5 raisons de faire un stage à l’international

 

Vous aimeriez vivre une expérience professionnelle hors du commun, mais vous ne savez pas si un stage à l’international est le chemin à suivre?

Les stages internationaux offrent non seulement la chance d’obtenir une première formation en lien avec votre domaine d’études, mais vous permettent aussi de vivre une expérience à l’étranger, dans le milieu de la coopération internationale. Cette expérience peut avoir un grand impact sur un parcours professionnel et personnel. Chose certaine, un stage à l’international est l’occasion de sortir des sentiers battus et de vivre quelque chose d’unique!

Ce type de stage amène bien plus que de simples connaissances techniques. Il permet d’en apprendre beaucoup sur les échanges humains, particulièrement sur soi-même. Pour plusieurs, cette expérience est une étape permettant de découvrir de nouvelles passions, d’enrichir ses connaissances et de renforcer ses compétences, telles que l’autonomie ou même son leadership.

L’exemple parfait pour illustrer ces propos est l’expérience professionnelle des employés et employées qui composent l’équipe de SUCO du siège social à Montréal. Bien que la plupart d’entre nous aient des parcours professionnels complètement différents, plus de la moitié de l’équipe a commencé sa carrière par un stage international. Nous nous accordons tous sur un point : ce volontariat constitue un tournant dans nos vies.

Cinq grandes raisons ressortent des différentes expériences des stagiaires et de l’équipe de SUCO :

Apprendre à changer le monde

« Apprendre à changer le monde, voilà ce qui caractérise une expérience de stage en développement international. Un stage professionnel est un apprentissage en soi, mais imaginez le faire dans un autre pays, dans une autre langue. Imaginez le faire pour contribuer au développement durable dans des communautés d’Afrique ou d’Amérique latine. Les apprentissages qui en ressortent sont multiples et serviront pendant tout le parcours professionnel des stagiaires. » Anne Vincent, chargée de programme, volontariat (ancienne stagiaire Québec sans frontières (QSF)).

 Une première expérience dans le milieu de la coopération internationale

« Si je n’avais pas fait un premier stage en coopération internationale, je ne serais sans doute pas dans le domaine aujourd’hui! C’est cette expérience qui m’a permis d’abord de découvrir les défis stimulants qu’offre le milieu de la coopération internationale, puis de valider mon intérêt pour la gestion de projets. J’ai, par la suite, décidé d’ajouter un certificat en coopération internationale à mon parcours universitaire pour me spécialiser. Ce premier stage m’a aussi permis d’acquérir un plus grand leadership et des compétences essentielles au travail dans le domaine international : travailler dans un contexte interculturel, être capable de lire des enjeux liés à des thèmes transversaux, surtout l’égalité entre les femmes et les hommes et la gouvernance communautaire! » Éléonore Durocher-Bergeron, agente de programme, stages internationaux (ancienne stagiaire Québec sans frontières (QSF)).

Apprendre ou perfectionner une nouvelle langue, tout en développant son réseau

«Mon expérience en tant que stagiaire au programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) a contribué à mon développement tant sur le plan personnel que professionnel. Mon stage m’a permis de maîtriser l’espagnol et de perfectionner mes capacités en production audiovisuelle. Grâce à ce stage, j’ai pu continuer mon parcours professionnel en coopération internationale en devenant coopérante volontaire avec SUCO. Ce cheminement m’a ensuite donné la possibilité d’entrer en poste comme adjointe aux communications au siège social, à Montréal. Toutes ces expériences ont été un moyen d’élargir mon réseau, de rencontrer des professionnels du milieu des communications et de relever de nouveaux défis tel que l’animation d’ateliers de formation.» Nitsé Mathelier, adjointe aux communications (ancienne stagiaire du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ)).

