5 vidéos à voir pour mieux connaître SUCO

 

 

Agriculteur de Palacagüina Nicaragua
Agriculteur de Palacagüina Nicaragua. Crédit photo : CC LAB

 

Si une image vaut mille mots, qu’en est-il des vidéos? Les vidéos nous transportent dans un monde nouveau. Elles nous permettent de comprendre des enjeux complexes et de ressentir de la solidarité envers les protagonistes. En parcourant la chaîne YouTube de SUCO, nous avons identifié 5 vidéos qui vous permettront de mieux connaître les actions que porte SUCO avec ses partenaires et l’engagement des acteurs et actrices de changement dans ces projets.

Le tour du monde en quelques minutes! 

1. Stéphanie a les deux pieds sur terre!
Se lancer dans une aventure professionnelle à l’international est une décision importante. Les questions qui reviennent le plus souvent sont : « le partenaire sera-t-il accueillant? Est-ce que mes tâches de travail vont être stimulantes ? Où vais-je habiter? » Dans cette vidéo,  Stéphanie Blais, stagiaire dans le cadre du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) répond à ces questions depuis le bureau du partenaire RDS (La Red de Desarrollo Sostenible Honduras) à Tegucigalpa, au Honduras.

2. L’arbre à palabre, de la série Les Audacieux·ses
Brève et inspirante, cette vidéo de la série Les Audacieux·euses présente la solidarité des membres de la communauté de Ngoumsane au Sénégal, qui se sont unis pour faire face aux conséquences de la sécheresse et du déboisement de leur région.

3. Marché biologique de Biolurin
Découvrez les circuits courts de la vallée du fleuve Lurin, au Pérou! Dans cette vidéo, les agriculteurs et les agricultrices impliquées dans le projet FORMAGRO font la promotion de leurs produits et de leurs techniques de travail respectueuses de l’environnement.

4. Ateliers de théâtre-forum interactif
Comment vulgariser les enjeux sur lesquels SUCO intervient tels que l’égalité entre les femmes et les hommes, et la résilience aux changements climatiques? En jouant! À travers cette vidéo, rencontrez l’équipe dynamique d’animation des ateliers de théâtre-forum au Québec composée de Marie-Luce Gervais et Joumana El Khoury, avec Yasmina Britel à la coordination.

5. La solidarité des femmes au coeur de la sécurité alimentaire
Si vous avez plus de temps à accorder à la découverte des actions de SUCO et de ses partenaires, cette vidéo est pour vous. Ce court documentaire réalisé par Dalhia Jiwan et Gabriel Lauzon, stagiaires dans le cadre du du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ), vous présente la solidarité et la résilience des femmes du Pérou et du Sénégal face aux enjeux de souveraineté alimentaire.

 

Agricultrice au Burkina Faso. Crédit photo : inconnu

 

 

Passez à l’action 

Vous pouvez également vous impliquer et passez à l’action en devenant membre de SUCO. 

 


 

Renseignements supplémentaires
Isabelle-Tracy Laudé
Agente de programme en mobilisation des volontaires et des stagiaires
isabelle-tracylaude@suco.org

 


Une discussion sur les défis de l’agriculture familiale au Pérou

 

 

Jésus Javier Espinoza, agriculteur et protagoniste dans le documentaire «La voix de l’agriculture familiale». Crédit photo : Marcial Vargas

 

Suite à la projection virtuelle du documentaire La voix de l’agriculture familiale, l’équipe de SUCO au Pérou a organisé un webinaire sur l’agriculture familiale et le développement durable. Comme le documentaire présente l’histoire de six jeunes des Andes péruviennes qui ont lancé des projets d’entrepreneuriat en agriculture durable innovants et écologiques,  la discussion du 24 juin dernier était une occasion d’approfondir et d’ajouter un complément aux thématiques traitées dans le film. Afin d’aborder les enjeux propres aux familles agricultrices et pour répondre aux questions du public, le webinaire a rassemblé plusieurs intervenants et intervenantes du domaine :

  • Jésus Javier Espinoza, agriculteur et protagoniste dans le documentaire ;
  • Marco Artega Romani, agriculteur et entrepreneur ;
  • Luis Gomero Osorio, ingénieur-agronome, professeur d’agriculture biologique, conférencier sur les questions environnementales et d’agroécologie au niveau national et international, agriculteur, et coordonateur du Réseau d’Action en Agriculture Alternative (Red de Acción en Agricultura Alternativa)  ;
  • Paloma Duarte, entrepreneure, directrice de Misha Rastrera, une startup dédiée à la production et à la commercialisation de produits écologiques,  et directrice d’un marché écologique et d’un magasin écologique.

