Soulignons la Journée mondiale de l’alimentation

 

16 octobre : Journée mondiale de l’alimentation

Orchestrée par l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la #JournéeMondialedelAlimentation, a pour thème cette année « Cultiver, nourrir, préserver. Ensemble. »

Selon la FAO, en 2020 près de 690 millions souffrent de la faim dans le monde, soit environ 10 millions de personnes de plus qu’en 2019. L’évolution de la pandémie et les scénarios de croissance économique laissent entrevoir la possibilité que 83 à 132 millions de personnes de plus souffrent de la faim au cours de l’année.

Devant cette réalité implacable, le thème de la Journée internationale de l’alimentation est plus que pertinent.

La COVID-19 et les systèmes alimentaires

Même si depuis 2014 nous constatons une augmentation constante de la faim dans le monde conjuguée étonnamment à une hausse de l’obésité, la pandémie de la COVID-19 et les mesures sanitaires mises en place pour limiter la propagation du coronavirus ont des impacts sur la capacité de nourrir, et de nourrir sainement la population mondiale. Les impacts se font principalement sentir sur la production alimentaire, En fait, la crise sanitaire a agi comme une loupe et a démontré les faiblesses, mais aussi les points forts des systèmes alimentaires, et ce, peu importe l’échelle. Les enjeux liés à l’alimentation ne sont pas uniquement une question de production agricole, et comme la pandémie l’a démontré, toutes les composantes d’un système alimentaire sont essentielles pour acheminer la nourriture de la ferme à la table.

Schéma de l'axe systèmes alimentaires viable - SUCO
Schéma de l’axe: systèmes alimentaires viables

Systèmes alimentaires menacés

Par exemple, des femmes membres de la coopérative Sell Sellal au Sénégal, productrices d’oignons, ont été contraintes laisser pourrir leur production faute d’accès aux marchés et aux consommateurs, mais aussi faute de capacité de transformation et de conservation des produits. Au Québec, nous avons vécu une situation similaire avec les productions de porcs, bœufs et volailles qui, faute d’abattoirs, ont vu leurs productions menacées avec l’article La filière alimentaire sinistrée. Ces deux exemples illustrent en fait l’interdépendance et de la fragilité des systèmes alimentaires .

La fragilité des systèmes alimentaires

Un rapport produit par IPES-Food à la fin mars 2020 et le communiqué La COVID-19 et la crise dans les systèmes alimentaires : Symptômes, causes et solutions potentielles soulignent que même si aucune défaillance généralisée des chaînes d’approvisionnement alimentaire ni de volatilité extrême des prix n’a été déplorée, il n’en demeure pas moins que les chaînes d’approvisionnement, longues et courtes, ont été mises à rude épreuve et que la résilience des systèmes alimentaires a été testée, entrainant des impacts différents autour du monde.

Le rôle des femmes dans l’alimentation

Alors que les femmes jouent un rôle prépondérant dans les systèmes alimentaires – de la production à la transformation en passant par le foyer où, en général, elles sont également responsables d’acheter et de cuisiner la nourriture pour la famille – leur travail est d’ordinaire invisible et trop souvent, elles sont les premières à souffrir de la faim.

Selon un rapport d’Oxfam-International publié en juillet dernier, il est juste de présumer que les femmes et les enfants sont affectés de manière disproportionnée par l’insécurité alimentaire.

« Les femmes représentent une part importante dans divers groupes comme la main d’œuvre informelle et les petites exploitations qui ont été les plus durement frappées par les conséquences économiques de la pandémie. Par ailleurs, les femmes sont souvent les plus vulnérables au sein de ces groupes en raison des obstacles systémiques auxquels elles sont confrontées, comme la discrimination au niveau des salaires et de la propriété foncière ou en raison de la stigmatisation sociale associée au fait d’être un parent isolé, une mère célibataire ou sujette à des violences sexuelles ». Extrait de l’article Le virus de la faim. Comment le coronavirus sème la faim dans un monde affamé.

Combattre les iniquités et les relations de pouvoir

Comme le souligne la vision féministe de l’agroécologie, une véritable transformation des systèmes alimentaires demande non seulement de porter attention à l’iniquité présente dans les systèmes alimentaires actuels, mais aussi de remettre en question l’ensemble des relations de pouvoir, et pas seulement celles entre les femmes et les hommes.

Par exemple, en octobre dernier l’un des articles du magazine Farming Matters soutenait que la capacité de l’agro-industrie à nourrir la population dépend principalement de l’industrialisation – processus par lequel le contrôle de la nourriture est hors des mains des productrices et producteurs – et à certains degrés, de l’exploitation des groupes vulnérables, dont les femmes.

A contrario, la FAO affirme plutôt que le rôle des femmes dans la lutte contre la faim est capital. Dans un rapport publié en 2011, la FAO estimait que si les femmes jouissaient du même accès aux ressources productives que les hommes, elles pourraient accroître jusqu’à 30% leurs productions agricoles, ce qui réduirait le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde jusqu’à 17 %.

Développer la résilience des systèmes alimentaires

La crise sanitaire actuelle n’est qu’une autre facette des chocs multiples auxquels les systèmes alimentaires sont confrontés. À la pandémie de la COVID-19, s’ajoutent également les crises économique et climatique. La multiplicité des crises démontre la nécessité de renforcer la résilience des systèmes!

Plusieurs actrices et acteurs de changement font preuve de créativité et d’ingéniosité, et grâce à des pratiques agroécologiques nourrissent le monde sans le mettre en péril.

SUCO salue dans le cadre de la Journée mondiale de l’alimentation et de la Journée internationale des femmes rurales ces #HéroïnesDelAlimentation et les #HérosDelAlimentation qui font la différence dans la vie des gens.

Elles et ils contribuent à la résilience des systèmes en acheminant la nourriture de la ferme à la table. SUCO est fière de travailler avec vous!

Pour mieux les connaître, n’hésitez pas à les entendre :

Nous vous invitons à soutenir nos projets en vous inscrivant au don mensuel. En appuyant SUCO, vous prenez part à un changement concret auprès des communautés que nous continuons de soutenir en ces temps de crise.

