Le comité vert du siège de SUCO en action!

 

 

Photo du premier « Dîner vert » virtuel sur le thème du Zéro Déchet

Chez SUCO, toutes nos interventions sont depuis toujours inspirées par l’amélioration des conditions environnementales des collectivités et la transition écologique. En 2016, SUCO adoptait la mise à jour de sa politique environnementale. Par l’adoption de cette politique, SUCO vise à encadrer l’ensemble de ses activités selon une perspective de développement social, économique et environnemental qui reflète notre engagement à réduire les impacts écologiques négatifs de nos activités à Montréal et dans nos pays d’intervention. Pour ce faire, chaque bureau de SUCO doit se doter d’un comité vert. En mars dernier le comité vert du siège se réunissait pour la première fois. Depuis, 7 collègues se réunissent régulièrement pour travailler aux divers objectifs du comité.

Les actions du comité

Parmi ces cibles, il y a d’abord celle de s’assurer que la politique environnementale de SUCO vive dans toutes les sphères du travail au siège social, et de réviser le plan d’action environnemental du siège afin d’en assurer la pertinence. De plus, le comité vert organise chaque mois ou presque une activité pour échanger et apprendre sur diverses thématiques écologiques. Que ce soit par des conférences, des discussions, des tutoriels ou encore des séances de visionnement de documentaires, il existe une multitude de possibilités pour permettre aux employés·es et stagiaires au siège d’avoir accès à de l’information, à des espaces de dialogue, et à des pistes d’engagement en environnement.

 

Un premier dîner vert

Comme toute première activité en juin, l’équipe s’est réunie lors d’un « dîner vert » virtuel sous le thème du mouvement zéro déchet, et plus particulièrement sur les produits « fait maison » ou « DIY ». La discussion a eu lieu sur Zoom et a permis à toutes et tous de lancer des idées de produits à confectionner ou construire soi-même, et de s’échanger des conseils. Ce premier événement a ouvert la discussion sur les pratiques zéro déchet et a définitivement servi d’inspiration pour les activités suivantes!

 

Si le sujet vous intéresse, cliquez ici pour accéder à une ressource qui a été partagée lors de l’activité et qui propose beaucoup d’information utile sur les produits à faire soi-même.

 


Renseignements supplémentaires:

Geneviève Talbot
Chargée de programme – Pôle Afrique
Courriel: [email protected]


Entretien avec notre directrice générale

 

 

 

Dans le cadre de la série Une petite jasette avec…  initiée par Nous.blogue, notre directrice générale Geneviève Giasson a été invitée en entrevue le 23 juin dernier par Sophie Michaud, chargée des contenus et des projets en partenariat chez Communagir. La série de vidéos, qui souligne le 5ème anniversaire du blogue, met en vedette les personnes qui nourrissent le site avec leur réflexions et analyses. Vous pouvez d’ailleurs lire le dernier billet de Geneviève Giasson publié sur Nous.blogue en cliquant ici

 

Au fil de la discussion, Geneviève met l’accent sur l’importance de l’approche de proximité et de renforcement de capacités qui inspire toutes les actions de SUCO. Pour réaliser la transition écologique que nous souhaitons, elle mentionne, il faut connecter des personnes, des leaderships, et des initiatives de partout sur la planète. En fait, Geneviève poursuit, nous avons tous et toutes grandement intérêt à se décentrer de nos propres expériences et à apprendre de ce qui se fait ailleurs, tant dans le domaine de la transition écologique que dans celui du développement social. Selon elle, en plus de susciter des apprentissages essentiels, cette ouverture sur le monde contribue au changement des rapports Nord-Sud pour une coopération plus égalitaire et horizontale. 

 

« Je pense que jusqu’au bout, jusqu’à ma retraite, ce sera ça le moteur de mon travail : essayer de faciliter la réussite des volontés de changement qui sont prises un peu partout. »

 

Pour en apprendre plus sur sa vision de la coopération internationale, de la transition écologique et du changement social, visionnez l’entrevue en cliquant ici.

 


Renseignements supplémentaires:

Geneviève Giasson
Directrice générale
Courriel : [email protected]


Les acteurs·trices de changement à l’honneur aux Retrouvailles virtuelles de SUCO!

 

 

Cette année, pour ses Retrouvailles annuelles, SUCO a décidé de mettre en lumière les acteurs et actrices de changement qui forment la #SUCOmmunauté. L’événement, qui s’est déroulé en mode virtuel entre le 8 et le 11 juin dernier et qui a été diffusé sur la page Facebook de SUCO, a permis d’offrir au public une diversité d’activités toutes plus inspirantes les unes que les autres. 

Pour ceux et celles qui ne le savent pas, les Retrouvailles sont une tradition chez SUCO. Chaque année, cet événement a pour objectif de faire découvrir l’organisation et les enjeux sur lesquels elle intervient, mais également l’importance de la coopération internationale et de nos activités de mobilisation au Québec, qui contribuent grandement à engager un vaste réseau d’acteurs et actrices de changements. L’année 2020 est une année particulière puisque SUCO entame le début d’une année de réflexion et d’échanges qui mettront la table pour un bilan de 60 ans d’existence en 2021.

