Changer le monde, un fromage à la fois! Une discussion virtuelle des Retrouvailles

 

 

Voici un résumé d’un entretien en direct sur notre page Facebook qui s’est déroulé dans le cadre des Retrouvailles annuelles de SUCO le 10 juin à 15h00, avec Pedro Estrada, spécialiste en développement rural, cofondateur de l’ONG ALLPA, partenaire de SUCO au Pérou. Pedro est aussi coordonnateur du projet Formagro dans la région de Ancash, exécuté avec SUCO. ALLPA est une organisation qui travaille au développement durable et équitable des familles rurales, et plus particulièrement des familles andines qui se retrouvent en conditions d’exclusion, en renforçant leurs capacités sociales, productives et organisationnelles. 

 

Officiellement constituée en 2010, ALLPA est le fruit d’un processus de création collective, impliquant plusieurs collaborateurs et partenaires, en plus de volontaires, toujours basé sur l’identité culturelle de la région et de sa population. L’organisation fut ainsi créée d’un désir que portaient les intervenantes et intervenants locaux, qui voulaient contribuer à améliorer les conditions de vie précaires des familles agricoles de leur région, dû au manque d’opportunités. ALLPA intervient auprès des familles andines de la région de Ancash, une région au Nord de Lima, située entre 2 000 et 4 000 mètres au-dessus du niveau de la mer, où la population est autochtone quechua.

Ainsi s’est entamé avec SUCO un échange afin de trouver la façon de générer un capital social dans la région, de pouvoir collaborer avec les institutions locales, publiques et de coopération, afin de pouvoir offrir d’avantage d’opportunités aux familles. Le projet FORMAGRO, qu’ALLPA exécute avec SUCO depuis 2015, est le plus grand projet de l’organisation et même un des plus important à être exécuté actuellement au Pérou.

Un développement local résilient aux changements climatiques

La nature montagneuse de la région rend l’écosystème très fragile, de par ses conditions météorologiques extrêmes dues à son altitude. Le niveau de scolarisation y est très bas, surtout chez la population adulte. La majorité des familles y pratiquent une agriculture de subsistance, qui parfois ne produit même pas suffisamment pour nourrir toute la famille. ALLPA intervient directement auprès de ces familles, souvent exclues des processus de développement économiques conventionnels.  

Par le développement local, ALLPA souhaite générer un changement socio-économique, auprès des populations agricultrices de la région, dans un esprit de protection et de préservation de l’environnement, et de développement durable. Les familles ciblées par le projet ont accès à de très petites parcelles, qu’elles cultivent à partir de leurs savoirs et connaissances traditionnelles et ancestrales. Ces petits agriculteurs et petites agricultrices commercialisent localement leurs produits, et leur production n’est pas destinée à l’exportation. L’agriculture durable pour eux et elles est l’ unique façon de cultiver, et c’est en se basant sur des pratiques agro écologiques que ALLPA intervient. L’organisation, à travers son travail collaboratif avec les familles, valorise les connaissances et techniques agricoles traditionnelles, et vient les bonifier et parfois techniciser, dans le but de les rendre plus productives et plus viables. 

L’adaptation et la résilience aux changements climatiques demeure un défi important pour les familles de la région. Le projet Formagro travaille avec elles, afin d’améliorer et diversifier les pratiques et que leurs cultures en soient ainsi moins affectées et plus résilientes.  Enfin, sur la question des changements climatiques, malgré que les effets négatifs soient fort importants, l’organisation s’assure d’y voir des opportunités. Par exemple, l’augmentation et la perturbation de la pluviométrie affecte énormément les cultures. Cependant, l’augmentation des températures a permis de développer la culture de fraises, ce qui ne s’était jamais vu à cette altitude. Il faut ainsi transformer les perturbations en opportunités. 

Le changement sous forme de fromage

Il y a quelques années, ALLPA s’est donné un grand défi : celui de développer, produire, et positionner sur les marchés le fromage de la région de Huari. S’en est alors suivi un processus d’accompagnement et formation auprès des femmes, afin qu’elles puissent produire un fromage à partir du lait de leurs vaches. C’est un processus qui a demandé un accompagnement personnalisé avec chaque productrice, en quechua et dans leur propre cuisine. Cela a pris des années, mais ALLPA a ainsi atteint son objectif : développer un fromage de qualité, produit par des femmes de la communauté. Cela a créé tout un changement au niveau de la dynamique sociale. Les femmes ont commencé à développer un produit avec valeur ajoutée et à le vendre, ce qui leur a donné un pouvoir économique qu’elles n’avaient pas auparavant : plusieurs d’entre elles n’avaient même jamais manipulé d’argent.  La marque Jallga Queso (fromage des montagnes, en quechua) a ensuite été créée, ce qui a permis de mieux positionner le produit. Le fromage est offert dans des foires alimentaires et festivals, où il se vend très bien. Aussi, derrière l’idée de vendre un produit se trouve celle de mettre en valeur le travail des productrices tout en faisant découvrir leur identité culturelle et savoirs ancestraux. D’ailleurs, Formagro travaille maintenant avec la seconde génération de fromagères, les filles des productrices, qui parlent espagnol et maitrisent les médias sociaux. Elles apportent un nouveau dynamisme à la commercialisation du produit. 

De plus, le produit a permis la création de la route du fromage, un circuit de découverte, permettant de visiter les familles productrices et ainsi observer le processus de production, participer à des dégustations et connaître la richesse culturelle de la région.  