 


Renseignements supplémentaires:

Geneviève Talbot
Chargée de programme – Pôle Afrique
514 272-3019 poste 235

Pandémie et Relance juste

 
haiti2013 parcelle de choux et montagnes crédit photo mathieu roy
Parcelle de choux et montagnes – Haïti – crédit photo : Mathieu Roy, 2013

Une relance juste pour rebâtir en mieux

Récemment, le gouvernement fédéral présentait le discours du Trône, où l’on reconnait la nécessité « d’investir dans le développement international tout en soutenant les pays en développement dans le processus de reprise et de résilience » dû au contexte mondial. SUCO tiens à réitérer la pertinence des six principes mis de l’avant dans la déclaration pour une Relance juste.

Six principes pour une Relance juste

Signée par SUCO de même que par plus de deux cents organisations, cette Déclaration établit six principes nécessaires à une juste relance, soit :

  • Donner la priorité à la santé et au bien-être des populations, sans exception;
  • Renforcer le filet social et fournir de l’aide à la population;
  • Donner la priorité aux travailleuses et travailleurs, ainsi qu’à leurs communautés;
  • Renforcer la résilience pour prévenir de futures crises;
  • Renforcer la solidarité et l’équité entre les communautés et les générations au-delà des frontières;
  • Respecter les droits des peuples autochtones et travailler en partenariat avec eux.

Visant à « Rebâtir en mieux, en adoptant une approche durable pour les prochaines générations, » le discours du Trône est venu confirmer que les principes d’une relance juste doivent être au cœur de la réponse de l’après COVID-19.

Les inégalités sociales dans l’ombre de la pandémie

Comme il a été possible de le constater dans les récents mois, les dommages économiques causés par la pandémie de la COVID-19 et les mesures sanitaires mises en place pour y faire face renforcent les inégalités ici et ailleurs. Les impacts économiques de cette crise sanitaire sont majeurs : l’économie mondiale connaît d’ailleurs sa pire récession depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

En fait, pas moins de 37 millions de personnes devraient basculer sous le seuil de la pauvreté sur le plan mondial. C’est du moins, l’une des conclusions à laquelle le rapport Goalkeeper2020, publié par la fondation Bill & Melinda Gates, est arrivée.

Le Conseil canadien de la coopération internationale (CCCI) indiquait récemment que la crise provoquée par la COVID-19 ferait basculer 71 millions de personnes dans la pauvreté extrême  et  265 millions d’autres souffriront d’insécurité alimentaire aiguë à travers le monde si aucune action n’est mise en œuvre. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour sa part, soulevait aussi des inquiétudes importantes par rapport à la vaccination des enfants : elle estime que quelque 117 millions d’enfants ne seront pas vaccinés.  Le fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) estimait que près de 31 millions de cas de violence sexospécifique s’ajouteraient au bilan mondial.

Des axes d’interventions pour soutenir une relance juste

Parallèlement à ce contexte mondial, les axes d’action identifiés par SUCO et mises en œuvre depuis des années demeurent des plus stratégiques :

Droits et participation des femmes

Par une analyse intersectionnelle, nous abordons la réalité des femmes de manière différenciée et nous construisons, avec elles, des solutions adaptées. Nous mettons en place des conditions assurant le respect des droits et la participation l’élaboration des solutions et aux bénéfices qui en découlent.

Système alimentaire viable

Nous soutenons le développement de systèmes alimentaires viables, capables de répondre aux besoins nutritionnels et économiques humains, tout en respectant les écosystèmes.

Résilience aux changements climatiques

Puisque les populations rurales pauvres sont particulièrement vulnérables, nous travaillons à augmenter leur résilience aux changements climatiques par des solutions concrètes et innovantes.

Acteurs et actrices de changements

Nous travaillons avec les acteurs et actrices concernées et cherchons à renforcer leur capacité à bien jouer leur rôle. Nous proposons des opportunités permettant aux citoyens et citoyennes de s’engager positivement et concrètement pour transformer la société. Nous sommes, nous aussi, activement engagés·es dans le changement.

Il est donc naturel que SUCO soutienne et se joigne au mouvement pour une Relance juste afin de s’assurer que les paroles se transforment en actions, avec des politiques et des investissements à la hauteur des défis mondiaux amenés par la pandémie de la COVID-19.

Nous vous invitons à soutenir nos projets en vous inscrivant au don mensuel. En appuyant SUCO, vous prenez part à un changement concret auprès des communautés que nous continuons de soutenir en ces temps de crise.


Renseignements supplémentaires:

Geneviève Talbot
Chargée de programme – Pôle Afrique
514 272-3019 poste 235

Soirée Au Goût du Monde virtuelle

 

 

 

Avez-vous le goût du monde? Si vous avez envie de voyager à la rencontre d’autres cultures, envolez-vous avec nous pour l’Afrique de l’Ouest et les Amériques centrale et andine en participant à une soirée unique.

L’événement-bénéfice Au Goût du Monde est de retour, mais, cette année, en mode virtuel. Réservez le 5 novembre 2020 de 18h à 19h, nous avons un Rendez-Vous sur ZOOM!

L’événement Au Goût du Monde est un événement-bénéfice de SUCO qui a lieu depuis 2016 et qui permet au public de s’envoler au sein de nos pays d’intervention et d’apprendre davantage sur les vies des communautés avec lesquelles nous travaillons. En 2020, cet événement se fera de manière virtuelle et il vous permettra de découvrir -ou revisiter- l’Afrique de l’Ouest et les Amériques centrale et andine. Que ce soit grâce à une dégustation culinaire, à la confection d’un mocktail d’un des pays de ces régions adapté aux papilles québécoises, ou même aux prestations artistiques, vous allez vivre une expérience marquante et rassembleuse!

En outre, la soirée vous permettra d’apprendre sur comment vous pouvez vous impliquer davantage à la création d’un monde plus juste, solidaire et durable.

 

LE FONCTIONNEMENT

Si vous résidez à Montréal ou en banlieue proche – Achetez une boîte repas pour 75$, et vous recevrez le jour de l’événement* :

Des mets inspirés de la cuisine de l’Afrique de l’Ouest et de la cuisine des Amériques centrale et andine, cuisinés par des chefs montréalais;

Un sirop de bissap vous permettant de confectionner un mocktail (ou cocktail) lors de la soirée;

L’accès au ZOOM pour assister à cette soirée privée;

Et de nombreuses surprises dans votre boîte repas!

