Soulignons la Journée mondiale de l’alimentation

 

16 octobre : Journée mondiale de l’alimentation

Orchestrée par l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la #JournéeMondialedelAlimentation, a pour thème cette année « Cultiver, nourrir, préserver. Ensemble. »

Selon la FAO, en 2020 près de 690 millions souffrent de la faim dans le monde, soit environ 10 millions de personnes de plus qu’en 2019. L’évolution de la pandémie et les scénarios de croissance économique laissent entrevoir la possibilité que 83 à 132 millions de personnes de plus souffrent de la faim au cours de l’année.

Devant cette réalité implacable, le thème de la Journée internationale de l’alimentation est plus que pertinent.

La COVID-19 et les systèmes alimentaires

Même si depuis 2014 nous constatons une augmentation constante de la faim dans le monde conjuguée étonnamment à une hausse de l’obésité, la pandémie de la COVID-19 et les mesures sanitaires mises en place pour limiter la propagation du coronavirus ont des impacts sur la capacité de nourrir, et de nourrir sainement la population mondiale. Les impacts se font principalement sentir sur la production alimentaire, En fait, la crise sanitaire a agi comme une loupe et a démontré les faiblesses, mais aussi les points forts des systèmes alimentaires, et ce, peu importe l’échelle. Les enjeux liés à l’alimentation ne sont pas uniquement une question de production agricole, et comme la pandémie l’a démontré, toutes les composantes d’un système alimentaire sont essentielles pour acheminer la nourriture de la ferme à la table.

Schéma de l'axe systèmes alimentaires viable - SUCO
Schéma de l’axe: systèmes alimentaires viables

Systèmes alimentaires menacés

Par exemple, des femmes membres de la coopérative Sell Sellal au Sénégal, productrices d’oignons, ont été contraintes laisser pourrir leur production faute d’accès aux marchés et aux consommateurs, mais aussi faute de capacité de transformation et de conservation des produits. Au Québec, nous avons vécu une situation similaire avec les productions de porcs, bœufs et volailles qui, faute d’abattoirs, ont vu leurs productions menacées avec l’article La filière alimentaire sinistrée. Ces deux exemples illustrent en fait l’interdépendance et de la fragilité des systèmes alimentaires .

La fragilité des systèmes alimentaires

Un rapport produit par IPES-Food à la fin mars 2020 et le communiqué La COVID-19 et la crise dans les systèmes alimentaires : Symptômes, causes et solutions potentielles soulignent que même si aucune défaillance généralisée des chaînes d’approvisionnement alimentaire ni de volatilité extrême des prix n’a été déplorée, il n’en demeure pas moins que les chaînes d’approvisionnement, longues et courtes, ont été mises à rude épreuve et que la résilience des systèmes alimentaires a été testée, entrainant des impacts différents autour du monde.

Le rôle des femmes dans l’alimentation

Alors que les femmes jouent un rôle prépondérant dans les systèmes alimentaires – de la production à la transformation en passant par le foyer où, en général, elles sont également responsables d’acheter et de cuisiner la nourriture pour la famille – leur travail est d’ordinaire invisible et trop souvent, elles sont les premières à souffrir de la faim.

Selon un rapport d’Oxfam-International publié en juillet dernier, il est juste de présumer que les femmes et les enfants sont affectés de manière disproportionnée par l’insécurité alimentaire.

« Les femmes représentent une part importante dans divers groupes comme la main d’œuvre informelle et les petites exploitations qui ont été les plus durement frappées par les conséquences économiques de la pandémie. Par ailleurs, les femmes sont souvent les plus vulnérables au sein de ces groupes en raison des obstacles systémiques auxquels elles sont confrontées, comme la discrimination au niveau des salaires et de la propriété foncière ou en raison de la stigmatisation sociale associée au fait d’être un parent isolé, une mère célibataire ou sujette à des violences sexuelles ». Extrait de l’article Le virus de la faim. Comment le coronavirus sème la faim dans un monde affamé.

Combattre les iniquités et les relations de pouvoir

Comme le souligne la vision féministe de l’agroécologie, une véritable transformation des systèmes alimentaires demande non seulement de porter attention à l’iniquité présente dans les systèmes alimentaires actuels, mais aussi de remettre en question l’ensemble des relations de pouvoir, et pas seulement celles entre les femmes et les hommes.

Par exemple, en octobre dernier l’un des articles du magazine Farming Matters soutenait que la capacité de l’agro-industrie à nourrir la population dépend principalement de l’industrialisation – processus par lequel le contrôle de la nourriture est hors des mains des productrices et producteurs – et à certains degrés, de l’exploitation des groupes vulnérables, dont les femmes.

A contrario, la FAO affirme plutôt que le rôle des femmes dans la lutte contre la faim est capital. Dans un rapport publié en 2011, la FAO estimait que si les femmes jouissaient du même accès aux ressources productives que les hommes, elles pourraient accroître jusqu’à 30% leurs productions agricoles, ce qui réduirait le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde jusqu’à 17 %.

Développer la résilience des systèmes alimentaires

La crise sanitaire actuelle n’est qu’une autre facette des chocs multiples auxquels les systèmes alimentaires sont confrontés. À la pandémie de la COVID-19, s’ajoutent également les crises économique et climatique. La multiplicité des crises démontre la nécessité de renforcer la résilience des systèmes!

Plusieurs actrices et acteurs de changement font preuve de créativité et d’ingéniosité, et grâce à des pratiques agroécologiques nourrissent le monde sans le mettre en péril.

SUCO salue dans le cadre de la Journée mondiale de l’alimentation et de la Journée internationale des femmes rurales ces #HéroïnesDelAlimentation et les #HérosDelAlimentation qui font la différence dans la vie des gens.

Elles et ils contribuent à la résilience des systèmes en acheminant la nourriture de la ferme à la table. SUCO est fière de travailler avec vous!

Pour mieux les connaître, n’hésitez pas à les entendre :

Nous vous invitons à soutenir nos projets en vous inscrivant au don mensuel. En appuyant SUCO, vous prenez part à un changement concret auprès des communautés que nous continuons de soutenir en ces temps de crise.

 


Renseignements supplémentaires:

Geneviève Talbot
Chargée de programme – Pôle Afrique
514 272-3019 poste 235

Un fonds pour soutenir l’entrepreneuriat jeunesse

 

 

Entrepreneures participantes au marché agroécologique Huari Produce. Photo: Carlos Ly

Entrepreneures participantes au marché agroécologique Huari Produce. Photo: Carlos Ly

Fonds Wiñay pour appuyer les communautés rurales 

Le projet FORMAGRO, mis en place par SUCO au Pérou, valorise depuis son tout début les communautés rurales et les activités agricoles développées par les jeunes et leurs familles. Le projet s’est donné comme objectif de réduire la migration rurale. Ce travail est réalisé en collaboration avec une diversité d’acteurs afin d’améliorer la qualité de l’éducation en milieu rural et d’accompagner des jeunes dans leur production agroécologique et activités commerciales. Alors que ce processus tire à sa fin, puisque le projet finira en mars 2021, nous constatons que les jeunes sont maintenant les protagonistes du développement local de leur région. Cela a particulièrement été possible grâce à la mise sur pied d’initiatives entrepreneuriales et la commercialisation de produits avec valeur ajoutée, issus de l’agriculture familiale.

Répondre aux défis émergents

Depuis mars dernier, la pandémie de la COVID-19 a grandement affecté les différentes entreprises appuyées par le projet FORMAGRO. Les réseaux de commercialisation ont entre autres été paralysés en partie avec la fermeture des frontières interprovinciales, ce qui a complexifié le transport des produits alimentaires entre les différentes villes du Pérou. Avec ce contexte sans précédent, SUCO et ses partenaires IDMA et ALLPA, en collaboration avec les gouvernements locaux, ont donc redoublé d’efforts afin d’établir des canaux de commercialisation en circuits courts avec les marchés locaux et avec d’autres mécanismes de livraison à domicile tels que les applications Web. Ces actions favorisent une dynamique commerciale sécuritaire tout en rendant accessibles des aliments aux populations des secteurs urbains, notamment celles vivant dans les quartiers défavorisés de la capitale Lima.

Édition extraordinaire du concours Wiñay

Afin de contribuer au processus de réactivation des entreprises, mises sur pied selon une approche agroécologique, le projet FORMAGRO a lancé le 5 octobre dernier une édition extraordinaire du Fonds Wiñay signifiant « grandir » en langue quechua. Ce concours de financement qui cible les jeunes entrepreneurs et entrepreneuses des régions de Ancash et Lima en est à sa cinquième édition. Jusqu’à présent, le Fonds Wiñay a récompensé 46 entreprises innovatrices composées de jeunes femmes et d’hommes. Les récipiendaires de cette édition extraordinaire seront d’ailleurs dévoilés le 31 octobre 2020. Les prix remis correspondront aux besoins identifiés par les candidates et candidats dans leur plan d’affaires. Certains recevront par exemple des équipements, tandis que d’autres recevront des intrants agricoles ou encore des matériaux.