Nous souhaitons vous partager quelques réflexions intéressantes qui ont émergé de cet événement en ligne, et qui en disent un peu plus sur la réalité actuelle de l’agriculture familiale au Pérou.

 

Adaptation au contexte de pandémie

Le coronavirus et les mesures pour en prévenir la propagation ont entraîné des défis pour les agriculteurs et agricultrices, comme des problèmes de transport et d’approvisionnement. L’entrepreneure Paloma Duarte a mentionné que son entreprise avait été paralysée par la situation. Jésus Javier Espinoza, pour sa part, a partagé avoir souffert d’une perte de capital de 5%, qu’il prendra au moins une année à récupérer. Toutefois, tous et toutes s’entendent pour dire que la situation a sensibilisé les consommateurs et consommatrices à l’alimentation saine et locale, ce qui a créé une opportunité pour le secteur de l’agroécologie. Les solutions mises en places telles que la livraison de paniers à domicile permettent de poursuivre la vente. Par contre, le processus d’adaptation dans le contexte de pandémie est généralement coûteux pour les producteurs et productrices. Ainsi, le support des gouvernements locaux est essentiel pour appuyer l’agriculture familiale à se relever de cette crise, a avancé Paloma.

 

Pratiques, technologies et savoirs ancestraux

Pendant la discussion, l’ingénieur-agronome Luis Gomero Osorio a mentionné que les péruviens et péruviennes sont moins proches de la réalité rurale, ce qui fait en sorte qu’un grand potentiel de production demeure inutilisé. Il mentionne comme exemple les terrasses agricoles, pratique ancestrale qui est souvent délaissée en faveur de la technologie conventionnelle. D’autre part, la demande de produits peu coûteux mais tout de même présentables pousse les producteurs et productrices à utiliser des produits chimiques. Ainsi, pour arriver à des méthodes de production agroécologies, il est nécessaire que les consommatrices et consommateurs changent leur perception de la qualité des produits. De plus, afin d’être en mesure d’utiliser des pratiques ancestrales moins nuisibles pour l’environnement, il faut s’assurer que les personnes qui achètent des produits agroécologiques au marché soient prêtes à en payer le juste prix. 

Pour assurer la durabilité et une gestion efficace des ressources, Luis a souligné l’importance du développement du savoir-faire, entre autres par le travail de formation qu’effectue FORMAGRO , un projet que nous mettons en oeuvre avec nos partenaires ALLPA et IDMA.

 

Consommation locale 

À la question concernant l’accès aux produits locaux pour les habitants et habitantes en régions éloignées des villes, Paloma a répondu avoir rencontré  du succès avec les espaces de commercialisation de produits agroécologiques à l’extérieur de Lima. Elle indique qu’il existe des expériences importantes de ce type d’organisation : coopératives, associations et réseaux qui doivent être mis de l’avant. Selon elle, les entrepreneurs·es ont intérêt à continuer à mettre en oeuvre des initiatives pour développer davantage le mouvement agroécologique. À ce propos, elle considère que la jeunesse occupe un rôle fondamental.

 

Vous pouvez lire l’intégralité du résumé du webinaire LA VOIX DE L’AGRICULTURE FAMILIALE: les défis de l’agriculture familiale vers le développement durable, en cliquant ici. Pour le visionner (en espagnol), cliquez ici.

 

Chez SUCO, l’approche de l’agroécologie et de l’agriculture familiale est au centre de nos interventions pour des systèmes alimentaires plus viables et une meilleure résilience aux changements climatiques. Vous pouvez passer à l’action et encourager nos actions au Pérou en cliquant ici.

 


Renseignements supplémentaires

Émilie Lemieux
Représentante SUCO au Pérou
Directrice du projet FORMAGRO
emilielemieux@suco.org
formagro.org


Les audacieux·euses

 

 

Crédit photo : Patrice Halley, retouche Helena Vallès

 

Chez SUCO, nous reconnaissons l’importance et l’urgence d’agir sur les enjeux alimentaires et climatiques qui conditionnent l’avenir de l’humanité. Ces enjeux, si bien qu’ils nous touchent tous et toutes, ont des conséquences encore plus néfastes auprès des personnes pauvres et marginalisées, notamment les femmes.