Si vous ne résidez pas à Montréal ou en banlieue proche – Achetez votre billet au coût unitaire de 25$ et vous recevrez: 

Des recettes des pays qui seront représentés et l’accès au ZOOM pour assister à cette soirée privée et vous envoler avec nous.

 

*Il vous est possible pour 10$ supplémentaires, de recevoir votre boîte repas chez vous, à vélo pour une empreinte carbone limitée si vous faites partie de la zone de livraison établie. Sinon, il vous sera possible de venir récupérer votre boîte repas directement chez SUCO (7250 rue Clark, à deux pas de la station de métro De Castelnau) à partir de 12h le 5 novembre (plus de détails après inscription).

 

 

AU PROGRAMME DE LA SOIRÉE 

Dégustation de boîtes repas précommandées par les invités de cuisine des Amériques centrale et andine, et de l’Afrique de l’Ouest, avec messages par des chef·fes cuisiniers·ères!
Confection d’un mocktail (cocktail) avec une boisson typique d’une de ces régions adapté à la québécoise!
Prestations des artistes haïtiens·nes, africains·es et latino-américains·es;
Découverte de certains de nos partenaires à l’international;
L’implication à SUCO.

 

Êtes-vous prêt·e à vivre une expérience unique?

 

 

Pourquoi y participer?

La pandémie actuelle encourage à la résilience, et c’est pour cela que nous souhaitons vous offrir cette soirée unique et rassembleuse, malgré les restrictions actuelles. Nous vous proposons le temps d’une soirée de vous envoler en Afrique de l’Ouest et dans les Amériques centrale et andine par la stimulation de vos papilles et de votre ouïe! De plus, vous pourrez encourager les chefs·fes cuisiniers·es basés·es à Montréal dans la reprise de leurs activités. Les bénéfices de cet événement permettront à SUCO de continuer d’appuyer les communautés que nous accompagnons en soutenant notre mission. Et si vous décidez de soutenir SUCO en faisant un don en plus de l’achat de votre boîte repas ou de votre billet, sachez que vous recevrez un reçu fiscal pour votre don (le montant correspondant à l’achat de la boîte repas ne sera pas inclus dans le reçu fiscal).

On a bien hâte de partager ce beau moment avec vous!

Au menu

Il vous est possible de choisir le contenu de votre boîte avec option végétarienne ou option viande et poisson pour chaque pays. Nous sommes fiers de travailler avec Diolo Traiteur et le Chef Edmond Benoit Sadio pour la cuisine inspirée de l'Afrique de l'Ouest; et le restaurant Madre et le Chef Mario Navarrete pour la cuisine inspirée de l'Amérique Andine.

Les différentes options pour les plats principaux sont les suivantes :

Pour la cuisine inspirée de l'Afrique de l'Ouest, un choix parmi ces deux plats:

  • Poulet Yassa (cuisine sénégalaise), qui est un poulet mariné au citron, grillé, accompagné d'une sauce aux oignons caramélisés et citronnés, servi sur riz blanc accompagné de légumes en julienne;
  • Yassa végétarien (cuisine sénégalaise) avec une sauce aux oignons caramélisés et citronnés, servi sur riz blanc accompagné de légumes en julienne;

Pour la cuisine inspirée de l'Amérique Andine, un choix parmi ces deux plats:

  • Ceviche de saumon (cuisine péruvienne) cuit à froid au jus de lime accompagné d'une papa a la huancaína (moelleux de pomme de terre nappé de sauce crémeuse au piment jaune péruvien);
  • Tallarines verdes (cuisine péruvienne, végétarien) qui sont des pâtes fraîches cavatelli au ricotta, au pesto épinard-basilic et champignons accompagnée d'une papa a la huancaína (moelleux de pomme de terre nappé de sauce crémeuse au piment jaune péruvien).
Chaque plat sera accompagné d'un dessert:
  • Le Thiakry ou Dégué qui est un dessert sénégalais à base de millet et yaourt.
  • Le Mazamorra morada qui est un pouding au maïs pourpre péruvien.

Des changements d’envergure ne peuvent se mener seuls : devenez partenaire de l’événement

La cause vous tient particulièrement à cœur et vous aimeriez vous impliquer dans l’événement? Faites de votre organisation un partenaire de l’événement! De nombreuses options s’offrent à vous, découvrez notre plan de partenariat.

 

 

Rejoignez nos précieux·ses commanditaires qui ont choisi de nous soutenir dans la tenue de cet événement. Au plaisir de vous compter parmi nous!

Merci spécial à Demain Demain, Kliin, Mateina pour leurs généreuses gracieusetés que vous découvrirez dans votre boîte repas.

Notre engagement écoresponsable

Nous avons concentré nos efforts sur différents aspects pour cet événement:
- Utilisation de sacs tote bag "100% coton" réutilisables pour le transport des repas et différents items;
- Proposition d'une livraison à vélo pour les personnes habitant sur l'île de Montréal ou de récupérer les boîtes repas directement aux bureaux de SUCO (proche du métro De Castelnau) incitant ainsi à l'éco-mobilité des participants et participantes;
- Partenariat avec des entreprises québécoises que ce soit pour les restaurateurs ou pour les autres items qui seront contenus dans la boîte;
- Choix de produits en lien avec le Zéro-déchet pour sensibiliser les participants et participantes à l'utilisation de produits allant vers cette direction;
- Nous nous engageons après l'événement à calculer notre empreinte écologique qui y est liée et à compenser les émissions de GES (gaz à effet de serre) en reboisant avec Arbre Évolution.

 

Au plaisir de vous compter parmi nous!

 


 

Renseignements :

Émilie Thierry
Chargée de projet - collecte de fonds
514 272-3019, poste 223
donnez@suco.org

 


Ciné Vert, le festival de films documentaires sur l’environnement est de retour! 

 

Deuxième édition de Ciné Vert

SUCO et Funambules Médias reviennent du 5 octobre 2020 au 11 mars 2021 avec une deuxième édition inédite et maintenant exclusivement en ligne de Ciné Vert, Festival de films documentaires sur l’environnement. Avec une sélection du meilleur documentaire environnemental, le festival se veut un pôle de convergence et un lieu de départ vers l’action en favorisant la mobilisation citoyenne en faveur de la transition écologique.