Un travail de proximité

L’un des plus grands facteurs de réussite du travail d’ALLPA et du projet Formagro est de valoriser l’identité des populations. En effet, le fait de miser sur l’identité culturelle et la langue locale, en s’assurant que les personnes intervenantes aient cette sensibilité pour travailler en proximité permet d’atteindre les résultats attendus. D’ailleurs, la façon de travailler de SUCO pour favoriser une intervention de proximité basée sur une constante analyse des problématiques du terrain transparait énormément dans la philosophie de ALLPA. 

Enfin, l’intervention auprès de toute la cellule familiale est une formule gagnante pour le projet et pour ALLPA. En effet, le fait d’améliorer les activités productives pour les femmes – l’accès aux ressources économiques, positionnement sur les marchés, etc. – est bénéfique pour toute la famille. De plus, il est important pour Formagro que les femmes ne soient pas seulement inclues dans les espaces de décision mais qu’elles aient réellement une place dans la communauté, que leur voix soient entendues. 

Cliquez ici pour visionner l’entretien en espagnol, animé par Émilie Lemieux, représentante SUCO et directrice du programme Formagro au Pérou.

 


Renseignements supplémentaires:

Émilie Lemieux
Directrice – Formagro
Representante SUCO au Pérou
Courriel: emilielemieux@suco.org

 


Les jeunes en faveur d’une agriculture familiale

 

 

Daivyd Yactayo, de Valle Escondido, une jeune entreprise qui vend des nectars et yogourts de fruits
agroécologiques au marché de Lunahuan, en plus de répartir à domicile. Crédit photo: Carlos Ly

 

L’agriculture familiale est la forme prédominante de production agricole dans le monde (FAO, 2014). Elle s’adapte à toutes les conditions géographiques et climatiques et elle tient un rôle important dans la gestion des ressources naturelles, la préservation du patrimoine culturel et la sécurité alimentaire. Plus de 83% des travailleurs et travailleuses agricoles du Pérou (3 millions) pratiquent ce type d’agriculture.

En plus des multiples défis auxquels sont confrontés les producteurs et productrices qui réalisent une agriculture à petite échelle, la pandémie de la COVID-19 a provoqué la fermeture des marchés et l’arrêt du commerce entre les villes et les régions. Les mesures de distanciation sociale et de protection qui accompagnent le processus de réactivation économique nous amènent à repenser les modes de production et de commercialisation. Pour prioriser la santé publique, il faut aussi prioriser l’environnement. Ainsi, une transition vers des systèmes de production agroécologique devient nécessaire, non seulement pour protéger l’environnement et les écosystèmes, mais aussi pour prévenir la propagation de nouvelles maladies infectieuses.

Dans le contexte actuel, plus que jamais, l’agroécologie émerge comme un processus intégral qui enracine les bases pour une transition écologique des systèmes alimentaires, et où l’agriculture familiale joue un rôle fondamental. Les marchés agroécologiques et les points de vente bios sont des espaces qui instaurent une relation entre les personnes qui produisent et celles qui consomment des aliments sains et locaux, en faveur d’une résilience socio-écologique.

 

Ronaldo Macazana cultive de jeunes légumes avec son entreprise «Huerto agroecológico doña Barry».
Crédit photo: Carlos Ly

 

De jeunes producteurs et productrices qui innovent en milieu rural

Au Pérou, 2211 jeunes (1228 femmes et 983 hommes) diplômés en agriculture, élevage, et gestion d’entreprises agricoles, produisent en combinant savoirs ancestraux et techniques modernes, selon une approche agroécologique. Ils et elles ont acquis ces compétences grâce aux modules de formation technique développés par SUCO et ses partenaires ALLPA et IDMA dans le cadre du projet FORMAGRO. Les entreprises innovatrices de 46 entrepreneurs (femmes et hommes) ont été récompensées durant les 4 éditions du Fonds Wiñay (« grandir » en quechua). Il s’agit d’un concours de financement dirigé aux jeunes entrepreneurs des régions de Ancash et Lima, sur la base de leur plan d’affaires.

Cliquez ici pour visionner la vidéo de la troisième édition de remise de prix du Fonds Wiñay région de Ancash et ICI pour la remise de prix pour la région de Lima.

Tout en s’adaptant à la réalité changeante, les jeunes entrepreneurs·es mettent en valeur l’importance d’une alimentation saine, et l’apport direct de l’agriculture familiale pour assurer la sécurité alimentaire des centres urbains. Les marchés locaux prennent une place significative, comme par exemple le marché agroécologique Biolurín, où les producteurs et productrices agroécologiques des abords de la rivière Lurin, à Lima, vendent leurs produits.

 

Productrice agroécologique du marché Biolurín. Crédit photo: Marcial Vargas.

 

Erika Eugenio et Natalia González commercialisent leur fromage de type andin au marché de Huari.
Crédit photo : Carlos Ly.

 

Des espaces de réflexion pour les jeunes

La pandémie a accéléré la réflexion sur les impacts de l’activité humaine sur l’environnement et les changements climatiques. Cette thématique avait d’ailleurs été abordée en juin 2019 lors du Forum sur les changements climatiques dans la région d’Ancash. Ce sont 250 personnes qui se sont réunies à Huaraz pour réfléchir sur la façon d’adapter les systèmes agricoles andins aux changements climatiques, particulièrement dans la région d’Ancash qui abrite la Cordillère Blanche.

Cliquez ici pour visionner la vidéo résumé du Forum sur les changements climatiques.