Avec cette cinquième édition du Fonds Wiñay, SUCO continue d’appuyer les jeunes entrepreneurs, femmes et hommes, qui s’adaptent à la réalité changeante et qui mettent en valeur l’apport direct de l’agriculture familiale afin d’assurer la sécurité alimentaire de la population au Pérou.

Membres de la Coopérative agricole écotouristique Nevado de Huandoy ltda en plein travail agricole. Photo: Carlos Ly

 

 

Membre de la Coopérative agricole écotouristique Nevado de Huandoy ltda. Photo: Carlos Ly

 

 

Carla Salvador Oro, membre de la Coopérative agricole andina de Santa Cruz ltda. Photo: Carlos Ly

 

Carlos Malasquez de l’entreprise Lúcumo Ecomarket. Photo: Carlos Ly

 

Renseignements supplémentaires:

Émilie Lemieux
Directrice – Formagro
Representante SUCO au Pérou
Courriel: emilielemieux@suco.org

 


Le membership de SUCO se fait peau neuve!

 

 

 

SUCO lance une nouvelle offre d’implication et d’appartenance pour ses membres : les Cercles SUCO! Être membre de SUCO vous permet de soutenir les objectifs et actions de notre organisme, participer à sa vie démocratique, recevoir des nouvelles et le rapport annuel, et recevoir des invitations aux activités spéciales et à l’Assemblée générale annuelle.

Devenir membre de SUCO en 2020, c’est :

  • Être invité·e à co-construire et à participer à des initiatives et projets innovants au Québec et à l’international;
  • Faire partie d’un réseau d’actrices et d’acteurs de changements qui contribuent à un monde plus solidaire, équitable et durable;
  • Si vous le souhaitez, vivre une expérience en coopération internationale sur mesure, enrichissante sur les plans professionnel et humain.

Vous bénéficierez de nombreux avantages tels que:

  • Une mise en réseau avec les membres de la #SUCOmmunauté, acteurs et actrices de changement en faveur d’une réelle transition écologique;
  • L’accès à une expertise concernant les quatre axes stratégiques de SUCO et à des formations liées à cette expertise;
  • La possibilité de bénéficier d’un mandat à l’international sur mesure;
  • La possibilité de développer et/ou mettre à profit ses compétences professionnelles et personnelles en co-créant avec SUCO et les membres de différents cercles;
  • Des soirées de réseautage;
  • Une visibilité dans les différents médias et réseaux sociaux de SUCO (si voulu);
  • La possibilité de devenir mentor ou mentoré·e.

CERCLES DES MEMBRES

Vous l’aurez compris, la co-création est essentielle chez SUCO, surtout avec nos membres! Pour cela nous avons développé différents cercles d’implication pour permettre à nos membres (et non-membres pour certains!) de participer activement au développement de SUCO.

CERCLE DU 60e ANNIVERSAIRE DE SUCO — En recrutement!

Ce cercle a pour objectif de rassembler des personnes déjà impliquées avec SUCO représentant différentes sphères de la #SUCOmmunauté pour veiller à l’organisation d’événements/activités lors du 60e anniversaire de SUCO, qui aura lieu en juin 2021.

Vous pouvez d’ores et déjà manifester votre intérêt pour vous impliquer! Pour vous inscrire, c’est par ici!

*Ce cercle est spécifique à l’année du 60e. Vous ne devez pas obligatoirement être membre pour participer à ce cercle. 

CERCLE DES EXPERTS·ES — En recrutement!

Ce cercle permet de rassembler des personnes ayant le désir de faire partie du changement en offrant bénévolement leurs services dans leur domaine d’expertise.

Il y aura des sous-comités dépendamment des besoins en expertise de l’organisme. Actuellement, nous sommes en recrutement pour le Sous-comité des dons majeurs et planifiés qui soutiendra la mise en place d’un programme de dons planifiés au sein de SUCO.  Nous recherchons donc :

      • Des notaires;
      • Des comptables et fiscalistes;
      • Des planificatrices et planificateurs financiers et successoraux;
      • Des courtières et courtiers en valeurs mobilières;
      • Des fiduciaires ou gestionnaires de portefeuille;
      • Et toute autre personne manifestant de l’intérêt et pouvant nous appuyer dans la mise en place de ce programme!

Vous pouvez vous inscrire et manifestez votre intérêt à ce lien.

Vous ne devez pas obligatoirement être membre pour participer à ce cercle.

CERCLE DES VOLONTAIRES ET STAGIAIRES — Recrutement à venir

L’objectif du Cercle des volontaires et stagiaires est de permettre d’impliquer les volontaires et stagiaires terrains dans les actions de SUCO dès le début de leur mandat, les intégrant ainsi à la #SUCOmmunauté. Les volontaires et stagiaires partant sur le terrain, membres de SUCO, feront automatiquement partie de ce cercle.

CERCLE DES AUDACIEUX.SES — Recrutement au début de 2021!

L’objectif de ce cercle est de rassembler des individus ayant le désir de faire partie du changement en :

  • Sensibilisant le grand public à l’importance de la transition écologique tout en faisant rayonner les audacieux et audacieuses d’ici et d’ailleurs;
  • Mobilisant son réseau en profit des audacieux et audacieuses d’ici et d’ailleurs, en participant et en promouvant des activités philanthropiques et de rayonnement;
  • Réunissant des audacieux et audacieuses de divers milieux professionnels qui souhaitent créer des liens durables avec des personnes partageant leur vision et celle de SUCO d’un monde plus juste, solidaire et durable.

Le recrutement commencera en 2021, mais vous pouvez déjà manifester votre intérêt à ce lien!

CERCLE EXPÉRIENCE MEMBRE — Recrutement au début de 2021!

Le Cercle expérience membre vise à permettre aux membres de SUCO d’avoir une expérience enrichissante et fun! Ce comité a pour objectif d’organiser des événements, des activités de partage et de partager des informations pertinentes aux membres de SUCO. Vous devez être membre de SUCO. Pour le devenir, c’est par ici.

Le recrutement commencera en 2021, mais vous pouvez déjà manifester votre intérêt à ce lien!

 


Renseignements supplémentaires

Émilie Thierry
Chargée de projet, collecte de fonds
donnez@suco.org

 


Soirée Au Goût du Monde virtuelle

 

 

 

Avez-vous le goût du monde? Si vous avez envie de voyager à la rencontre d’autres cultures, envolez-vous avec nous pour l’Afrique de l’Ouest et les Amériques centrale et andine en participant à une soirée unique.

L’événement-bénéfice Au Goût du Monde est de retour, mais, cette année, en mode virtuel. Réservez le 5 novembre 2020 de 18h à 19h, nous avons un Rendez-Vous sur ZOOM!

L’événement Au Goût du Monde est un événement-bénéfice de SUCO qui a lieu depuis 2016 et qui permet au public de s’envoler au sein de nos pays d’intervention et d’apprendre davantage sur les vies des communautés avec lesquelles nous travaillons. En 2020, cet événement se fera de manière virtuelle et il vous permettra de découvrir -ou revisiter- l’Afrique de l’Ouest et les Amériques centrale et andine. Que ce soit grâce à une dégustation culinaire, à la confection d’un mocktail d’un des pays de ces régions adapté aux papilles québécoises, ou même aux prestations artistiques, vous allez vivre une expérience marquante et rassembleuse!

En outre, la soirée vous permettra d’apprendre sur comment vous pouvez vous impliquer davantage à la création d’un monde plus juste, solidaire et durable.

 

LE FONCTIONNEMENT

Si vous résidez à Montréal ou en banlieue proche – Achetez une boîte repas pour 75$, et vous recevrez le jour de l’événement* :

Des mets inspirés de la cuisine de l’Afrique de l’Ouest et de la cuisine des Amériques centrale et andine, cuisinés par des chefs montréalais;

Un sirop de bissap vous permettant de confectionner un mocktail (ou cocktail) lors de la soirée;

L’accès au ZOOM pour assister à cette soirée privée;

Et de nombreuses surprises dans votre boîte repas!

Si vous ne résidez pas à Montréal ou en banlieue proche – Achetez votre billet au coût unitaire de 25$ et vous recevrez: 

Des recettes des pays qui seront représentés et l’accès au ZOOM pour assister à cette soirée privée et vous envoler avec nous.

 

*Il vous est possible pour 10$ supplémentaires, de recevoir votre boîte repas chez vous, à vélo pour une empreinte carbone limitée si vous faites partie de la zone de livraison établie. Sinon, il vous sera possible de venir récupérer votre boîte repas directement chez SUCO (7250 rue Clark, à deux pas de la station de métro De Castelnau) à partir de 12h le 5 novembre (plus de détails après inscription).