Programmation

Cette édition, exceptionnellement offerte en ligne, mettra en avant 5 longs métrages documentaires sur la plateforme en ligne de Tënk.ca et proposera également une diversité d’activités en marge des projections, tels que des panels de discussion, une exposition en arts visuels et une soirée de courts métrages.

Les films présentés seront accompagnés par des discussions en direct avec les cinéastes et des spécialistes des plus grands enjeux environnementaux de l’heure. Ceci permettra d’ouvrir des espaces de dialogue et de favoriser l’échange d’idées autour de la transition écologique et l’identification des pistes de solution pour y contribuer activement.

Le tout sera diffusé sur la page Facebook de Ciné Vert, de SUCO et de Funambules Médias, mais également celle de la Maison du développement durable, partenaire associé de Ciné Vert.

Au fil des 5 diffusions en ligne et des différentes activités de mobilisation qui les entourent, le public est ainsi invité à repenser les modes de consommation et de production à une échelle autant locale qu’internationale.

Soirée d’ouverture

Le festival débute avec l’exposition en ligne PRUNELLE et sera officiellement lancé avec la diffusion du premier documentaire de cette édition : The Great Green Wall sur la plateforme numérique de Tënk le mardi 20 octobre 2020 à 19h00.

Le film sera accompagné d’un panel de discussion le jeudi 22 octobre, à 19h30, en direct sur Facebook, avec entre autres Simon Côté, coordonnateur général de l’organisme québécois Arbre-Évolution, de Mariam Sow, directrice de l’ONG sénégalaise Enda Pronat et de plusieurs autres panélistes invités.

La programmation : 1 documentaire par mois

Tous les longs métrages seront disponibles gratuitement pendant 3 jours dans l’univers numérique de Tënk.ca,  et seront accompagnés d’un panel de discussion sur Facebook. La programmation complète est disponible sur les sites du Festival des films documentaires sur l’environnement,

Le Festival Ciné Vert, c’est bien plus que des films!

En marge des projections, Ciné Vert propose au public différentes activités telles que des panels et conférences, une exposition d’arts visuels et une soirée de courts métrages. Exceptionnellement – pandémie oblige -, l’ensemble de ces événements vous seront offerts virtuellement. Voici quelques dates à retenir :

L’exposition PRUNELLE, du 5 octobre au 5 décembre 2020

Créer est une action en soi, c’est une prise de position!

PRUNELLE est une exposition multidisciplinaire qui rassemble de nombreuses œuvres réalisées par 12 artistes de la scène artistique montréalaise et québécoise. Les œuvres remettent en question l’être et son environnement à travers les thèmes de l’égalité des genres, la solidarité, la justice sociale, la démocratisation, le pouvoir d’agir et le développement durable. L’exposition est visible en ligne du 5 octobre au 5 décembre 2020.

Laissez-vous surprendre par l’art des étonnant.e.s artistes exposants-es pour PRUNELLE sur la galerie d’art en ligne de Gallea.

 

Des grandes conférences pour agir: 

Quel est le rôle des villes, des organisations et des citoyens dans la transition écologique?  Le 19 novembre 2020, 19h30

Le rôle des villes prend de plus en plus d’importance dans la transition écologique. Quel est leur rôle dans le développement et  la mise en place de stratégies d’adaptation et de résilience pour faire face aux changements climatiques? Et comment elles collaborent avec les différents acteurs et les citoyens pour faire émerger et soutenir des projets durables et des initiatives citoyennes ? Personnes  invitées: Josée Duplessis, directrice générale de la Maison du développement durable et  Alexandre Warnet, fondateur et président de Laval en transition, autres panélistes à venir. Détails 

Regards croisés : Quel rôle ont les médias face à la crise environnementale? Le 11 février 2021, 19h30

Alors que la crise climatique se fait de plus en plus sentir, ce panel aborde la manière dont les enjeux environnementaux sont traités ou discutés dans les journaux, les reportages pour la télévision, les médias web et le cinéma documentaire.  Personnes invitées : Amy Miller (cinéaste) et Gabrielle Brassard-Lecours (journaliste indépendante co-fondatrice de Ricochet). Détails

Soirée ciné-discussion « Cours vers la transition! »  Le 4 mars 2021

Ciné Vert et Wapikoni Mobile vous invitent à assister à une projection-discussion en ligne autour de courts métrages sur l’environnement produits par Wapikoni Mobile. Sous le thème des droits autochtones, des femmes et de l’environnement, les films seront présentés en trois blocs: territoire, mobilisation, et femmes et l’environnement. Une discussion avec l’équipe de Ciné Vert et des personnes invitées suivra chaque bloc de projections. Détails

Ciné Vert; la transition écologique 

Ciné Vert est un festival de film documentaire sur l’environnement né d’une collaboration entre SUCO et Funambules Médias. Avec une sélection du meilleur documentaire environnemental, le festival se veut un pôle de convergence et un lieu de départ vers l’action en favorisant la mobilisation citoyenne.

Cette deuxième édition de Ciné Vert est rendue possible grâce à l’appui financier du Gouvernement du Canada par l’entremise d’Affaires mondiales Canada, en plus du support essentiel du Conseil des arts du Canada (CAC) et du Conseils des arts de Montréal (CAM). Nous bénéficions également du soutien financier de la Caisse d’économie solidaire ainsi que de la Maison de la culture Rosemont-La Petite-Patrie qui permettent la concrétisation du festival.


 

Renseignements supplémentaires :
Yasmina Britel
Agente de programme à la mobilisation du public
Courriel : yasminabritel@suco.org

 


5 vidéos à voir pour mieux connaître SUCO

 

 

Agriculteur de Palacagüina Nicaragua
Agriculteur de Palacagüina Nicaragua. Crédit photo : CC LAB

 

Si une image vaut mille mots, qu’en est-il des vidéos? Les vidéos nous transportent dans un monde nouveau. Elles nous permettent de comprendre des enjeux complexes et de ressentir de la solidarité envers les protagonistes. En parcourant la chaîne YouTube de SUCO, nous avons identifié 5 vidéos qui vous permettront de mieux connaître les actions que porte SUCO avec ses partenaires et l’engagement des acteurs et actrices de changement dans ces projets.