Nous travaillons dans le but d’améliorer de manière concrète et durable la qualité de vie des personnes et des collectivités, et de transformer positivement les conditions qui causent les problématiques. Par contre, nous savons que des changements d’envergure ne peuvent se mener seuls. C’est pour cette raison que nous mobilisons un vaste réseau d’acteurs et actrices de changement.

Mais qui sont-ils, ces acteurs et actrices de changement?

Ce sont des gens qui osent; des gens qui n’attendent pas qu’on leur dise quoi faire ou comment le faire. Ce sont des gens d’action. Des gens qui font, qui mettent en oeuvre des solutions et qui rassemblent les autres quand le problème est commun pour trouver des solutions communes.

Ce sont, alors, des audacieux et des audacieuses! Ce sont des gens qui repoussent les limites et qui changent les choses. Nous travaillons avec elles et avec eux et nous cherchons à renforcer leur capacité à bien jouer leur rôle de propulseurs du changement. Nous créons des espaces de collaboration pour que ces acteurs et actrices de changement puissent se connecter et apprendre. Nous facilitons leur développement de compétences et soutenons l’expérimentation pour trouver des solutions innovantes aux problématiques alimentaires et climatiques. Nous créons les conditions nécessaires pour que le changement social soit durable et nous mobilisons les ressources pertinentes pour le soutenir.

À l’aube de notre 60e anniversaire, qui aura lieu l’année prochaine, chez SUCO nous sommes ravis·es de vous partager une série de vidéos qui rend hommage aux audacieux et audacieuses qui développent et portent des actions concrètes pour améliorer leurs conditions de vie et celles de leur communauté. Realisées par Patrice Halley et Josué Bertolino, les vidéos vous permettent de venir à la rencontre de nos partenaires, nos volontaires et des membres de communautés bénéficiaires pour en apprendre davantage sur leurs actions inspirantes.

Que ce soit au Corridor sec de l’Amérique centrale ou à la mangrove sénégalaise, découvrez ces audacieux et audacieuses qui, accompagnés·es par SUCO, mettent en place des solutions créatives et durables pour bâtir des systèmes alimentaires viables et pour mieux faire face aux changements climatiques. Ils et elles représentent le noyau de notre action. Nous sommes honorés·es de pouvoir les rassembler et de les soutenir dans leurs efforts de changement social. Également, nous sommes ravis·es de compter avec le soutien d’Affaires mondiales Canada, qui à travers les programmes de coopération volontaire et de stages internationaux pour les jeunes, soutient l’engagement des canadiens et canadiennes envers un monde plus juste, solidaire et durable.

Bon visionnement!

 

Les Audacieux·euses vol. 1

 

María Pascuala García. membre d’AMIR, à La Esperanza, au Honduras. Crédit photo : Patrice Halley, retouche Helena Vallès

 

1. Des femmes renouvelées (langue originale : espagnol, sous titrée en français)
Mujeres Renovadas (lengua original: español, subtitulado en español)
Renovated Women (original language: Spanish, subtitles in English)

 

Roselina Hernández, agricultrice à San José, au Honduras. Crédit photo : Patrice Halley, retouche Helena Vallès

 

2. Plus fortes ensemble (langue originale : espagnol, sous titrée en français)
Más fuertes juntas (lengua original: español, subtitulado en español)
Stronger Together (original language: Spanish, subtitles in English)

 

 

Participant à atelier sur nutrition de SUCO à Reitoca, au Honduras. Crédit photo : Patrice Halley, retouche Helena Vallès

 

3. La nutrition comme vecteur de changement (langue originale : français, sous titrée en français)
La nutrición como vector de cambio (lengua original: francés, subtitulado en español)
Nutrition as a vector of change (original language: French, subtitles in English)

 

L’arbre à palabre, Ngoumsane, Sénégal. Crédit photo : Patrice Halley, retouche Helena Vallès

 

4. L’arbre à palabre (langue originale : français, sous titrée en français)
El Árbol de la Palabra (lengua original: francés, subtitulado en español)
The Story Tree (original language: French, subtitles in English)

 

 

Étienne Manga, président régional APISEN, Kafoutine, Sénégal. Capture d’écran vidéo.

