Les acteurs·trices de changement à l’honneur aux Retrouvailles virtuelles de SUCO!

 

 

Cette année, pour ses Retrouvailles annuelles, SUCO a décidé de mettre en lumière les acteurs et actrices de changement qui forment la #SUCOmmunauté. L’événement, qui s’est déroulé en mode virtuel entre le 8 et le 11 juin dernier et qui a été diffusé sur la page Facebook de SUCO, a permis d’offrir au public une diversité d’activités toutes plus inspirantes les unes que les autres. 

Pour ceux et celles qui ne le savent pas, les Retrouvailles sont une tradition chez SUCO. Chaque année, cet événement a pour objectif de faire découvrir l’organisation et les enjeux sur lesquels elle intervient, mais également l’importance de la coopération internationale et de nos activités de mobilisation au Québec, qui contribuent grandement à engager un vaste réseau d’acteurs et actrices de changements. L’année 2020 est une année particulière puisque SUCO entame le début d’une année de réflexion et d’échanges qui mettront la table pour un bilan de 60 ans d’existence en 2021.

Un soirée de lancement des plus festives et colorées qui donnait le ton au reste de la semaine!

Le 8 juin, en soirée, SUCO a ainsi pu lancer la programmation des Retrouvailles sur un mode des plus festifs et engagés. L’événement a été suivi par une soixantaine de personnes sur la page Facebook de SUCO et a permis au public de rencontrer une partie de l’équipe, venue présenter les différentes activités qu’ils et elles avaient concocté pour le reste de la semaine. 

Le tout a été entrecoupé de trois magnifiques performances, dont l’une d’Acide Ludique,  slameur qui nous a partagé un texte vibrant et touchant appelé Bonnes révolutions. Et que dire du solo de danse de Shérane Figaro de la troupe Aurée Danse Création ou de la prestation de la pétillante Noémi Lira? Cette dernière nous a interprété une chanson vibrante sur un sujet particulièrement difficile, l’assassinat de 267 femmes mexicaines au mois d’avril.

Lors de la soirée animée avec brio par Maude Campeau, le public a également été interpellé pour répondre à la question « Ça veut dire quoi le changement pour vous? » et de nombreuses personnes ont pu y répondre tout au long de la semaine! Voici à quoi se ressemble le changement pour la #SUCOmmunauté : 

Des activités qui mettent en lumière les acteurs et actrices de changement de SUCO au Québec comme à l’international

Le 9 juin, la journée a été dédiée aux personnes qui s’impliquent avec SUCO au Québec à travers sa programmation d’activités nationales. Dans le premier webinaire, Francis Brassard-Lecours de l’organisme Funambules Médias, partenaire de SUCO de longue date, ainsi que Marie-Luce Gervais et Joumana El-Khoury qui sont toutes les 2 animatrices d’ateliers participatifs, ont pu échanger sur la force de la culture comme vecteur de mobilisation pour amorcer une transition écologique plus juste et plus durable. Dans le deuxième webinaire de la journée, les invitées Sophie Bourdon, mentore auprès de stagiaires et ancienne volontaire de SUCO, et Dalia Congo Kabore, membre du Conseil d’administration de SUCO, ont pu discuter du parcours qui les a amenées à s’impliquer avec un organisme comme SUCO. Plus concrètement, elles ont partagé ce que cette expérience apporte à l’organisation et a pu leur apporter autant à un niveau professionnel que personnel. Deux échanges très riches avec des acteurs et actrices de changement animés par une passion et un engagement réel! 

Joumana El-Khoury, animatrice du théâtre-forum, lors de la discussion «La culture comme vecteur de mobilisation, une formule gagnante!»

Le 10 juin, la journée a été dédiée aux personnes qui s’impliquent de près avec SUCO à l’international à travers 2 webinaires qui ont permis au public de rencontrer et d’échanger avec des représentants de deux organisations partenaires de SUCO. Du Sénégal au Pérou, on aura vu comment ensemble, en solidarité, pour reprendre les mots de Djibril Niang, de JVE Sénégal, « nous pouvons créer le changement! ». Le premier webinaire a permis d’échanger d’ailleurs avec ce dernier ainsi qu’avec des bénévoles de JVE Sénégal sur le travail de plaidoyer, d’éducation et d’accompagnement que fait notre partenaire sur les questions environnementales. Dans le deuxième webinaire, l’équipe a  échangé avec Pedro Estrada, spécialiste en développement rural, cofondateur de l’ONG ALLPA, partenaire de SUCO au Pérou. Pedro est aussi coordonnateur du projet Formagro dans la région de Ancash, exécuté avec SUCO depuis quelques années. 

Pedro Estrada, de ALLPA Pérou, lors de la conversation
«Changer le monde, un fromage à la fois!»

Finalement, la semaine s’est terminée en beauté avec la tenue, le 11 juin, d’une discussion passionnante avec des volontaires qui s’impliquent de près avec SUCO à travers des expériences à l’international. Les échanges, riches, ont tourné autour du contenu d’une série de trois baladodiffusions qui avaient été lancées plus tôt dans la semaine sur le profil Soundcloud de SUCO et qui ont été réalisées par ces 4 mêmes acteurs et actrices de changement. Ils et elles ont d’ailleurs pu, à travers la tenue d’un webinaire, répondre aux questions nombreuses du public, sur cette expérience unique et extraordinaire qu’est la coopération volontaire. 