Le tour du monde en quelques minutes! 

1. Stéphanie a les deux pieds sur terre!
Se lancer dans une aventure professionnelle à l’international est une décision importante. Les questions qui reviennent le plus souvent sont : « le partenaire sera-t-il accueillant? Est-ce que mes tâches de travail vont être stimulantes ? Où vais-je habiter? » Dans cette vidéo,  Stéphanie Blais, stagiaire dans le cadre du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) répond à ces questions depuis le bureau du partenaire RDS (La Red de Desarrollo Sostenible Honduras) à Tegucigalpa, au Honduras.

2. L’arbre à palabre, de la série Les Audacieux·ses
Brève et inspirante, cette vidéo de la série Les Audacieux·euses présente la solidarité des membres de la communauté de Ngoumsane au Sénégal, qui se sont unis pour faire face aux conséquences de la sécheresse et du déboisement de leur région.

3. Marché biologique de Biolurin
Découvrez les circuits courts de la vallée du fleuve Lurin, au Pérou! Dans cette vidéo, les agriculteurs et les agricultrices impliquées dans le projet FORMAGRO font la promotion de leurs produits et de leurs techniques de travail respectueuses de l’environnement.

4. Ateliers de théâtre-forum interactif
Comment vulgariser les enjeux sur lesquels SUCO intervient tels que l’égalité entre les femmes et les hommes, et la résilience aux changements climatiques? En jouant! À travers cette vidéo, rencontrez l’équipe dynamique d’animation des ateliers de théâtre-forum au Québec composée de Marie-Luce Gervais et Joumana El Khoury, avec Yasmina Britel à la coordination.

5. La solidarité des femmes au coeur de la sécurité alimentaire
Si vous avez plus de temps à accorder à la découverte des actions de SUCO et de ses partenaires, cette vidéo est pour vous. Ce court documentaire réalisé par Dalhia Jiwan et Gabriel Lauzon, stagiaires dans le cadre du du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ), vous présente la solidarité et la résilience des femmes du Pérou et du Sénégal face aux enjeux de souveraineté alimentaire.

 

Agricultrice au Burkina Faso. Crédit photo : inconnu

 

 

Passez à l’action 

Vous pouvez également vous impliquer et passez à l’action en devenant membre de SUCO. 

 


 

Renseignements supplémentaires
Isabelle-Tracy Laudé
Agente de programme en mobilisation des volontaires et des stagiaires
isabelle-tracylaude@suco.org

 


Les audacieux·euses

 

 

Crédit photo : Patrice Halley, retouche Helena Vallès

 

Chez SUCO, nous reconnaissons l’importance et l’urgence d’agir sur les enjeux alimentaires et climatiques qui conditionnent l’avenir de l’humanité. Ces enjeux, si bien qu’ils nous touchent tous et toutes, ont des conséquences encore plus néfastes auprès des personnes pauvres et marginalisées, notamment les femmes.

Nous travaillons dans le but d’améliorer de manière concrète et durable la qualité de vie des personnes et des collectivités, et de transformer positivement les conditions qui causent les problématiques. Par contre, nous savons que des changements d’envergure ne peuvent se mener seuls. C’est pour cette raison que nous mobilisons un vaste réseau d’acteurs et actrices de changement.

Mais qui sont-ils, ces acteurs et actrices de changement?

Ce sont des gens qui osent; des gens qui n’attendent pas qu’on leur dise quoi faire ou comment le faire. Ce sont des gens d’action. Des gens qui font, qui mettent en oeuvre des solutions et qui rassemblent les autres quand le problème est commun pour trouver des solutions communes.

Ce sont, alors, des audacieux et des audacieuses! Ce sont des gens qui repoussent les limites et qui changent les choses. Nous travaillons avec elles et avec eux et nous cherchons à renforcer leur capacité à bien jouer leur rôle de propulseurs du changement. Nous créons des espaces de collaboration pour que ces acteurs et actrices de changement puissent se connecter et apprendre. Nous facilitons leur développement de compétences et soutenons l’expérimentation pour trouver des solutions innovantes aux problématiques alimentaires et climatiques. Nous créons les conditions nécessaires pour que le changement social soit durable et nous mobilisons les ressources pertinentes pour le soutenir.

À l’aube de notre 60e anniversaire, qui aura lieu l’année prochaine, chez SUCO nous sommes ravis·es de vous partager une série de vidéos qui rend hommage aux audacieux et audacieuses qui développent et portent des actions concrètes pour améliorer leurs conditions de vie et celles de leur communauté. Realisées par Patrice Halley et Josué Bertolino, les vidéos vous permettent de venir à la rencontre de nos partenaires, nos volontaires et des membres de communautés bénéficiaires pour en apprendre davantage sur leurs actions inspirantes.

Que ce soit au Corridor sec de l’Amérique centrale ou à la mangrove sénégalaise, découvrez ces audacieux et audacieuses qui, accompagnés·es par SUCO, mettent en place des solutions créatives et durables pour bâtir des systèmes alimentaires viables et pour mieux faire face aux changements climatiques. Ils et elles représentent le noyau de notre action. Nous sommes honorés·es de pouvoir les rassembler et de les soutenir dans leurs efforts de changement social. Également, nous sommes ravis·es de compter avec le soutien d’Affaires mondiales Canada, qui à travers les programmes de coopération volontaire et de stages internationaux pour les jeunes, soutient l’engagement des canadiens et canadiennes envers un monde plus juste, solidaire et durable.

Bon visionnement!