Un soirée de lancement des plus festives et colorées qui donnait le ton au reste de la semaine!

Le 8 juin, en soirée, SUCO a ainsi pu lancer la programmation des Retrouvailles sur un mode des plus festifs et engagés. L’événement a été suivi par une soixantaine de personnes sur la page Facebook de SUCO et a permis au public de rencontrer une partie de l’équipe, venue présenter les différentes activités qu’ils et elles avaient concocté pour le reste de la semaine. 

Le tout a été entrecoupé de trois magnifiques performances, dont l’une d’Acide Ludique,  slameur qui nous a partagé un texte vibrant et touchant appelé Bonnes révolutions. Et que dire du solo de danse de Shérane Figaro de la troupe Aurée Danse Création ou de la prestation de la pétillante Noémi Lira? Cette dernière nous a interprété une chanson vibrante sur un sujet particulièrement difficile, l’assassinat de 267 femmes mexicaines au mois d’avril.

Lors de la soirée animée avec brio par Maude Campeau, le public a également été interpellé pour répondre à la question « Ça veut dire quoi le changement pour vous? » et de nombreuses personnes ont pu y répondre tout au long de la semaine! Voici à quoi se ressemble le changement pour la #SUCOmmunauté : 

Des activités qui mettent en lumière les acteurs et actrices de changement de SUCO au Québec comme à l’international

Le 9 juin, la journée a été dédiée aux personnes qui s’impliquent avec SUCO au Québec à travers sa programmation d’activités nationales. Dans le premier webinaire, Francis Brassard-Lecours de l’organisme Funambules Médias, partenaire de SUCO de longue date, ainsi que Marie-Luce Gervais et Joumana El-Khoury qui sont toutes les 2 animatrices d’ateliers participatifs, ont pu échanger sur la force de la culture comme vecteur de mobilisation pour amorcer une transition écologique plus juste et plus durable. Dans le deuxième webinaire de la journée, les invitées Sophie Bourdon, mentore auprès de stagiaires et ancienne volontaire de SUCO, et Dalia Congo Kabore, membre du Conseil d’administration de SUCO, ont pu discuter du parcours qui les a amenées à s’impliquer avec un organisme comme SUCO. Plus concrètement, elles ont partagé ce que cette expérience apporte à l’organisation et a pu leur apporter autant à un niveau professionnel que personnel. Deux échanges très riches avec des acteurs et actrices de changement animés par une passion et un engagement réel! 

Joumana El-Khoury, animatrice du théâtre-forum, lors de la discussion «La culture comme vecteur de mobilisation, une formule gagnante!»

Le 10 juin, la journée a été dédiée aux personnes qui s’impliquent de près avec SUCO à l’international à travers 2 webinaires qui ont permis au public de rencontrer et d’échanger avec des représentants de deux organisations partenaires de SUCO. Du Sénégal au Pérou, on aura vu comment ensemble, en solidarité, pour reprendre les mots de Djibril Niang, de JVE Sénégal, « nous pouvons créer le changement! ». Le premier webinaire a permis d’échanger d’ailleurs avec ce dernier ainsi qu’avec des bénévoles de JVE Sénégal sur le travail de plaidoyer, d’éducation et d’accompagnement que fait notre partenaire sur les questions environnementales. Dans le deuxième webinaire, l’équipe a  échangé avec Pedro Estrada, spécialiste en développement rural, cofondateur de l’ONG ALLPA, partenaire de SUCO au Pérou. Pedro est aussi coordonnateur du projet Formagro dans la région de Ancash, exécuté avec SUCO depuis quelques années. 

Pedro Estrada, de ALLPA Pérou, lors de la conversation
«Changer le monde, un fromage à la fois!»

Finalement, la semaine s’est terminée en beauté avec la tenue, le 11 juin, d’une discussion passionnante avec des volontaires qui s’impliquent de près avec SUCO à travers des expériences à l’international. Les échanges, riches, ont tourné autour du contenu d’une série de trois baladodiffusions qui avaient été lancées plus tôt dans la semaine sur le profil Soundcloud de SUCO et qui ont été réalisées par ces 4 mêmes acteurs et actrices de changement. Ils et elles ont d’ailleurs pu, à travers la tenue d’un webinaire, répondre aux questions nombreuses du public, sur cette expérience unique et extraordinaire qu’est la coopération volontaire. 

Les volontaires en vedette dans les balados : Katherine Bergeron, Judy Coulombe, Jonathan Munroe et Alexandru Beg

La semaine des Retrouvailles a ainsi été très riche en activités et aura permis au public de découvrir et d’interagir avec différents acteurs et actrices de changement qui agissent à différents niveaux autant au Québec qu’à l’international, témoignant de cette grande diversité qui caractérise les membres de la #SUCOmmunauté.