Plus de confiance pour entamer sa carrière

« Mon niveau de confiance pour trouver un emploi a augmenté. Lors d’une récente entrevue, la responsable des ressources humaines m’a indiqué que mon profil était très intéressant et qu’elle était impressionnée par mon expérience à l’international. Je ne doute pas que plusieurs occasions s’offriront à moi à la suite de cette expérience. » Constance Morel, conseillère en gestion des eaux au Pérou (ancienne stagiaire PSIJ en environnement au Nicaragua)

Vivre une expérience à la fois professionnelle et personnelle permettant d’acquérir de l’expérience de travail

« Bien que je possède une formation générale en communication, je n’avais pas eu l’occasion d’acquérir de l’expérience pour accéder au poste de responsable des communications. En réalisant ce stage, j’ai pu mieux me qualifier pour ces postes. Le stage m’a permis de découvrir comment fonctionnent les ONG, c’est tout un univers qui s’est ouvert à moi. J’ai maintenant vraiment envie de poursuivre ma carrière auprès d’organismes communautaires. » Rébecca Bleau, ancienne stagiaire PSIJ en communication au Sénégal.

Alors, vous avez envie de vous lancer? SUCO est actuellement à la recherche de 18 stagiaires internationaux!

Consultez notre site suco.org/stages pour découvrir toutes les occasions.

Vous avez des questions sur le Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ), souhaitez discuter de carrière en développement international ou voulez en apprendre plus sur ce que l’on fait? Écrivez à michelelemoeligou@suco.org ou à eleonoredurocher@suco.org.


Une volontaire de fer pour la terre nourricière

 

Isabelle Tracy Laudé n’en est pas à ses premiers pas en matière d’accompagnement et de soutien communautaire. Cette bachelière en animation et recherches culturelles, avec spécialisation en relations interethniques et développement des communautés, poursuit son troisième mandat de volontaire avec SUCO.

Riche de son expérience en collaboration multipartenaires, tant sur la scène nationale qu’internationale, Isabelle Tracy Laudé a acquis, au fil des cinq dernières années, une approche de communication participative et inclusive. Il faut dire que la mobilisation et la participation citoyenne ne sont pas des champs d’intervention nouveaux pour cette jeune femme dynamique qui, de 2012 à 2015, a participé au Programme canadien de revitalisation urbaine et intégrée.

En 2015, à titre de conseillère en animation avec SUCO Haïti, elle a notamment accompagné et formé une vingtaine de femmes en leadership et mobilisation communautaire dans le cadre d’un projet de relance agricole et d’amélioration de la nutrition (PRAN), financé par l’Union européenne et le ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF) du Québec.

 

« Établie à Jacmel (sud-est), dans la commune de Marigot, mon travail consistait à améliorer les interventions du projet en matière de campagne de sensibilisation autour de projets collectifs de nature sociale et économique », précise Isabelle avec beaucoup de fierté dans la voix et le sentiment du devoir accompli.

Œuvrant auprès d’associations paysannes, de groupes de mères et de femmes leaders, elle avoue avoir développé une écoute proactive basée sur l’identification des besoins de la population.

Ces atouts lui sont fort utiles dans son mandat actuel, toujours avec SUCO Haïti.

Suivez le Guide

Isabelle a ainsi participé à la conception et à la diffusion d’un guide méthodologique (Manyèl Akonpayman) devant faciliter l’utilisation du Guide alimentaire haïtien (Gid Alimentè) élaboré par SUCO, en partenariat avec Cercles Divers (CED), une organisation non gouvernementale haïtienne établie à Jacmel.

Isabelle fait aussi la promotion du Djakout Peyizan, un outil créé par SUCO en collaboration avec de multiples partenaires, dont le MARNDR (ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural), pour renforcer les capacités des familles paysannes, des agronomes et des ONG en techniques de gestion et de valorisation d’une exploitation agricole.

« Il s’agit de promouvoir l’autosuffisance alimentaire. Je participe également à la réalisation d’ateliers de formation et de réflexion avec l’équipe terrain et les partenaires afin de former des personnes vulgarisatrices en saine alimentation, allaitement et hygiène de base, le tout articulé autour du contenu du Gid Alimantè et de son Manyèl Akonpayman », résume Isabelle.

Agente de milieu douée et sensible aux différences culturelles, animatrice citoyenne reconnue pour son efficacité et sa forte personnalité, Isabelle Tracy Laudé contribue, à sa manière, à faire la promotion de l’approche de développement local de l’organisation ainsi qu’à affirmer et à consolider la présence de SUCO en Haïti.


