Communiqué de presse – Au sujet de la COVID-19

 

 

 

Communiqué de presse – pour diffusion immédiate

 

Montréal, le 17 mars 2020. Suite à la progression de la pandémie de la COVID-19 et aux mesures prises par les autorités sanitaires locales, nationales et internationales, SUCO a mis en place une série de mesures pour assurer la sécurité de son équipe, ainsi que de ses volontaires et stagiaires œuvrant outre-mer. Notre priorité reste celle d’assurer la santé de nos équipes et celle des personnes que nous côtoyons, en plus de contribuer à l’effort mondial pour limiter la propagation du virus.

Nous avons mis en place un comité de gestion de crise au sein de SUCO, afin de suivre l’évolution de la pandémie. Le comité se rencontre tous les jours pour déterminer des mesures de prévention et de gestion de la situation, tenant en compte les décisions des gouvernements québécois, canadiens et internationaux.

À ce jour, SUCO :

  • a suspendu tout nouveau déplacement à l’étranger jusqu’à nouvel ordre;
  • fait des démarches pour rapatrier les volontaires et stagiaires sur le terrain avant la date prévue, lorsque c’est encore possible;
  • a organisé des mesures internes pour assurer la sécurité et la santé de ses employés·es, volontaires et stagiaires, dans les pays où les frontières sont fermées et que des mesures de confinement ont été instaurées;
  • facilite l’isolement à domicile pendant 14 jours de ses volontaires et stagiaires rentrant au pays;
  • a suspendu l’envoi des stagiaires et volontaires à l’étranger jusqu’à nouvel ordre;
  • a suspendu tous ses événements, autant au Canada qu’à l’étranger;
  • facilite le télétravail pour ses employés·es autant au siège à Montréal que dans ses bureaux outre-mer;
  • communique de façon régulière à son équipe les mesures de prévention préconisées par les autorités sanitaires québécoises et canadiennes.

La situation évolue rapidement et SUCO continuera à suivre de très près les avis des gouvernements du Canada et du Québec. SUCO adaptera ses décisions selon le déroulement des directives émises par ces derniers ainsi que par les gouvernements des pays où nous intervenons.

SUCO souligne son engagement à contribuer aux efforts pour limiter la propagation de la COVID-19 et à veiller à la santé de son équipe et des gens qui nous entourent. Nous invitons tout le monde à la prudence, comme meilleure des protections.

 

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Oswaldo Gutiérrez Bayardi, responsable des relations publiques et des communications, 514-272-3019, p. 225, oswaldogutierrez@suco.org

 

À PROPOS DE SUCO 

SUCO est un organisme de coopération internationale établie à Montréal depuis 1961. Il réalise des projets de développement durable visant à renforcer l’autonomie des personnes, des organisations et des collectivités dans six pays : Burkina Faso, Haïti, Honduras, Nicaragua, Pérou et Sénégal. À travers des solutions durables, comme l’agriculture écologique, la promotion du commerce local et régional, l’égalité entre femmes et hommes et la mobilisation citoyenne, SUCO renforce la capacité des populations pour s’adapter aux conséquences des changements climatiques et se relever plus vite des crises.

 


Comunicado de prensa – Sobre el COVID-19

 

 

 

Comunicado de prensa – para difusión inmediata

 

Montreal, 17 de marzo de 2020. Ante la progresión de la pandemia del COVID-19 y las medidas tomadas por las autoridades sanitarias en Canadá y en el extranjero, SUCO ha puesto en marcha una serie de medidas en pro de la seguridad de su equipo, de sus voluntarios y voluntarias y de sus pasantes en sus países de intervención. Nuestra prioridad es y seguirá siendo preservar la salud de nuestros equipos y de las personas con las que trabajamos, además de contribuir al esfuerzo mundial por frenar la propagación del virus.

