Pandémie, dette africaine et agroécologie

 

Quel défi l’Afrique doit-elle relever pour mettre en place un système alimentaire durable dans la foulée de la crise sanitaire mondiale?

La COVID19 inflige au monde entier l’une des plus graves crises sanitaires et économiques de son histoire. Cette crise vient aggraver les difficultés déjà importantes des pays fragiles, particulièrement ceux du continent africain. Elle surgit alors même qu’ils subissent les conséquences du défi sécuritaire et des changements climatiques.

Le 14 avril dernier, le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un allégement de la dette pour 25 pays parmi les plus pauvres et les plus vulnérables, dont une majorité de pays africains; ceci afin de leur permettre de consacrer une plus grande partie de leurs faibles ressources financières à la crise sanitaire.

Si plusieurs chefs•es d’État plaident pour une annulation complète de la dette publique des pays africains pour faire face à la pandémie, d’autres voix considèrent que ça n’apporte pas de solutions structurelles à leurs difficultés. Une telle mesure pourrait même ternir davantage l’image des États endettés et compromettre leur accès à de futurs financements. Et des financements il en faudra, puisqu’après la COVID, l’Afrique devra faire face à un défi encore plus grand : redresser un continent fragile et le mettre sur la voie du développement inclusif et durable.

L’Afrique à l’aube d’un temps nouveau

De grands changements s’annoncent en Afrique car les experts•es prévoient que la croissance démographique y sera exponentielle. Dans les 30 prochaines années, la population africaine devrait plus que doubler, passant de 1,2 à 2,5 milliards d’habitants, presque le quart de la population mondiale. De plus, 80% de ce boum démographique se produira dans les villes, faisant de l’Afrique un continent fortement urbanisé. Nul doute qu’il faudra investir beaucoup de ressources en agriculture pour nourrir tout ce monde. Mais de quelle agriculture parlons-nous?

Le défi alimentaire africain est au croisement des grands défis du continent et ce sont les agricultrices et agriculteurs, de même que les responsables gouvernementaux qui doivent le relever. Il apparaît évident que l’Afrique doit s’affranchir du modèle de l’import-export et développer une agriculture durable qui respecte les principes de l’agroécologie.

Le défi alimentaire africain est d’abord économique. Actuellement, 20 % de l’alimentation y est importée, ce qui représente des coûts de 30 à 50 milliards de dollars par an; et la facture pourrait s’élever à 150 milliards de dollars en 2030.

En second lieu, le défi est social, caractérisé par un exode rural constant qui vient saturer les villes et les zones périurbaines surpeuplées et aux infrastructures déficientes. De plus, ces flux migratoires contribuent à la déstabilisation interne des pays et à l’insécurité internationale.

Enfin, le défi est environnemental car, au cœur du système alimentaire, ce sont les paysannes et les paysans, majoritairement pauvres, qui gèrent l’essentiel des ressources naturelles et souffrent de leur dégradation.

Les agriculteurs et agricultrices de l’Afrique et leurs organisations font face à des batailles difficiles. Avec une très faible reconnaissance de leurs savoirs ancestraux, un difficile accès aux ressources, aux nouvelles technologies et aux connaissances nécessaires, comment concrétiser l’adaptation aux changements climatiques?

La révolution agroécologique

Selon le Réseau des organisations paysannes et de producteurs agricoles d’Afrique de l’Ouest (ROPPA), l’agriculture africaine a besoin d’une révolution. Elle peut se décliner en trois volets.

Tout d’abord, elle doit à tout prix éviter le modèle agro-industriel qui produit certes, mais en dévastant les milieux naturels, avec les risques de transmission de zoonoses qui en découlent. Il faut au contraire que les systèmes agricoles africains soient adaptés aux environnements locaux et favorisent les méthodes écologiques (comme c’est le cas du CEEDD, au Sénégal).

Ensuite, il faudra valoriser sur les marchés africains les produits domestiques en les rendant accessibles, de qualité et conformes aux besoins des consommateurs, notamment urbains.

Enfin, sur le plan politique, par le biais de la souveraineté alimentaire, il faut que les États favorisent un commerce international qui serve le développement national et non l’inverse.