Chaque volontaire a une histoire à raconter !

 

Depuis 2015, près de 2500 volontaires ont participé aux programmes de coopération volontaire financé par Affaires mondiales Canada pour créer un changement dans des pays du Sud et au sein de leurs communautés au Canada. Le 18 janvier dernier, 60 volontaires se sont réunis à Ottawa pour raconter leurs histoires dans le cadre d’une expérience de bibliothèque humaine. Découvrez les histoires de Sophie, Éléonore et Catherine, volontaires de SUCO au Sénégal et Nicaragua !

« Si tu vois une chèvre dans le repaire d’un lion, aie peur d’elle »
Par Sophie Bourdon

Ce proverbe sénégalais, Sophie Bourdon l’a entendu à plusieurs reprises. En s’engageant comme représentante de SUCO au Sénégal, après plusieurs mandats de volontariat, elle savait à quoi s’attendre … ou presque!

Peut-on occuper un poste de responsabilité de la même manière qu’un homme, lorsqu’on est une jeune femme blanche, en Afrique de l’Ouest? Comment exercer un leadership inclusif lorsque l’on évolue dans un environnement où nos pairs sont majoritairement des hommes? Y a-t-il de la place pour repenser l’égalité par l’accompagnement des volontaires canadiens et canadiennes? Est-ce qu’il suffit d’avoir des cibles sexospécifiques pour documenter nos actions auprès des femmes et des filles? Autant de questions que ce livre prend un malin plaisir à soulever et à nuancer.

Sophie Bourdon signe ici, avec humour et humilité, le récit surprenant des défis de l’égalité entre les femmes et les hommes au sein des réseaux de coopération internationale, de Montréal à Dakar. Une histoire évocatrice qui bouscule nos certitudes et nous laisse sur cette sempiternelle vérité : le vrai changement ne se fait pas tout seul!

Entre cîmes et racines, une histoire de développement organisationnel
Par Éléonore Durocher-Bergeron 

Inclure. Être incluse.
Explorer leur histoire d’abord.
Un mois, un petit mois pour comprendre.
Comprendre l’histoire d’un homme, de son projet organisationnel.

Entre la cîme et les racines du Réseau MUUD.
MUUD, ça signifie « l’union des chances » en langue sérère.
Au coeur de Ndiaganiao, au coeur de 63 Associations Villageoises de Développement, au coeur de 132 familles.
J’ai accompagné Seck Faye et son équipe dans la réalisation d’un diagnostic organisationnel participatif.
Un diagnostic pour mieux se rappeler où étaient ses racines 20 ans après la création du Réseau, sa base solide qui lui permet de faire face aux vents et tempêtes.

Puis créer de l’espace, de l’ouverture.
« Je ne savais pas que j’étais capable ; c’est grâce à toi que je m’en rends compte et que j’ai envie de continuer», m’a lancé Seck, à la sortie d’une animation de groupe qu’il venait de faciliter par lui-même.

Donner confiance.
À un homme. Également à une organisation, qui elle aussi prend de l’assurance à travers les succès qu’elle accumule.

La valeur du volontariat se trouve toute là.
Une bonne relation d’accompagnement et de mentorat va au-delà du sujet même de la conversation. Cette relation est à même de modeler une façon d’interagir et de créer un style de leadership.

Coup et bouffe
Par Catherine Fallon

L’un des défis de la personne volontaire en pays étranger est d’adapter ses pratiques culinaires aux disponibilités du pays. Qu’en est-il lorsqu’en plus d’apprendre à cuisiner ces aliments à la maison, il faut enseigner des pratiques de transformation adaptées aux coutumes, aux ressources disponibles, aux besoins nutritionnels, à la culture?

 Selon le pays d’accueil, les façons de voir l’alimentation et la variété alimentaire ne sont pas les mêmes et peuvent être très différentes du pays d’origine. Certains fruits et légumes sont tout à fait nouveaux, alors que d’autres sont transformés d’une autre façon, les classifications d’aliments sont différentes tout comme les habitudes et traditions liées aux repas.