SUCO ha puesto en marcha un comité de gestión de crisis que sigue la evolución de la pandemia de manera cotidiana. El comité determina las medidas de prevención y de respuesta a la situación, tomando en cuenta las decisiones de los gobiernos de Quebec, Canadá e internacionales.

Hasta el momento, SUCO:

  • ha suspendido todo nuevo desplazamiento al extranjero hasta nuevo aviso;
  • lleva a cabo gestiones para repatriar los voluntarios y voluntarias así como los pasantes en el extranjero antes de la fecha prevista para su regreso, donde es aún posible;
  • ha puesto en marcha medidas internas para garantizar la seguridad y la salud de los y las empleadas, los y las voluntarias y los pasantes en los países donde las fronteras están cerradas y que medidas de confinamiento han sido decretadas;
  • facilita el aislamiento durante 14 días de las y los voluntarios y los pasantes que regresen al país;
  • ha suspendido el envío de pasantes y voluntarios y voluntarias en el extranjero hasta nuevo aviso;
  • ha suspendido todos sus eventos, tanto en Canadá como en el extranjero;
  • facilita el trabajo desde casa para sus empleados y empleadas, tanto en su sede en Montreal como en sus oficinas en el extranjero;
  • comunica de manera regular a su equipo las medidas de prevención recomendadas por las autoridades sanitarias de Quebec y de Canadá.

La situación evoluciona rápidamente y SUCO continuará de seguir de cerca las recomendaciones de los gobiernos de Quebec y de Canadá. SUCO adaptará en consecuencia sus decisiones, según las directivas emitidas por las autoridades canadienses, así que por los gobiernos de los países donde trabajamos.

SUCO destaca su compromiso por colaborar en los esfuerzos de mitigación de la propagación del COVID-19 y a continuar a velar por la seguridad y la salud de su equipo y de las personas que nos rodean. Invitamos a todo el mundo a ser prudentes; es la mejor manera de protegerse.

 

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Oswaldo Gutiérrez Bayardi, responsable de relaciones públicas y comunicación, +1 514-272-3019, ext. 225, oswaldogutierrez@suco.org

 

SOBRE SUCO 

SUCO es un organismo de cooperación internacional establecido en Montreal desde 1961. SUCO realiza de proyectos de desarrollo durable con el objetivo de reforzar la autonomía de personas, organizaciones y colectivos en seis países: Burkina Faso, Haití, Honduras, Nicaragua, Perú y Senegal. A través de soluciones durables como la agricultura ecológica, la promoción del comercio local y regional, la igualdad entre mujeres y hombres y la movilización ciudadana, SUCO  refuerza las capacidades de la población para adaptarse a las consecuencias de los cambios climáticos y de reponerse más rápido de las crisis.


Solidarité et renforcement de compétences : SUCO en Haïti

 

« Le 12 janvier 2010, on s’en souvient. On s’en souviendra toujours. À 10 ans du tremblement de terre qui a secoué l’Haïti, j’aimerais que nous prenions le temps… le temps d’enterrer nos morts et de faire notre deuil; mais aussi le temps de nous souvenir de la solidarité de nos amis·es, de l’union et la coopération qui nous permettent de poursuivre la lutte pour la justice, du combat du peuple haïtien pour le droit à une vie digne pour toutes et tous, du combat pour l’égalité. Ce combat est aussi le combat de l’humanité, du peuple canadien. C’est aussi le combat de SUCO. »

Marie Denise Léger Samson, représentante de SUCO en Haïti

À l’occasion du 10e anniversaire du séisme d’Haïti, SUCO se solidarise avec le peuple haïtien, avec qui nous travaillons depuis presque 20 ans. Nous réaffirmons notre engagement à continuer à travailler aux côtés des communautés et des citoyens et citoyennes pour améliorer les conditions de vie des femmes, des enfants et des hommes en Haïti.