 

5. À l’image des abeilles (langue originale : français, sous titrée en français)
A la Imagen de las Abejas (lengua original: francés, subtitulado en español)
In the Image of Bees (original language: French, subtitles in English)

*Liens à venir

 

Gloria Bouté et les femmes membres de REFABEC, à Thiès, au Sénégal. Crédit photo : Patrice Halley, retouche : Helena Vallès

 

6. L’autonomisation des femmes (langue originale : français, sous titrée en français)
La Autonomía de las Mujeres (lengua original: francés, subtitulado en español)
Women’s Autonomy (original language: French, subtitles in English)

*Liens à venir

 

 


 

Renseignements supplémentaires :
Oswaldo Gutiérrez Bayardi
Responsable des communications et projets nationaux
(514) 272-3019 poste 225
Courriel: oswaldogutierrez@suco.org

 


Journée internationale des coopératives

 

 

Marina Isabel Rugama, membre de la coopérative 10 de mayo au Nicaragua.

 

La Journée internationale des coopératives est une célébration annuelle du mouvement coopératif qui a lieu le premier samedi de juillet depuis 1923.

Divers types de coopératives ont vu le jour au cours des décennies, ici au Québec et dans le monde. Au Québec, on peut penser aux coopératives d’habitation, toujours bien présentes, et aux coopératives alimentaire, de travail, de production, agricole, d’épargne et crédit (pensons au Mouvement Desjardins).

SUCO accompagne les populations et les associations à mettre en place le modèle associatif qui leur convient le mieux, les coopératives en font partie, pour se donner les conditions nécessaires à l’essor économique de leur communauté. 

Au Pérou à travers le projet FORMAGRO, nous travaillons en étroite collaboration avec deux partenaires locaux, ALLPA et IDMA, pour favoriser l’émergence de coopératives de production, particulièrement de kiwicha (terme local pour désigner ce que l’on connait ici comme l’amarante) et quinoa.

SUCO appuie le mouvement coopératif au Nicaragua et plus particulièrement les coopératives d’épargne/crédit, souvent la seule opportunité pour les populations rurales d’accéder au crédit, les banques et autres institutions privées de crédit pratiquant des taux beaucoup trop élevés et demandant des garanties inaccessibles pour les producteurs, productrices et commerçantes. 

 

Une coopérative exemplaire au cœur du Nicaragua

Une des coopératives que nous appuyons depuis 1998 est la coopérative d’épargne/crédit  10 de mayo, qui a vu le jour en 1995. C’est dire que nous accompagnons son développement depuis pratiquement ses débuts. 

La Cooperativa de ahorro y credito (CAC) 10 de mayo est donc née un 10 mai (d’où son nom), avec 302 membres, dont seulement 16 % étaient des femmes. En général, les « chefs de famille » devenaient membres et il n’y avait pas un travail de sensibilisation pour accueillir les femmes. Mais l’évolution de la société et celle de la coopérative ayant fait son œuvre, à ce jour la coopérative regroupe 868 membres dont 44% sont des femmes.  La coopérative opère dans plus de 11 municipalités regroupant 45 villages de deux départements du nord du pays, Madriz et Esteli. 

Leur capital au départ était d’environ 145,000$. Maintenant, les membres possèdent collectivement un portefeuille d’épargne de près de 300,000$, en plus de 750,000$      disponible pour le crédit. Cela démontre qu’elle a su gagner la confiance tant de ses membres que des bailleurs de fonds qui lui confie des fonds. La coopérative offre des services divers à ses membres en plus des services financiers habituels, ce qui la distingue des autres coopératives d’épargne/crédit. Par exemple, elle commercialise directement des céréales de base et du café qu’elle se procure à un prix juste pour les producteurs et productrices, appuie la mise sur pied de magasins ruraux, offre des services de formation et assistance technique, réalise des diagnostics et plans de fermes, certifie et vend des semences locales à meilleur prix, etc.

 

Des actions pour l’égalité entre les femmes et les hommes

Depuis le début des années 2000, la coopérative a débuté une réflexion sur les enjeux d’égalité entre les femmes et les hommes et les obstacles à leur pleine et entière participation à la vie de la coopérative. Toutes ces réflexions se sont soldées par trois grandes actions :  

  • l’élaboration (avec l’appui de SUCO) d’une politique institutionnelle en égalité entre les femmes et les hommes (2012) ; 
  • la promotion soutenue de leur incorporation comme membres à part entière de la coopérative et favoriser leur présence au sein du conseil d’administration (44% des membres sont des femmes et le CA est composé de 40% de femmes) ;
  • l’ajustement de leur politique de crédit (également avec l’accompagnement de SUCO) pour rendre plus accessibles les prêts aux femmes (elles reçoivent actuellement 34% de la valeur du portefeuille de crédit, ce qui n’est pas encore la parité mais s’en approche).