 


 

Renseignements supplémentaires:

Yasmina Britel
Agente de programme à la mobilisation du public
(514) 272-3019 poste 234
Courriel: [email protected]

 

 


Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse

 

 

Crédit photo : Jean-Pierre Faye

 

C’est le 17 juin 1992 que l’ONU a adopté la convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD). Depuis, afin d’en rappeler les dangers, le 17 juin a été nommé Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. Cette journée est célébrée chaque année pour sensibiliser l’opinion publique à cette question et aux efforts à faire au niveau international pour améliorer la situation.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la désertification n’est pas la transformation de la terre en désert.  La désertification tient plus du fait de la dégradation des sols, de la surexploitation et de l’utilisation inappropriée des terres. Au Sénégal, comme le souligne l’article ‘Les enjeux de la déforestation au Sénégal’, deux facteurs influencent la dégradation des sols et ultimement la désertification et la sécheresse : la salinisation des terres et le déboisement.

La salinisation des terres est le processus d’accumulation des sels dans les sols à des niveaux toxiques pour la plupart des plantes, animaux et champignons. Elle est devenue une cause importante de désertification, d’érosion et de dégradation des sols et de l’agriculture au Sénégal. Les causes de la salinisation des terres sont diverses, mais comme le souligne Charles Pierre Sarr, chef du service régional de l’environnement de Fatick au ministère de l’Environnement du Sénégal, les perturbations climatiques, tel que la hausse du niveau des océans, la diminution des précipitations et une hausse des températures sont des facteurs qui expliquent la salinisation. Selon M. Sarr, le Sénégal est « perpétuellement confronté aux effets adverses des changements climatiques du fait de sa façade maritime longue de 700 kilomètres qui subit l’impact de l’élévation du niveau marin avec comme corollaire l’érosion côtière, l’intrusion saline dans les terres agricoles, la salinisation des ressources en eaux et la destruction des infrastructures. Du fait d’une agriculture essentiellement pluviale, les perturbations climatiques risquent de compromettre les efforts de lutte contre la pauvreté et l’objectif d’atteindre l’autosuffisance alimentaire » (Les agriculteurs sénégalais luttent contre la salinisation des sols). En raison de la salinisation des terres on constate aussi une surexploitation ou une dérivation des ressources en eau douce, le défrichement, les incendies de forêt, ce qui a une incidence sur la désertification.

Le déboisement, c’est-à-dire la coupe des arbres pour subvenir aux activités humaines, est aussi un facteur responsable de la dégradation des sols et des forêts. Le déboisement a plusieurs causes : la progression rapide de la population des villages et la mauvaise politique énergétique qui oblige les populations à surexploiter les ressources les plus accessibles : le bois et le charbon. 

SUCO et la lutte au déboisement au Sénégal 

Afin de contribuer à la lutte contre le déboisement, en 2017, SUCO, le Réseau Environnement et le GRAIM, avec l’appui du Programme de coopération climatique internationale du gouvernement du Québec, ont lancé le projet Dund ak Kéew bi. Ce projet vise à renforcer les capacités d’adaptation et de résilience aux impacts des changements climatiques de six communes du Plateau de Thiès, entre autre par la mise sur pied de pépinières communautaires et d’activités de reboisement. 

Ces activités sont essentielles, car le déboisement n’est pas sans effet. De par le monde, les arbres sont des symboles de vie, ils offrent le confort de leur ombre, l’abondance de leurs fruits, redonnent vie aux terres stériles, fournissent un combustible essentiel, enrichissent et stabilisent les sols. Bref, ils présentent la particularité essentielle d’être à la base de toute chaîne alimentaire, ils sont indispensables. 

Les femmes et les pépinières

Le Plateau de Thiès étant une zone souffrant de déboisement, l’amélioration et le maintien de pépinières communautaires appuient la lutte contre la disparition des espèces forestières et du couvert végétal en assurant une disponibilité continue de plants destinés au reboisement. Les pépinières sont gérées par des groupes de femmes. Les arbres plantés provenant de ces pépinières diminuent la déforestation, augmentent la qualité des sols, la capacité de rétention d’eau et la qualité de l’air (moins de poussières) ce qui a un impact positif sur la santé respiratoire, la santé en général (entre autres, en augmentant la quantité d’eau dans les puits) et les rendements agricoles. 

Ces pépinières ont aussi pour objectif secondaire de renforcer la sécurité alimentaire des groupes de femmes. Deux types d’arbres sont plantés : des arbres forestiers pour donner de l’ombre et des arbres fruitiers. Avoir des arbres fruitiers est très important et apprécié par les populations locales car ça augmente la sécurité alimentaire à moyen et long terme des populations vulnérables. 

La plantation d’arbres fruitiers et forestiers est une façon d’accroître la résilience des populations à moyen et long terme en luttant contre la désertification et la sécheresse et, par conséquent, en améliorant la sécurité alimentaire. Dans le cadre du projet Dund ak Kéew bi au Sénégal, 15 239 arbres ont été plantés en décembre 2019. En prévision de la saison des pluies prévues en juin-juillet 2020, les pépinières redémarrent et les femmes sont à pied d’œuvre!