 

Les Audacieux·euses vol. 1

 

María Pascuala García. membre d’AMIR, à La Esperanza, au Honduras. Crédit photo : Patrice Halley, retouche Helena Vallès

 

1. Des femmes renouvelées (langue originale : espagnol, sous titrée en français)
Mujeres Renovadas (lengua original: español, subtitulado en español)
Renovated Women (original language: Spanish, subtitles in English)

 

Roselina Hernández, agricultrice à San José, au Honduras. Crédit photo : Patrice Halley, retouche Helena Vallès

 

2. Plus fortes ensemble (langue originale : espagnol, sous titrée en français)
Más fuertes juntas (lengua original: español, subtitulado en español)
Stronger Together (original language: Spanish, subtitles in English)

 

 

Participant à atelier sur nutrition de SUCO à Reitoca, au Honduras. Crédit photo : Patrice Halley, retouche Helena Vallès

 

3. La nutrition comme vecteur de changement (langue originale : français, sous titrée en français)
La nutrición como vector de cambio (lengua original: francés, subtitulado en español)
Nutrition as a vector of change (original language: French, subtitles in English)

 

L’arbre à palabre, Ngoumsane, Sénégal. Crédit photo : Patrice Halley, retouche Helena Vallès

 

4. L’arbre à palabre (langue originale : français, sous titrée en français)
El Árbol de la Palabra (lengua original: francés, subtitulado en español)
The Story Tree (original language: French, subtitles in English)

 

 

Étienne Manga, président régional APISEN, Kafoutine, Sénégal. Capture d’écran vidéo.

 

5. À l’image des abeilles (langue originale : français, sous titrée en français)
A la Imagen de las Abejas (lengua original: francés, subtitulado en español)
In the Image of Bees (original language: French, subtitles in English)

*Liens à venir

 

Gloria Bouté et les femmes membres de REFABEC, à Thiès, au Sénégal. Crédit photo : Patrice Halley, retouche : Helena Vallès

 

6. L’autonomisation des femmes (langue originale : français, sous titrée en français)
La Autonomía de las Mujeres (lengua original: francés, subtitulado en español)
Women’s Autonomy (original language: French, subtitles in English)

*Liens à venir

 

 


 

Renseignements supplémentaires :
Oswaldo Gutiérrez Bayardi
Responsable des communications et projets nationaux
(514) 272-3019 poste 225
Courriel: oswaldogutierrez@suco.org

 


Le comité vert du siège de SUCO en action!

 

 

Photo du premier « Dîner vert » virtuel sur le thème du Zéro Déchet

Chez SUCO, toutes nos interventions sont depuis toujours inspirées par l’amélioration des conditions environnementales des collectivités et la transition écologique. En 2016, SUCO adoptait la mise à jour de sa politique environnementale. Par l’adoption de cette politique, SUCO vise à encadrer l’ensemble de ses activités selon une perspective de développement social, économique et environnemental qui reflète notre engagement à réduire les impacts écologiques négatifs de nos activités à Montréal et dans nos pays d’intervention. Pour ce faire, chaque bureau de SUCO doit se doter d’un comité vert. En mars dernier le comité vert du siège se réunissait pour la première fois. Depuis, 7 collègues se réunissent régulièrement pour travailler aux divers objectifs du comité.

Les actions du comité

Parmi ces cibles, il y a d’abord celle de s’assurer que la politique environnementale de SUCO vive dans toutes les sphères du travail au siège social, et de réviser le plan d’action environnemental du siège afin d’en assurer la pertinence. De plus, le comité vert organise chaque mois ou presque une activité pour échanger et apprendre sur diverses thématiques écologiques. Que ce soit par des conférences, des discussions, des tutoriels ou encore des séances de visionnement de documentaires, il existe une multitude de possibilités pour permettre aux employés·es et stagiaires au siège d’avoir accès à de l’information, à des espaces de dialogue, et à des pistes d’engagement en environnement.

 

Un premier dîner vert

Comme toute première activité en juin, l’équipe s’est réunie lors d’un « dîner vert » virtuel sous le thème du mouvement zéro déchet, et plus particulièrement sur les produits « fait maison » ou « DIY ». La discussion a eu lieu sur Zoom et a permis à toutes et tous de lancer des idées de produits à confectionner ou construire soi-même, et de s’échanger des conseils. Ce premier événement a ouvert la discussion sur les pratiques zéro déchet et a définitivement servi d’inspiration pour les activités suivantes!

 

Si le sujet vous intéresse, cliquez ici pour accéder à une ressource qui a été partagée lors de l’activité et qui propose beaucoup d’information utile sur les produits à faire soi-même.

 


Renseignements supplémentaires:

Geneviève Talbot
Chargée de programme – Pôle Afrique
Courriel: genevievetalbot@suco.org


Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse

 

 

Crédit photo : Jean-Pierre Faye

 

C’est le 17 juin 1992 que l’ONU a adopté la convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD). Depuis, afin d’en rappeler les dangers, le 17 juin a été nommé Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. Cette journée est célébrée chaque année pour sensibiliser l’opinion publique à cette question et aux efforts à faire au niveau international pour améliorer la situation.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la désertification n’est pas la transformation de la terre en désert.  La désertification tient plus du fait de la dégradation des sols, de la surexploitation et de l’utilisation inappropriée des terres. Au Sénégal, comme le souligne l’article ‘Les enjeux de la déforestation au Sénégal’, deux facteurs influencent la dégradation des sols et ultimement la désertification et la sécheresse : la salinisation des terres et le déboisement.

La salinisation des terres est le processus d’accumulation des sels dans les sols à des niveaux toxiques pour la plupart des plantes, animaux et champignons. Elle est devenue une cause importante de désertification, d’érosion et de dégradation des sols et de l’agriculture au Sénégal. Les causes de la salinisation des terres sont diverses, mais comme le souligne Charles Pierre Sarr, chef du service régional de l’environnement de Fatick au ministère de l’Environnement du Sénégal, les perturbations climatiques, tel que la hausse du niveau des océans, la diminution des précipitations et une hausse des températures sont des facteurs qui expliquent la salinisation. Selon M. Sarr, le Sénégal est « perpétuellement confronté aux effets adverses des changements climatiques du fait de sa façade maritime longue de 700 kilomètres qui subit l’impact de l’élévation du niveau marin avec comme corollaire l’érosion côtière, l’intrusion saline dans les terres agricoles, la salinisation des ressources en eaux et la destruction des infrastructures. Du fait d’une agriculture essentiellement pluviale, les perturbations climatiques risquent de compromettre les efforts de lutte contre la pauvreté et l’objectif d’atteindre l’autosuffisance alimentaire » (Les agriculteurs sénégalais luttent contre la salinisation des sols). En raison de la salinisation des terres on constate aussi une surexploitation ou une dérivation des ressources en eau douce, le défrichement, les incendies de forêt, ce qui a une incidence sur la désertification.