Depuis 2001, SUCO accompagne les organisations communautaires, les organisations non gouvernementales et la population paysanne d’Haïti dans ses initiatives de développement rural. Le chemin parcouru a été semé d’embûches. Des ouragans, des inondations et d’intenses périodes de sécheresse ont affecté nos zones d’intervention pratiquement tous les ans depuis 2001. Le tremblement de terre dévastateur de 2010 a créé une onde de choc en Haïti autant que dans le monde entier. Ajoutons à ces catastrophes naturelles les crises politiques qu’a connues le pays.

Cependant, en collaboration avec nos partenaires locaux, de nombreuses actions ont été menées. Nous sommes particulièrement fièrs·es du Djakout peyizan, un manuel illustré de formation en techniques agro écologiques. Publié en 2003, le manuel est toujours d’actualité après plus de 15 ans : près de 500 leaders communautaires et formateurs et formatrices ont permis son rayonnement. Djakout peyizan est toujours utilisé par les producteurs et productrices agricoles d’Haïti. Nous sommes également fièrs·es du Gid Alimanté, créé en grande partie grâce à l’engagement et l’appui des femmes haïtiennes.

C’est presque 20 ans de travailler main dans la main avec nos partenaires. Avec des organisations comme GRAFHES, Le Réseau d’enseignement professionnel et d’interventions écologiques (REPIE), COPEDH, GRIEL, les associations paysannes de Marigot, Cercle Divers, l’Association des producteurs et vendeurs de fruits du sud (ASPVEFS) nous avons collaboré à renforcer les capacités des paysans et paysannes en agriculture agroécologique et leur résilience face à un environnement dégradé et vulnérable aux changements climatiques.

Toujours dans une vision de développement durable et à long terme, nous avons déployé des actions d’accompagnement auprès des producteurs et productrices agricoles : reboisement, compostage communautaire et gestion des déchets organiques, nouvelles pratiques d’élevage de cabris, réhabilitation de jardins maraichers et de systèmes d’irrigation, amélioration des techniques de commercialisation, formation en nutrition, formation en agroécologie, pour nommer quelques exemples.

Bien évidemment, rien n’aurait pu être accompli sans l’implication des populations qui nous ont accueillis au sein de leur communauté.

Ensemble, SUCO, ses partenaires et les communautés locales, nous avons beaucoup accompli; ensemble, nous allons accomplir encore plus.

Linda Gagnon

 


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme -Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 201
Courriel: lindagagnon@suco.org


Besson : nouvel adjoint finances et administration

 

Originaire de la Côte d’Ivoire, N’guessan Besson Fernand est adjoint aux finances et à l’administration au siège de SUCO à Montréal depuis mars 2019. À ce titre, il est essentiellement chargé du suivi de la comptabilité et des finances des projets en Afrique et en Haïti.

« J’ai choisi d’intégrer l’équipe de SUCO parce que ce poste m’attirait : il fait appel à toutes mes expériences antérieures (comptabilité et chargé de projet). Ce sont deux volets de compétences que j’apprécie particulièrement. D’où mon attirance pour les organisations qui peuvent permettre cela, plutôt que les entreprises. »

Auparavant, Besson était commis comptable dans un cabinet de comptables à Montréal, puis a travaillé comme chargé de projets et de la comptabilité à Youth In Motion, l’association des jeunes de la petite Bourgogne. Avant d’arriver au Québec, il a travaillé plus de 13 ans dans le cabinet d’étude et de gestion Global Search à Abidjan en Côte d’Ivoire en qualité de chargé de projets et ensuite de technicien comptable.

Besson détient une attestation d’études collégiales en comptabilité financière informatisée obtenue au Québec. Il possède également une maîtrise en gestion des entreprises, spécialité finance et comptabilité obtenue à Dakar au Sénégal.


Une volontaire de fer pour la terre nourricière

 

Isabelle Tracy Laudé n’en est pas à ses premiers pas en matière d’accompagnement et de soutien communautaire. Cette bachelière en animation et recherches culturelles, avec spécialisation en relations interethniques et développement des communautés, poursuit son troisième mandat de volontaire avec SUCO.