 

Enfin, les jeunes vivant en milieu rural demandent à occuper une plus grande place dans les espaces de prise de décision. SUCO organise différents événements où les jeunes peuvent s’exprimer et débattre sur des thèmes qui leurs tiennent à cœur, en lien avec la ruralité, l’agroécologie, et les défis qui existent pour influencer l’agenda publique national sur les questions agricoles. Le Forum sur les jeunes ruraux et  l’agroécologie réalisé en mars 2018 à Lima dans le cadre du projet FORMAGRO a donné la parole aux jeunes de différentes régions du Pérou, précisément sur ces questions.

Cliquez ici pour visionner la vidéo du Forum sur les jeunes ruraux et l’agroécologie.

 

Jeunes qui participent au Forum sur l’adaptation aux changements climatiques en élaborant la maquette d’un système agricole et d’élevage durable. Crédit photo: Carlos Ly

 

Jeunes participants et participantes au Forum sur les Jeunes ruraux et l’agroécologie en pleine élaboration de la déclaration de l’événement. Crédit photo : Carlos Ly

 

Carla Salvador, membre de la Coopérative Agraire de Santa Cruz LTDA, qui présente sa farine de kiwicha au marché de Huayla de Caraz, Ancash. Crédit photo: Carlos Ly

 

Ronald García produit du fertilisant bio avec sa marque Fito Killari a Yungay, Ancash. Crédit photo: Carlos Ly

 

 

 


Renseignements supplémentaires:

Émilie Lemieux
Directrice – Formagro
Representante SUCO au Pérou
Courriel: emilielemieux@suco.org

 


Réaliser le bilan de son expérience de volontariat en ligne

 

 

Suite aux mesures prises par le gouvernement canadien en réponse à la pandémie de la COVID-19, ainsi que par les gouvernements des pays où nous intervenons, SUCO a rapatrié ses volontaires et stagiaires. Toutefois, cette interruption dans la réalisation de leurs mandats n’a pas empêché la poursuite des activités initialement planifiées en vue de leur retour.

Communauté de pratique

Depuis près d’un mois, les prémisses d’une véritable communauté de pratique en ligne se renforcent! Nos stagiaires et volontaires sont plus d’une trentaine à se connecter fréquemment afin d’échanger avec nous et entre eux·elles sur divers sujets. Ils et elles participent à des webinaires dont les objectifs sont le maintien du contact, la mobilisation autour de nos sphères d’action et la formation.

Celle-ci comporte deux volets : le développement professionnel et le bilan d’expérience. Le premier volet se caractérise par des sessions en employabilité dont l’entrepreneuriat, la recherche d’emploi et le mentorat. Le second volet met l’accent sur l’introspection; il permet de mettre des mots sur son vécu à l’étranger et son processus de réintégration à son milieu d’origine. L’exploration partagée de la courbe de l’adaptation culturelle génère des récits à la suite desquels plusieurs enseignements sont tirés. Cet atelier fonctionne comme une véritable catharsis, dans la mesure ou d’éventuelles crises ou chocs vécus sont reconnus et adressés, avec l’aide de professionnels•les en la matière.

Bilan du mandat

Dans le contexte de crise dû à la COVID-19, réaliser son bilan est crucial. En effet, les stagiaires et volontaires ont connu successivement le rapatriement, la quarantaine, puis le confinement. Cela ne va pas sans le stress généré par ces évènements. Heureusement, les formations sont orientées vers des solutions concrètes et adaptées au contexte actuel. Elles mettent de l’avant les ressources en lignes, les opportunités d’engagement générées par la crise, et un réseautage solidaire!

 

Crédit photo : Helena Vallès

 


 

Renseignements supplémentaires:

Moustapha Dembele
Agent de programme – Formation et développement professionnel des volontaires
moustaphadembele@suco.org

 


Le Salon Ma carrière en développement international est de retour!

 

 

Un événement pour faire connaître les opportunités d’emploi en développement international

La deuxième édition du Salon Ma carrière en développement international vise à aider les jeunes, en particulier ceux qui font face à des obstacles à l’emploi, à obtenir l’information, l’expérience de travail et les aptitudes nécessaires pour réussir leur transition vers le marché du travail. Participe au salon et déclenche une carrière en développement internationale!

Le salon se déroulera le 22 février prochain, au Centre Culturel de l’Université de Sherbrooke de 10h00 à 16h00 et il permettra aux Canadiennes et Canadiens de mieux comprendre les débouchés professionnels et les types d’employeurs potentiels en développement international.

Pourquoi participer au salon?

Une vingtaine d’organismes de coopération internationale et d’établissements d’enseignement en développement international seront présents au salon. Les jeunes participants et participantes pourront s’outiller et s’inspirer pour un cheminement professionnel en coopération internationale à travers leur participation aux ateliers, au speed-dating réseautage et à un panel de discussion avec des professionnels et professionnelles du milieu.

Par ailleurs, parmi les différentes opportunités de carrière offertes lors de l’événement, plusieurs organisations pourront recruter des stagiaires, des employés et employées pour leur siège social, mais aussi des conseillers et des conseillères volontaires pour aller sur le terrain (en Afrique et en Amérique Latine). Cet évènement s’avère être un excellent tremplin vers une carrière à l’international.

Comment participer?

Es-tu intéressé.e à participer au salon? Inscris-toi sur le site internet du salon en cliquant ici. Tu y auras accès à toutes les informations nécessaires!
RV aussi à la page Facebook de l’évènement pour obtenir les dernières nouvelles.