Nous ne pouvons que rappeler en cette journée des coopératives quelques unes des valeurs qui la guident: La responsabilité, l’engagement, la transparence, l’égalité et l’équité, la solidarité.

Saluons le travail exemplaire de ces coopératives qui font de notre monde un monde plus juste, viable et solidaire et surtout souhaitons leur longue vie. 

 

De gauche à droite : Hilda Olivas, Armando José Canizales et Nerys Rodriguez de la coopérative 10 de mayo.

 

 

Crédit photos : CC-LAB


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme – Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 228
Courriel: lindagagnon@suco.org


L’impact de la pandémie sur les femmes (partie 3 de 3)

 

Partie 3 : Les femmes et les hommes égaux face à la pandémie?

Début avril, les membres des conseils consultatifs du G7 pour l’égalité entre les femmes et les hommes, dont la lauréate du prix Nobel Malala Yousafzai, ont publié une lettre demandant aux dirigeants mondiaux d’agir pour empêcher la dégradation de l’égalité et le recul des droits des femmes dans le monde.

Égalité économique : ni hier, et encore moins aujourd’hui?

L’écart de revenus entre les femmes et les hommes est bien documenté au Canada et dans le monde. Les femmes se retrouvent le plus souvent dans les emplois moins bien payés, dans le commerce, les services et dans le secteur informel. Le plus souvent, elles y sont à temps partiel pour assumer des responsabilités familiales. Au Québec, les mères représentent 75% des parents responsables de familles monoparentales. Alors en ces temps de pandémie, elles se retrouvent plus souvent sans emploi, en charge de la famille, devant recourir aux banques alimentaires pour se nourrir. Bien souvent, elles sont confinées dans de petits appartements. Et cette situation peut être facilement extrapolée pour toutes les femmes du monde à quelques différences près.

Répondre aux besoins essentiels

Plusieurs autres activités essentielles au maintien en santé de la famille sont bien souvent exclusivement à la charge des femmes. On peut penser à l’approvisionnement en eau, en nourriture, au soin des enfants et des jeunes qui ne peuvent plus assister à l’école, des parents âgés, des personnes malades. Souvent, ces activités s’ajoutent à leur travail, qu’il soit formel ou informel.

Les règles d’hygiène et de prévention de la maladie exigent un approvisionnement régulier et important en eau, mais dans une grande majorité des pays en développement cet accès est limité. La charge de travail pour les femmes est donc  multipliée par deux, trois et même plus car elles doivent se rendre plus souvent à la source d’eau, souvent au prix de longues heures de route. 

L’approvisionnement en nourriture est aussi plus difficile et prend plus de temps : pénurie de certaines denrées, longue file d’attente, retour à la maison avec des charges importantes. Et puis il faut préparer les repas. Encore aujourd’hui dans la grande majorité des pays (et ici aussi au Québec), cette charge revient aux femmes.

Et la bien nommée charge mentale dans tout cela? 

On le reconnaît de plus en plus, ce sont les femmes qui l’assument en grande partie. Elles planifient l’épicerie, les repas, les activités pour les enfants et les ados à la maison. Elles se préoccupent du sort de leurs parents âgés, tout en continuant à travailler de la maison si elles n’ont pas perdu leur emploi, ou de se rendre à leur travail considéré comme service essentiel (caissières, infirmières, médecins, préposées aux bénéficiaires ou à l’entretien, pharmaciennes…) Bref, toutes les femmes sont nos anges gardiennes. Écoutons-les, prenons des décisions avec elles, considérons leurs besoins, offrons-leur du soutien et surtout reconnaissons leur travail et leur engagement.

 


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme – Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 228
Courriel: lindagagnon@suco.org

 


Portrait de nos stagiaires- Sharon Levitsky

 

 

 

«J’ai reçu mon diplôme du Collège Glendon de l’Université York à Toronto en juin 2019 avec un baccalauréat international en arts. Mes deux spécialisations étaient les études internationales et les sciences politiques où j’ai suivi de nombreux cours sur des thèmes importants comme l’égalité entre les femmes-hommes, la migration et les politiques du travail. J’ai obtenu de l’expérience interculturelle en faisant un échange universitaire en Sciences politiques à Strasbourg en France et j’ai eu la chance de développer mes capacités en communication à travers un stage avec une députée provinciale en Ontario et de l’expérience dans le service à la clientèle.  