Riche de son expérience en collaboration multipartenaires, tant sur la scène nationale qu’internationale, Isabelle Tracy Laudé a acquis, au fil des cinq dernières années, une approche de communication participative et inclusive. Il faut dire que la mobilisation et la participation citoyenne ne sont pas des champs d’intervention nouveaux pour cette jeune femme dynamique qui, de 2012 à 2015, a participé au Programme canadien de revitalisation urbaine et intégrée.

En 2015, à titre de conseillère en animation avec SUCO Haïti, elle a notamment accompagné et formé une vingtaine de femmes en leadership et mobilisation communautaire dans le cadre d’un projet de relance agricole et d’amélioration de la nutrition (PRAN), financé par l’Union européenne et le ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF) du Québec.

 

« Établie à Jacmel (sud-est), dans la commune de Marigot, mon travail consistait à améliorer les interventions du projet en matière de campagne de sensibilisation autour de projets collectifs de nature sociale et économique », précise Isabelle avec beaucoup de fierté dans la voix et le sentiment du devoir accompli.

Œuvrant auprès d’associations paysannes, de groupes de mères et de femmes leaders, elle avoue avoir développé une écoute proactive basée sur l’identification des besoins de la population.

Ces atouts lui sont fort utiles dans son mandat actuel, toujours avec SUCO Haïti.

Suivez le Guide

Isabelle a ainsi participé à la conception et à la diffusion d’un guide méthodologique (Manyèl Akonpayman) devant faciliter l’utilisation du Guide alimentaire haïtien (Gid Alimentè) élaboré par SUCO, en partenariat avec Cercles Divers (CED), une organisation non gouvernementale haïtienne établie à Jacmel.

Isabelle fait aussi la promotion du Djakout Peyizan, un outil créé par SUCO en collaboration avec de multiples partenaires, dont le MARNDR (ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural), pour renforcer les capacités des familles paysannes, des agronomes et des ONG en techniques de gestion et de valorisation d’une exploitation agricole.

« Il s’agit de promouvoir l’autosuffisance alimentaire. Je participe également à la réalisation d’ateliers de formation et de réflexion avec l’équipe terrain et les partenaires afin de former des personnes vulgarisatrices en saine alimentation, allaitement et hygiène de base, le tout articulé autour du contenu du Gid Alimantè et de son Manyèl Akonpayman », résume Isabelle.

Agente de milieu douée et sensible aux différences culturelles, animatrice citoyenne reconnue pour son efficacité et sa forte personnalité, Isabelle Tracy Laudé contribue, à sa manière, à faire la promotion de l’approche de développement local de l’organisation ainsi qu’à affirmer et à consolider la présence de SUCO en Haïti.


Au goût du monde, d’Haïti à votre assiette

 

Former les femmes rurales, c’est investir dans l’avenir !

Plus de 150 personnes ont éveillé leurs sens et leurs papilles lors de la deuxième édition de l’événénement-bénéfice Au goût du monde, d’Haïti à votre assiette le 30 novembre dernier au Théâtre-Paradoxe. Grâce à la générosité des convives et des partenaires, 37 605 $ ont été amassés pour soutenir l’autonomisation économique des femmes dans le cadre d’un projet avec la ferme-école féministe Délicia Jean en Haïti. Merci aux principaux partenaires : Fondaction, la Caisse d’économie solidaire et Filaction !

 

Une touche de pikliz

Sous la présidence d’honneur du Consulat général d’Haïti à Montréal, la soirée a permis aux convives de se laisser transporter dans un univers gastronomique savoureux et épicé avec les chefs Hans Chavannes et Kenny Pélisser de Casserole Kréole qui a pignon sur rue dans les quartiers St-Michel et Villeray.