Le déboisement, c’est-à-dire la coupe des arbres pour subvenir aux activités humaines, est aussi un facteur responsable de la dégradation des sols et des forêts. Le déboisement a plusieurs causes : la progression rapide de la population des villages et la mauvaise politique énergétique qui oblige les populations à surexploiter les ressources les plus accessibles : le bois et le charbon. 

SUCO et la lutte au déboisement au Sénégal 

Afin de contribuer à la lutte contre le déboisement, en 2017, SUCO, le Réseau Environnement et le GRAIM, avec l’appui du Programme de coopération climatique internationale du gouvernement du Québec, ont lancé le projet Dund ak Kéew bi. Ce projet vise à renforcer les capacités d’adaptation et de résilience aux impacts des changements climatiques de six communes du Plateau de Thiès, entre autre par la mise sur pied de pépinières communautaires et d’activités de reboisement. 

Ces activités sont essentielles, car le déboisement n’est pas sans effet. De par le monde, les arbres sont des symboles de vie, ils offrent le confort de leur ombre, l’abondance de leurs fruits, redonnent vie aux terres stériles, fournissent un combustible essentiel, enrichissent et stabilisent les sols. Bref, ils présentent la particularité essentielle d’être à la base de toute chaîne alimentaire, ils sont indispensables. 

Les femmes et les pépinières

Le Plateau de Thiès étant une zone souffrant de déboisement, l’amélioration et le maintien de pépinières communautaires appuient la lutte contre la disparition des espèces forestières et du couvert végétal en assurant une disponibilité continue de plants destinés au reboisement. Les pépinières sont gérées par des groupes de femmes. Les arbres plantés provenant de ces pépinières diminuent la déforestation, augmentent la qualité des sols, la capacité de rétention d’eau et la qualité de l’air (moins de poussières) ce qui a un impact positif sur la santé respiratoire, la santé en général (entre autres, en augmentant la quantité d’eau dans les puits) et les rendements agricoles. 

Ces pépinières ont aussi pour objectif secondaire de renforcer la sécurité alimentaire des groupes de femmes. Deux types d’arbres sont plantés : des arbres forestiers pour donner de l’ombre et des arbres fruitiers. Avoir des arbres fruitiers est très important et apprécié par les populations locales car ça augmente la sécurité alimentaire à moyen et long terme des populations vulnérables. 

La plantation d’arbres fruitiers et forestiers est une façon d’accroître la résilience des populations à moyen et long terme en luttant contre la désertification et la sécheresse et, par conséquent, en améliorant la sécurité alimentaire. Dans le cadre du projet Dund ak Kéew bi au Sénégal, 15 239 arbres ont été plantés en décembre 2019. En prévision de la saison des pluies prévues en juin-juillet 2020, les pépinières redémarrent et les femmes sont à pied d’œuvre!

 

Crédit photo : Jean-Pierre Faye

Crédit photo : Geneviève Talbot

 


Renseignements supplémentaires:

Geneviève Talbot
Chargée de programme – Pôle Afrique
Courriel: genevievetalbot@suco.org


Changer le monde, un fromage à la fois! Une discussion virtuelle des Retrouvailles

 

 

Voici un résumé d’un entretien en direct sur notre page Facebook qui s’est déroulé dans le cadre des Retrouvailles annuelles de SUCO le 10 juin à 15h00, avec Pedro Estrada, spécialiste en développement rural, cofondateur de l’ONG ALLPA, partenaire de SUCO au Pérou. Pedro est aussi coordonnateur du projet Formagro dans la région de Ancash, exécuté avec SUCO. ALLPA est une organisation qui travaille au développement durable et équitable des familles rurales, et plus particulièrement des familles andines qui se retrouvent en conditions d’exclusion, en renforçant leurs capacités sociales, productives et organisationnelles. 

 

Officiellement constituée en 2010, ALLPA est le fruit d’un processus de création collective, impliquant plusieurs collaborateurs et partenaires, en plus de volontaires, toujours basé sur l’identité culturelle de la région et de sa population. L’organisation fut ainsi créée d’un désir que portaient les intervenantes et intervenants locaux, qui voulaient contribuer à améliorer les conditions de vie précaires des familles agricoles de leur région, dû au manque d’opportunités. ALLPA intervient auprès des familles andines de la région de Ancash, une région au Nord de Lima, située entre 2 000 et 4 000 mètres au-dessus du niveau de la mer, où la population est autochtone quechua.

Ainsi s’est entamé avec SUCO un échange afin de trouver la façon de générer un capital social dans la région, de pouvoir collaborer avec les institutions locales, publiques et de coopération, afin de pouvoir offrir d’avantage d’opportunités aux familles. Le projet FORMAGRO, qu’ALLPA exécute avec SUCO depuis 2015, est le plus grand projet de l’organisation et même un des plus important à être exécuté actuellement au Pérou.

Un développement local résilient aux changements climatiques

La nature montagneuse de la région rend l’écosystème très fragile, de par ses conditions météorologiques extrêmes dues à son altitude. Le niveau de scolarisation y est très bas, surtout chez la population adulte. La majorité des familles y pratiquent une agriculture de subsistance, qui parfois ne produit même pas suffisamment pour nourrir toute la famille. ALLPA intervient directement auprès de ces familles, souvent exclues des processus de développement économiques conventionnels.  

Par le développement local, ALLPA souhaite générer un changement socio-économique, auprès des populations agricultrices de la région, dans un esprit de protection et de préservation de l’environnement, et de développement durable. Les familles ciblées par le projet ont accès à de très petites parcelles, qu’elles cultivent à partir de leurs savoirs et connaissances traditionnelles et ancestrales. Ces petits agriculteurs et petites agricultrices commercialisent localement leurs produits, et leur production n’est pas destinée à l’exportation. L’agriculture durable pour eux et elles est l’ unique façon de cultiver, et c’est en se basant sur des pratiques agro écologiques que ALLPA intervient. L’organisation, à travers son travail collaboratif avec les familles, valorise les connaissances et techniques agricoles traditionnelles, et vient les bonifier et parfois techniciser, dans le but de les rendre plus productives et plus viables. 