» Mon futur programme d’études de rêve est un programme où je pourrais étudier l’histoire sociale -je suis particulièrement intéressée par l’Amérique latine-, pour améliorer mes connaissances sur des sociétés différentes et aussi trouver des moyens de m’impliquer dans les processus de décolonisation. 

» Faire un stage à l’international avec SUCO est une chance de participer activement au changement social en utilisant tes connaissances et tes habiletés interculturelles. J’ai choisi de faire ce stage pour que je puisse me lancer dans un projet important où faire une différence et améliorer aussi mes connaissances pratiques et linguistiques. C’est une chance d’avoir la responsabilité pour soi-même et aussi pour se mettre à l’aventure dans un nouveau pays. »

Sharon Levistky de Toronto, a fait un stage en Égalité entre les femmes et les hommes sein de notre partenaire local FIDER au Nicaragua.

 


Dans le cadre du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ), financé par Affaires mondiales Canada (AMC), 13 jeunes âgés·es entre 19 et 30 ans se sont envolés·es au début du mois de février vers le Nicaragua, le Honduras, le Pérou et le Sénégal avant que la COVID-19 nous oblige à rapatrier nos équipes. À travers ces portraits, nous mettons en vedette les participants·es PSIJ qui contribuent aux actions de changement de SUCO et de ses partenaires sur le terrain.

 

Crédit photo : Helena Vallès

Pour ne rien manquer des opportunités de stages à l’international, inscrivez-vous à notre Alerte-Emploi!

 


 

Renseignements supplémentaires:

Isabelle-Tracy Laudé
Agente de programme – mobilisation des volontaires
(514) 272-3019 poste 224
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L’impact de la pandémie sur les femmes (partie 2 de 3)

 

Partie 2 : L’impact sur la santé et la vie des femmes

Confinement et violence conjugale

On a mentionné au début de la pandémie des impacts possibles du confinement sur l’augmentation du niveau de violence intrafamiliale. Au Québec et au Canada, on a incité les femmes à appeler les services de police ou SOS violence conjugale, et à se réfugier dans des maisons d’hébergement. Certaines régions, dont Rimouski, ont fait appel aux pharmacies pour aider les femmes en situation de violence et cela était nécessaire et essentiel, mais avant de dénoncer, bien souvent les femmes vont d’abord tenter de chercher de l’aide auprès de leurs proches. Les restrictions aux déplacements, bien que nécessaires,  vont probablement empêcher certaines femmes de recevoir cet appui. Elles vont donc demeurer auprès d’un conjoint violent. Les femmes, pour qui il est déjà difficile de dénoncer la violence qu’elles subissent, n’oseront peut-être pas expliquer leur situation si elles se retrouvent devant un barrage policier.

Les maisons d’hébergement, déjà souvent à pleine capacité et en manque criant de financement, doivent aussi répondre aux exigences en matière de distanciation sociale et ne pourront pas recevoir toutes les  femmes qui en auraient besoin. 

À l’international

Dans plusieurs pays malheureusement, il n’existe pas de maisons d’hébergement, et les services de police ne sont souvent pas réceptifs ou formés à offrir un soutien aux femmes victimes de violence. Les règles de confinement et de restrictions de déplacements sont très sévères (jours précis en fonction du carnet d’identité pour se déplacer, couvre-feu strict). Sans oublier le machisme ambiant, qui ne décourage pas les actes de violence envers les femmes. Les femmes victimes de violence auront encore plus de difficulté à demander de l’aide ou se réfugier chez des personnes en qui elles ont confiance.  Alors, elles n’auront  d’autre choix que de mettre leur vie et souvent celle de leurs enfants en danger.

Toutefois, certains pays ont mis en place des mesures pour que les femmes puissent demander de l’aide sans attirer l’attention du conjoint. En Espagne, les femmes peuvent demander à la pharmacie un «masque 19», code pour que la pharmacie appelle les services d’aide aux femmes victimes de violence. Des initiatives comme celles-là doivent être encouragées.