Les volontaires en vedette dans les balados : Katherine Bergeron, Judy Coulombe, Jonathan Munroe et Alexandru Beg

La semaine des Retrouvailles a ainsi été très riche en activités et aura permis au public de découvrir et d’interagir avec différents acteurs et actrices de changement qui agissent à différents niveaux autant au Québec qu’à l’international, témoignant de cette grande diversité qui caractérise les membres de la #SUCOmmunauté.

 


 

Renseignements supplémentaires:

Yasmina Britel
Agente de programme à la mobilisation du public
(514) 272-3019 poste 234
Courriel: [email protected]

 

 


Pour une relance juste après la crise

 

 

 

En mai, SUCO a fait partie de plus de 200 organisations signataires de la déclaration pour une Relance juste. Cette démarche de la société civile a pour but d’interpeller les gouvernements, alors que ceux-ci préparent des plans de relance économique. En somme, six principes sur lesquels se baser pour une relance juste ont été soulevés : 

  1. Donner la priorité à la santé et au bien-être des populations, sans exception
  2. Renforcer le filet social et fournir de l’aide à la population
  3. Donner la priorité aux travailleuses et travailleurs, ainsi qu’à leurs communautés
  4. Renforcer la résilience pour prévenir de futures crises
  5. Renforcer la solidarité et l’équité entre les communautés et les générations au-delà des frontières
  6. Respecter les droits des peuples autochtones et travailler en partenariat avec eux

Alors qu’il est nécessaire de remettre les systèmes en marche suite au ralentissement forcé par la pandémie, il ne faut surtout pas manquer l’occasion d’en tirer des leçons pour mieux avancer. La crise a mis en lumière plusieurs inégalités et vulnérabilités (notre collègue Linda Gagnon signalait l’impact de la COVID-19 chez les femmes dans notre blog), qu’il est primordial de considérer dans les plans de relance, afin que ceux-ci ne nuisent pas à la planète ni aux populations. La déclaration appelle à revoir les systèmes économiques et sociaux au Canada dans l’objectif d’assurer des conditions de vie équitables pour toutes et tous, et répondre à la crise écologique. Elle vise aussi à mieux répondre aux prochaines crises auxquelles nous ferons inévitablement face. 

Ainsi, SUCO et tous les signataires avancent qu’il n’est pas envisageable de retourner au statu quo suite à la pandémie, sachant que les systèmes économiques en place alimentaient une crise écologique, climatique et sociale. Il faudrait envisager plutôt des pistes de solutions viables et inclusives pour faire de cette crise un tremplin vers un monde plus juste, solidaire et durable.

Chez SUCO, nous rassemblons des personnes et des savoirs pour travailler sur des projets de mobilisation citoyenne autour des luttes environnementales et sociales, au Québec et ailleurs, afin d’amorcer une transition écologique. Ces projets soulèvent des réflexions sur les enjeux climatiques et sociaux de l’heure et proposent des pistes d’action pour bâtir ensemble un monde plus juste et durable. Nous reconnaissons l’urgence d’agir face aux inégalités qui sont interconnectées, qu’elles soient d’ordre climatique, social, politique ou économique.

 


Renseignements supplémentaires:

Yasmina Britel
Agente de programme à la mobilisation du public
(514) 272-3019 poste 234
Courriel: [email protected]


Les Retrouvailles annuelles de SUCO en mode virtuel!

 

 

 

Cette année, les Retrouvailles annuelles de SUCO se dérouleront virtuellement du 8 au 11  juin prochain en direct de notre page Facebook. Afin de souligner les 59 ans d’existence de SUCO et surtout l’implication et le travail incroyable des acteurs et actrices de changement qui forgment la #SUCOmmunauté, l’équipe vous a concocté une série d’activités en ligne gratuites qui met en lumière qui sont ces personnes qui travaillent avec nous, autant au Québec qu’à l’international. 

Que ce soit nos volontaires qui travaillent de près avec les populations que l’on accompagne sur nos différents terrains à l’international, nos partenaires qui proviennent d’Haïti, du Pérou, du Nicaragua, du Honduras en passant par le Sénégal et le Burkina Faso ou même ceux avec lesquels sont organisées des activités mobilisatrices au Québec et au Canada, venez en apprendre plus sur la #SUCOmmunauté!

Ne manquez surtout pas, dès le 8 juin, 18h, en direct de notre page Facebook, notre événement de lancement festif et interactif qui vous donnera un bon aperçu de la programmation de la semaine. Chaque journée devrait comprendre dans sa programmation une série d’activités virtuelles sur qui sont plus concrètement ces acteurs et actrices de changement. 

PROGRAMMATION

 

Soirée de lancement virtuelle des Retrouvailles 

Lundi 8 juin, 18h  À 19h, en direct de la page Facebook de SUCO

Réservez votre 8 juin pour la soirée de lancement festive des retrouvailles de SUCO! De 18h à 19h, découvrez-en plus sur cet événement phare de la #SUCOmmunauté. De nombreuses surprises vous attendent! Répondez dès maintenant en un ou deux mots  à la question « Ça veut dire quoi le changement pour vous? ». Nous diffuserons les résultats en ligne lors de l’événement. Alors restez à l’affût et rejoignez-nous sur le live Facebook de 18h à 19h, lundi 8 juin!

 

Notre action au Québec : Des acteurs et actrices de changement au coeur de nos projets!