 

Le Salon Ma carrière en développement international est une initiative horizontale mise en œuvre par onze ministères et organismes, dont Affaires mondiales Canada par l’intermédiaire du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) et s’est inscrit dans la Stratégie Emploi Jeunesse du gouvernement du Canada.
Cette deuxième édition est organisée par une concertation d’organismes en coopération internationale : L’AMIE, Mer et Monde,  SUCO, le Centre de solidarité internationale du Saguenay-Lac-Saint-Jean et le Carrefour de la solidarité internationale.

 


Renseignements supplémentaires:

Dominique Moukala
Agente de programmes-gestion de programmes
dominiquemoukala@suco.org
514 272-3019, poste 201


Solidarité et renforcement de compétences : SUCO en Haïti

 

« Le 12 janvier 2010, on s’en souvient. On s’en souviendra toujours. À 10 ans du tremblement de terre qui a secoué l’Haïti, j’aimerais que nous prenions le temps… le temps d’enterrer nos morts et de faire notre deuil; mais aussi le temps de nous souvenir de la solidarité de nos amis·es, de l’union et la coopération qui nous permettent de poursuivre la lutte pour la justice, du combat du peuple haïtien pour le droit à une vie digne pour toutes et tous, du combat pour l’égalité. Ce combat est aussi le combat de l’humanité, du peuple canadien. C’est aussi le combat de SUCO. »

Marie Denise Léger Samson, représentante de SUCO en Haïti

À l’occasion du 10e anniversaire du séisme d’Haïti, SUCO se solidarise avec le peuple haïtien, avec qui nous travaillons depuis presque 20 ans. Nous réaffirmons notre engagement à continuer à travailler aux côtés des communautés et des citoyens et citoyennes pour améliorer les conditions de vie des femmes, des enfants et des hommes en Haïti.

Depuis 2001, SUCO accompagne les organisations communautaires, les organisations non gouvernementales et la population paysanne d’Haïti dans ses initiatives de développement rural. Le chemin parcouru a été semé d’embûches. Des ouragans, des inondations et d’intenses périodes de sécheresse ont affecté nos zones d’intervention pratiquement tous les ans depuis 2001. Le tremblement de terre dévastateur de 2010 a créé une onde de choc en Haïti autant que dans le monde entier. Ajoutons à ces catastrophes naturelles les crises politiques qu’a connues le pays.

Cependant, en collaboration avec nos partenaires locaux, de nombreuses actions ont été menées. Nous sommes particulièrement fièrs·es du Djakout peyizan, un manuel illustré de formation en techniques agro écologiques. Publié en 2003, le manuel est toujours d’actualité après plus de 15 ans : près de 500 leaders communautaires et formateurs et formatrices ont permis son rayonnement. Djakout peyizan est toujours utilisé par les producteurs et productrices agricoles d’Haïti. Nous sommes également fièrs·es du Gid Alimanté, créé en grande partie grâce à l’engagement et l’appui des femmes haïtiennes.

C’est presque 20 ans de travailler main dans la main avec nos partenaires. Avec des organisations comme GRAFHES, Le Réseau d’enseignement professionnel et d’interventions écologiques (REPIE), COPEDH, GRIEL, les associations paysannes de Marigot, Cercle Divers, l’Association des producteurs et vendeurs de fruits du sud (ASPVEFS) nous avons collaboré à renforcer les capacités des paysans et paysannes en agriculture agroécologique et leur résilience face à un environnement dégradé et vulnérable aux changements climatiques.

Toujours dans une vision de développement durable et à long terme, nous avons déployé des actions d’accompagnement auprès des producteurs et productrices agricoles : reboisement, compostage communautaire et gestion des déchets organiques, nouvelles pratiques d’élevage de cabris, réhabilitation de jardins maraichers et de systèmes d’irrigation, amélioration des techniques de commercialisation, formation en nutrition, formation en agroécologie, pour nommer quelques exemples.

Bien évidemment, rien n’aurait pu être accompli sans l’implication des populations qui nous ont accueillis au sein de leur communauté.

Ensemble, SUCO, ses partenaires et les communautés locales, nous avons beaucoup accompli; ensemble, nous allons accomplir encore plus.

Linda Gagnon

 


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme -Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 201
Courriel: lindagagnon@suco.org


Une bonne récolte d’idées pour SUCO à IVCO 2019

 
Crédit photo : Twitter @VSO_Rwanda

 

Sous le leadership de FORUM, la grande rencontre internationale annuelle du volontariat, IVCO, s’est tenue du 27 au 30 octobre derniers à Kigali, au Rwanda. Après avoir été hôtesse, avec Oxfam-Québec, de l’édition 2018 à Montréal, SUCO était, cette fois, l’une des participantes. Notre directrice générale, Geneviève Giasson, et notre responsable du volontariat, Anne Vincent, nous ont représentés·es.

La thématique de l’édition de cette année portait sur l’adoption de standards de qualité communs pour les entités œuvrant en volontariat international en matière d’élaboration des projets, de gestion des volontaires, de sécurité et de mesure d’impact. Dans une vision de la coopération en changement et d’un monde instable dans plusieurs régions, ce travail, fait par les membres de FORUM, est plus que pertinent. Il devrait permettre d’adopter des pratiques encore plus ancrées dans les besoins des populations et davantage soucieuses de leur impact positif pour celles-ci.

Les thématiques de la gestion des volontaires et de la mesure d’impact  ont particulièrement intéressé nos représentantes. Dans un souci d’apprentissage et avec l’amorce d’une nouvelle planification stratégique pour SUCO, elles ont fait un plein d’expériences et de façons de faire stimulantes pour améliorer nos propres pratiques.