 

 

AU PROGRAMME DE LA SOIRÉE 

Dégustation de boîtes repas précommandées par les invités de cuisine des Amériques centrale et andine, et de l’Afrique de l’Ouest, avec messages par des chef·fes cuisiniers·ères!
Confection d’un mocktail (cocktail) avec une boisson typique d’une de ces régions adapté à la québécoise!
Prestations des artistes haïtiens·nes, africains·es et latino-américains·es;
Découverte de certains de nos partenaires à l’international;
L’implication à SUCO.

 

Êtes-vous prêt·e à vivre une expérience unique?

 

 

Pourquoi y participer?

La pandémie actuelle encourage à la résilience, et c’est pour cela que nous souhaitons vous offrir cette soirée unique et rassembleuse, malgré les restrictions actuelles. Nous vous proposons le temps d’une soirée de vous envoler en Afrique de l’Ouest et dans les Amériques centrale et andine par la stimulation de vos papilles et de votre ouïe! De plus, vous pourrez encourager les chefs·fes cuisiniers·es basés·es à Montréal dans la reprise de leurs activités. Les bénéfices de cet événement permettront à SUCO de continuer d’appuyer les communautés que nous accompagnons en soutenant notre mission. Et si vous décidez de soutenir SUCO en faisant un don en plus de l’achat de votre boîte repas ou de votre billet, sachez que vous recevrez un reçu fiscal pour votre don (le montant correspondant à l’achat de la boîte repas ne sera pas inclus dans le reçu fiscal).

On a bien hâte de partager ce beau moment avec vous!

Au menu

Il vous est possible de choisir le contenu de votre boîte avec option végétarienne ou option viande et poisson pour chaque pays. Nous sommes fiers de travailler avec Diolo Traiteur et le Chef Edmond Benoit Sadio pour la cuisine inspirée de l'Afrique de l'Ouest; et le restaurant Madre et le Chef Mario Navarrete pour la cuisine inspirée de l'Amérique Andine.

Les différentes options pour les plats principaux sont les suivantes :

Pour la cuisine inspirée de l'Afrique de l'Ouest, un choix parmi ces deux plats:

  • Poulet Yassa (cuisine sénégalaise), qui est un poulet mariné au citron, grillé, accompagné d'une sauce aux oignons caramélisés et citronnés, servi sur riz blanc accompagné de légumes en julienne;
  • Yassa végétarien (cuisine sénégalaise) avec une sauce aux oignons caramélisés et citronnés, servi sur riz blanc accompagné de légumes en julienne;

Pour la cuisine inspirée de l'Amérique Andine, un choix parmi ces deux plats:

  • Ceviche de saumon (cuisine péruvienne) cuit à froid au jus de lime accompagné d'une papa a la huancaína (moelleux de pomme de terre nappé de sauce crémeuse au piment jaune péruvien);
  • Tallarines verdes (cuisine péruvienne, végétarien) qui sont des pâtes fraîches cavatelli au ricotta, au pesto épinard-basilic et champignons accompagnée d'une papa a la huancaína (moelleux de pomme de terre nappé de sauce crémeuse au piment jaune péruvien).
Chaque plat sera accompagné d'un dessert:
  • Le Thiakry ou Dégué qui est un dessert sénégalais à base de millet et yaourt.
  • Le Mazamorra morada qui est un pouding au maïs pourpre péruvien.

Des changements d’envergure ne peuvent se mener seuls : devenez partenaire de l’événement

La cause vous tient particulièrement à cœur et vous aimeriez vous impliquer dans l’événement? Faites de votre organisation un partenaire de l’événement! De nombreuses options s’offrent à vous, découvrez notre plan de partenariat.

 

 

Rejoignez nos précieux·ses commanditaires qui ont choisi de nous soutenir dans la tenue de cet événement. Au plaisir de vous compter parmi nous!

Merci spécial à Demain Demain, Kliin, Mateina pour leurs généreuses gracieusetés que vous découvrirez dans votre boîte repas.

Notre engagement écoresponsable

Nous avons concentré nos efforts sur différents aspects pour cet événement:
- Utilisation de sacs tote bag "100% coton" réutilisables pour le transport des repas et différents items;
- Proposition d'une livraison à vélo pour les personnes habitant sur l'île de Montréal ou de récupérer les boîtes repas directement aux bureaux de SUCO (proche du métro De Castelnau) incitant ainsi à l'éco-mobilité des participants et participantes;
- Partenariat avec des entreprises québécoises que ce soit pour les restaurateurs ou pour les autres items qui seront contenus dans la boîte;
- Choix de produits en lien avec le Zéro-déchet pour sensibiliser les participants et participantes à l'utilisation de produits allant vers cette direction;
- Nous nous engageons après l'événement à calculer notre empreinte écologique qui y est liée et à compenser les émissions de GES (gaz à effet de serre) en reboisant avec Arbre Évolution.

 

Au plaisir de vous compter parmi nous!

 


 

Renseignements :

Émilie Thierry
Chargée de projet - collecte de fonds
514 272-3019, poste 223
donnez@suco.org

 


12 août : journée internationale de la jeunesse

 

 

Le 12 août est la journée internationale de la jeunesse. Désignée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1999, cette journée est une célébration annuelle du rôle des jeunes femmes et des jeunes hommes comme partenaires essentiels dans la promotion des droits humaines et du développement. En cette année de pandémie de COVID 19, la jeunesse est particulièrement vulnérable et les défis auxquels sont confrontés les jeunes du monde entier sont grands.

Pour 2020, le thème de la journée est « L’engagement des jeunes pour une action mondiale ». Ce thème vise à mettre en évidence la manière dont l’engagement des jeunes aux niveaux local, national et mondial enrichit les institutions et les processus nationaux et multilatéraux. Ce thème vise aussi à tirer des leçons sur l’amélioration de leur représentation et leur engagement dans la politique institutionnelle formelle. Comme le souligne le rapport OXFAM Québec et de ses partenaires , il n’y aura pas de reprise post COVID 19 sans l’inclusion d’une perspective jeunesse dans l’idéation t la mise en œuvre d’un plan de relance. 

 

SUCO accompagne la jeunesse

SUCO accompagne des mouvements et des associations de jeunes depuis plusieurs années, et a d’ailleurs développé en Afrique de l’Ouest un partenariat avec le Réseau des Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE). Réseau international créé en 2001, JVE vise à développer le leadership et l’écocitoyenneté des jeunes en vue de leur implication dans la promotion durable des communautés. Maintenant l’une des plus grandes organisations environnementales, de volontariat et de jeunesse en Afrique, JVE est née dans un village au Togo, Kpélé-Tsiko dans la région des plateaux, elle a franchi les frontières et bâti les ponts entre des esprits engagés à travers toute l’Afrique et l’Europe notamment. Elle dispose de représentations nationales dans 28 pays sur le continent mais aussi des bureaux de liaison à Bruxelles et Genève

JVE porte le flambeau de la jeunesse et œuvre pour sa formation, sons autonomisation et son émergence via son auto promotion et sa prise en charge entre autre par l’auto-emploi. À ce jour, SUCO travaille principalement avec JVE Sénégal, mais devrait élargir sa collaboration avec les autres JVE présents dans nos pays d’intervention dans les années à venir.

 

JVE Sénégal : un mouvement jeunesse dynamique et créatif!

Lors du webinaire intitulé « Du cimetière de plastique à la GreenTeam: des actions pour mettre en oeuvre une réelle vision écologique! »  qui a eu lieu le 10 juin dernier  nous avons eu la possibilité de d’échanger avec des représentants de JVE Sénégal.

 

Djibril Niang, directeur de JVE Sénégal

 

C’est suite à une conférence donnée à Dakar en 2010 par le directeur de JVE Côte d’Ivoire que 7 jeunes activistes dont 4 hommes et 3 femmes se sont regroupés pour mettre en place JVE Sénégal. Officiellement ouverte en 2013, l’organisation a rapidement fait sa place dans la société civile sénégalaise et est maintenant reconnue pour ses capacités de mobilisation citoyenne et par actions terrains.

 

Des actions pour l’environnement et la résilience climatique 

En quelques années JVE Sénégal, grâce à ses actions terrains et sa compréhension des enjeux a su prendre sa place. La philosophie de JVE Sénégal est de sensibiliser les adultes à l’environnement, alors que les enfants peuvent encore être éduqués et apprendre les bonnes pratiques environnementales. De 18 à 35 ans,  les jeunes ne sont pas que l’avenir du pays, mais font aussi partie de la force vive du pays.