 

Crédit photo : Jean-Pierre Faye

Crédit photo : Geneviève Talbot

 


Renseignements supplémentaires:

Geneviève Talbot
Chargée de programme – Pôle Afrique
Courriel: [email protected]


Changer le monde, un fromage à la fois! Une discussion virtuelle des Retrouvailles

 

 

Voici un résumé d’un entretien en direct sur notre page Facebook qui s’est déroulé dans le cadre des Retrouvailles annuelles de SUCO le 10 juin à 15h00, avec Pedro Estrada, spécialiste en développement rural, cofondateur de l’ONG ALLPA, partenaire de SUCO au Pérou. Pedro est aussi coordonnateur du projet Formagro dans la région de Ancash, exécuté avec SUCO. ALLPA est une organisation qui travaille au développement durable et équitable des familles rurales, et plus particulièrement des familles andines qui se retrouvent en conditions d’exclusion, en renforçant leurs capacités sociales, productives et organisationnelles. 

 

Officiellement constituée en 2010, ALLPA est le fruit d’un processus de création collective, impliquant plusieurs collaborateurs et partenaires, en plus de volontaires, toujours basé sur l’identité culturelle de la région et de sa population. L’organisation fut ainsi créée d’un désir que portaient les intervenantes et intervenants locaux, qui voulaient contribuer à améliorer les conditions de vie précaires des familles agricoles de leur région, dû au manque d’opportunités. ALLPA intervient auprès des familles andines de la région de Ancash, une région au Nord de Lima, située entre 2 000 et 4 000 mètres au-dessus du niveau de la mer, où la population est autochtone quechua.

Ainsi s’est entamé avec SUCO un échange afin de trouver la façon de générer un capital social dans la région, de pouvoir collaborer avec les institutions locales, publiques et de coopération, afin de pouvoir offrir d’avantage d’opportunités aux familles. Le projet FORMAGRO, qu’ALLPA exécute avec SUCO depuis 2015, est le plus grand projet de l’organisation et même un des plus important à être exécuté actuellement au Pérou.

Un développement local résilient aux changements climatiques

La nature montagneuse de la région rend l’écosystème très fragile, de par ses conditions météorologiques extrêmes dues à son altitude. Le niveau de scolarisation y est très bas, surtout chez la population adulte. La majorité des familles y pratiquent une agriculture de subsistance, qui parfois ne produit même pas suffisamment pour nourrir toute la famille. ALLPA intervient directement auprès de ces familles, souvent exclues des processus de développement économiques conventionnels.  

Par le développement local, ALLPA souhaite générer un changement socio-économique, auprès des populations agricultrices de la région, dans un esprit de protection et de préservation de l’environnement, et de développement durable. Les familles ciblées par le projet ont accès à de très petites parcelles, qu’elles cultivent à partir de leurs savoirs et connaissances traditionnelles et ancestrales. Ces petits agriculteurs et petites agricultrices commercialisent localement leurs produits, et leur production n’est pas destinée à l’exportation. L’agriculture durable pour eux et elles est l’ unique façon de cultiver, et c’est en se basant sur des pratiques agro écologiques que ALLPA intervient. L’organisation, à travers son travail collaboratif avec les familles, valorise les connaissances et techniques agricoles traditionnelles, et vient les bonifier et parfois techniciser, dans le but de les rendre plus productives et plus viables. 

L’adaptation et la résilience aux changements climatiques demeure un défi important pour les familles de la région. Le projet Formagro travaille avec elles, afin d’améliorer et diversifier les pratiques et que leurs cultures en soient ainsi moins affectées et plus résilientes.  Enfin, sur la question des changements climatiques, malgré que les effets négatifs soient fort importants, l’organisation s’assure d’y voir des opportunités. Par exemple, l’augmentation et la perturbation de la pluviométrie affecte énormément les cultures. Cependant, l’augmentation des températures a permis de développer la culture de fraises, ce qui ne s’était jamais vu à cette altitude. Il faut ainsi transformer les perturbations en opportunités. 

Le changement sous forme de fromage

Il y a quelques années, ALLPA s’est donné un grand défi : celui de développer, produire, et positionner sur les marchés le fromage de la région de Huari. S’en est alors suivi un processus d’accompagnement et formation auprès des femmes, afin qu’elles puissent produire un fromage à partir du lait de leurs vaches. C’est un processus qui a demandé un accompagnement personnalisé avec chaque productrice, en quechua et dans leur propre cuisine. Cela a pris des années, mais ALLPA a ainsi atteint son objectif : développer un fromage de qualité, produit par des femmes de la communauté. Cela a créé tout un changement au niveau de la dynamique sociale. Les femmes ont commencé à développer un produit avec valeur ajoutée et à le vendre, ce qui leur a donné un pouvoir économique qu’elles n’avaient pas auparavant : plusieurs d’entre elles n’avaient même jamais manipulé d’argent.  La marque Jallga Queso (fromage des montagnes, en quechua) a ensuite été créée, ce qui a permis de mieux positionner le produit. Le fromage est offert dans des foires alimentaires et festivals, où il se vend très bien. Aussi, derrière l’idée de vendre un produit se trouve celle de mettre en valeur le travail des productrices tout en faisant découvrir leur identité culturelle et savoirs ancestraux. D’ailleurs, Formagro travaille maintenant avec la seconde génération de fromagères, les filles des productrices, qui parlent espagnol et maitrisent les médias sociaux. Elles apportent un nouveau dynamisme à la commercialisation du produit. 