En somme, tous les gouvernements, qu’ils soient africains ou non, devraient baser leurs politiques agricoles sur les besoins des populations locales en aliments sains, abordables, culturellement acceptables et cultivés de façon à avoir un faible impact environnemental.

Les bailleurs de fonds, les agences de coopération, les ONG de développement international de même que la communauté scientifique doivent accompagner cette nécessaire ‘’révolution agroécologique’’ des systèmes de production agricole afin de permettre à l’Afrique de relever son incontournable défi alimentaire.

 

Crédit photo : Jonathan Munroe

 


Renseignements supplémentaires:

Roch Harvey
Chargé de programme – développement des affaires
(514) 272-3019 poste 233
Courriel : rochharvey@suco.org


Communiqué de presse – Au sujet de la COVID-19

 

 

 

Communiqué de presse – pour diffusion immédiate

 

Montréal, le 17 mars 2020. Suite à la progression de la pandémie de la COVID-19 et aux mesures prises par les autorités sanitaires locales, nationales et internationales, SUCO a mis en place une série de mesures pour assurer la sécurité de son équipe, ainsi que de ses volontaires et stagiaires œuvrant outre-mer. Notre priorité reste celle d’assurer la santé de nos équipes et celle des personnes que nous côtoyons, en plus de contribuer à l’effort mondial pour limiter la propagation du virus.

Nous avons mis en place un comité de gestion de crise au sein de SUCO, afin de suivre l’évolution de la pandémie. Le comité se rencontre tous les jours pour déterminer des mesures de prévention et de gestion de la situation, tenant en compte les décisions des gouvernements québécois, canadiens et internationaux.

À ce jour, SUCO :

  • a suspendu tout nouveau déplacement à l’étranger jusqu’à nouvel ordre;
  • fait des démarches pour rapatrier les volontaires et stagiaires sur le terrain avant la date prévue, lorsque c’est encore possible;
  • a organisé des mesures internes pour assurer la sécurité et la santé de ses employés·es, volontaires et stagiaires, dans les pays où les frontières sont fermées et que des mesures de confinement ont été instaurées;
  • facilite l’isolement à domicile pendant 14 jours de ses volontaires et stagiaires rentrant au pays;
  • a suspendu l’envoi des stagiaires et volontaires à l’étranger jusqu’à nouvel ordre;
  • a suspendu tous ses événements, autant au Canada qu’à l’étranger;
  • facilite le télétravail pour ses employés·es autant au siège à Montréal que dans ses bureaux outre-mer;
  • communique de façon régulière à son équipe les mesures de prévention préconisées par les autorités sanitaires québécoises et canadiennes.

La situation évolue rapidement et SUCO continuera à suivre de très près les avis des gouvernements du Canada et du Québec. SUCO adaptera ses décisions selon le déroulement des directives émises par ces derniers ainsi que par les gouvernements des pays où nous intervenons.

SUCO souligne son engagement à contribuer aux efforts pour limiter la propagation de la COVID-19 et à veiller à la santé de son équipe et des gens qui nous entourent. Nous invitons tout le monde à la prudence, comme meilleure des protections.

 

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Oswaldo Gutiérrez Bayardi, responsable des relations publiques et des communications, 514-272-3019, p. 225, oswaldogutierrez@suco.org

 

À PROPOS DE SUCO 

SUCO est un organisme de coopération internationale établie à Montréal depuis 1961. Il réalise des projets de développement durable visant à renforcer l’autonomie des personnes, des organisations et des collectivités dans six pays : Burkina Faso, Haïti, Honduras, Nicaragua, Pérou et Sénégal. À travers des solutions durables, comme l’agriculture écologique, la promotion du commerce local et régional, l’égalité entre femmes et hommes et la mobilisation citoyenne, SUCO renforce la capacité des populations pour s’adapter aux conséquences des changements climatiques et se relever plus vite des crises.

 


Comunicado de prensa – Sobre el COVID-19

 

 

 

Comunicado de prensa – para difusión inmediata

 

Montreal, 17 de marzo de 2020. Ante la progresión de la pandemia del COVID-19 y las medidas tomadas por las autoridades sanitarias en Canadá y en el extranjero, SUCO ha puesto en marcha una serie de medidas en pro de la seguridad de su equipo, de sus voluntarios y voluntarias y de sus pasantes en sus países de intervención. Nuestra prioridad es y seguirá siendo preservar la salud de nuestros equipos y de las personas con las que trabajamos, además de contribuir al esfuerzo mundial por frenar la propagación del virus.