 Pour les aider à relever ce défi supplémentaire, les personnes volontaires en sécurité alimentaire et nutritionnelle peuvent compter sur une ressource essentielle pour qui la bouffe est plus souvent au centre des préoccupations : les femmes.

Le programme de coopération volontaire de SUCO est financé par le gouvernement canadien par l’entremise d’Affaires mondiales Canada

 


SUCO au Forum social mondial

 

SUCO au Forum Social Mondial (FSM)
– 9 au 14 août 2016 à Montréal –

Près d’une dizaine d’ateliers et d’activités de mobilisation seront organisées par SUCO  les 10, 11 et 12 août prochain dans le cadre du Forum social mondial (FSM).

On a besoin de bénévoles !

L’équipe de SUCO cherche des bénévoles pour  l’appuyer sur différents fronts pendant le FSM :

  • tenue de kiosques
  • organisation d’ateliers
  • animation de notre Espace solidarité internationale qui se tiendra au pavillon PK de l’UQÀM (201 rue président Kennedy, métro Place des arts)

 

Si vous devenez bénévole, SUCO OFFRE L'INSCRIPTION !
Les personnes intéressées se verront offrir l’inscription par SUCO pour toute la durée de l’événement, leur permettant de participer à des centaines d’activités ! Merci de manifester votre intérêt par courriel d’ici le 15 juillet à l’intention de Yasmina Britel, agente de programme à l’engagement du public: yasminabritel@suco.org

 

Joignez-vous à SUCO pendant le FSM ! Posez un geste qui compte !

Consultez notre liste d’activités

Allons voir là-bas si j’y suis ! et Les femmes au cœur des solutions sur les changements climatiques
Atelier de théâtre-forum en collaboration avec Mise au jeu

La coopération volontaire : comment ça marche et qu’est-ce que ça donne
Table ronde et conférence-plénière présentée par Cuso International, le CECI, Oxfam-Québec et SUCO

Projection du film « Les liberterres » au parc Laurier – 10 août 2016
Présenté par Funambules Médias en collaboration avec SUCO et le Crapaud dans le cadre de Cinéma sous les étoiles

Exposition de photos « Les pieds sur terre »

La jeunesse est dans le pré – conférence
Présenté par SUCO, USC Canada et l’Union Paysanne

Discutons souveraineté alimentaire et opportunités politiques
– atelier de discussion
Présenté par Food Secure Canada | Réseau pour une alimentation durable, Développement et Paix, La Via Campesina, l’Union Paysanne, USC Canada, CIDSE et SUCO

L’agroécologie au service de la planète – atelier
Présenté par SUCO, Développement et Paix, USC Canada

 


Le wolof, une langue aux mille proverbes

 

Un stage de coopération internationale, c’est bien plus qu’une expérience professionnelle à l’étranger. C’est aussi l’occasion de découvrir une nouvelle culture et d’apprendre à communiquer dans une langue étrangère. Pour ma part, je maîtrise le wolof, une langue aux mille proverbes.

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La langue est une manière efficace de s’intégrer aux autres. Vous devenez en quelque sorte un membre de la famille.

 

Ethnies et langues

 Au Sénégal, il existe plus d’une vingtaine d’ethnies. Parmi celles-ci, certaines sont divisées en sous-groupes. Par exemple, l’ethnie Balante regroupe les Bnagas, les Manodges et les Gandias. Chaque groupe se distingue par une langue et des coutumes particulières. La cohésion sociale est assurée par la religion et les fêtes traditionnelles, qui sont célébrées de façon similaire dans tout le pays.

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Les Sérères proviennent du Sine Saloum, qui s’étend du Saloum jusqu’à l’ancien Cayor, aujourd’hui appelé région de Thiès.

 

La langue officielle est le français. Elle a été imposée par la France à l’époque du colonialisme. Aujourd’hui, même si le français est appris dès l’école primaire par les enfants, les gens communiquent principalement en wolof, la langue nationale. C’est en quelque sorte la courroie de transmission entre les ethnies qui ne parlent pas la même langue. Il faut dire qu’en plus du français et du wolof, on recense une trentaine de langues parlées dans une moindre mesure. Elles se déclinent parfois en sous-groupes, comme pour les ethnies. Par exemple, les Sérères peuvent parler le sérère sine, none, ndoute ou safène. Ces différences s’expliquent par les migrations de populations au fil du temps. Les Sérères qui parlent le sine proviennent de la région du Sine Saloum, tandis que les Sérères qui parlent safène sont issus de la région de Thiès.