Nos représentantes ont aussi pu prendre le pouls de la diversité et du dynamisme du volontariat international et national. L’une des richesses de cette édition d’IVCO fut sans doute la présence de représentants.tes des pays d’Afrique. À travers les présentations et les échanges en atelier, ils et elles ont notamment pu partager les approches de volontariat national existantes dans plusieurs pays. Celles-ci permettent aux jeunes de s’impliquer positivement au sein de collectivités et de renforcer ainsi leur leadership.

 

 


Des jeunes participent à la dynamisation de la région Las Segovias au Nicaragua grâce au projet Entrepreneuriat pour la jeunesse rurale

 

165 petites entreprises et 237 jeunes de 18 à 30 ans ont consolidé leurs activités dans leur région au cours des 2 dernières années

Depuis octobre 2017, des centaines de jeunes du Nicaragua, dans la région nord du pays, las Segovias, ont pu renforcer leurs capacités dans le cadre du projet Entrepreneuriat pour la jeunesse rurale. Ces jeunes se sont vu offrir non seulement la chance de développer des alternatives de travail viables et rentables, mais ont aussi pu voir dans leur région un endroit où ils pourront développer leur plein potentiel, mettre sur pieds des projets, s’impliquer au sein de leur communauté, travailler en collaboration, échanger des idées, devenir des citoyens et des citoyennes à part entière. L’apport des jeunes ne peut qu’être positif pour cette région qui est confrontée à un exode rural important en raison des difficultés d’accès à l’emploi

Les entreprises couvrent une grande gamme d’activités économiques, allant de la boulangerie, à l’élaboration de produits à base de porc, stockage et vente en gros de céréales, production, torréfaction et mise en marché de café, production et vente de miel, gestion de marchés biologiques, etc… En plus d’offrir des occasions d’emploi, les marchés biologiques ont permis d’améliorer l’accès à des produits de qualité pour la population locale et d’offrir des débouchés pour les fruits, légumes, viande, œufs, fromages des agriculteurs et agricultrices des villages situés à proximité des marchés.

Des actions qui portent fruit

Au cours des 2 dernières années, le projet a appuyé 165 petites entreprises mises sur pied par des jeunes ayant d’abord participé à un programme de formation en gestion de fermes agroécologiques entre 2011 et 2017. 237 jeunes de 18 à 30 ans, dont 30 % sont des jeunes femmes, ont pu consolider leur entreprise respective qui prennent différentes formes :  individuelles, familiales ou sous forme de coopératives. Les jeunes ont également eu accès à un financement via du micro-crédit coopératif de plus de 100 000 $, à des formations techniques selon leurs besoins, à des formations en gestion, à des formations en mise en marché et à des rencontres d’échanges avec d’autres entrepreneurs et entrepreneures de leur domaine d’activité.

Des pratiques écologiques et responsables

61 entreprises ont adopté des technologies vertes pour leur divers processus de transformation et ainsi diminuer la pression sur les ressources naturelles (surtout le bois et l’eau). Par exemple, des fours utilisant les résidus de café ont été implantés pour les activités de torréfaction du café (au lieu d’utiliser du bois). Également, des boulangeries utilisent dorénavant des fours améliorés plus performants au niveau énergétique et qui consomment jusqu’à 70% moins de bois. Toutes les entreprises ont également adopté des bonnes pratiques de gestion des déchets passant par la réduction, la récupération, la réutilisation et le recyclage.

Un succès malgré le climat politique instable

Malgré la grave crise politique, sociale et économique que traverse le Nicaragua depuis 2018, il est important de noter que seulement 27 entreprises ont dû diminuer leurs activités ou, au pire, fermer leurs portes pour 3 d’entre elles. Toutes les autres entreprises créées sont toujours en opération. Un fonds de crédit est toujours disponible pour les jeunes du projet, mais aussi pour tous et toutes les jeunes intéressés·es de la région. La grande majorité des jeunes sont maintenant des membres à part entière de coopératives, certains et certaines ont même intégré des conseils d’administration, une réalité qui n’existait pas il y a à peine 3 ans. Les formations et l’appui reçu ont définitivement dynamisé la région et ouvert des portes aux jeunes.

Un projet d’envergure ne peut se mener seul

Au cours des 2 années du projet, SUCO a pris en charge la supervision générale du projet qui a été mis en œuvre sur le terrain avec ses 3 partenaires : la coopérative d’épargne crédit 10 de Mayo, la coopérative de services multiples Santiago et la Fondation pour le développement économique rural (FIDER). Ces partenaires ont mis en place toutes les activités, géré un fonds de crédit pour les jeunes, offert les formations et organisé les rencontre d’échanges. Des volontaires de SUCO ont également participé au succès du projet. 2 volontaires ont apporté leur appui en commercialisation et marketing, tandis qu’une troisième a travaillé à intégrer les notions d’égalité femmes-hommes dans le projet.

Entreprenariat pour la jeunesse rurale a été financé par le Programme québécois de développement international (PQDI) du Ministère des relations internationales et de la francophonie du gouvernement du Québec (MRIF) et appuyé par le Programme de coopération volontaire financé par Affaires mondiales Canada.

 


Renseignements supplémentaires

Linda Gagnon
Chargée de programme
lindagagnon@suco.org
514 272-3019, poste 228

 


Des nouvelles du projet FORMAGRO au Pérou

 

Depuis 2015, le projet FORMAGRO est en cours au Pérou dans les régions de Lima et d’Ancash. Celui-ci vise à soutenir les jeunes producteurs et productrices par le biais de formations, d’appui à la production agricole durable, et de soutien à la création de petites entreprises. Voici les dernières nouvelles.