Voici quelques exemples du travail fait par JVE Sénégal : 

  • Création d’une plateforme intitulée la Green Team qui regroupe différentes organisations jeunesse, dont JVE Sénégal. La Green team célèbre ensemble les journées qui parlent d’environnement, dont le 22 avril et a aussi organisé le Green Month en juin 2020. Depuis la création de la plateforme, plusieurs événements virtuels ont été organisés et ont attiré des milliers de personnes.
  • Recyclage et valorisation des déchets plastiques – JVE a été le catalyseur du vote de l’Assemblée Nationale du Sénégal de la loi sur l’interdiction des déchets plastiques et cela suite à sa pétition qui a permis de recueillir plus de 7000 signatures, contre 5000 exigées par la loi. Maintenant, JVE accompagne les institutions et les gens pour les outiller afin de mettre en œuvre cette nouvelle loi.
  • Le programme Bon Geste qui se déroule dans les écoles primaires: Programme à l’éducation à l’environnement avec des sensibilisations sur les changements climatiques, sur la gestion des déchets qui conduit à la reconstruction des cours d’école grâce à la revalorisation des déchets et l’installtion, avec les élèves et dans chaque école, de jardins.
  • Collaboration avec le Ministère de l’environnement et le Ministère de l’urbanisme pour le développement de Plans d’aménagement qui revalorisent les déchets plastique. 
  • JVE est aussi reconnu pour son programme formation action (form-action) qui consiste à identifier chaque année des petites actions faisables (PAF) et à recruter des volontaires pour les exécuter par exemple nettoyer une plage, construire des bancs écologiques, installer des poubelles artisanes de rues, etc. 

 

 

En cette journée internationale de la jeunesse, SUCO salue le travail des associations et mouvements jeunesse, qui tout comme JVE font un travail essentiel pour assurer une pleine participation des jeunes femmes et jeunes hommes aux décisions qui les concernent. 

 


Renseignements supplémentaires

Geneviève Talbot
Chargée de programme – Pôle Afrique
Courriel: genevievetalbot@suco.org

 


Une discussion sur les défis de l’agriculture familiale au Pérou

 

 

Jésus Javier Espinoza, agriculteur et protagoniste dans le documentaire «La voix de l’agriculture familiale». Crédit photo : Marcial Vargas

 

Suite à la projection virtuelle du documentaire La voix de l’agriculture familiale, l’équipe de SUCO au Pérou a organisé un webinaire sur l’agriculture familiale et le développement durable. Comme le documentaire présente l’histoire de six jeunes des Andes péruviennes qui ont lancé des projets d’entrepreneuriat en agriculture durable innovants et écologiques,  la discussion du 24 juin dernier était une occasion d’approfondir et d’ajouter un complément aux thématiques traitées dans le film. Afin d’aborder les enjeux propres aux familles agricultrices et pour répondre aux questions du public, le webinaire a rassemblé plusieurs intervenants et intervenantes du domaine :

  • Jésus Javier Espinoza, agriculteur et protagoniste dans le documentaire ;
  • Marco Artega Romani, agriculteur et entrepreneur ;
  • Luis Gomero Osorio, ingénieur-agronome, professeur d’agriculture biologique, conférencier sur les questions environnementales et d’agroécologie au niveau national et international, agriculteur, et coordonateur du Réseau d’Action en Agriculture Alternative (Red de Acción en Agricultura Alternativa)  ;
  • Paloma Duarte, entrepreneure, directrice de Misha Rastrera, une startup dédiée à la production et à la commercialisation de produits écologiques,  et directrice d’un marché écologique et d’un magasin écologique.

Nous souhaitons vous partager quelques réflexions intéressantes qui ont émergé de cet événement en ligne, et qui en disent un peu plus sur la réalité actuelle de l’agriculture familiale au Pérou.

 

Adaptation au contexte de pandémie

Le coronavirus et les mesures pour en prévenir la propagation ont entraîné des défis pour les agriculteurs et agricultrices, comme des problèmes de transport et d’approvisionnement. L’entrepreneure Paloma Duarte a mentionné que son entreprise avait été paralysée par la situation. Jésus Javier Espinoza, pour sa part, a partagé avoir souffert d’une perte de capital de 5%, qu’il prendra au moins une année à récupérer. Toutefois, tous et toutes s’entendent pour dire que la situation a sensibilisé les consommateurs et consommatrices à l’alimentation saine et locale, ce qui a créé une opportunité pour le secteur de l’agroécologie. Les solutions mises en places telles que la livraison de paniers à domicile permettent de poursuivre la vente. Par contre, le processus d’adaptation dans le contexte de pandémie est généralement coûteux pour les producteurs et productrices. Ainsi, le support des gouvernements locaux est essentiel pour appuyer l’agriculture familiale à se relever de cette crise, a avancé Paloma.

 

Pratiques, technologies et savoirs ancestraux

Pendant la discussion, l’ingénieur-agronome Luis Gomero Osorio a mentionné que les péruviens et péruviennes sont moins proches de la réalité rurale, ce qui fait en sorte qu’un grand potentiel de production demeure inutilisé. Il mentionne comme exemple les terrasses agricoles, pratique ancestrale qui est souvent délaissée en faveur de la technologie conventionnelle. D’autre part, la demande de produits peu coûteux mais tout de même présentables pousse les producteurs et productrices à utiliser des produits chimiques. Ainsi, pour arriver à des méthodes de production agroécologies, il est nécessaire que les consommatrices et consommateurs changent leur perception de la qualité des produits. De plus, afin d’être en mesure d’utiliser des pratiques ancestrales moins nuisibles pour l’environnement, il faut s’assurer que les personnes qui achètent des produits agroécologiques au marché soient prêtes à en payer le juste prix. 

Pour assurer la durabilité et une gestion efficace des ressources, Luis a souligné l’importance du développement du savoir-faire, entre autres par le travail de formation qu’effectue FORMAGRO , un projet que nous mettons en oeuvre avec nos partenaires ALLPA et IDMA.

 

Consommation locale 

À la question concernant l’accès aux produits locaux pour les habitants et habitantes en régions éloignées des villes, Paloma a répondu avoir rencontré  du succès avec les espaces de commercialisation de produits agroécologiques à l’extérieur de Lima. Elle indique qu’il existe des expériences importantes de ce type d’organisation : coopératives, associations et réseaux qui doivent être mis de l’avant. Selon elle, les entrepreneurs·es ont intérêt à continuer à mettre en oeuvre des initiatives pour développer davantage le mouvement agroécologique. À ce propos, elle considère que la jeunesse occupe un rôle fondamental.

 

Vous pouvez lire l’intégralité du résumé du webinaire LA VOIX DE L’AGRICULTURE FAMILIALE: les défis de l’agriculture familiale vers le développement durable, en cliquant ici. Pour le visionner (en espagnol), cliquez ici.

 

Chez SUCO, l’approche de l’agroécologie et de l’agriculture familiale est au centre de nos interventions pour des systèmes alimentaires plus viables et une meilleure résilience aux changements climatiques. Vous pouvez passer à l’action et encourager nos actions au Pérou en cliquant ici.

 


Renseignements supplémentaires

Émilie Lemieux
Représentante SUCO au Pérou
Directrice du projet FORMAGRO
emilielemieux@suco.org
formagro.org


Bienvenue aux représentants·es sur le terrain!

 

 

Mylène Otis, représentante au Burkina Faso, et Jean-Philippe Gélinas, représentant au Honduras. Photos prises à distance par Helena Valles.

 

Le programme de coopération internationale 2020-2027 accueille officiellement ses deux premières personnes volontaires.  Il n’y a pas de doute, le COVID-19 et la fermeture des frontières internationales a eu, et continue d’avoir un impact sur la mobilité internationale. Malgré tout, les actions des partenaires de SUCO sur le terrain se poursuivent et le processus de recrutement des acteurs·trices de changement canadiens et canadiennes suit son court. 

Jean-Philippe

Jean-Philippe Gélinas, représentant pays pour SUCO au Honduras, n’en est pas à sa première expérience en gestion de programme et de partenariat au Honduras avec SUCO. Passionné par la nature, les plantes et l’agro alimentation, il combine sa passion pour la coopération internationale et le monde végétal en débutant son expérience professionnelle dans le cadre du programme d’initiation à la coopération internationale Québec sans frontières en Équateur.  En 2012, c’est un deuxième départ, mais cette fois au Honduras. 

« J’ai senti que je pouvais faire une différence dans le domaine et mettre à profit mon expertise en agroécologie et permaculture.  Le Honduras a été mon premier coup de coeur, et ça l’est encore! Cela me permet aussi d’oeuvrer pour les causes qui me préoccupent le plus : la sécurité alimentaire et nutritionnelle et l’accès à la terre. »

 

Mylène

Mylène Otis, représentante pays pour SUCO au Burkina Faso, détient plus de 20 ans d’expérience en coopération internationale dans ce pays. Après avoir fait ses études en travail social au Québec, elle débute son expérience également à travers le programme d’initiation à la coopération internationale Québec sans frontières au Burkina Faso. 