De plus, le produit a permis la création de la route du fromage, un circuit de découverte, permettant de visiter les familles productrices et ainsi observer le processus de production, participer à des dégustations et connaître la richesse culturelle de la région.  

Un travail de proximité

L’un des plus grands facteurs de réussite du travail d’ALLPA et du projet Formagro est de valoriser l’identité des populations. En effet, le fait de miser sur l’identité culturelle et la langue locale, en s’assurant que les personnes intervenantes aient cette sensibilité pour travailler en proximité permet d’atteindre les résultats attendus. D’ailleurs, la façon de travailler de SUCO pour favoriser une intervention de proximité basée sur une constante analyse des problématiques du terrain transparait énormément dans la philosophie de ALLPA. 

Enfin, l’intervention auprès de toute la cellule familiale est une formule gagnante pour le projet et pour ALLPA. En effet, le fait d’améliorer les activités productives pour les femmes – l’accès aux ressources économiques, positionnement sur les marchés, etc. – est bénéfique pour toute la famille. De plus, il est important pour Formagro que les femmes ne soient pas seulement inclues dans les espaces de décision mais qu’elles aient réellement une place dans la communauté, que leur voix soient entendues. 

Cliquez ici pour visionner l’entretien en espagnol, animé par Émilie Lemieux, représentante SUCO et directrice du programme Formagro au Pérou.

 


Renseignements supplémentaires:

Émilie Lemieux
Directrice – Formagro
Representante SUCO au Pérou
Courriel: [email protected]

 


Pour une relance juste après la crise

 

 

 

En mai, SUCO a fait partie de plus de 200 organisations signataires de la déclaration pour une Relance juste. Cette démarche de la société civile a pour but d’interpeller les gouvernements, alors que ceux-ci préparent des plans de relance économique. En somme, six principes sur lesquels se baser pour une relance juste ont été soulevés : 

  1. Donner la priorité à la santé et au bien-être des populations, sans exception
  2. Renforcer le filet social et fournir de l’aide à la population
  3. Donner la priorité aux travailleuses et travailleurs, ainsi qu’à leurs communautés
  4. Renforcer la résilience pour prévenir de futures crises
  5. Renforcer la solidarité et l’équité entre les communautés et les générations au-delà des frontières
  6. Respecter les droits des peuples autochtones et travailler en partenariat avec eux

Alors qu’il est nécessaire de remettre les systèmes en marche suite au ralentissement forcé par la pandémie, il ne faut surtout pas manquer l’occasion d’en tirer des leçons pour mieux avancer. La crise a mis en lumière plusieurs inégalités et vulnérabilités (notre collègue Linda Gagnon signalait l’impact de la COVID-19 chez les femmes dans notre blog), qu’il est primordial de considérer dans les plans de relance, afin que ceux-ci ne nuisent pas à la planète ni aux populations. La déclaration appelle à revoir les systèmes économiques et sociaux au Canada dans l’objectif d’assurer des conditions de vie équitables pour toutes et tous, et répondre à la crise écologique. Elle vise aussi à mieux répondre aux prochaines crises auxquelles nous ferons inévitablement face. 

Ainsi, SUCO et tous les signataires avancent qu’il n’est pas envisageable de retourner au statu quo suite à la pandémie, sachant que les systèmes économiques en place alimentaient une crise écologique, climatique et sociale. Il faudrait envisager plutôt des pistes de solutions viables et inclusives pour faire de cette crise un tremplin vers un monde plus juste, solidaire et durable.

Chez SUCO, nous rassemblons des personnes et des savoirs pour travailler sur des projets de mobilisation citoyenne autour des luttes environnementales et sociales, au Québec et ailleurs, afin d’amorcer une transition écologique. Ces projets soulèvent des réflexions sur les enjeux climatiques et sociaux de l’heure et proposent des pistes d’action pour bâtir ensemble un monde plus juste et durable. Nous reconnaissons l’urgence d’agir face aux inégalités qui sont interconnectées, qu’elles soient d’ordre climatique, social, politique ou économique.