« Je suis fier de m’associer à SUCO, car, au-delà de ma passion, je crois fermement que la
cuisine rassemble les gens et permet de donner vie aux savoirs locaux et de s’ouvrir au monde. Partager un repas entre amis, découvrir de nouveaux aliments et de nouvelles saveurs me semble un bon moyen de faire tomber les barrières culturelles, de changer les habitudes et de rassembler les gens autour d’une même cause », souligne M. Chavannes.

Un hommage à la culture haïtienne par des artistes de la relève

Haïti, c’est aussi les chants, les tambours, la danse et l’humour. C’est avec la DJ Keithy Antoine LadyspecialK, passionnée de la culture urbaine, que les invités ont pu se laisser bercer au rythme des Caraïbes. C’est aussi avec des éclats de rire que le spectacle a débuté avec une prestation de l’humoriste et comédien Richardson Zéphir. Sans compter la danse et le tambour qui a animé l’ancienne cathédrale avec la troupe Ekspresyon et le groupe de percussionnistes Rara Soley.

Ayiti seyon bon bouyon, seyon soup joumou ak tout piman

Spécialisée en nutrition internationale et ayant exploré les habitudes alimentaires de plus d’une vingtaine de pays, la nutritionniste, auteure et conférencière Marianne Lefebvre d’Intégration Nutrition a livré un discours passionnant sur la cuisine haïtienne et les plats mis à l’honneur pendant le repas gastronomique 3 services.

Former les femmes rurales, c’est investir dans l’avenir !

Les fonds amassés serviront à appuyer un programme de formation agricole qui inclue un volet important en commercialisation, lequel aura un impact direct sur l’autonomie économique de 240 agricultrices. En soutenant ces agentes de changement, ce sont 8 400 personnes qui pourront se nourrir suffisamment et sainement douze mois par année. Ces femmes seront formées à la ferme-école féministe Délicia Jean, soutenue par l’organisation Solidarite Fanm Ayisyèn (SOFA).

 

Merci à nos partenaires financiers !

Merci à nos partenaires de l’encan siliencieux

À propos de SUCO
SUCO est un organisme de coopération internationale fondé en 1961. Il réalise des projets de développement durable visant à renforcer l’autonomie des personnes, des organisations et des collectivités dans sept pays : Burkina Faso, Haïti, Honduras, Mali, Nicaragua, Pérou et Sénégal. L’expertise de SUCO se situe principalement dans les domaines de l’agriculture durable, du développement local, de la mobilisation citoyenne et de l’entrepreneuriat rural.

 

Renseignements
Mélissa Cabana, chargée des relations externes, SUCO
Tél. : 514 272-3019, poste 225 / Cell. : 514 349-4297
Courriel : melissacabana@suco.org

 


Sept semaines pour changer le monde

 

UNE ÉTOILE FILANTE VISIBLE DE L’ARTIBONITE

Quand Odette Isabel est venue prêter main-forte comme volontaire de SUCO à l’organisation haïtienne Solidarite Fanm Ayisyèn (SOFA), à sa Ferme-école de St-Michel-de-l’Attalaye, elle ne se doutait pas qu’elle allait laisser des traces aussi visibles de son passage éclair dans l’Artibonite.

En sept semaines à peine, cette bachelière en géographie-pédagogie a su tirer profit de ses compétences en commercialisation et en encadrement. Elle les a mises au service du projet phare de cette organisation féministe populaire à caractère revendicatif, visant la promotion et la défense des droits des femmes.

« Mon mandat en commercialisation a consisté à développer des modules de formation auprès de six agronomes sans spécialisation formelle en entrepreneuriat. Pour assurer l’attestation d’études délivrée par l’Institut national de formation professionnelle (INFP), il fallait que ces agronomes puissent dispenser un module sur la commercialisation à la Ferme-école. Une fois formés, ils ont pu à leur tour former une première cohorte de personnes diplômées (55 femmes, 6 hommes) à la fin juillet 2017. Les 2e et 3e cohortes sont elles-mêmes attendues cet automne, dont au moins un groupe à Saint-Michel de l’Attalaye, un autre à Lalomas ainsi qu’à Bas-de-Sault », a expliqué la dynamique volontaire.