SUCO ha puesto en marcha un comité de gestión de crisis que sigue la evolución de la pandemia de manera cotidiana. El comité determina las medidas de prevención y de respuesta a la situación, tomando en cuenta las decisiones de los gobiernos de Quebec, Canadá e internacionales.

Hasta el momento, SUCO:

  • ha suspendido todo nuevo desplazamiento al extranjero hasta nuevo aviso;
  • lleva a cabo gestiones para repatriar los voluntarios y voluntarias así como los pasantes en el extranjero antes de la fecha prevista para su regreso, donde es aún posible;
  • ha puesto en marcha medidas internas para garantizar la seguridad y la salud de los y las empleadas, los y las voluntarias y los pasantes en los países donde las fronteras están cerradas y que medidas de confinamiento han sido decretadas;
  • facilita el aislamiento durante 14 días de las y los voluntarios y los pasantes que regresen al país;
  • ha suspendido el envío de pasantes y voluntarios y voluntarias en el extranjero hasta nuevo aviso;
  • ha suspendido todos sus eventos, tanto en Canadá como en el extranjero;
  • facilita el trabajo desde casa para sus empleados y empleadas, tanto en su sede en Montreal como en sus oficinas en el extranjero;
  • comunica de manera regular a su equipo las medidas de prevención recomendadas por las autoridades sanitarias de Quebec y de Canadá.

La situación evoluciona rápidamente y SUCO continuará de seguir de cerca las recomendaciones de los gobiernos de Quebec y de Canadá. SUCO adaptará en consecuencia sus decisiones, según las directivas emitidas por las autoridades canadienses, así que por los gobiernos de los países donde trabajamos.

SUCO destaca su compromiso por colaborar en los esfuerzos de mitigación de la propagación del COVID-19 y a continuar a velar por la seguridad y la salud de su equipo y de las personas que nos rodean. Invitamos a todo el mundo a ser prudentes; es la mejor manera de protegerse.

 

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Oswaldo Gutiérrez Bayardi, responsable de relaciones públicas y comunicación, +1 514-272-3019, ext. 225, oswaldogutierrez@suco.org

 

SOBRE SUCO 

SUCO es un organismo de cooperación internacional establecido en Montreal desde 1961. SUCO realiza de proyectos de desarrollo durable con el objetivo de reforzar la autonomía de personas, organizaciones y colectivos en seis países: Burkina Faso, Haití, Honduras, Nicaragua, Perú y Senegal. A través de soluciones durables como la agricultura ecológica, la promoción del comercio local y regional, la igualdad entre mujeres y hombres y la movilización ciudadana, SUCO  refuerza las capacidades de la población para adaptarse a las consecuencias de los cambios climáticos y de reponerse más rápido de las crisis.


Pour SUCO, le 8 mars c’est tous les jours!

 

 

Année après année la date du 8 mars nous rassemble, où que nous soyons, quoi que nous fassions ici au Canada ou ailleurs. Elle est bien souvent l’occasion d’une pause pour réfléchir à ce que cela signifie pour nous toutes et tous personnellement, mais aussi dans notre milieu de travail, de militance, d’étude, au sein de notre communauté.

Pour SUCO, le 8 mars c’est tous les jours…! et c’est l’engagement que nous prenons : mettre les droits et la participation des femmes au cœur de toutes nos interventions.

 

« Afin d’assurer des changements durables et profitables pour l’ensemble des membres d’une collectivité, SUCO se préoccupe du respect des droits et de la pleine participation des femmes aux décisions et aux actions qui les concernent ». (Planification stratégique de SUCO 2019-2025)

Il est malheureusement encore d’actualité de continuer la lutte pour la reconnaissance des droits des femmes et l’amélioration des rapports de pouvoirs entre les femmes et les hommes.