 


Renseignements supplémentaires:

Yasmina Britel
Agente de programme à la mobilisation du public
(514) 272-3019 poste 234
Courriel: [email protected]


La souveraineté alimentaire au Québec, une discussion signée Ciné Vert

 

 

 

Le 14 mai dernier, Ciné Vert, le festival de cinéma documentaire sur l’environnement initié par SUCO et Funambules Médias a présenté en grande première virtuelle, son panel de discussion “Pour une souveraineté alimentaire au Québec”, diffusé en direct sur les pages Facebook de Ciné Vert, SUCO solidarité union coopération, Funambules Médias et la Maison du développement durable.  

Le festival Ciné Vert, qui devait d’ailleurs tenir sa deuxième édition en avril dernier avec des projections à Montréal et dans plusieurs villes du Québec s’est donc vu forcé de réadapter sa programmation dû au contexte de la COVID-19. 

La discussion, visionnée en direct par plus de 250 personnes, et qui était animée par Catherine Mercier, journaliste et animatrice à La Semaine Verte à Radio-Canada, a été organisée suite à la diffusion en ligne du film « La ferme et son État » de Marc Séguin. Le documentaire brosse un portrait des forces vives et des aberrations en agriculture au Québec, en suivant pendant dix-huit mois, des jeunes agriculteurs et agricultrices éduqués qui rêvent de faire une agriculture responsable, innovatrice et écologique, dans un système où ils ont peine à exister. 

À partir de ce film, qui demeure toujours très d’actualité, surtout dans un contexte de pandémie, le réalisateur Marc Séguin, l’agronome Louis Robert, l’agricultrice et militante écologiste Maude Prud’homme et le professeur et spécialiste des circuits courts alimentaires Patrick Mundler, ont pu réfléchir, se questionner et débattre sur des questions essentielles liées à la souveraineté alimentaire au Québec.

Au gré des questions rondement menées par Catherine Mercier, nos 4 panélistes, à travers leurs bagages et leurs expertises complémentaires, ont su amener une réflexion très pertinente sur cet enjeu, tout en se questionnement sur la définition même de la souveraineté alimentaire et sur comment est-ce qu’on peut l’atteindre. Par exemple, qu’est-ce que cela entraîne pour les producteurs·trices et les consommateurs·trices québécois·es? Et quels obstacles pose le système agricole actuel pour atteindre un tel objectif, surtout dans un contexte de pandémie? Une partie de la discussion s’est d’ailleurs tournée vers le rôle important que pourraient jouer les petits producteurs locaux et l’agriculture de proximité et sur les différents leviers gouvernementaux  qui pourraient être mise en place pour les outiller convenablement. L’achat public, l’approche territoriale pour aider les petits producteurs, la mise en place de politiques alimentaires et la questions de l’accessibilité à la nourriture sont quelques uns des enjeux, qui sont ressortis dans cette discussion d’à peine 1 h 30. Les questions et commentaires du public ont été nombreux sur le fil de l’événement, démontrant à quel point la question de l’autonomie alimentaire est un sujet primordiale, d’autant plus dans un contexte de pandémie.

Restez à l’affut, Ciné Vert vous prépare pour les mois à venir plus d’occasions pour échanger sur les enjeux environnementaux. Pour ne rien manquer, consultez le site web de Ciné Vert ou sa page Facebook.

 


 

Renseignements supplémentaires:

Yasmina Britel
Agente de programme à la mobilisation du public
(514) 272-3019 poste 234
Courriel: [email protected]

 


Pandémie, dette africaine et agroécologie

 

Quel défi l’Afrique doit-elle relever pour mettre en place un système alimentaire durable dans la foulée de la crise sanitaire mondiale?

La COVID19 inflige au monde entier l’une des plus graves crises sanitaires et économiques de son histoire. Cette crise vient aggraver les difficultés déjà importantes des pays fragiles, particulièrement ceux du continent africain. Elle surgit alors même qu’ils subissent les conséquences du défi sécuritaire et des changements climatiques.

Le 14 avril dernier, le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un allégement de la dette pour 25 pays parmi les plus pauvres et les plus vulnérables, dont une majorité de pays africains; ceci afin de leur permettre de consacrer une plus grande partie de leurs faibles ressources financières à la crise sanitaire.

Si plusieurs chefs•es d’État plaident pour une annulation complète de la dette publique des pays africains pour faire face à la pandémie, d’autres voix considèrent que ça n’apporte pas de solutions structurelles à leurs difficultés. Une telle mesure pourrait même ternir davantage l’image des États endettés et compromettre leur accès à de futurs financements. Et des financements il en faudra, puisqu’après la COVID, l’Afrique devra faire face à un défi encore plus grand : redresser un continent fragile et le mettre sur la voie du développement inclusif et durable.

L’Afrique à l’aube d’un temps nouveau

De grands changements s’annoncent en Afrique car les experts•es prévoient que la croissance démographique y sera exponentielle. Dans les 30 prochaines années, la population africaine devrait plus que doubler, passant de 1,2 à 2,5 milliards d’habitants, presque le quart de la population mondiale. De plus, 80% de ce boum démographique se produira dans les villes, faisant de l’Afrique un continent fortement urbanisé. Nul doute qu’il faudra investir beaucoup de ressources en agriculture pour nourrir tout ce monde. Mais de quelle agriculture parlons-nous?