► Un forum national pour s’adapter aux changements climatiques

Les 5, 6 et 7 juin 2019, s’est tenu le forum Adaptation aux changements climatiques des systèmes agraires andins à Huaraz dans la région d’Ancash. Plus de 250 jeunes productrices et producteurs, représentants·es d’organisations jeunesse, enseignants·es, autorités et professionnels·elles du secteur étaient présents. Les participants·es se sont réunis autour du slogan « Patsamamata waatakushun, kanan waray shumaq kawakunapaa » (Prenez soin de notre Terre-mère pour bien vivre au présent et à l’avenir).

La première journée était dédiée à une visite terrain qui a permis de saisir l’impact des changements climatiques dans la région et les solutions envisagées par les jeunes producteurs et productrices. Par la suite, lors des deux journées de travail qui ont suivi, les participants et participantes ont réfléchi à l’impact des changements climatiques sur les moyens de subsistance des populations andines et ont échangé leurs expériences, stratégies et techniques d’adaptation mises en œuvre dans les écosystèmes andins.

 

Processus de travail

Les participants et participantes ont été divisés en quatre grands groupes de travail afin de rassembler leurs expériences et leurs contributions en adaptation aux changements climatiques, et en particulier au niveau de la préservation de techniques ancestrales, tout en explorant leurs avantages et leurs inconvénients.

Ce travail a été précédé par des expositions sur les changements climatiques dans la région andine, la situation des femmes et des jeunes ruraux dans ce contexte, les techniques de récupération d’eau et l’agroécologie en tant que stratégie d’adaptation aux changements climatiques.

 

Les conclusions des groupes de travail

Ces travaux de groupe ont permis de compiler diverses stratégies et techniques, ancestrales et innovantes, contribuant à l’adaptation aux changements climatiques dans une perspective globale de système agricole durable.

La culture en terrasse, l’agroforesterie pratiquée en association avec des arbres indigènes, l’utilisation du guano (engrais à base d’excréments) comme engrais organiques et production de biogaz, la diversification des cultures, la mise en place de jardins biologiques familiaux et l’élevage d’abeilles sont parmi les solutions qui ont été discutées par les participants et participantes. S’ajoutent des stratégies pour favoriser la collecte et l’utilisation rationnelle de l’eau avec des techniques telles que les fosses d’infiltration, les systèmes d’irrigation et l’utilisation de réservoirs. Le sujet des déchets a également été abordé au niveau de la collecte et la séparation adéquate des déchets solides recyclables et une élimination adéquate des déchets non recyclables.

 

 

Les résultats du forum ont reflété les effets concrets des changements climatiques dans les différentes régions du Pérou. C’est pourquoi, au cours de l’événement, les participants et participantes ont souligné l’importance d’intégrer et de partager les différentes techniques élaborées par chacun et chacune afin de mieux s’adapter. Les solutions doivent être variées dans un même espace géographique.

À propos du forum

Le forum en était à sa 3e édition. En 2017, à Huaraz, le premier forum avait pour objectif de valoriser les systèmes de production agricole familiale pour favoriser le développement, spécialement pour les jeunes des milieux ruraux. En 2018, le forum, qui s’est tenu à Lima, a permis de recueillir les besoins des jeunes, en lien avec la formation pour le développement d’entreprises agricoles, l’accès au financement et aux marchés agroécologiques et la participation des jeunes au sein des organisations agraires et politiques.  En 2020, la question de la participation des jeunes dans le contexte politique rural et les marchés agroécologiques sera mise de l’avant.

► Concours du Fonds Wiñay (Grandir en langue quechua)

Le fonds Wiñay est né en réponse aux difficultés rencontrées par les jeunes agriculteurs et agricultrices de fermes familiales au niveau de l’obtention de financement pour mettre en œuvre leurs idées de commercialisation.

 

Jesús Javier produit des œufs agroécologiques à Ancash

 

Lors de sa troisième édition, en juillet et août dernier, le Fonds Wiñay a attribué des bourses à 13 projets jeunesse, sept dans la région d’Ancash et six dans la région de Lima, auxquels s’ajoutent un total de 33 projets agroécologiques financés depuis le lancement de sa première édition en octobre 2018.

« La jeunesse est l’avenir de l’agriculture familiale. Préserver l’intérêt pour l’agriculture en tant que profession est vital pour la sécurité alimentaire et le développement agricole à venir. Les jeunes agriculteurs et agricultrices sont le pont entre les connaissances traditionnelles et locales et les idées novatrices. » FAO

Le financement non remboursable vise à contribuer au développement d’entreprises répondant aux caractéristiques suivantes :

  • Les entreprises sont dirigées par des jeunes hommes et femmes, âgés de 16 à 35 ans, et qui ont participé à l’un des modules de formation offerts dans le cadre du projet FORMAGRO;
  • Les entreprises utilisent des techniques issues de l’agroécologie;
  • Les entreprises proposent des solutions innovantes.

 

Dany Ancco de Salud Natura

 

Remise des prix

À Lima, la cérémonie d’évaluation finale et de remise des prix a eu lieu le jeudi 18 juillet dans les jardins de la faculté de zootechnie de l’Université nationale agraire de La Molina. À Ancash, la foire des gagnants et gagnates s’est tenue le vendredi 16 août à l’Hôtel Huascarán à Huaraz.