Le projet de Ferme-école, prévu initialement pour deux ans, devrait bientôt produire des légumes et des fruits, à petite échelle, et générer du compost biologique dans une zone où les pluies sont parfois très rares. Le fait que l’entrée d’eau soit située à plusieurs mètres du lieu de production pose problème. « Il faudra le régler », constate Odette Isabel.

 

Une Ferme-école féministe

Traditionnellement, en milieu rural haïtien, tout ce qui touche aux cultures de rente, c’est-à-dire aux cultures vouées à la commercialisation, comme la canne à sucre ou le manioc, est réservé aux hommes. Ce sont des produits de la terre qu’on peut écouler facilement sur les marchés.

D’où l’importance, selon Odette Isabel, de donner des outils aux agricultrices pour qu’elles obtiennent des rendements leur permettant d’exporter leurs produits à l’extérieur de la zone locale où elles sont confinées. « Il faut, dit-elle, faire avancer les femmes dans leur autonomie financière. »

La Ferme-école est située dans une zone enclavée, loin de tout lieu d’irrigation et des centres de commerce où doit s’écouler la production, ce qui vient compliquer les travaux de production et de commercialisation.

Mais qu’a-t-on vraiment le temps d’accomplir en seulement deux mois comme volontaire chez SUCO? « Tout est dans la définition du mandat qui vous est confié et dans votre sens de l’initiative et de la débrouillardise », réplique Odette Isabel.

De plus, celle-ci a donné une formation sur la préparation des denrées à sécher, l’objectif étant de proposer une autre stratégie destinée à améliorer la sécurité alimentaire des ménages.

Plus d’un tour dans son sac de volontaire

Odette, qui avait auparavant réalisé deux mandats en Haïti et assimilé ainsi les rudiments du créole haïtien, s’est vite sentie en terrain connu avec cette langue parlée par la totalité des travailleurs paysans. Ce désir de s’intégrer totalement à son milieu de travail lui a d’ailleurs valu d’être fort appréciée par les élèves et les professeurs de la Ferme-école.

 

« Au départ, je devais m’en tenir à former des professeurs dans la transmission de connaissances techniques sous forme d’ateliers, en tentant de résoudre des problèmes concrets de commercialisation. Mais j’ai vite compris que mon mandat serait à la mesure de ce que j’étais disposée à y investir en matière de temps et d’expérience », explique la formatrice de SUCO.

Avant d’arriver en Haïti, Odette avait œuvré dans d’autres pays en développement, dont cinq ans dans l’extrême-nord camerounais (culture maraîchère des tomates) et au Sénégal (gestion des déchets et recyclage de bidons de plastique).

« Le succès d’un mandat dépend surtout de sa clarté, à laquelle il faut ajouter une bonne connaissance du milieu et le flair nécessaire pour saisir les occasions. Dans mon cas, j’ai simplement étendu mon mandat aux transformateurs de la Ferme-école, sans me limiter aux seuls professeurs à former », souligne Odette Isabel, la mine un peu triste à l’idée de quitter les occupants de la maison familiale où elle a habité pendant sa mission en Haïti.

Un projet de Ferme-école qui fait recette

Le projet de Ferme-école connaît un succès tel que lors de son inauguration, le 22 janvier 2017, bon nombre de dignitaires et de représentants communaux s’y sont donné rendez-vous, histoire de bien faire sentir leur appréciation de l’apport de la volontaire de SUCO dans la réussite du projet.
Devant l’originalité du projet de Ferme-école, une initiative d’ONU Femmes, SUCO a décidé de le proposer comme événement phare d’une activité-bénéfice baptisée « Au goût du monde, d’Haïti à votre assiette », qui doit avoir lieu cet automne, à Montréal. Les profits de l’événement serviront à pérenniser les activités de la ferme lorsqu’elle reviendra dans les mains de SOFA, après le départ prévu d’ONU Femmes.