Mardi 9 juin

Venez à la rencontre de 4 acteurs et actrices de changement au Québec qui travaillent de près sur les différents projets de SUCO! Ces 2 webinaires interactifs seront animés par notre agente de mobilisation du public, Yasmina Britel.

 a
Dîner-causerie : La culture comme vecteur de mobilisation, une formule gagnante pour SUCO!

12 h à 13 h, en direct de la page Facebook de SUCO

Invités·es : 

Marie-Luce Gervais et Joumana El-Khoury, animatrices d’ateliers participatifs dans les écoles pour SUCO

Francis Brassard-Lecours, co coordonateur du festival Ciné Vert, initié par SUCO et Funambules Médias

 

Carburer à l’implication : Qu’est-ce que ça donne?

17h à 18h, en direct de la page Facebook de SUCO

Invités·es : 

Sophie Bourdon, ancienne volontaire et actuelle mentore auprès de stagiaires pour SUCO

Dalia Congo Kabore, membre du Conseil d’administration de SUCO

 

Notre action à l’international :  Changeons le monde un geste à la fois 

Mercredi 10 juin et jeudi 11 juin 

Venez échanger avec des partenaires et des volontaires de SUCO à l’international!

Ces rencontres vous permettront de faire connaissance avec ces acteurs et actrices de changement, de comprendre et apprécier leur travail, leurs histoires, leurs défis mais aussi leurs succès. 

 

Du cimetière de plastique à la GreenTeam: des actions pour mettre en oeuvre une réelle vision écologique!

Mercredi 10 juin, 11h à 12h, en direct de la page Facebook de SUCO

Invité :

Djibril Niang,  Directeur de Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) Sénégal 

Animé par Geneviève Talbot, qui est notre chargée de programmes Pôle Afrique, ce webinaire vous permettra d’échanger avec Djibril sur la jeune histoire de JVE-Sénégal, sur son impact positif dans les communautés où l’organisation intervient et sur le rôle des volontaires sénégalais et de SUCO dans cette organisation. 

 

Changer le monde un fromage à la fois! 

Mercredi 10 juin, 15h à 16h, en direct de la page Facebook de SUCO

Invité :

Pedro Estrada,  spécialiste en développement rural et coordonateur du projet Formagro.

Emilie Lemieux, directrice de notre programme Formagro au Pérou, animera cette rencontre (en espagnol) avec Pedro Estrada de l’organisation ALLPA.

ALLPA est une organisation locale de la région d’Ancash qui travaille au développement durable et équitable des familles rurales, en particulier des familles andines qui se retrouvent en conditions d’exclusion, en renforçant leurs capacités sociales, productives et organisationnelles. Découvrez comment cette organisation, partenaire de longue date de SUCO, est un moteur de changement dans les communautés où elle intervient, grâce au fromage et à  la marque «la ruta del queso». 

Un engagement sans frontières : série de balados

Jeudi 11 juin, 12h à 13h, en direct de la page Facebook de SUCO

Venez rencontrer les acteurs·trices changement qui ont contribué à la série de balados: Un engagement sans frontières. Nos volontaires répondront à vos questions en direct de notre page Facebook. Écoutez la série (disponible à partir du lundi 8 juin) et découvrez leur témoignage sur une expérience unique et sans frontières!  Maintenant de retour au Canada, que retiennent ces personnes de leur expérience et comment perçoivent-elles leur engagement à agir pour un monde plus juste, viable et solidaire? 

 

C’est un rendez-vous!

 


 

Renseignements supplémentaires:

Yasmina Britel
Agente de programme à la mobilisation du public
(514) 272-3019 poste 234
Courriel: [email protected]

 


Les systèmes alimentaires viables en temps de pandémie

 

Pour souligner le Jour de la Terre, le 22 avril dernier, SUCO a organisé une discussion virtuelle sur le rôle des systèmes alimentaires en temps de pandémie.

Nous le savons, la crise actuelle suscite un élan de réflexion par rapport à l’accès à la nourriture et son lien avec la Terre. Ainsi, les échanges entre les acteurs et actrices du domaine sont nécessaires afin de mettre en lumière les enjeux alimentaires et faire ressortir des pistes d’action.

Animée par Geneviève Talbot, chargée de programme à SUCO, la discussion donnait la parole à Erika Salem, agente de programme à Montréal Métropole en santéNayheli Alliu, conseillère en environnement à SUCO et Hugo Beauregard-Langelier, secrétaire général d’UPA Développement international et économiste agricole.

Ce rendez-vous virtuel a suscité des échanges intéressants à propos de divers aspects de nos modes d’alimentation. Entre autres, les invités·es ont discuté du rôle des différents acteurs et actrices des systèmes alimentaires, du lien entre l’alimentation et les changements climatiques, et de l’impact de la crise sur l’accès et la production de nourriture dans le monde. Les panélistes ont abordé des enjeux autant à l’échelle locale qu’internationale. Cela a alors éclairci les liens entre les circuits du Québec et ceux des pays du Sud. 

La diffusion a eu lieu en direct de notre page Facebook et de celle de la Maison du développement durable. En tout, la vidéo a eu plus de 1.5K visionnements, et plus de 120 personnes l’ont suivie en temps réel. Le public a pu interagir avec les panélistes via les commentaires. Nous tenons à remercier chaleureusement les participants·es , nos trois invités·es, notre animatrice ainsi que notre partenaire la Maison du développement durable qui ont fait de ce premier événement web un succès!

Pour ceux et celles qui n’ont pas eu la chance d’y assister, l’enregistrement est toujours disponible gratuitement sur notre page.