 

Les six entreprises gagnantes à Lima

 

Les sept entreprises gagnantes à Ancash

 

Parmi les entreprises primées, on trouve, entre autres, des producteurs et des productrices de nectars et de glaces de fruits et légumes locaux, de farine de kiwicha (amarante) et de pains artisanaux aux grains andins, de miel au pollen andin, ainsi que de fromages affinés et d’œufs biologiques.

« En tant que jeunes, nous avons beaucoup de choses en tête, mais nous visons toujours quelque chose de prometteur. » – Cristian Yactayo, Valle escondido –

 

Cristian Yactayo fait partie du jardin agroécologique de Valle Escondido

 

On observe, qu’à chaque édition, le niveau de préparation des entreprises augmente, comme le souligne Émilie Lemieux, directrice du projet FORMAGRO :

« Nous réalisons que les jeunes qui se présentent au Fonds sont mieux préparés. Cela se reflète dans la qualité des produits qu’ils nous présentent, dans leur préparation au concours et dans leur plan d’affaires qui devient plus professionnel »

La quatrième et dernière édition du concours aura lieu le 13 décembre prochain et permettra le financement de 13 entreprises supplémentaires administrées par des jeunes du projet FORMAGRO.

► Suivez les activités du projet FORMAGRO sur la page Facebook de SUCO au Pérou (en espagnol) : https://www.facebook.com/sucoperu/


Renseignements supplémentaires :

Émilie Lemieux
Directrice du projet FORMAGRO au Pérou
emilielemieux@suco.org

Mélanie Lacroix,
Directrice adjointe du projet FORMAGRO au Pérou
melanielacroix@suco.org

 

Photos : Carlos Ly


SUCO sera bientôt au Bénin !

 

De nouveaux projets pour SUCO !

Dès novembre 2019, trois de nos conseillers·ères volontaires partiront à Bohico, dans le département du Zou au Bénin, afin d’appuyer notre partenaire ALDIPE avec ses programmes ECMS et PADCE XXI. Ils et elles seront suivis·es d’un de nos groupes Québec sans frontières en juin 2020.

 

 

Notre partenaire : ALDIPE

Notre partenaire, l’Association de Lutte pour un Développement Intégré et pour la Protection de l’Environnement (ALDIPE), est une organisation non gouvernementale béninoise. ALDIPE travaille avec des populations défavorisées en préconisant des approches de responsabilisation et d’auto-promotion. L’organisme participe au développement socio-économique et culturel de l’Afrique en général et, plus particulièrement, du Bénin : il travaille dans les départements du Zou, des Collines, de l’Atlantique et du Couffo. Les principaux domaines d’intervention d’ALDIPE sont l’agriculture durable, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la santé communautaire, l’éducation et la formation, la promotion des droits des enfants et des femmes et la gouvernance locale. Les questions de l’environnement et de genre constituent les axes transversaux de ses interventions.

Nos volontaires

Notre conseiller·ère en commercialisation et notre conseiller·ère en environnement et agroécologie collaboreront avec ALDIPE dans le cadre de son programme de Promotion de l’Agriculture Durable et d’une Citoyenneté Engagée au XXIème siècle (PADCE XXI) visant à promouvoir le développement des filières agricoles locales (riz, maïs et soja) par des communautés ancrées durablement dans leurs territoires dans les communes d’Abomey, Zakpota, Zangnanado et Zogbodomey dans le département du Zou. Notre conseiller·ère en participation citoyenne des jeunes se concentrera plutôt sur le programme d’Éducation à la Citoyenneté Mondiale et Solidaire (ECMS) qui vise à conscientiser les jeunes aux enjeux du développement, aux inégalités qui les entourent et aux mécanismes qui engendrent ces inégalités.

 

Notre groupe QSF

De son côté, notre groupe Québec sans frontières s’installera à Allahé, dans la commune de Za-kpota, pendant 70 jours à l’été 2020. Ils et elles participeront au projet L’agroécologie et les savoirs ancestraux pour le respect de l’environnement en réalisant un diagnostic sur les pratiques agricoles et les connaissances en agroécologie des producteurs·trices de la région et en présentant des ateliers à la ferme-école mise en place par ALDIPE. Dans le cadre du projet ECMS, ils et elles discuteront avec des jeunes lors d’ateliers en plus de les encourager dans leurs activités de reboisement.

 


Renseignements supplémentaires :

Anne Vincent
Chargée de programme – volontariat
annevincent@suco.org
514 272-3019, poste 231


SUCO recherche des participants·es pour Québec sans frontières 2019-2020 !

 

À propos du programme Québec sans frontières

Par l’entremise du programme de stage international Québec sans frontières (QSF), SUCO permet aux Québécoises et Québécois ayant entre 18 et 35 ans de vivre une expérience d’initiation à la solidarité internationale. Ce programme est financé par la Direction du développement international du ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec (MRIF) et coordonné par l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)Les stagiaires réalisent en groupe une immersion interculturelle unique en son genre d’une durée de 70 jours, au sein d’une communauté en Afrique de l’Ouest ou en Amérique latine.