L’accès à la planification familiale 

On a très peu parlé d’un service essentiel pour des milliers de femmes, soit l’accès aux services de planification familiale et d’interruption de grossesse. On le sait, le droit à l’avortement est illégal dans un grand nombre de pays. Dans ceux où il est légal, il est continuellement remis en question. On entend de plus en plus de voix opposées à ce droit le remettre en question, entre autres,  au nom de la lutte à la pandémie. Tous les efforts sont mis sur le soin aux malades de la COVID-19 et malheureusement cette situation, en plus des règles de confinement et de déplacements, perturbe l’accès aux services de planification familiale et d’interruptions volontaires de grossesse. Et ce, particulièrement pour les femmes vivant loin des centres urbains ou des lieux offrant ces services. Cela est sans parler des pressions qui peuvent s’exercer par les conjoints. Alors, au lieu de faire des blagues sur les bébés COVID-19, posons-nous la question si ces bébés auront réellement été le choix des femmes qui les auront portés.

 

Crédit photo: Ariane Sylvain


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme – Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 228
Courriel: lindagagnon@suco.org


Les femmes se mobilisent pour la création du Québec de demain

 

 

 

Pour faire preuve de résilience face aux conséquences de la pandémie que nous vivons, la solidarité devra occuper une place importante dans nos actions en tant que société. Afin d’appuyer une transition juste, le plan d’action pour rebâtir le Québec suite à la crise se doit d’être inclusif et miser sur le bien-être de chaque membre de la société. Nous le savons, ce sont les groupes marginalisés qui ressentent le plus les effets négatifs liés aux crises, qu’elles soient économiques, climatiques ou sanitaires. Les inégalités s’en voient donc intensifiées. 

Dans les derniers jours, la directrice générale de SUCO, Geneviève Giasson, a signé une lettre destinée au premier ministre François Legault, qui met de l’avant l’engagement des femmes à la cocréation d’une société québécoise d’après COVID-19 juste et durable. Près de 1600 femmes engagées dans la communauté ont signé la lettre initiée par le Réseau des femmes en environnement, et qui a été envoyée vendredi le 24 avril. Elles soutiennent l’importance de réfléchir à la relance de l’économie en tenant compte des impacts différenciés de la situation pour les femmes, tout comme pour toutes les collectivités marginalisées. 

Elles demandent également à ce que l’effort de redémarrage soit guidé par les leçons tirées des causes et impacts de la crise sanitaire, et se fasse dans la représentativité des personnes en position d’influencer et de prendre des décisions avisées. Les recommandations des spécialistes en santé publique, action climatique, développement durable et intégration sociale doivent être écoutées. En fait, toutes les ressources dont nous disposons doivent être mises en commun en ce moment clé de la création de notre avenir. 

En seulement quelques jours, des citoyennes de tous les âges, issues de différentes régions du Québec et identifiées à des mouvements et organisations variés se sont mobilisées. Elles se sont unies pour la vision d’une société de demain résiliente, durable et capable d’assurer de meilleures conditions de vie à toutes et tous. 

Chez SUCO, nous ressemblons des personnes et des savoirs pour construire avec les femmes des pays où nous intervenons des solution adaptées à leur réalité. Nous mettons en place des conditions assurant le respect des droits et la participation des femmes à l’élaboration des solutions et aux bénéfices qui en découlent. Nous reconnaissons l’importance et l’urgence d’agir sur les enjeux alimentaires et climatiques qui conditionnent l’avenir de l’humanité. Ces enjeux touchent particulièrement les personnes pauvres et marginalisées, notamment les femmes.

 

Pour en savoir davantage, consultez la lettre ici.

 


Renseignements supplémentaires:

Oswaldo Gutiérrez Bayardi
Responsable des relations publiques et des communications
(514) 272-3019 poste 225
Courriel: oswaldogutierrez@suco.org

 


L’impact de la pandémie sur les femmes (partie 1 de 3)

 

 

Et si les anges gardiens étaient plutôt des anges gardiennes? 

Depuis plus d’un mois, le Québec vit à l’ère du coronavirus tout comme plusieurs pays d’Amérique Latine et d’Afrique (plus récemment) et depuis un peu plus longtemps en Asie et en Europe. Il est encore tôt pour une analyse en profondeur des répercussions qu’aura la pandémie sur l’ensemble de la population mondiale. Cependant, dans un monde où les inégalités sont encore bien présentes entre les femmes et les hommes, on pourra sûrement conclure que les femmes seront les plus touchées.

Cependant, il semble opportun et nécessaire de commencer à réfléchir à l’impact de la pandémie sur les femmes, mais aussi sur la représentation réelle et souhaitée des femmes au cœur de la pandémie. Et cela, même si ce ne sera que dans quelques mois que nous pourrons faire une véritable analyse des répercussions sur les femmes et en tirer des leçons.