 

Quelques extraits

 

 


 

 

Cette discussion a ouvert le bal à une série d’événements virtuels, d’échanges et de partage des connaissances que nous mettrons à disposition de la #SUCOmmunauté pour amorcer la transition écologique juste et durable au Québec comme ailleurs. 

Prochaine activité à mettre à l’agenda : projection en ligne du documentaire La ferme et son état, du réalisateur Marc Séguin, qui sera suivie d’une discussion avec des experts·es sur les grands enjeux d’agriculture au Québec. L’initiative vous est proposée par le festival de films sur l’environnement Ciné Vert de SUCO et Funambules Médias. Pour plus d’information, suivez ce lien-ci.

 


Renseignements supplémentaires:

Yasmina Britel
Agente de programme à la mobilisation du public
(514) 272-3019 poste 234
Courriel: [email protected]


De cette crise, que ferons-nous?

 

 

 

*Ce billet a été publié sur Nous.Blogue dans le cadre des célébrations de son cinquième anniversaire.
Nous.Blogue est une initiative de Communagir.
a
22 avril 2020. Jour de la Terre. Bizarre de contexte. Coup de pied au derrière. Plus que des décennies de manifestations, c’est probablement la COVID-19 qui aura eu le plus d’impact sur les changements climatiques.

***

Écrire ce billet, c’est revenir à la maison après une longue absence. Les 5 ans de Nous.blogue et le confinement sont propices à se poser.

Deux ans sans écrire ou presque. Un long voyage, ici et ailleurs, pour mettre les choses en perspective et moi-même au défi, portée par un idéal de monde plus « collectif », mais aussi plus viable.

J’ai cherché qu’elle pouvait être ma contribution, ma petite valeur ajoutée, dans la transition écologique. Bien petite, assurément, vu l’ampleur de la tâche, mais peut-être pas vaine conjuguée à un ensemble d’autres. J’en ai conclu que je pouvais contribuer à connecter les efforts, à leur donner de la force, de la visibilité, de l’importance. Que je pouvais aussi mettre ma capacité d’entreprendre au service des gens qui, par nécessité, avec intelligence, conscience et cœur, prennent la parole et agissent.

La nécessité et le changement

L’histoire se déroule à Huaraz, dans les Alpes péruviennes, à 3 052 mètres d’altitude, en juin de l’année dernière. C’était avant la pandémie.

L’air est limpide, très sec. L’oxygène plus rare qu’au niveau de la mer; la moindre côte montée trop vite fait pomper le cœur. Le soleil est chaud; j’en suis plus proche que jamais dans ma vie. Dès qu’il disparaît derrière un mur, le froid reprend ses droits. C’est l’hiver là-bas, à ce temps de l’année. Tout simplement magnifique! Le Mont Huascaran, en toile de fond, est un géant, le plus haut du Pérou avec ses 6 768 mètres. Son glacier n’est toutefois plus aussi éternel qu’il le fut…

À Huaraz, j’ai assisté au forum du projet FORMAGRO1 sur le thème des changements climatiques. Les participantes et participants sont des jeunes quechuas, issus des communautés rurales andines. Quand le glacier du Huascaran aura fondu et ceux des autres géants aussi, il n’y aura plus assez d’eau dans les Andes pour arroser leurs cultures et abreuver leurs animaux. Avec les changements climatiques, les événements extrêmes sont déjà plus fréquents. Lorsque la pluie torrentielle s’abat sur la terre desséchée, elle entraîne avec elle la route, les maisons, les récoltes, les bêtes et parfois les humains. C’est là quelques-uns des problèmes auxquels les jeunes quechuas cherchent des solutions, avec une fine connaissance de leur coin de monde, de la passion, de l’intelligence et très certainement aussi le sentiment de ne pas avoir le luxe d’échouer.

Cette histoire se répète, d’exemple en exemple, exposant la réalité tangible et difficile des bouleversements en cours dans le monde, notamment le monde rural et économiquement pauvre. Elle se conclut chaque fois avec la nécessité et l’urgence d’agir.

L’Anthropocène et les zoonoses

Dans un article publié le 29 mars sur le site web de Radio Canada2, le journaliste Ahmed Kouaou fait le postulat de liens entre la crise sanitaire actuelle et notre rapport à la nature. Il cite Serge Morand, écologiste de la santé au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) en France.

Selon ce chercheur, la pandémie de coronavirus n’est pas étrangère aux actions humaines. La perte de la biodiversité, la disparition de forêts, l’élevage intensif, la chasse aux animaux sauvages, ainsi que nos pratiques agricoles invasives seraient des accélérateurs de la crise écologique, dont découlerait la crise sanitaire. L’augmentation remarquée des crises sanitaires de type zoonoses3 résulterait des contacts accrus entre la faune sauvage (dont le territoire s’amenuise), les animaux domestiques et d’élevage (de plus en plus nombreux) et les humains (de plus en plus nombreux, eux aussi).

L’occasion et la transition

Pour diminuer les risques de pandémie comme celle que nous vivons, Serge Morand soutient qu’il faut revoir notre modèle globalisé et, notamment, réinsérer les activités agricoles dans les territoires. Si nous options pour des pratiques plus agroécologiques et localisées, nous serions en mesure d’assurer notre sécurité alimentaire, de générer des revenus décents pour nos agriculteurs, de dynamiser nos communautés, tout en préservant durablement la biodiversité et la santé humaine et animale.