«J’ai travaillé presque uniquement au Burkina Faso et j’y suis restée, car l’ouverture d’esprit et la grandeur d’âme de la population m’ont beaucoup touchée. M’engager avec SUCO représente pour moi une opportunité de poursuivre ma carrière dans le domaine, tout en exerçant à fond mes qualités professionnelles. »

 

SUCO regroupe des personnes engagées qui ont toutes leur rôle à jouer dans le changement social. Dans le cadre du Programme de coopération volontaire 2020-2027, financé par Affaires mondiales Canada, SUCO est fière d’accueillir au sein de sa #SUCOmmunauté ce citoyen et cette citoyenne  du monde qui ont décidé d’agir et de contribuer aux actions de ses partenaires au Honduras et au Burkina Faso.  

Pour plus d’information sur le recrutement et sur  les programmes de coopération volontaire, inscrivez-vous à notre Alerte-emploi

 


 

Renseignements supplémentaires :
Isabelle-Tracy Laudé
Agente de programme – mobilisation des volontaires
(514) 272-3019 poste 224
Courriel: isabelle-tracylaude@suco.org

 


Changer le monde, un fromage à la fois! Une discussion virtuelle des Retrouvailles

 

 

Voici un résumé d’un entretien en direct sur notre page Facebook qui s’est déroulé dans le cadre des Retrouvailles annuelles de SUCO le 10 juin à 15h00, avec Pedro Estrada, spécialiste en développement rural, cofondateur de l’ONG ALLPA, partenaire de SUCO au Pérou. Pedro est aussi coordonnateur du projet Formagro dans la région de Ancash, exécuté avec SUCO. ALLPA est une organisation qui travaille au développement durable et équitable des familles rurales, et plus particulièrement des familles andines qui se retrouvent en conditions d’exclusion, en renforçant leurs capacités sociales, productives et organisationnelles. 

 

Officiellement constituée en 2010, ALLPA est le fruit d’un processus de création collective, impliquant plusieurs collaborateurs et partenaires, en plus de volontaires, toujours basé sur l’identité culturelle de la région et de sa population. L’organisation fut ainsi créée d’un désir que portaient les intervenantes et intervenants locaux, qui voulaient contribuer à améliorer les conditions de vie précaires des familles agricoles de leur région, dû au manque d’opportunités. ALLPA intervient auprès des familles andines de la région de Ancash, une région au Nord de Lima, située entre 2 000 et 4 000 mètres au-dessus du niveau de la mer, où la population est autochtone quechua.

Ainsi s’est entamé avec SUCO un échange afin de trouver la façon de générer un capital social dans la région, de pouvoir collaborer avec les institutions locales, publiques et de coopération, afin de pouvoir offrir d’avantage d’opportunités aux familles. Le projet FORMAGRO, qu’ALLPA exécute avec SUCO depuis 2015, est le plus grand projet de l’organisation et même un des plus important à être exécuté actuellement au Pérou.

Un développement local résilient aux changements climatiques

La nature montagneuse de la région rend l’écosystème très fragile, de par ses conditions météorologiques extrêmes dues à son altitude. Le niveau de scolarisation y est très bas, surtout chez la population adulte. La majorité des familles y pratiquent une agriculture de subsistance, qui parfois ne produit même pas suffisamment pour nourrir toute la famille. ALLPA intervient directement auprès de ces familles, souvent exclues des processus de développement économiques conventionnels.  

Par le développement local, ALLPA souhaite générer un changement socio-économique, auprès des populations agricultrices de la région, dans un esprit de protection et de préservation de l’environnement, et de développement durable. Les familles ciblées par le projet ont accès à de très petites parcelles, qu’elles cultivent à partir de leurs savoirs et connaissances traditionnelles et ancestrales. Ces petits agriculteurs et petites agricultrices commercialisent localement leurs produits, et leur production n’est pas destinée à l’exportation. L’agriculture durable pour eux et elles est l’ unique façon de cultiver, et c’est en se basant sur des pratiques agro écologiques que ALLPA intervient. L’organisation, à travers son travail collaboratif avec les familles, valorise les connaissances et techniques agricoles traditionnelles, et vient les bonifier et parfois techniciser, dans le but de les rendre plus productives et plus viables. 

L’adaptation et la résilience aux changements climatiques demeure un défi important pour les familles de la région. Le projet Formagro travaille avec elles, afin d’améliorer et diversifier les pratiques et que leurs cultures en soient ainsi moins affectées et plus résilientes.  Enfin, sur la question des changements climatiques, malgré que les effets négatifs soient fort importants, l’organisation s’assure d’y voir des opportunités. Par exemple, l’augmentation et la perturbation de la pluviométrie affecte énormément les cultures. Cependant, l’augmentation des températures a permis de développer la culture de fraises, ce qui ne s’était jamais vu à cette altitude. Il faut ainsi transformer les perturbations en opportunités. 

Le changement sous forme de fromage

Il y a quelques années, ALLPA s’est donné un grand défi : celui de développer, produire, et positionner sur les marchés le fromage de la région de Huari. S’en est alors suivi un processus d’accompagnement et formation auprès des femmes, afin qu’elles puissent produire un fromage à partir du lait de leurs vaches. C’est un processus qui a demandé un accompagnement personnalisé avec chaque productrice, en quechua et dans leur propre cuisine. Cela a pris des années, mais ALLPA a ainsi atteint son objectif : développer un fromage de qualité, produit par des femmes de la communauté. Cela a créé tout un changement au niveau de la dynamique sociale. Les femmes ont commencé à développer un produit avec valeur ajoutée et à le vendre, ce qui leur a donné un pouvoir économique qu’elles n’avaient pas auparavant : plusieurs d’entre elles n’avaient même jamais manipulé d’argent.  La marque Jallga Queso (fromage des montagnes, en quechua) a ensuite été créée, ce qui a permis de mieux positionner le produit. Le fromage est offert dans des foires alimentaires et festivals, où il se vend très bien. Aussi, derrière l’idée de vendre un produit se trouve celle de mettre en valeur le travail des productrices tout en faisant découvrir leur identité culturelle et savoirs ancestraux. D’ailleurs, Formagro travaille maintenant avec la seconde génération de fromagères, les filles des productrices, qui parlent espagnol et maitrisent les médias sociaux. Elles apportent un nouveau dynamisme à la commercialisation du produit. 

De plus, le produit a permis la création de la route du fromage, un circuit de découverte, permettant de visiter les familles productrices et ainsi observer le processus de production, participer à des dégustations et connaître la richesse culturelle de la région.  

Un travail de proximité

L’un des plus grands facteurs de réussite du travail d’ALLPA et du projet Formagro est de valoriser l’identité des populations. En effet, le fait de miser sur l’identité culturelle et la langue locale, en s’assurant que les personnes intervenantes aient cette sensibilité pour travailler en proximité permet d’atteindre les résultats attendus. D’ailleurs, la façon de travailler de SUCO pour favoriser une intervention de proximité basée sur une constante analyse des problématiques du terrain transparait énormément dans la philosophie de ALLPA. 

Enfin, l’intervention auprès de toute la cellule familiale est une formule gagnante pour le projet et pour ALLPA. En effet, le fait d’améliorer les activités productives pour les femmes – l’accès aux ressources économiques, positionnement sur les marchés, etc. – est bénéfique pour toute la famille. De plus, il est important pour Formagro que les femmes ne soient pas seulement inclues dans les espaces de décision mais qu’elles aient réellement une place dans la communauté, que leur voix soient entendues. 

Cliquez ici pour visionner l’entretien en espagnol, animé par Émilie Lemieux, représentante SUCO et directrice du programme Formagro au Pérou.

 


Renseignements supplémentaires:

Émilie Lemieux
Directrice – Formagro
Representante SUCO au Pérou
Courriel: emilielemieux@suco.org

 


Soutenir les acteurs et actrices de changement dans leur adaptation à la COVID-19

 

 

Photo : Carlos Ly

 

Depuis le mois de mai, et cela chaque semaine, nous vous partageons l’histoire d’un acteur ou d’une actrice de changement dans son adaptation à la COVID-19 sur notre page Facebook.

Cette crise l’aura démontré, ce sont des personnes inspirantes et capables d’une grande résilience. Ci-dessous vous trouverez donc les histoires de Blandine Sankara au Burkina Faso; Lousise Christiana Majeune, Lilianie Dor et Lucie Dorlus en Haïti; César Cárdenas Lima, Niel Natividad Laveriano, Nuri Maguiña Ropon et Daysi Yactayo Chalso au Pérou; Bernard Yegnissou et Ambroise Assigname au Bénin et Étienne Manga au Sénégal.