Quelle reconnaissance pour les femmes?

D’abord, allons-y clairement. Depuis le début, le discours que l’on entend est de type militaire. On parle des personnes qui sont au front, de guerre à la pandémie, de héros, d’un ennemi à combattre… Est-ce ainsi que l’on veut aborder cette crise, par l’autoritarisme et la confrontation? On entend majoritairement des hommes prendre la parole: chefs d’état, médecins, présidents de syndicats (même dans dans les secteurs à prédominance féminine), directeurs de santé publique. On entend quelques femmes, difficile de les écarter quand elles sont ministres de la santé, présidentes d’ordres professionnels, cheffes d’Etat… Mais les entendons- nous et les voyons-nous  suffisamment, alors qu’elles représentent plus de 80% du personnel œuvrant dans les secteurs de la santé, des services sociaux, de l’alimentation, de l’éducation, et qu’elles sont à la tête de plusieurs pays dans le monde?

 Alors le « front », ce sont elles qui y sont…

Peut-être que c’est parce qu’elles sont au front, et où elles sont plus à risque de contracter le virus, qu’on les entend moins. Elles sont occupées à soigner, à nourrir, à laver les personnes malades, à organiser des services d’alimentation, de garde d’enfants, de livraison aux personnes âgées confinées et dans plusieurs pays à assurer l’approvisionnement en eau et en nourriture. 

Une récente campagne québécoise d’appui aux personnes qui travaillent sans relâche jour après jour auprès de la population pour soigner les malades, prendre soin des personnes âgées et assurer les services essentiels montre les visages de ces personnes, majoritairement féminines, et se termine par ces quelques mots « Vous êtes nos anges gardiens ». Et pourquoi pas nos anges gardiennes et nos anges gardiens, pour rendre visible et reconnaître la réelle place des femmes?

Les femmes qui dirigent

Il y a quelques jours dans le magazine Forbes, un article faisait état de la réponse au COVID-19 dans certains pays dirigés par des femmes.  Il est peut être un peu tôt pour en conclure que ces femmes ont réussi à mieux gérer la pandémie, mais force est de constater qu’elles se sont démarquées jusqu’à présent par un style de gouvernance fort différent de certains hommes chefs d’états et qui aura peut-être eu pour effet de protéger une plus grande partie de leur population.

 

Note: Cet article se poursuivra dans deux prochaines publications.

 


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme – Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 228
Courriel: lindagagnon@suco.org

 


Portraits de nos stagiaires : Karen-Melissa Perez Espinoza

 

 

 

« Je cherchais un emploi après avoir terminé mon diplôme de premier cycle. Heureusement, après d’innombrables recherches, j’ai découvert l’opportunité de faire un stage au Nicaragua pour travailler sur l’égalité entre femmes et hommes avec SUCO. J’ai immédiatement appliqué pour deux raisons principales. Mon origine est, en fait, nicaraguayenne, donc c’est l’occasion de revenir à mes racines et de contribuer au développement social de ce pays. Ma deuxième motivation est l’opportunité de travailler concrètement dans mon domaine d’études.

» SUCO et moi partageons des valeurs qui sont, à mon avis, cruciales pour un développement social sain dans le monde entier. Par conséquent, j’ai décidé de participer à une aventure qui non seulement me donnera l’expérience terrain que je recherche, mais enrichira également mes connaissances.

» Si je peux au moins amorcer un changement de mentalité qui réduirait l’écart entre femmes et hommes en matière d’égalité, ça serait une victoire! »

Karen-Melissa Perez Espinoza, de Montréal, a réalisé un stage en communication et égalité femme-homme au sein de notre partenaire local Proyecto Miriam au Nicaragua.

 


 

Dans le cadre du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ), financé par Affaires mondiales Canada  (AMC), 13 jeunes âgés·es entre 19 et 30 ans se sont envolés·es au début du mois de février vers le Nicaragua, le Honduras, le Pérou et le Sénégal avant que la COVID-19 nous oblige à rapatrier nos équipes. À travers ces portraits, nous mettons en vedette les participants·es PSIJ qui contribuent aux actions de changement de SUCO et de ses partenaires sur le terrain.

 

Crédit photo : Helena Vallès

 


Renseignements supplémentaires:

Isabelle-Tracy Laudé
Agente de programme – mobilisation des volontaires
(514) 272-3019 poste 224
Courriel: isabelle-tracylaude@suco.org