Participants·es QSF au Pérou en 2019

 

Le programme QSF se déroule sur une année complète de la façon suivante :

  • 6 fins de semaine de formation pré-départ obligatoires réparties d’octobre 2019 à mai 2020
  • Un séjour de 70 jours dans le pays d’accueil et vie en famille d’accueil
  • Un ou une responsable d’équipe par projet
  • Un bilan d’une fin de semaine au retour
  • Des activités de sensibilisation du public québécois au retour

Conditions d’admissibilité :

  • Être âgé ou âgée de 18 à 35 ans
  • Être de nationalité canadienne ou avoir la résidence permanente
  • Avoir son domicile permanent au Québec depuis au moins 1 an
  • Posséder un diplôme d’études secondaires
  • Être en bonne santé physique et mentale (des certificats médicaux sont requis)

En savoir plus sur le programme QSF »


Les trois projets de SUCO pour les cohortes 2019-2020

Participants·es QSF au Sénégal en 2019

BÉNIN: L’AGROÉCOLOGIE ET LES SAVOIRS ANCESTRAUX POUR LE RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT

Notre partenaire, ALDIPE, a mis sur pied une ferme-école qui réalise plusieurs activités de production, de transformation, de maraîchage, d’élevage et la mise en place de parcelles de démonstration. Cette ferme-école sert de lieu de formation pratique, d’expérimentation et de démonstration pour les producteurs·trices de la région.

ALDIPE travaille également avec des jeunes afin de les outiller en éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire (ECMS). Dans leur engagement citoyen, ces jeunes mènent des activités de reboisement pour la protection de l’environnement et des jardins scolaires pour promouvoir des pratiques agroécologiques.

Description des activités : 

  • Réaliser un diagnostic sur les pratiques agricoles et les connaissances en agroécologie des producteurs et productrices de la région de Allahé;
  • Répertorier les savoirs ancestraux en agriculture respectueux de l’environnement dans la région de Allahé;
  • Monter et animer des ateliers pratiques sur l’agroécologie, le compostage et l’aviculture auprès des producteurs et productrices de la ferme-école de Allahé;
  • Créer des outils afin de favoriser le transfert des connaissances;
  • Participer à des échanges sur les enjeux environnementaux avec des jeunes des cellules d’éducation à la citoyenneté mondiale et de solidarité (ECMS) à Abomey;
  • Participer et soutenir les activités de reboisement des jeunes des cellules ECMS à Abomey.

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Devenir responsable d’équipe »

HONDURAS: L’ENTREPRENEURIAT JEUNESSE POUR CONTRER L’EXODE RURAL

Notre partenaire, FIPAH, intervient au niveau de l’autonomisation économique des femmes dans plusieurs communautés. Cependant, ce travail est insuffisant pour contrer l’exode rural des jeunes de la région. Ce projet QSF vise la mise en place d’un processus de formation en entrepreneuriat, particulièrement la création de microentreprises (qui sont simples à réaliser), afin de développer de nouvelles opportunités économiques, de valoriser ce qui est disponible dans les communautés et de freiner l’immigration des jeunes.

Les jeunes s’impliquent aussi, parallèlement, dans des initiatives de reboisement afin d’améliorer la qualité de l’environnement et d’embellir la communauté. La participation à ces projets de reboisement permettra aux jeunes de la région de s’impliquer activement dans un projet ayant des retombées positives concrètes. La naissance d’un sentiment de fierté lié à ce projet contribuera à augmenter le désir des jeunes de rester dans leur communauté.

Description des activités :       

  • Réaliser un diagnostic sur les besoins de formations des jeunes en entrepreneuriat, sur leurs intérêts et besoins et sur les opportunités économiques de la région;
  • Monter et réaliser des ateliers de formations sur l’entrepreneuriat, la microentreprise, le démarrage d’entreprise et la gestion financière;
  • Accompagner les jeunes dans la création et la réalisation de leur plan d’affaires;
  • Créer un réseau d’échanges sur les bonnes pratiques entre les jeunes de la région;
  • Créer des outils afin de favoriser le transfert des connaissances;
  • Participer aux initiatives de reboisement des jeunes de la communauté.

Participer au projet »

Devenir responsable d’équipe »

PÉROU: LA NUTRITION AU COEUR DES SYSTÈMES ALIMENTAIRES VIABLES

La population de la région de Caraz est aux prises avec le double fardeau de la malnutrition et du surpoids. Bien que les activités des familles reposent essentiellement sur la production agropastorale de subsistance qui constitue la principale source d’alimentation, l’évolution économique du pays amène avec elle l’introduction de produits alimentaires à faible teneur nutritive au détriment des produits locaux de qualité et riches en vitamines et en protéines.

Ce projet QSF vise à considérer tout le système alimentaire, avec ALLPA, afin d’aborder les problèmes de nutrition. Cette approche permettra de mieux cibler les problèmes et les causes de l’ensemble du cycle de vie de l’aliment en regardant du côté des pratiques agricoles et des types d’aliments cultivés, jusqu’aux habitudes de consommation et la disponibilité des aliments dans le but d’obtenir des impacts concrets à long terme sur la santé des populations.

Description des activités :       

  • Réaliser un diagnostic sur les habitudes de consommation des aliments et sur les aliments disponibles et cultivés localement dans la région de Caraz
  • Réaliser un diagnostic sur les outils didactiques en nutrition et les modules de formation disponibles à Caraz;
  • Monter et animer des formations sur la nutrition et la saine alimentation;
  • Organiser une campagne de sensibilisation sur la nutrition et la saine alimentation auprès de la population de Caraz;
  • Créer des outils didactiques et de sensibilisation en nutrition.

► Le groupe est désormais complet !

 

Participants·es QSF au Pérou en 2019

 


Renseignements supplémentaires :

Marylène Leduc
Adjointe à la programmation, coopération volontaire et stages
maryleneleduc@suco.org
514 272-3019, poste 229

Noémie Pelletier-Deschamps
Adjointe à la programmation, Québec sans frontières
adj-programmes@suco.org
514 272-3019, poste 229