Une moisson d’éloges

« Odette, qui est arrivée ici le 4 juillet 2017, s’est immédiatement intégrée à sa nouvelle communauté et à son milieu rural. J’ai d’abord été étonnée de la voir parler créole. Ensuite, je l’ai vue échanger avec notre agronome dans un sens de partage de connaissances, en particulier sur les modèles d’entrepreneuriat agricole. Odette nous a permis d’axer les activités de la Ferme-école sur des pratiques de commercialisation, non seulement avec les professeurs, comme prévu au départ, mais aussi avec les apprenantes et nos partenaires », témoigne Margaret Bien-Aimé, coordonnatrice de SOFA.

Quant à l’ingénieur agricole attitré à la Ferme-école, Giovanni Bien-Aimé, il estime que le travail de la volontaire de SUCO a été accompli avec dextérité. « Odette a même mis en œuvre des projets positifs à l’extérieur de son mandat. Et SUCO, qui l’a encouragée à aller plus loin, a ainsi donné un bon coup de pouce au projet de Ferme-école. »

À terme, ce projet devrait permettre à 240 femmes de suivre ce programme dans le cadre de 11 modules de formation répartis sur 48 jours de formation. Parmi les modules enseignés, soulignons les techniques de sécurité, le compostage, la préparation des semences, les techniques de multiplication des plantes et la gestion agricole.

Le mot de la « faim »

« Comme les activités de la Ferme-école vont s’étendre à d’autres villages, cela entraînera des retombées économiques ailleurs que dans la seule localité où se trouve l’établissement. Ce sera la version 2.0 améliorée du projet », prévoit Odette Isabel, qui retient une larme avant de dire au revoir à son petit monde de Saint-Michel de l’Attalaye.

Et dans un créole imagé où on détecte un brin de nostalgie et beaucoup d’amour, Odette Isabel improvise un dernier message: « Mèsi anpil à tout’ moun, tout’zami, tout’apprenantes. C’est bon bagay.»

Tel un météore qui aurait survolé ce territoire de cinq acres, situé à 400 mètres d’altitude dans l’Artibonite, Odette Isabel, une volontaire hors du commun, en très peu de temps, a su laisser sa marque sur l’une des zones agricoles les plus importantes du pays.

Par Roger Clavet, conseiller en communication en Haïti 

 

 


Ouragan Irma : SUCO prête à répondre aux besoins des populations

 

Communiqué Pour diffusion immédiate

Montréal, le 7 septembre 2017 – Fortes de l’expérience apprise lors du passage dévastateur de l’ouragan Matthew, les équipes de SUCO sont prêtes à poursuivre leur travail d’accompagnement des populations pour relancer l’agriculture et assurer l’accès aux aliments après le passage appréhendé d’Irma, plus puissant ouragan jamais observé dans l’océan Atlantique.

Les volontaires et les partenaires locaux de l’organisation canadienne de coopération internationale SUCO ont reçu des consignes de sécurité devant l’arrivée imminente de l’ouragan Irma, de force 5, qui touchera surtout le nord du pays.

Les leçons apprises de l’ouragan Matthew 

Avec l’étendue des dégâts survenus en 2016 dans le sud d’Haïti, il fallait vite rétablir les terres agricoles endommagées, livrer des semences, restaurer l’irrigation et les jardins maraîchers. SUCO avait reçu un financement du ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec et des dons du public qui lui ont permis d’assurer la sécurité alimentaire des familles de la commune de Marigot en plus de fournir des aliments à la population environnante grâce à la vente des excédents de production sur les marchés locaux.