La réalité et les choix ne sont pas nécessairement simples, en tout cas dans un territoire nordique comme le Québec. La tomate qui pousse l’été dans un champ de la Montérégie ou sur le toit d’un immeuble montréalais est un bon choix. Toutefois, celle produite en serre durant l’hiver est énergivore; plus que l’autre produite au Mexique, toutes dépenses énergétiques confondues. Par contre, acheter des tomates de serre du Québec, soutient des entreprises d’ici qui pourront, avec le temps, parvenir à réduire leur consommation d’énergie en améliorant leurs technologies et leurs pratiques, notamment si des incitatifs gouvernementaux le facilitent.

Les aliments étant devenus des biens de consommation comme d’autres, sur-diversifiés, d’accès facile, gaspillables même, nous avons très probablement perdu de vue l’immense opération que représente la production d’aliments pour les 7,78 milliards de bouches humaines, ainsi que pour les 65 milliards4 d’animaux élevés et tués chaque année pour être mangés à leur tour. Si nous profitions de la pandémie pour réinvestir notre alimentation, ce serait déjà un immense pas vers plus de durabilité.

Serge Morand n’est pas le seul, dans cet air du temps si particulier, à prôner un retour à un mode de vie plus sobre et local. Si j’en crois le microcosme de mes réseaux sociaux, la révolution serait même en marche : faire son pain, partir ses semences de légumes et se mettre aux conserves l’automne venu, faute d’avoir une serre pour cultiver toute l’année.

J’en suis, remarquez. J’espère que, de ce réapprentissage forcé du temps et de la manière de faire les choses, il nous restera des compétences, de l’ingéniosité et suffisamment de volonté pour ne pas perdre la main sitôt qu’elle sera déconfinée.

Quoi qu’il en soit, cette pandémie est du jamais vécu depuis le début de l’Anthropocène. Elle est mondiale et se vit d’une manière si intime, dans l’isolement de chaque maison. Elle nous prend toutes et tous, riches comme pauvres. Contrairement au réchauffement du climat, malheureusement difficile à appréhender à l’échelle de nos existences individuelles, la COVID-19 touche chaque être humain, individuellement et collectivement, localement et mondialement.

La pandémie sera-t-elle suffisante pour induire des prises de conscience et des changements? Peut-être, si de nombreuses voix s’élèvent en même temps, mais, surtout, si les solutions pour vivre mieux et plus durablement sont là, prêtes à l’emploi, faciles, ludiques presque, sur le pas des portes, dès que les confinés que nous sommes mettrons le nez dehors.

Une chose est certaine, jamais nous n’aurons la chance d’avoir autant d’écoute, d’esprits ouverts au changement et de gens prêts à une certaine transition écologique. Si nous n’en sommes pas, ce ne sera pas faute d’avoir eu la perche bien tendue.

***

Entreprises fermées, consommation et déplacements restreints; l’économie est ralentie d’une façon sans précédent. Pendant ce temps, la planète se repose. Par un exemple inespéré, la pandémie montre combien l’activité humaine est délétère5. Le ciel s’éclaircit, l’eau redevient limpide, les animaux reviennent, certes moins nombreux, mais encore là, habituellement repoussés aux marges du monde que nous nous arrogeons.

Possible qu’après la pandémie les émissions polluantes repartiront à la hausse. Le système économique, énergies fossiles dans les moteurs, voudra redémarrer sur ses bases. Sera-t-il possible de proposer d’autres voies? Les mesures actuellement prises par les états pour venir en aide aux travailleurs et aux entreprises fragilisés par la crise sont de potentiels vecteurs d’une intéressante transformation.

Le Panier Bleu, lancé au Québec tout dernièrement, est un exemple de mesures qui interpellent un nouveau « nationalisme » et a des chances de réussir, les Québécoises et Québécois prenant conscience des impacts de leurs choix de consommation et de l’importance de soutenir leur économie locale et nationale. Un pas de plus pourrait être de préparer la reprise d’une économie davantage décarbonisée. Encore là, je pense que nous pouvons y faire en proposant des solutions de rechange concrètes, à la portée des entreprises et des individus, notamment sur le plan de l’organisation du travail (nous serons déjà des expertes et experts du télétravail), des technologies, de l’énergie et du transport.

Les jeunes quechuas

Nous.blogue, pour ses 5 ans, nous invite à nous projeter dans ce que sera le développement collectif dans 10 ans. S’il y a quelque chose de clair, pour ma part, c’est que le développement humain sera différent ou ne sera pas bien longtemps.

Il ne pourra être durable qu’à condition de ne pas miser sur une exploitation encore accrue des ressources et sur la consommation et la croissance comme motos. Le pouvoir citoyen, dans ce qu’il a d’engagé et de protecteur du bien commun, devra prendre plus de place. L’éducation devra être une plus grande priorité, tant pour comprendre les problèmes et leurs causes, pour dépasser les préjugés et les idioties, que pour générer des solutions durables.

Revenons aux jeunes quechuas.

L’élan généré par une prise de parole et de pouvoir est une puissante source de motivation et de changement. Si on leur laisse la place, les écoute, soutient leurs projets, elles et ils pourraient être les agentes et agents de la nécessaire transition écologique, non seulement dans les Andes, mais partout. De cette crise, que feront-ils? Que feront-elles? Espérons qu’ayant tiré des leçons, les jeunes ne voudront plus revenir en arrière. Espérons que nous serons assez sages et lucides pour ne pas les empêcher d’avancer.