L’adaptation et la résilience aux changements climatiques demeure un défi important pour les familles de la région. Le projet Formagro travaille avec elles, afin d’améliorer et diversifier les pratiques et que leurs cultures en soient ainsi moins affectées et plus résilientes.  Enfin, sur la question des changements climatiques, malgré que les effets négatifs soient fort importants, l’organisation s’assure d’y voir des opportunités. Par exemple, l’augmentation et la perturbation de la pluviométrie affecte énormément les cultures. Cependant, l’augmentation des températures a permis de développer la culture de fraises, ce qui ne s’était jamais vu à cette altitude. Il faut ainsi transformer les perturbations en opportunités. 

Le changement sous forme de fromage

Il y a quelques années, ALLPA s’est donné un grand défi : celui de développer, produire, et positionner sur les marchés le fromage de la région de Huari. S’en est alors suivi un processus d’accompagnement et formation auprès des femmes, afin qu’elles puissent produire un fromage à partir du lait de leurs vaches. C’est un processus qui a demandé un accompagnement personnalisé avec chaque productrice, en quechua et dans leur propre cuisine. Cela a pris des années, mais ALLPA a ainsi atteint son objectif : développer un fromage de qualité, produit par des femmes de la communauté. Cela a créé tout un changement au niveau de la dynamique sociale. Les femmes ont commencé à développer un produit avec valeur ajoutée et à le vendre, ce qui leur a donné un pouvoir économique qu’elles n’avaient pas auparavant : plusieurs d’entre elles n’avaient même jamais manipulé d’argent.  La marque Jallga Queso (fromage des montagnes, en quechua) a ensuite été créée, ce qui a permis de mieux positionner le produit. Le fromage est offert dans des foires alimentaires et festivals, où il se vend très bien. Aussi, derrière l’idée de vendre un produit se trouve celle de mettre en valeur le travail des productrices tout en faisant découvrir leur identité culturelle et savoirs ancestraux. D’ailleurs, Formagro travaille maintenant avec la seconde génération de fromagères, les filles des productrices, qui parlent espagnol et maitrisent les médias sociaux. Elles apportent un nouveau dynamisme à la commercialisation du produit. 

De plus, le produit a permis la création de la route du fromage, un circuit de découverte, permettant de visiter les familles productrices et ainsi observer le processus de production, participer à des dégustations et connaître la richesse culturelle de la région.  

Un travail de proximité

L’un des plus grands facteurs de réussite du travail d’ALLPA et du projet Formagro est de valoriser l’identité des populations. En effet, le fait de miser sur l’identité culturelle et la langue locale, en s’assurant que les personnes intervenantes aient cette sensibilité pour travailler en proximité permet d’atteindre les résultats attendus. D’ailleurs, la façon de travailler de SUCO pour favoriser une intervention de proximité basée sur une constante analyse des problématiques du terrain transparait énormément dans la philosophie de ALLPA. 

Enfin, l’intervention auprès de toute la cellule familiale est une formule gagnante pour le projet et pour ALLPA. En effet, le fait d’améliorer les activités productives pour les femmes – l’accès aux ressources économiques, positionnement sur les marchés, etc. – est bénéfique pour toute la famille. De plus, il est important pour Formagro que les femmes ne soient pas seulement inclues dans les espaces de décision mais qu’elles aient réellement une place dans la communauté, que leur voix soient entendues. 

Cliquez ici pour visionner l’entretien en espagnol, animé par Émilie Lemieux, représentante SUCO et directrice du programme Formagro au Pérou.

 


Renseignements supplémentaires:

Émilie Lemieux
Directrice – Formagro
Representante SUCO au Pérou
Courriel: emilielemieux@suco.org

 


Pour une relance juste après la crise

 

 

En mai, SUCO a fait partie de plus de 200 organisations signataires de la déclaration pour une Relance juste. Cette démarche de la société civile a pour but d’interpeller les gouvernements, alors que ceux-ci préparent des plans de relance économique. En somme, six principes sur lesquels se baser pour une relance juste ont été soulevés : 

  1. Donner la priorité à la santé et au bien-être des populations, sans exception
  2. Renforcer le filet social et fournir de l’aide à la population
  3. Donner la priorité aux travailleuses et travailleurs, ainsi qu’à leurs communautés
  4. Renforcer la résilience pour prévenir de futures crises
  5. Renforcer la solidarité et l’équité entre les communautés et les générations au-delà des frontières
  6. Respecter les droits des peuples autochtones et travailler en partenariat avec eux

Alors qu’il est nécessaire de remettre les systèmes en marche suite au ralentissement forcé par la pandémie, il ne faut surtout pas manquer l’occasion d’en tirer des leçons pour mieux avancer. La crise a mis en lumière plusieurs inégalités et vulnérabilités (notre collègue Linda Gagnon signalait l’impact de la COVID-19 chez les femmes dans notre blog), qu’il est primordial de considérer dans les plans de relance, afin que ceux-ci ne nuisent pas à la planète ni aux populations. La déclaration appelle à revoir les systèmes économiques et sociaux au Canada dans l’objectif d’assurer des conditions de vie équitables pour toutes et tous, et répondre à la crise écologique. Elle vise aussi à mieux répondre aux prochaines crises auxquelles nous ferons inévitablement face. 

Ainsi, SUCO et tous les signataires avancent qu’il n’est pas envisageable de retourner au statu quo suite à la pandémie, sachant que les systèmes économiques en place alimentaient une crise écologique, climatique et sociale. Il faudrait envisager plutôt des pistes de solutions viables et inclusives pour faire de cette crise un tremplin vers un monde plus juste, solidaire et durable.

Chez SUCO, nous rassemblons des personnes et des savoirs pour travailler sur des projets de mobilisation citoyenne autour des luttes environnementales et sociales, au Québec et ailleurs, afin d’amorcer une transition écologique. Ces projets soulèvent des réflexions sur les enjeux climatiques et sociaux de l’heure et proposent des pistes d’action pour bâtir ensemble un monde plus juste et durable. Nous reconnaissons l’urgence d’agir face aux inégalités qui sont interconnectées, qu’elles soient d’ordre climatique, social, politique ou économique.

 


Renseignements supplémentaires:

Yasmina Britel
Agente de programme à la mobilisation du public
(514) 272-3019 poste 234
Courriel: yasminabritel@suco.org