Le défi alimentaire africain est au croisement des grands défis du continent et ce sont les agricultrices et agriculteurs, de même que les responsables gouvernementaux qui doivent le relever. Il apparaît évident que l’Afrique doit s’affranchir du modèle de l’import-export et développer une agriculture durable qui respecte les principes de l’agroécologie.

Le défi alimentaire africain est d’abord économique. Actuellement, 20 % de l’alimentation y est importée, ce qui représente des coûts de 30 à 50 milliards de dollars par an; et la facture pourrait s’élever à 150 milliards de dollars en 2030.

En second lieu, le défi est social, caractérisé par un exode rural constant qui vient saturer les villes et les zones périurbaines surpeuplées et aux infrastructures déficientes. De plus, ces flux migratoires contribuent à la déstabilisation interne des pays et à l’insécurité internationale.

Enfin, le défi est environnemental car, au cœur du système alimentaire, ce sont les paysannes et les paysans, majoritairement pauvres, qui gèrent l’essentiel des ressources naturelles et souffrent de leur dégradation.

Les agriculteurs et agricultrices de l’Afrique et leurs organisations font face à des batailles difficiles. Avec une très faible reconnaissance de leurs savoirs ancestraux, un difficile accès aux ressources, aux nouvelles technologies et aux connaissances nécessaires, comment concrétiser l’adaptation aux changements climatiques?

La révolution agroécologique

Selon le Réseau des organisations paysannes et de producteurs agricoles d’Afrique de l’Ouest (ROPPA), l’agriculture africaine a besoin d’une révolution. Elle peut se décliner en trois volets.

Tout d’abord, elle doit à tout prix éviter le modèle agro-industriel qui produit certes, mais en dévastant les milieux naturels, avec les risques de transmission de zoonoses qui en découlent. Il faut au contraire que les systèmes agricoles africains soient adaptés aux environnements locaux et favorisent les méthodes écologiques (comme c’est le cas du CEEDD, au Sénégal).

Ensuite, il faudra valoriser sur les marchés africains les produits domestiques en les rendant accessibles, de qualité et conformes aux besoins des consommateurs, notamment urbains.

Enfin, sur le plan politique, par le biais de la souveraineté alimentaire, il faut que les États favorisent un commerce international qui serve le développement national et non l’inverse.

En somme, tous les gouvernements, qu’ils soient africains ou non, devraient baser leurs politiques agricoles sur les besoins des populations locales en aliments sains, abordables, culturellement acceptables et cultivés de façon à avoir un faible impact environnemental.

Les bailleurs de fonds, les agences de coopération, les ONG de développement international de même que la communauté scientifique doivent accompagner cette nécessaire ‘’révolution agroécologique’’ des systèmes de production agricole afin de permettre à l’Afrique de relever son incontournable défi alimentaire.

 

Crédit photo : Jonathan Munroe

 


Renseignements supplémentaires:

Roch Harvey
Chargé de programme – développement des affaires
(514) 272-3019 poste 233
Courriel : [email protected]


Inscrivez-vous à la course virtuelle du Défi Scotia pour soutenir SUCO!

 

 

Le Défi caritatif Banque Scotia prend un nouveau format

La crise mondiale que nous vivons encourage la résilience! C’est pour cette raison que le Défi Scotia passe en mode virtuel, afin de pallier l’annulation des événements et rassemblements tout en respectant les mesures de distanciation sociale.

SUCO participe donc à la course virtuelle du Défi Scotia qui aura lieu du 25 mai au 31 août 2020. Cette course est un moyen unique de rejoindre la #SUCOmmunauté en faisant preuve de solidarité envers SUCO et les populations que nous accompagnons au Burkina Faso, en Haïti, au Honduras, au Nicaragua, au Pérou et au Sénégal, tout en vous permettant de vous aérer l’esprit en ces temps de confinement.

Vous aussi, participez au changement en vous inscrivant à la course virtuelle du Défi Scotia au profit de SUCO!

 

La course virtuelle du Défi Scotia, qu’est-ce que c’est?

C’est l’adaptation du Défi Scotia, un rassemblement sportif caritatif qui a lieu chaque année à Montréal à la fin avril. En temps de pandémie, la course virtuelle du Défi Scotia permet aux organismes comme SUCO de continuer à lever des fonds pour poursuivre leur travail de développement et renforcement de capacités des populations dans des pays du Sud, tout en donnant aux membres de notre #SUCOmmunauté l’opportunité de s’impliquer et faire une différence.

L’inscription est déjà ouverte et les inscrits·es auront du 25 mai au 31 août pour parcourir la distance de leur choix, à savoir 1 km, 5 km, 10 km ou 21 km.

Chaque inscrit·e se voit attribuer une collecte de fonds pour contribuer à l’adaptation des personnes vulnérables face aux changements climatiques et crises sanitaires comme celle que nous vivons.