 

 

1. FORMAGRO est un projet mené par SUCO qui cherche à créer un système alimentaire écologiquement, économiquement et socialement viable. Il forme les jeunes des communautés andines à l’agroécologie et les appuie dans le développement de débouchés économiques.

2. La crise sanitaire est liée aux actions humaines, selon un écologisteAhmed Kouaou, ici.radio-canada.ca

3. On appelle zoonoses les maladies qui se transmettent des animaux vers les humains. Les coronavirus se retrouvent naturellement chez les animaux, notamment les chauves-souris. Ces dernières ne nous infectent pas directement, mais à travers d’autres animaux qui jouent un rôle d’intermédiaires.

4. Selon l’estimation de la FAO.

5. En Chine, on estime que de 1 à 2 millions de personnes meurent chaque année de la pollution atmosphérique. Avec la pandémie, cette surmortalité a momentanément diminué de 20 % à 30 %. Si on compte environ 3 500 morts (officiels) du coronavirus, c’est encore de nombreuse vies qui seraient épargnées par une meilleure qualité de l’air.

 


Renseignements supplémentaires:

Geneviève Giasson
Directrice générale
Courriel : [email protected]

 


Réaliser le bilan de son expérience de volontariat en ligne

 

 

Suite aux mesures prises par le gouvernement canadien en réponse à la pandémie de la COVID-19, ainsi que par les gouvernements des pays où nous intervenons, SUCO a rapatrié ses volontaires et stagiaires. Toutefois, cette interruption dans la réalisation de leurs mandats n’a pas empêché la poursuite des activités initialement planifiées en vue de leur retour.

Communauté de pratique

Depuis près d’un mois, les prémisses d’une véritable communauté de pratique en ligne se renforcent! Nos stagiaires et volontaires sont plus d’une trentaine à se connecter fréquemment afin d’échanger avec nous et entre eux·elles sur divers sujets. Ils et elles participent à des webinaires dont les objectifs sont le maintien du contact, la mobilisation autour de nos sphères d’action et la formation.

Celle-ci comporte deux volets : le développement professionnel et le bilan d’expérience. Le premier volet se caractérise par des sessions en employabilité dont l’entrepreneuriat, la recherche d’emploi et le mentorat. Le second volet met l’accent sur l’introspection; il permet de mettre des mots sur son vécu à l’étranger et son processus de réintégration à son milieu d’origine. L’exploration partagée de la courbe de l’adaptation culturelle génère des récits à la suite desquels plusieurs enseignements sont tirés. Cet atelier fonctionne comme une véritable catharsis, dans la mesure ou d’éventuelles crises ou chocs vécus sont reconnus et adressés, avec l’aide de professionnels•les en la matière.

Bilan du mandat

Dans le contexte de crise dû à la COVID-19, réaliser son bilan est crucial. En effet, les stagiaires et volontaires ont connu successivement le rapatriement, la quarantaine, puis le confinement. Cela ne va pas sans le stress généré par ces évènements. Heureusement, les formations sont orientées vers des solutions concrètes et adaptées au contexte actuel. Elles mettent de l’avant les ressources en lignes, les opportunités d’engagement générées par la crise, et un réseautage solidaire!

 

Crédit photo : Helena Vallès

 


 

Renseignements supplémentaires:

Moustapha Dembele
Agent de programme – Formation et développement professionnel des volontaires
[email protected]

 


Retour sur le Salon Ma carrière en développement international

 

 

La deuxième édition du Salon ma carrière en développement international s’est tenue le samedi 22 février 2020, au Centre Culturel de l’Université de Sherbrooke dans le cadre du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ). Plus d’une centaine de personnes étaient présentes lors du salon. Cette deuxième édition a été possible par une concertation d’organismes en coopération internationale : L’AMIE, Mer et MondeSUCO, le Centre de solidarité internationale du Saguenay-Lac-Saint-Jean et le Carrefour de la solidarité internationale.

Lors de cette journée, les participants·es ont pu s’informer des débouchés professionnels en coopération internationale et obtenir des renseignements concrets sur les types d’employeurs et les types de programmes offerts. Avec près d’une quinzaine de kiosques présents, les représentants·es des organismes de coopération internationale ont eu l’opportunité de présenter aux jeunes les différents axes d’intervention de leurs organismes et engager des conversations sur les nombreuses offres disponibles au Canada, ainsi qu’en Afrique et Amérique Latine. Durant la matinée, les jeunes ont pris part à un atelier sur le marketing de soi et réseautage animé par Eléonore Durocher-Bergeron, qui a su prodiguer des conseils enrichissants sur les techniques de réseautage.

 

 

Rencontres éclair et panel de discussion

En plus de l’atelier sur le marketing de soi et réseautage, une rencontre éclair a permis à dix professionnels·les de la coopération internationale de partager avec les jeunes, leurs expériences et leurs motivations à travailler dans le domaine.

Pour clôturer la journée, les participants·es ont été invités·es à assister à un panel de discussion réunissant trois experts·es aux profils variés dont l’Honorable Marie-Claude Bibeau (ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire), Etienne Doyon (directeur général de Carrefour Solidarité International) et Yannick Daoudi (président fondateur de la Fondation InspirAction). Le panel a été une belle vitrine pour démontrer aux personnes qui veulent s’engager en développement international, qu’il n’y a pas de parcours professionnel préétabli; ce qu’il faut avant tout, c’est posséder le bel équilibre entre les savoirs faire (compétences, aptitudes et connaissances) et les savoir-être (l’humilité, la capacité de travailler dans un milieu culturel différent et l’empathie).