« D’autres organisations s’occupent de distribuer l’eau et les vivres dans les premiers jours. Mais l’expertise de SUCO, c’est la relance agricole. Après Matthew, dès que les conditions l’ont permis, les populations se sont mobilisées et ont fait un constat des dégâts. Elles ont contacté SUCO, ce qui nous a permis, cinq jours plus tard, de mettre en place des actions pour relancer l’agriculture », souligne Michel Sanfaçon, chargé de programme Haïti pour SUCO.

 

En plus, à travers un programme de formation et de sensibilisation à de saines habitudes alimentaires, SUCO a contribué à une meilleure alimentation et hygiène de la population. « Avec le contenu et les outils d’animation d’un guide alimentaire produit par SUCO en collaboration avec le ministère de la Santé publique et de la Population en Haïti, des activités de sensibilisation à l’hygiène de base et la nutrition ont été réalisées et ont permis de diminuer les risques de propagation du choléra dans la commune de Marigot », ajoute Michel Sanfaçon, chargé de programme Haïti pour SUCO.

 

SUCO est une organisation canadienne de coopération internationale fondée en 1961. SUCO travaille avec des communautés rurales en Haïti depuis 2001 pour appuyer la production agricole, la transformation de matières premières et la commercialisation des produits alimentaires dans le but de rendre les populations autonomes et d’assurer la sécurité alimentaire. Ses outils, méthodes et stratégies d’intervention ont comme objectif de mobiliser les membres des associations paysannes partenaires autour d’actions concertées pour le développement et le renforcement de leurs capacités d’agir et d’améliorer leurs conditions de vie.

 

Les zones d’intervention de SUCO en Haïti couvrent le département de l’Artibonite, le département du Sud-Est, le département du Sud et le département de l’Ouest.

 

Renseignements :
Mélissa Cabana
Chargée des relations externes
SUCO
Tél. : 514 272-3019 poste 225
Cell. : 514 349-4297
melissacabana@suco.org

 

 


Six ans après le séisme en Haïti

 

Triste anniversaire

Le 12 janvier 2010, un puissant tremblement de terre a secoué Port-au- Prince en Haïti. En plus d’avoir été extrêmement meurtrière et destructrice, la catastrophe a fait trois millions de sinistrés et provoqué un déplacement massif de populations. Selon le gouvernement haïtien, au lendemain du tremblement de terre, 500 000 personnes avaient quitté l’aire métropolitaine pour un autre département, dont le Sud-est, région d’intervention principale de SUCO. Ce déplacement de population a eu entre autres pour effet d’accroître la demande alimentaire au niveau des différentes régions du pays.

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Une insécurité alimentaire grandissante

À l’automne 2012, deux tempêtes tropicales s’abattaient coup sur coup sur les côtes du Sud-est. Ce sont plus de 11 000 hectares de terres qui ont été affectées et sur cette superficie, 90 % des plantations ont été détruites et 15 % du cheptel de bétail a été emporté par les eaux. En conséquence de cette diminution de la production agricole, les populations de la région se sont retrouvées dans une situation d’insécurité alimentaire grandissante.

À l’écoute des besoins de la population

C’est alors que, fidèle à sa mission et à l’écoute des besoins de la population, SUCO a entrepris, en partenariat avec les membres de 12 associations paysannes de la commune de Marigot, un vaste projet visant à augmenter la production et la consommation d’aliments nutritifs. À terme, le projet aura permis à 585 producteurs et productrices de cultiver des aliments variés en quantité suffisante tout au long de l’année, et à 288 femmes de renforcer leurs connaissances et capacités en matière de saine alimentation. C’est toute la population de Marigot qui a accès à des produits agricoles de qualité, contribuant ainsi à diminuer les risques de crise alimentaire dans la région.

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Pour en savoir plus sur les actions de SUCO en Haïti, consultez notre page pays.