Pour participer et soutenir SUCO lors de la course virtuelle du Défi caritatif banque Scotia, de nombreuses options s’offrent à vous:

  • Inscrivez-vous pour courir ou marcher

Nous avons chacun·e notre rythme et chacun·e nos objectifs. Si vous souhaitez vous surpassez personnellement ou en équipe de manière virtuelle, ou tout simplement vous aérer l’esprit en cette période de confinement et distanciation sociale, l’inscription à la course virtuelle est faite pour vous!

Une fois inscrit·e, partagez nous des photos de vos entraînements, parcours et meilleurs temps afin de rester motivés·es entre membres de la #SUCOmmunauté.

Inscrivez-vous ici!

  • Parrainez un·e coureur·euse

Si vous n’êtes pas à l’aise avec l’idée de participer à un défi sportif, il vous est toujours possible de parrainer un·e coureur·euse déjà inscrit·e en cliquant ici.

  • Faites un don

Vous ne connaissez pas de coureur·euse mais souhaitez quand même supporter SUCO?
Faites un don général à SUCO!

Pourquoi soutenir SUCO avec la course virtuelle?

Vous le savez, la crise actuelle nous impacte toutes et tous. La course virtuelle du Défi Scotia permet d’amasser des dons pour le fonds FORCE  (Fonds de résilience climatique et économique). Ce Fonds, créé en 2017, permet à SUCO de développer des actions pour: 

– Augmenter et diversifier la production agricole;
– Assurer la quantité et qualité des aliments pour les familles des pays où nous intervenons;
– Protéger et restaurer les écosystèmes afin de s’adapter aux changements climatiques;
– Se mobiliser et se relever plus rapidement après une catastrophe naturelle.

À travers des solutions viables, comme l’agroécologie et la promotion du commerce local et régional, SUCO renforce la capacité des populations à faire face aux conséquences des changements climatiques et à se relever plus vite des crises, qu’elles soient climatiques, économiques ou sanitaires. C’est en travaillant avec elles et en leur donnant des outils concrets pour s’adapter aux changements climatiques qu’elles sont en mesure de sortir de l’insécurité alimentaire. Une priorité en ces temps de pandémie.

« SUCO m’a permis d’être formée et renforcée dans pas mal de choses, dont la connaissance des changements climatiques. Il y a des changements de comportements concernant les mauvaises pratiques environnementales dans ma commune » nous partage Astou, résidente d’une commune avec laquelle SUCO travaille au Sénégal.

Ce dont témoigne Astou c’est du renforcement de capacités, car chez SUCO c’est ce qui est au cœur de toutes nos actions : travailler main dans la main avec les communautés et leurs méthodes de faire pour développer une plus grande résilience environnementale et alimentaire.

En participant à la course et en collectant des fonds pour SUCO, vous prenez part à un changement concret auprès des communautés que nous continuons de soutenir en ces temps de crise.

Merci de votre soutien!

 


Renseignements et inscription

Émilie Thierry
Chargée de projet, collecte de fonds
[email protected]

 


Modules de formation en production agricole durable en ligne!

 

 

 

Avec l’exécution du projet FORMAGRO, SUCO cherche à améliorer les conditions économiques des jeunes femmes productrices et des jeunes hommes producteurs agricoles au Pérou. En collaboration avec nos partenaires Allpa Perú et IDMA, nous avons développé 17 modules de formation disponibles en ligne. FORMAGRO donne accès à une éducation technique de qualité en agriculture et en élevage, et encourage le développement entrepreneurial chez les jeunes sur la base de leurs activités agricoles. Les modules offrent des formations en production agricole durable, en transformation de produits agricoles et en gestion d’entreprises développées.

Pour télécharger les modules de formation (en espagnol), suivez ce lien-ci.

Environnement et entrepreneuriat

Chaque module a été développé en suivant une méthodologie combinant sessions en classe et construction participative de connaissances dans différents espaces d’apprentissage, comme par exemple dans les unités productives des étudiants et étudiantes. Ils comprennent différentes techniques agroécologiques respectueuses de l’environnement et favorisent l’esprit entrepreneurial des jeunes qui suivent la formation, en mettant à leur disposition des outils pour développer leur entreprise en utilisant les ressources à leur disposition de façon durable et innovatrice.

En ces difficiles temps de pandémie, SUCO continue à soutenir les petits agriculteurs et agricultrices du Pérou et à promouvoir l’agroécologie qui, tout en intégrant les pratiques agricoles traditionnelles aux techniques modernes, permet de préserver l’agrobiodiversité et d’alimenter les populations avec des produits locaux sains et diversifiés.

Les modules de formation développés dans le cadre du projet FORMAGRO constituent des outils de formation pratiques et accessibles pour tous et toutes, un apport concret de SUCO pour la souveraineté alimentaire et la transition écologique!

 

 

Crédit photo : Carlos Ly


 

Renseignements supplémentaires:

Émilie Lemieux
Directrice – Formagro
Representante SUCO au Pérou
Courriel: [email protected]