 

 

De gauche à droite, Valérie Savaria (Agente de programmes-PSIJ,Mer et Monde), Dominique N.Moukala (Agente de programmes-PSIJ –Gestion de programmes, SUCO), Etienne Doyon (Directeur Général de Carrefour Solidarité International), l’Honorable Marie-Claude Bibeau (Ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire) Marie-Hélène Lajoie (Agente de programmes-PSIJ, Carrefour de Solidarité Internationale), Emmanuelle Caron-Bédard (Agente de programmes-PSIJ, L’AMIE) Sabrina Ostré (Agente de programmes-PSIJ, CSI-SLSJ), Yannick Daoudi (Président fondateur de la fondation InspirAction).

 

Gros merci à nos collègues Julie Potvin-Lajoie, Anne Vincent et Émilie Thierry, qui ont participé à un atelier de speed-dating « Rencontres-éclair avec des professionnels du milieu » dans le but de répondre aux inquiétudes des participants·es d’une façon plus personnalisé.

 

 

Prochaine édition

Reste à l’affût! Bientôt nous dévoilerons les détails pour participer à la troisième édition du Salon Ma Carrière en développement international. Abonne-toi à notre infolettre pour obtenir toutes les informations.

Il s’agit d’une initiative horizontale mise en œuvre par onze ministères et organismes, dont Affaires mondiales Canada.

 

Photos : Gaëlle Vuillaume

 


Renseignements supplémentaires:

Dominique Moukala
Agente de programme – Gestion de programmes
(514) 272-3019 poste 224
Courriel : [email protected]


Lire un livre humain, une rencontre avec des anciens·nes volontaires

 

 

Montréal, 6 février 2020, la chapelle de l’Espace Fullum fut l’hôte de l’événement « Bibliothèque humaine », organisée par l’équipe du [email protected] de la coopération, un groupe de collaboration de différents organismes de coopération international. Malgré la tempête, l’initiative fut un franc succès avec plus d’une centaine de participants·es avide de lire des livres humains et faire la rencontre d’anciens·nes volontaires.

Les lecteurs et lectrices ont pu choisir trois parmi les 30 livres humains proposés, des personnes ayant contribué au Programme de coopération volontaire (PCV) 2015-2020, financé par Affaires mondiales Canada.

Dis-moi ce que tu lis et je te dirais qui tu es…

À titre d’ancienne volontaire pour SUCO, j’ai eu le privilège de partager mon expérience sur le terrain avec des jeunes et des moins jeunes. Il est vrai que j’étais un livre humain, donc je devais partager mon récit. Cependant, en racontant mes anecdotes j’invitais mes interlocuteurs et interlocutrices à me poser des questions pour enrichir la conversation. Ainsi, j’ai eu le privilège d’échanger avec des citoyens·es du monde allumés·es, tous et toutes avide de faire une différence et surtout de vivre des expériences humaines hors du commun.

Cette expérience m’a rendu nostalgique de mes trois ans passés en Haïti. Nous l’étions tous un peu entre livres. Cet événement nous a permis de souffler sur la poussière amassée sur nos souvenirs et de revivre les émotions que l’on met de côté à notre retour au Canada.

Lorsque j’étais en Haïti, mon impact sur l’amélioration des conditions de vie des communautés était concret. Je le voyais et ressentais au quotidien. Je dis souvent que c’est la période de ma vie ou je me suis sentie la plus utile. Depuis mon retour, je me questionne sur l’impact que j’ai dans ma communauté, ici au Canada. La coopération a changé ma perception sur bien des sujets et depuis mon expérience,  je me considère une actrice de changement. Pour moi, être une actrice de changement ça veut dire assumer mon rôle et mes responsabilités dans les actions pour l’atteinte d’un monde viable, pas seulement à l’international, mais également au Canada. Par contre, les opportunités d’engagement sont parfois moins évidentes, je me suis souvent questionnée sur : comment puis-je m’impliquer davantage pour contribuer aux actions pour l’atteinte d’un monde viable?

Des enjeux mondiaux

Et voilà que la bibliothèque humaine m’a permis non seulement de revivre des émotions enfouies en plus de me permettre de contribuer concrètement aux actions pour la sensibilisation des Canadiens et Canadiennes aux enjeux de ce monde et au travail des volontaires.  Des enjeux qui nous concernent tous et toutes. Cet événement m’a offert l’occasion d’inspirer les citoyens·nes à prendre part au mouvement qui nous mènera vers un monde viable, juste et solidaire.

[email protected] de la coopération

Dans le but de sensibiliser le public canadien aux enjeux de développement international, les douze organisations de coopération internationale (OCI) récipiendaire du Programme de coopération volontaire (SUCO, Oxfam QuébecCECI-Uniterrra, Carrefour internationalCUSO, Vétérinaire sans-frontières et plusieurs autres) ont formé le comité [email protected] de la coopération. Le comité a pour objectif d’organiser des événements de sensibilisation concertés entre OCI et ainsi rejoindre un plus grand nombre de personnes.

 

 

Crédit photo : Louis Lavoie


Renseignements supplémentaires:

Isabelle-Tracy Laudé
Agente de programme – mobilisation des volontaires
(514) 272-3019 poste 224
Courriel: [email protected]


**Reporté** Inscrivez-vous au Défi caritatif Banque Scotia au profit de SUCO!

 

**Événement reporté jusqu’à nouvel ordre**

En raison de la situation actuelle par rapport au COVID-19, le Défi Scotia est reporté à une date ultérieure.