 

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L’arbre à palabres

 

 

Je parle, donc je suis

 Un matin, j’étais assise près de mon ami Moussa sous le grand arbre à palabres du village. Nous avions une discussion très intéressante sur ses origines.

  • « Moussa, de quelle ethnie es-tu ? », lui demandais-je.
  • « Moi, je suis Wolof. Mon père est Peulh et ma mère est Sérère », répondit-il avec fierté.
  • « Ah bon, pourquoi es-tu Wolof alors ? », lui dis-je, un peu confuse.
  • « Je suis né d’un mariage interethnique. Mon père parle le peulh, tandis que ma mère s’exprime en sérère. Pour se comprendre, ils communiquent en wolof. Petit, ils ont décidé de m’apprendre cette langue. C’était plus simple. Aujourd’hui, je parle uniquement le wolof, je suis donc un Wolof », m’expliqua-t-il.

Les propos de Moussa montrent qu’il existe une mince frontière entre langue et identité. Le wolof n’est pas uniquement une ethnie ou une langue, c’est une identité commune partagée par ceux et celles qui parlent cette langue. Fait intéressant, en psychologie, la langue et l’ethnie sont deux des nombreuses composantes de l’identité sociale.

 

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Moussa Sene

 

Grammaire et sons

Le wolof est une langue nigéro-congolaise construite sur la base de l’alphabet latin. Par contre, certaines sonorités en wolof n’existent pas en français. Et l’inverse est vrai aussi. À mon arrivée, j’éprouvais beaucoup de difficulté à dire correctement le nom de famille Ndiaye. Je le prononçais en deux temps : « N » et « diaye ». Pourtant, la façon adéquate de le dire est en un temps : « Ndiaye ». Heureusement, avec des efforts, on parvient progressivement à émettre de nouveaux sons. Maintenant, c’est tout naturel !

 

Des différences générationnelles

Les personnes âgées (environ 60 ans et plus) et les plus jeunes ne parlent pas le même wolof. Les plus vieux utilisent des mots anciens, souvent incompris par les plus jeunes, tandis que les adolescents ont recours à des termes qui n’existaient pas autrefois. Par exemple, de nos jours, les jeunes se fréquentent sans être mariés. Il y a quelques années, c’était impensable. Pour nommer cette nouvelle réalité, les mots « gel » et « far », respectivement « copine » et « copain » en français, sont apparus dans le vocabulaire. Par respect pour les aînés, il faut éviter de prononcer ces mots devant eux. Certains termes sont réservés aux gens de même génération.

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Les plus jeunes utilisent un wolof plus moderne, qui prend forme au gré des transformations de la société.

La langue, une fenêtre sur la culture

Finalement, une langue, c’est bien plus que des mots. C’est une identité, une manière de concevoir le monde, une véritable fenêtre sur la culture. Avant de partir au Sénégal, j’ai eu la chance de suivre des cours privés grâce à SUCO. Ils m’ont permis d’être préparée pour mon mandat de six mois à titre de conseillère en gestion du savoir. Aujourd’hui, je maîtrise bien la langue du pays. C’est un outil de plus dans mon bagage de la vie. Je suis reconnaissante envers SUCO de m’avoir permis de vivre une telle expérience et recommande vivement cet organisme à toute personne désireuse de s’impliquer à l’étranger.

 

« Bakkan waruw dàll la : fa muy dagge dooko yëg »

« La vie, c’est comme une lanière de sandale : avant qu’elle ne soit rompue, on ne peut pas savoir où cela va se produire ». – Proverbe wolof

 

Par Milaine Bédard, conseillère en gestion du savoir ( stages PSIJ), Sénégal

Le Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) est réalisé avec l’appui financier du gouvernement du Canada accordé par l’entremise d’Affaires mondiales Canada.