 

« En dépit de certains progrès, la communauté internationale s’accorde à reconnaître que la situation de la plupart des femmes et des filles dans le monde évolue extrêmement lentement. Aucun pays n’est en mesure, à ce jour, d’affirmer avoir atteint l’égalité des sexes. Les nombreux obstacles rencontrés tant sur le plan juridique que sur le plan culturel semblent immuables. Les femmes et les filles restent sous-évaluées, elles travaillent plus et gagnent moins, avec des perspectives plus limitées. Elles subissent des formes diverses de violence chez elles et dans les lieux publics. » (Communiqué d’ONUFEMMES dans le cadre de la Journée internationale des femmes, 11 décembre 2019)

 

Avec nos  partenaires d’Haiti, du Nicaragua, du Sénégal, du Burkina Faso, du Honduras, du Bénin et du Pérou, nous croyons fermement au pouvoir transformateur des femmes et des filles et travaillons activement à  la reconnaissance et valorisation de leur travail, particulièrement en milieu rural; à la mise en place de conditions propices à l’émergence et l’épanouissement du leadership des femmes et des filles; à favoriser leur autonomie économique, mais également à la transformation des rapports de genre pour atteindre un monde juste, viable et solidaire.

Ce sont les femmes qui luttent jour après jour pour améliorer leurs conditions de vie et celles de leur communauté, les rapports au sein de leur famille et de la communauté qu’elles habitent, qui nous inspirent.

 

Voici l’histoire de deux de ces femmes inspirantes:

 

Marisela García vie à La Esperanza, au Honduras. Elle est membre du Réseau AMIR, une association de plus de 650 femmes autochtones Lencas qui, pour améliorer la qualité de vie des femmes de la communauté, a participé à la mise sur pied d’une usine de transformation des fruits que des femmes comme Marisela produisent sur leurs parcelles. L’usine, qui bénéficie du soutien et de l’accompagnement de SUCO, leur permet de produire de marmelades, du vin et des bonbons, qu’elles vendent ensuite dans la région, augmentant ainsi leurs revenus. Récemment, Marisela a réussi à construire une maison pour elle et sa fille, sur le terrain familial.  « Je ne pouvais pas dormir. Je me disais `j’ai réussi! j’ai bâti ma maison!´ ».

 

 

Astou Dioup est commerçante, conseillère municipale et présidente de la commission environnement de sa commune à Tassette, au Sénégal. Depuis la venue du projet « Dund ak kéew bi » (Vivre longtemps avec l’environnement, en langue wolof), que SUCO soutient en collaboration avec le GRAIM, sa communauté a réussi à mettre en place des pépinières qui aident à contrer la désertification des terres.  « Désormais, nous vendons des arbres un peu partout dans les villages environnants. Nous en prenons aussi pour reboiser nos champs, maisons et espaces publics. Grâce aux pépinières nous avons reboisé aussi notre bois de village, maintenant la forêt est redevenue verte et dense.

 

 

 

 

Crédits photo : Patrice Halley, Elijah St-Louis & CCLAB


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme – Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 228
Courriel: lindagagnon@suco.org


Besson : nouvel adjoint finances et administration

 

Originaire de la Côte d’Ivoire, N’guessan Besson Fernand est adjoint aux finances et à l’administration au siège de SUCO à Montréal depuis mars 2019. À ce titre, il est essentiellement chargé du suivi de la comptabilité et des finances des projets en Afrique et en Haïti.

« J’ai choisi d’intégrer l’équipe de SUCO parce que ce poste m’attirait : il fait appel à toutes mes expériences antérieures (comptabilité et chargé de projet). Ce sont deux volets de compétences que j’apprécie particulièrement. D’où mon attirance pour les organisations qui peuvent permettre cela, plutôt que les entreprises. »

Auparavant, Besson était commis comptable dans un cabinet de comptables à Montréal, puis a travaillé comme chargé de projets et de la comptabilité à Youth In Motion, l’association des jeunes de la petite Bourgogne. Avant d’arriver au Québec, il a travaillé plus de 13 ans dans le cabinet d’étude et de gestion Global Search à Abidjan en Côte d’Ivoire en qualité de chargé de projets et ensuite de technicien comptable.

Besson détient une attestation d’études collégiales en comptabilité financière informatisée obtenue au Québec. Il possède également une maîtrise en gestion des entreprises, spécialité finance et comptabilité obtenue à Dakar au Sénégal.


