre vision de la solidarité.

2. Faire une différence en partageant ses connaissances

Toutes les motivations envisageables pour participer à un mandat de coopération volontaire s’articulent autour d’un changement souhaité, qu’il soit orienté vers soi ou vers autrui. Une expérience de coopération volontaire en est une de mise en valeur de votre potentiel, mais aussi de celui de vos collègues œuvrant chez l’organisation appuyée. Au final, le travail des volontaires permet aux organisations du Sud de faciliter l’autonomisation des communautés, d’être plus interdépendantes, participatives et mieux outillées. Et en partageant vos connaissances avec ces organisations, vous leur permettrez d’améliorer leur capacité d’adaptation face à la complexité croissante des enjeux économiques, sociaux et environnementaux à l’échelle locale et internationale.

3. Acquérir de nouvelles compétences

Généralement, un mandat de coopération volontaire, que ce soit en gestion, en agriculture ou en communications, exigera de la part de la personne volontaire des compétences techniques spécifiques, mais aussi un ensemble de compétences génériques y compris la capacité d’établir une relation partenariale basée sur un échange bidirectionnel. Les mandats de coopération volontaire constituent donc une excellente façon de développer ou d’acquérir de nouvelles compétences. Peu importe le domaine dans lequel s’insère votre mandat, vous serez amené à démontrer d’excellentes capacités à travailler en équipe dans un contexte interculturel, à analyser et émettre des recommandations, concevoir des outils, planifier des formations et veiller au suivi et à l’évaluation des activités menées.

4. Se démarquer dans un contexte professionnel mondialisé

Une expérience à l’étranger devient un atout sur un CV, surtout dans un contexte économique mondialisé. Pour les organisations québécoises, les professionnels de retour sont souvent des fonceurs, des débrouillards et deviennent d’excellentes recrues pour assurer la relève dans un contexte de pénurie de la main d’œuvre. Votre expérience vous aura apporté des contacts sur place, ainsi qu’une bonne connaissance de la gestion en contexte de développement international dans des pays où d’autres ONG ou entreprises peuvent avoir des intérêts.

5. Amorcer ou réorienter sa carrière

Faire une pause dans sa carrière pour partir à titre de volontaire peut servir de tremplin dans le cadre d’une réorientation professionnelle axée sur l’international ou vers des secteurs connexes à votre mandat, comme la formation ou la consultation. Quant aux stagiaires, plusieurs poursuivent une carrière à l’international, à titre de conseiller ou de conseillère volontaire, que ce soit pour SUCO ou pour d’autres organismes de coopération internationale. D’autres poursuivront leurs études supérieures, après s’être découvert un intérêt pour un champ particulier du développement international, comme l’économie ou les communications sociales.

Alors, vous avez envie de vous lancer? SUCO est présentement à la recherche de conseillers, conseillères et stagiaires dans des domaines variés, allant de l’agronomie à la mobilisation citoyenne, en passant par le marketing social.

Consultez notre site suco.org/recherche-emploi pour découvrir les opportunités de carrière au sein de notre organisation.

Vous avez des questions, souhaitez discuter de carrière en coopération internationale ou voulez en apprendre plus sur ce que l’on fait? Écrivez-moi à ressourceshumaines@suco.org.

– Par Éléonore Durocher-Bergeron, agente de programme chez SUCO