SUCO mobilise des gens, des savoirs et des ressources pour bâtir des systèmes alimentaires viables et renforcer la résilience climatique, en s’assurant que la réalité des femmes est prise en compte et qu’elles participent aux décisions. Faire un don à SUCO vous permet donc de participer à cette mission et cet objectif de construire un monde plus solidaire, plus équitable et plus durable.

 

Marina Guekpon

Marina Guekpon est acteur de changement avec notre partenaire ALDIPE au Bénin. Marina est producteur de riz à Allahé, commune de Za-kpota au Bénin, métier qu’il exerce depuis une dizaine d’années. Il nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« La COVID-19 n’a épargné personne puisse qu’il s’agit d’une pandémie; à cet effet les mesures préventives prises par le gouvernement béninois pour limiter sa propagation, ont ralenti la vie économique du pays en général et plus particulièrement celle des zones rurales: je dois acheter cher mes denrées de première nécessité et je n’ai pas la possibilité de vendre à un prix rémunérateur ma production.

» Mon métier a pour rôle d’assurer la production en quantité et en qualité pour bien fournir le circuit de transformation des produits et de distribution pour la consommation. Au niveau local, mon métier de production du riz utilise dans un premier temps la main d’œuvre locale et limite beaucoup aujourd’hui dans ma localité, les questions de l’exode rural et enfin assure dans une certaine mesure la demande locale en consommation du riz.

» Deux principaux facteurs entravent mon métier, il s’agit de: faible niveau de la maitrise d’eau lié à la nature sommaire de l’aménagement du bas-fond; faible pouvoir financier face à l’opérationnalisation de la campagne agricole. Je me réjouis du fait que cette activité me permet d’assurer à plus de 50% la sécurité alimentaire de mon ménage. »

Félix Hougnanme

Félix Hougnanme est acteur de changement avec notre partenaire ALDIPE au Bénin. Félix est originaire d’un village appelé Tanta au centre du Bénin. Il est agriculteur depuis 30 ans avec sa famille. Il nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« J’adore mon métier d’agriculteur parce qu’il me valorise, me place au centre de tout et non seulement çà il m’assure une autosuffisance alimentaire et une autonomie financière. Mais la pandémie du Corona Virus est venue tout plombé.

» Son impact est dévastateur pour moi parce que j’ai des produits vivriers en stock périssable et qui attendent d’être écoulé mais hélas ! Ce qui me réjouit aujourd’hui est que j’ai la preuve de ce que rien ne vaut la connaissance.

» En effet ProSOL nous a formé sur les techniques de production respectueuses de l’environnement et qui favorisent une fertilité progressive de nos sol, avec ces notions j’arrive à assurer une production de qualité quand bien même ma communauté dans son ensemble tarde à le percevoir. Je constitue un exemple en la matière auprès des autres agriculteurs comme moi en ce sens que même pendant la période de soudure je dispose de quoi subvenir à mes besoins et ils viennent s’approvisionner chez moi en semence de qualité et à cycle court. Ma plus grande difficulté est le manque de crédit pour emblaver de grande superficie. Ma fierté est celle d’un combattant satisfait du devoir accompli. Toute fois je suis également fier de mes réalisations et mes revenus qui me permettent d’assurer un avenir à ma famille et mes enfants.»

Dionisio Gonzáles Pomallihua

Dionisio Gonzáles Pomallihua est acteur de changement avec notre projet FORMAGRO au Pérou. Dioniso est un jeune entrepreneur dédié dédié à l’élevage et à la vente de viande de canard dans la région de Pachacamac.

Cette entreprise familiale a été affectée par l’état d’urgence national au Pérou. Leurs ventes ont cessé, la demande de viande de canard sur les marchés de détail et de gros ayant diminué, en raison de la fermeture temporaire de restaurants; de même, les coûts élevés du service de transport et l’augmentation du prix des aliments pour la volaille ont affecté leur processus productif d’élevage de canards et de compromis de leur fonds de roulement pour faire face à la quarantaine.

En essayant de trouver les meilleures solutions alternatives, en mars, un soutien a été recherché dans les institutions publiques, parvenant à avoir une alternative à la congélation de la viande de canard, avec le soutien du Ministère de la Production à travers le CITE (Center for Innovation Transfert productif et technologique). Cette action a permis de conserver la viande de canard, évitant le surcoût de l’alimentation des animaux invendus et la perte de fonds de roulement qui en résulte.

« La congélation de la viande est une très bonne alternative, maintenant le défi sera d’obtenir un marché avec cette nouvelle présentation », explique Dionisio. En avril, avec le soutien de Formagro, il a été possible d’articuler les marchés itinérants « De la ferme au pot » promus par le programme Agrorural du Ministère de l’Agriculture et de l’Irrigation, y participant deux fois par semaine, sporadiquement, car il y a de nombreux producteurs sur liste d’attente pour participer à ces marchés itinérants. Par ailleurs, la promotion de ses produits a été réalisée sur les réseaux sociaux afin de réaliser des ventes à domicile. Il trouve ainsi le moyen de pérenniser l’entreprise et tente de se réinventer dans cette situation difficile que vit sa famille.

Claide Dabade

Claire Dabade est actrice de changement avec notre partenaire ALDIPE au Bénin. Claire est Technicienne en Gestion Durable des Terres et à l’Adaptation aux changements climatiques (GDT/ACC). Elle nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« Ma passion pour l’agriculture remonte à ma tendre enfance où j’accompagne mes parents au champ. Après mon baccalauréat je me suis inscrite à la faculté d’agronomie pour me donner un background conséquent dans ce domaine afin d’être utile aux communautés rurales qui ont vraiment besoin d’un accompagnement pour sortir de la paupérisation qui s’accentue au fil du temps à leurs niveaux.

» C’est une passion pour moi d’accompagner les agriculteurs·trices à comprendre les causes ayant conduit à une régression significative de leurs productions et à adopter les nouvelles pratiques agro écologiques devant leurs permettre d’avoir de meilleurs rendements et accroître par ricochet leurs revenus.

» L’accompagnement des agriculteurs·trices se fait par groupes/sous-groupe de même que les formations sur les mesures GDT/ACC suivant les exigences du projet. Ce procédé est difficile à mettre en œuvre en ces temps de pandémie de la COVID-19. Les regroupements par séance ne peuvent excédés plus de 10 personnes et le rythme habituel de travail se trouve perturbé. Mais des stratégies d’adaptation ont été déployées […]. Ainsi les agriculteurs·trices ont compris davantage par nos actions qu’ils doivent mettre à disposition des communautés des produits sains, abondants et accessibles. »

Obéus Yves-Rose Chery

Obéus Yves-Rose Chery est actrice de changement participante à notre projet PROMAVI avec notre partenaire ASPVEFS en Haïti. Obéus Yves-Rose est agricultrice et commerçante à Ferme le blanc, une localité située au sud d’Haïti. Elle nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« J’ai 8 ans dans le commerce, je le pratique beaucoup plus que l’agriculture. Depuis l’annonce de la maladie, je m’approvisionne localement, je ne vais plus en ville. En conséquence, j’achète plus cher et trouve moins de produits disponibles.

» La COVID nous apporte beaucoup de stress. Dans la localité, on essaie de respecter les principes : se laver les mains, traiter l’eau, etc.

» Heureusement il n’y pas d’incidence sur le projet PROMAVI qui ne s’arrête pas. Mon métier agit sur la communauté pour mieux manger car quand on récolte les produits, on vend, on mange, on partage et on se réserve une partie. »

César Cárdenas Lima

César Cárdenas est acteur de changement participant à notre projet FORMAGRO au Pérou. César travaille pour FORMAGRO. Il nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« Depuis le premier cas confirmé de COVID-19 au Pérou, le 6 mars 2020, l’inquiétude et l’incertitude ont augmenté conformément à l’augmentation accélérée du nombre d’infections. Dans le cas du projet FORMAGRO, le premier événement touché a été le IV Forum national « Marchés agroécologiques au Pérou ».

» Nous, en tant qu’équipe Formagro, avons dû nous adapter à ces dispositions et trouver des mécanismes de support à distance pour nos jeunes producteurs, en maintenant une communication par téléphone ou via les réseaux sociaux qui nous permet de nous rapprocher de leurs limites et de rechercher un lieu de vente où ils peuvent offrir leurs produits.

» Nous organisons des réunions de planification hebdomadaires pour nos activités via Skype et Zoom, principalement. Nous avons établi un protocole de support technique productif à distance pour conseiller les producteurs sur les questions de production et commerciales. De plus, nous maintenons la communication avec les autorités et les représentants des espaces qui peuvent représenter des opportunités de vente et une coordination commerciale pour nos jeunes. »

Bernard Yegnissou

Bernard Yegnissou est acteur de changement et bénéficiaire de l’appui de notre partenaire ALDIPE au Bénin. Bertrand est agriculteur depuis 25 ans dans son village situé dans la commune de Bohicon. Il nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« Depuis le mois de mars, notre pays a été touché par la pandémie mondiale du coronavirus. Notre travail et notre train de vie ont pris un coup.