Pour plus d’informations, cliquez ici pour voir le communiqué de de l’organisateur de la course, le Canada Running Series.

Plus d’informations suivront dans les prochains jours.

Merci de votre compréhension et n’hésitez pas à continuer de nous soutenir en faisant un don à SUCO. Notre travail auprès des collectivités continue tout en étant au fait des évolutions de la situation actuelle et en privilégiant la santé et la sécurité de tous. Pour en apprendre davantage, consultez le communiqué de Geneviève Giasson, directrice générale de SUCO, à propos du sujet.

Vous aussi, participez au changement en vous inscrivant au Défi caritatif Banque Scotia au profit de SUCO!

Le Défi Scotia, qu’est-ce que c’est?

C’est un défi sportif caritatif organisé par la banque Scotia qui aura lieu les 25 et 26 avril prochains au Parc Jean-Drapeau à Montréal. C’est une occasion unique de rencontrer les membres de la #SUCOmmunauté dans une ambiance sportive et festive tout en amassant des fonds pour lutter contre les changements climatiques. 

Il y en a pour tous les goûts, sportifs ou non, puisqu’il est possible de vous inscrire aux 1 km, 5 km, 10 km ou 21 km. Chaque inscrit.e se voit attribuer une collecte de fonds qu’il ou elle a le choix de mener pour contribuer à l’adaptation des personnes vulnérables face aux changements climatiques. 

Pour participer et soutenir SUCO lors du Défi caritatif banque Scotia, de nombreuses options s’offrent à vous:

  • Inscrivez-vous pour courir ou marcher

Nous avons chacun.e notre rythme et chacun.e nos objectifs. Si vous souhaitez vous surpassez personnellement ou en équipe ou tout simplement vivre un moment de partage, l’inscription au Défi Scotia est faite pour vous! N’attendez plus et inscrivez-vous dès à présent en choisissant de soutenir l’équipe SUCO ou en créant votre propre équipe au profit de SUCO.

Le 25 avril vous pourrez participer au 1 km, 5 km ou 10 km.
Le 26 avril vous pourrez participer au 21 km.

  • Parrainez un.e coureur.euse

Si vous ne pouvez pas vous déplacer Montréal ou si les défis ce n’est pas pour vous, il vous est toujours possible de parrainer un.e coureur.euse déjà inscrit.e en cliquant ici.

  • Faites un don

Vous ne connaissez pas de coureur.euse mais souhaitez quand même supporter SUCO?

Faites un don général à SUCO!

Pourquoi soutenir SUCO avec le Défi caritatif Banque Scotia?

Car tous les dons collectés seront versés dans le fonds FORCE  (Fonds de résilience climatique et économique). Ce Fonds, créé en 2017, sert à soutenir les projets de SUCO dans 6 pays en développement afin de:

– Augmenter et diversifier la production agricole;
– Assurer la quantité et qualité des aliments pour les familles;
– Protéger et restaurer les écosystèmes afin de s’adapter aux changements climatiques;
– Se mobiliser et se relever plus rapidement après une catastrophe naturelle.

À travers des solutions durables, comme l’agriculture écologique et le rassemblement de personnes désireuses de faire partie du changement, SUCO donne des outils concrets aux paysannes et aux paysans des pays dans lequel nous intervenons pour s’adapter aux changements climatiques et sortir de l’insécurité alimentaire à laquelle ils font face. 

« SUCO m’a permis d’être formée et renforcée dans pas mal de choses, dont la connaissance des changements climatiques. Il y a des changements de comportements concernant les mauvaises pratiques environnementales dans ma commune » nous partage Astou, résidente d’une commune avec laquelle SUCO travaille au Sénégal.

Ce dont témoigne Astou se nomme du renforcement de capacités, car chez SUCO c’est ce qui est au cœur de toutes nos actions: travailler main dans la main avec les communautés et leurs méthodes de faire pour développer une plus grande résilience environnementale et alimentaire.

Ainsi nous vous donnons l’occasion de poser un geste concret pour nous aider au développement de cette résilience dans le cadre d’un défi sportif rassembleur et porteur de changement. 

——

Renseignements et inscription

Émilie Thierry
Chargée de projet, collecte de fonds
514 272-3019, poste 223
[email protected]


Projection du film « Máxima » au Honduras

 

 

Grâce à la collaboration avec Funambules Médias, partenaire de SUCO dans la réalisation de Ciné Vert, notre festival documentaire sur la transition écologique, nous avons projeté le film « Máxima » dans la municipalité de San Nicolas, au Honduras.

« Máxima », une histoire de courage et de défense des droits humains et de l’environnement, suit la lutte de Máxima Acuña pour défendre la terre de minières étrangères et l’esprit de solidarité que sa démarche a suscité. La projection a été suivie d’une intéressante discussion sur les enjeux traités dans le film avec les participants·es!

Nous sommes très contents·es d’avoir pu faciliter cette projection gratuite et nous remercions énormément nos partenaires locaux : RDS -HN et le Centro Cultural Hibueras pour leur soutien!

 

 

Photos : Ariel Morales


Renseignements supplémentaires:

Jean-Philippe Gélinas
Coordonnateur – volontariat
(504) 22-32-35-76
Courriel : [email protected]