Diakhassé : histoires de femmes engagées pour l’égalité

 

Montréal, le 30 avril 2018 – Le 7 juin prochain, à la Maison de l’Afrique, l’organisme de coopération internationale SUCO organise ses retrouvailles annuelles. Il s’agit d’un événement de réseautage tenu dans une ambiance conviviale. Cette année, ce sera également l’occasion d’assister au vernissage de l’exposition féministe Diakhassé, présentée dans le cadre du Rallye Expos de Vues d’Afrique. Peinture, lecture de textes, danse et autres performances artistiques seront au rendez-vous afin d’explorer diverses thématiques relatives aux rôles des femmes africaines dans leurs sociétés.

Un mélange entre art et développement durable

Quoi de mieux que d’utiliser l’art comme moyen d’expression pour aborder la solidarité internationale et ses enjeux? Diakhassé est une exposition multisensorielle qui porte un regard croisé sur la situation actuelle des femmes africaines et met en lumière les perceptions de femmes d’ici et d’ailleurs, engagées pour l’égalité. Deux des participantes à cette exposition sont aussi d’anciennes volontaires de SUCO. Ayant toutes les deux réalisé un mandat au Sénégal, elles partagent leur expérience, qui va au-delà de la coopération internationale. À travers leurs pinceaux et leurs plumes, elles vous invitent à la découverte de thématiques qui leur tiennent à cœur, dont la place des femmes dans l’économie solidaire et leur adaptation face aux effets néfastes des changements climatiques.

« Lorsque nous sommes volontaires nous avons la chance de ne pas simplement nous arrêter au travail à réaliser, nous nous intégrons à une communauté, accueillons une nouvelle culture et trouvons nos repères entre Eux et Nous. Cette exposition, c’est ma façon de mettre en lumière des luttes qui me tiennent à cœur, mais surtout des femmes et des filles rencontrées qui, chacune à sa façon, luttent pour un monde plus égalitaire », souligne Éléonore Durocher-Bergeron, artiste peintre et ancienne volontaire de SUCO.

« Féministes, tant qu’il le faudra! »

Diakhassé fait écho au thème de la Journée internationale des femmes de cette année ainsi qu’aux luttes et aux revendications des femmes d’ici et d’ailleurs. La question de l’égalité entre les femmes et les hommes est transversale dans l’approche de SUCO et de ses activités.

Québécoises ou africaines, les artistes de la soirée sont avant tout des femmes. Elles ont toutes une démarche artistique spécifique dans laquelle on perçoit leur engagement certain en tant que femme et féministe.

« Être le fruit de la diversité, d’ici et d’ailleurs, offre de multiples possibilités. En participant à cette exposition, c’est mon siège de trait d’union que je retrouve. Je raconte les histoires des femmes que j’ai rencontrées, leur vie, leurs pérégrinations et leurs victoires… surtout leurs victoires. Les femmes de mon histoire sont des forces de la nature », souligne Marlyatou Dosso, blogueuse d’Afriknow et participante de l’exposition.

Késoued, artiste peintre camerounaise, quant à elle, dépeint un brassage culturel particulier. Les réalités de la vie quotidienne en Afrique et le respect de la femme constituent des messages qu’elle véhicule à travers ses œuvres riches en couleurs éclatantes.

La participation aux Retrouvailles est gratuite. Les gens doivent réserver leur place en ligne (http://suco.org/events/retrouvailles-2018/). Le vernissage débute dès 18 h et des bouchées à saveur africaine seront servies au cours de la soirée. L’exposition Diakhassé se tiendra exclusivement du 1er au 30 juin à la Maison de l’Afrique.

À propos de SUCO

SUCO est un organisme de coopération internationale fondé en 1961. Il réalise des projets de développement durable visant à renforcer l’autonomie des personnes, des organisations et des collectivités dans six pays : Burkina Faso, Haïti, Honduras, Nicaragua, Pérou et Sénégal. L’expertise de SUCO se situe principalement dans les domaines de l’agriculture durable, du développement local, de l’égalité entre femmes et hommes, de la mobilisation citoyenne et de l’entrepreneuriat rural.

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Renseignements :
Yasmina Britel
Agente de programme – Éducation à la citoyenneté, SUCO

Tél. : (514) 272-3019, poste 234
Cell. : (514) 219-0810
Courriel : yasminabritel@suco.org