» Nous producteurs, nous avons un rôle capital à jouer dans la riposte à cette pandémie car sans une production sécurisante, le Bénin risque de connaitre une crise alimentaire. (…) Notre principal obstacle est le manque de moyen financier qui nous limite dans nos ambitions d’emblaver une grande superficie pour la production agricole en 2020.

» Avec l’accompagnement d’ALDIPE, nous développons déjà des pratiques agro-écologiques et cela nous rassure sur la qualité des produits et la durabilité de l’exploitation. Nous allons cette année renforcer la production vivrière pour faire chuter les prix et permettre à nos communautés de pouvoir mieux se nourrir.

» J’aime bien mon métier d’agriculteur parce que j’ai découvert au fil du temps que « la terre ne ment jamais » et que grâce à ma production, la population arrive à se nourrir. Ma plus grande fierté est la satisfaction que chaque individu trouve en venant acheter des produits vivriers chez moi. »

Lousise Christiana Majeune

Lousise Christiana Majeune est actrice de changement et participante à notre projet PROMAVI avec notre partenaire ASPVEFS en Haïti. Lousise est agricultrice et commerçante à Haut Belize, une localité située au sud d’Haïti. Elle nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« Depuis l’annonce des mesures barrières du gouvernement, les commerces/marchandises se font rare. Je ne peux pas m’approvisionner. En conséquence, l’argent du commerce s’effritait. Quand on récolte nos produits, on les vend au marché, on en garde pour manger dans la famille, on conserve une partie pour les semences et on partage avec les voisins de la communauté.

» Avec la COVID-19, on a pu manger que nos réserves et les fonds du business. De plus, j’ai été incapable de trouver de la main d’œuvre pour labourer les terres. Ce qui s’ajoute aux problèmes liés aux changements climatiques avec l’irrégularité au niveau du climat.

» Heureusement cela va bien pour le projet PROMAVI, justement il nous donne de quoi nous occuper. Je suis fière d’être agricultrice, ce métier me rend heureuse. »

Étienne Manga

Étienne Manga est acteur de changement au Sénégal. Étienne est apiculteur et président de l’association APISEN (partenaire au Sénégal). Cette association a pour objectif de promouvoir le rôle de l’apiculture et la protection des espèces, dont certaines en voie de disparition (en pratiquant le reboisement et l’ouverture des paras-feux pour lutter contre les feux de brousses). Elle partage aussi les bonnes pratiques pour entretenir une ruche à l’aide de formations. Étienne nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« « Du 3 mars au 2 juin, l’État a décrété l’état d’urgence qui a été accompagné de beaucoup d’autres mesures comme le couvre-feu et la limitation de la circulation. Au Sénégal, nous travaillons avec une espèce d’abeille agressive donc le travail de récolte de miel se fait la nuit. Avec le couvre-feu qui démarrait à 21h, les apiculteurs·trices ont été bloqué chez eux. Depuis la levée des restrictions, nous travaillons fort pour rattraper le retard et récolter un miel de qualité. Je suis également très sollicité pour appuyer les apiculteurs·trices mais nous n’avons pas encore eu la chance de reprendre les formations.

» De plus, la vente de miel est devenue difficile car d’habitude nous le vendons dans les marchés hebdomadaires, sur les sites touristiques ou nous l’exportons, ce qui est maintenant impossible. L’avantage que nous avons est que le miel est un produit non périssable.

» Il faut savoir que la reprise des activités est très difficile, l’aspect économique lié à la COVID-19 a eu un grand impact sur le monde paysan ici au Sénégal et les gens essayent de se débrouiller comme ils peuvent. »

 

Blandine Sankara

Blandine Sankara est actrice de changement au Burkina Faso. Blandine est sociologue et coordonnatrice chez Yélémani, partenaire de SUCO au Burkina Faso qui agit dans la promotion de la souveraineté alimentaire. Elle nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« Depuis près de 2 mois, certaines activités comme le projet d’éducation que nous menions avec les élèves au lycée, le marché de dimanche des légumes bio à Ouaga, l’organisation d’événements avec les visites guidées et buffet à Loumbila, sont suspendus. Ces suspensions portent préjudice à Yélémani qui aura du mal à faire face à ses dépenses.

» Cependant, étant moins sollicitée, je peux me concentrer sur l’essentiel. Ça me permet de chercher à mieux connaître nos clients, leurs besoins et suggestions pour mieux organiser nos offres en produits alimentaires. Avec la limitation des mouvements et la fermeture des marchés, nous avons par exemple pensé rapidement à diversifier nos offres. C’est ainsi qu’en plus des légumes bio et des jus locaux, nous avons rajouté d’autres produits alimentaires sur notre liste de produits.

» De plus, Yélémani soutient que l’importance de l’écologie et de la souveraineté alimentaire qu’elle prône est aujourd’hui flagrante, d’actualité et le sera bien plus demain. Avec la survenue de la pandémie, la demande en produits sains s’est vue explosée. »

Lilianie Dor

Lilianie Dor est actrice de changement et participante à notre projet PROMAVI avec notre partenaire ASPVEFS en Haïti. Lilianie est agricultrice et commerçante à La Ferme le blanc, une localité située au sud d’Haïti. Elle nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« J’ai peur et je me sens limité, on ne peut pas aller où l’on veut. J’ai une fille avec un appareil dans sa tête. À n’importe quel moment, je pourrais me trouver dans l’obligation de me rendre à Port-au-Prince (capital Haïti) avec elle pour trouver des services hospitaliers que son cas nécessite.

» Depuis 1 mois, je reste à la maison. Je ne vais pas au marché, ni pour vendre, ni pour acheter. Cela réduit considérablement mon pouvoir d’achat.

» Heureusement cela va bien pour le projet PROMAVI, j’en profite pour dire merci à SUCO et ASPVEFS pour les outils et les semences que j’ai reçu. Je souhaite que d’autres personnes dans la communauté, qui se sont inscrit comme moi, bénéficient de quelque-chose aussi. »

Niel Natividad Laveriano

Niel Natividad Laveriano (à droite sur la photo) est acteur de changement au Pérou. Niel est co-fondateur de l’entreprise andine de transformation des grains « Quiwi Punch » et bénéficiaire de l’appui de notre projet FORMAGRO au Pérou. Il nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités. Niel craint non seulement d’avoir subi des dommages physiques à sa matière première, mais également des pertes économiques. Il lui a été très difficile de préparer ses produits en raison de la faible disponibilité de ses intrants tels que le sucre ou le kiwicha (céréale andine) ou en raison de l’augmentation excessive des prix au cours de cette période de la pandémie de COVID-19.

« Actuellement, nous nous sommes coordonnés avec nos fournisseurs pour l’acquisition de nos intrants en petites quantités, en prenant toutes les précautions, tant avec les personnes étant sur le terrain qu’avec les fournisseurs; et en faisant attention de respecter les pratiques d’hygiène nécessaires. À l’avenir, nous espérons avoir un petit prêt qui nous aidera à stabiliser l’entreprise. Nous voulons également continuer à participer au salon du voyage afin de générer des revenus économiques. »

Daysi Yactayo Chalso

Daysi (troisième personne à droite sur la photo) est actrice de changement et participante à notre projet FORMAGRO au Pérou. Daysi a 36 ans et habite dans la province de Cañete au Pérou. Elle travaille dans l’entreprise familiale appelée “Valle Escondido” avec ses frères, parents et enfants.
« Les mesures prises au niveau national ont conduit la Foire Agroécologique de Lunahuan, notre principal espace commercial, à suspendre toutes ses activités.
» Les premiers jours, nous ne savions pas quoi faire et nos ressources financières s’épuisaient. Alors que l’état d’urgence se prolongeait, nous avons décidé de reprendre la production, en particulier de yaourts fruités, qui sont de plus en plus demandés dans la région.
» La famille a appris à s’adapter aux conditions actuelles et à profiter des outils numériques. Nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve, mais nous savons que nous ne resterons pas les bras croisés.»

 

Lucie Dorlus

Lucie est actrice de changement et participante à notre projet PROMAVI avec notre partenaire ASPVEFS en Haïti. Lucie est agricultrice et commerçante à Madan Paul, une localité située dans la commune de Camp Perrin. Elle nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.
« Tout en prenant des précautions, je continue d’aller au marché, mais avec une fréquence réduite et je passe moins de temps dans les rassemblements aux marchés. Cela me permet de passer plus de temps au champ.
» Au niveau de la vente de mes produits agricoles aux marchés, il y a moins de clients et clientes, et les gens s’empressent pour acheter. En conséquence, il reste toujours une partie que je n’arrive pas à écouler ou que j’écoule à crédit.
» Cependant, le projet PROMAVI a continué de nous donner beaucoup de travail pendant cette période ce qui est positif! J’aimerais que l’on puisse trouver un endroit précis ou une institution qui pourrait acheter nos productions pour nous éviter d’aller dans les rassemblements au marché. Je suis fière d’être agricultrice, parce que l’agriculture c’est la base et elle nous donne à manger. Je la considère comme une « pièce maîtresse » du pays. »

 

Ambroise Assigname

Ambroise est acteur de changement et bénéficiaire de l’appui de notre partenaire ALDIPE au Bénin. Ambroise est producteur de maïs à Yokon au Bénin depuis vingt ans et exerce ce métier pour parvenir aux besoins de sa famille et ceux de la population. Il nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.
« Depuis l’apparition du COVID-19 le gouvernement de mon pays a pris des mesures préventives dont la mise en place du cordon sanitaire et la limitation des déplacements afin d’éviter la propagation de ce virus. Ceci a eu un impact important sur nos activités, notamment sur le prix de tous les produits de première nécessité et la mévente.
» En ma qualité de producteur, je stocke et conserve mes produits agricoles afin de les mettre sur nos différents marchés en période de soudure. L’obstacle le plus important dans l’exercice de mon métier est la rareté des pluies qui modifie le calendrier agricole. Mais en revanche à la fin des grandes campagnes agricoles, j’obtiens de bon rendement et le sourire revient aux lèvres grâce à l’appui technique des agents vulgarisateurs de l’ONG-ALDIPE.
» Nous ne savons pas ce que cette année nous donnera avec l’interdiction des réunions de formation mais nous gardons l’espoir. »

 

Nuri Maguiña Ropon

Nuri est actrice de changement participante à notre projet FORMAGRO au Pérou. Nuri est spécialiste en développement commercial chez Formagro à Ancash. Elle nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.
« L’arrivée de cette crise sanitaire a été surprenante. Cela a complètement paralysé nos activités sur le terrain et nous a obligés à innover notre stratégie de soutien technique, qui est l’une des principales activités d’échange avec les familles participant à FORMAGRO à Ancash.
» Nous nous sommes tournés vers les accompagnements virtuels avec les appels téléphoniques et l’utilisation de l’application WhatsApp. Bien que ce ne soit pas la même chose que l’accompagnement en face à face, nous essayons de ne pas nous déconnecter des situations que traversent les entreprises familiales et collectives et nous proposons des solutions pour les aider à la fois dans leur production, leur transformation et leur commercialisation.
Beaucoup d’entrepreneurs décapitalisent en raison du manque de marchés ou de l’autoconsommation. Cela génère de l’impuissance, sans pouvoir faire grand-chose dans l’articulation commerciale, puisque les marchés ne fonctionnent pas comme avant la COVID-19. »

 

SUCO accompagne des personnes comme Daysa, Lucie, Ambroise et Nuri pour renforcer leurs capacités d’action et celle de leur collectivité en vue d’améliorer leurs conditions sociales, économiques et environnementales. Pour soutenir des acteurs et actrices de changement comme eux, vous pouvez faire un don à ce lien.

 


Renseignements supplémentaires

Émilie Thierry
Chargée de projet, collecte de fonds
emiliethierry@suco.org

 


Les jeunes en faveur d’une agriculture familiale

 

 

Daivyd Yactayo, de Valle Escondido, une jeune entreprise qui vend des nectars et yogourts de fruits
agroécologiques au marché de Lunahuan, en plus de répartir à domicile. Crédit photo: Carlos Ly

 

L’agriculture familiale est la forme prédominante de production agricole dans le monde (FAO, 2014). Elle s’adapte à toutes les conditions géographiques et climatiques et elle tient un rôle important dans la gestion des ressources naturelles, la préservation du patrimoine culturel et la sécurité alimentaire. Plus de 83% des travailleurs et travailleuses agricoles du Pérou (3 millions) pratiquent ce type d’agriculture.

En plus des multiples défis auxquels sont confrontés les producteurs et productrices qui réalisent une agriculture à petite échelle, la pandémie de la COVID-19 a provoqué la fermeture des marchés et l’arrêt du commerce entre les villes et les régions. Les mesures de distanciation sociale et de protection qui accompagnent le processus de réactivation économique nous amènent à repenser les modes de production et de commercialisation. Pour prioriser la santé publique, il faut aussi prioriser l’environnement. Ainsi, une transition vers des systèmes de production agroécologique devient nécessaire, non seulement pour protéger l’environnement et les écosystèmes, mais aussi pour prévenir la propagation de nouvelles maladies infectieuses.

Dans le contexte actuel, plus que jamais, l’agroécologie émerge comme un processus intégral qui enracine les bases pour une transition écologique des systèmes alimentaires, et où l’agriculture familiale joue un rôle fondamental. Les marchés agroécologiques et les points de vente bios sont des espaces qui instaurent une relation entre les personnes qui produisent et celles qui consomment des aliments sains et locaux, en faveur d’une résilience socio-écologique.

 

Ronaldo Macazana cultive de jeunes légumes avec son entreprise «Huerto agroecológico doña Barry».
Crédit photo: Carlos Ly

 

De jeunes producteurs et productrices qui innovent en milieu rural

Au Pérou, 2211 jeunes (1228 femmes et 983 hommes) diplômés en agriculture, élevage, et gestion d’entreprises agricoles, produisent en combinant savoirs ancestraux et techniques modernes, selon une approche agroécologique. Ils et elles ont acquis ces compétences grâce aux modules de formation technique développés par SUCO et ses partenaires ALLPA et IDMA dans le cadre du projet FORMAGRO. Les entreprises innovatrices de 46 entrepreneurs (femmes et hommes) ont été récompensées durant les 4 éditions du Fonds Wiñay (« grandir » en quechua). Il s’agit d’un concours de financement dirigé aux jeunes entrepreneurs des régions de Ancash et Lima, sur la base de leur plan d’affaires.

Cliquez ici pour visionner la vidéo de la troisième édition de remise de prix du Fonds Wiñay région de Ancash et ICI pour la remise de prix pour la région de Lima.

Tout en s’adaptant à la réalité changeante, les jeunes entrepreneurs·es mettent en valeur l’importance d’une alimentation saine, et l’apport direct de l’agriculture familiale pour assurer la sécurité alimentaire des centres urbains. Les marchés locaux prennent une place significative, comme par exemple le marché agroécologique Biolurín, où les producteurs et productrices agroécologiques des abords de la rivière Lurin, à Lima, vendent leurs produits.

 

Productrice agroécologique du marché Biolurín. Crédit photo: Marcial Vargas.

 

Erika Eugenio et Natalia González commercialisent leur fromage de type andin au marché de Huari.
Crédit photo : Carlos Ly.

 

Des espaces de réflexion pour les jeunes

La pandémie a accéléré la réflexion sur les impacts de l’activité humaine sur l’environnement et les changements climatiques. Cette thématique avait d’ailleurs été abordée en juin 2019 lors du Forum sur les changements climatiques dans la région d’Ancash. Ce sont 250 personnes qui se sont réunies à Huaraz pour réfléchir sur la façon d’adapter les systèmes agricoles andins aux changements climatiques, particulièrement dans la région d’Ancash qui abrite la Cordillère Blanche.

Cliquez ici pour visionner la vidéo résumé du Forum sur les changements climatiques.

 

Enfin, les jeunes vivant en milieu rural demandent à occuper une plus grande place dans les espaces de prise de décision. SUCO organise différents événements où les jeunes peuvent s’exprimer et débattre sur des thèmes qui leurs tiennent à cœur, en lien avec la ruralité, l’agroécologie, et les défis qui existent pour influencer l’agenda publique national sur les questions agricoles. Le Forum sur les jeunes ruraux et  l’agroécologie réalisé en mars 2018 à Lima dans le cadre du projet FORMAGRO a donné la parole aux jeunes de différentes régions du Pérou, précisément sur ces questions.

Cliquez ici pour visionner la vidéo du Forum sur les jeunes ruraux et l’agroécologie.

 

Jeunes qui participent au Forum sur l’adaptation aux changements climatiques en élaborant la maquette d’un système agricole et d’élevage durable. Crédit photo: Carlos Ly

 

Jeunes participants et participantes au Forum sur les Jeunes ruraux et l’agroécologie en pleine élaboration de la déclaration de l’événement. Crédit photo : Carlos Ly

 

Carla Salvador, membre de la Coopérative Agraire de Santa Cruz LTDA, qui présente sa farine de kiwicha au marché de Huayla de Caraz, Ancash. Crédit photo: Carlos Ly

 

Ronald García produit du fertilisant bio avec sa marque Fito Killari a Yungay, Ancash. Crédit photo: Carlos Ly

 

 

 


Renseignements supplémentaires:

Émilie Lemieux
Directrice – Formagro
Representante SUCO au Pérou
Courriel: emilielemieux@suco.org