Le membership de SUCO se fait peau neuve!

 

 

 

SUCO lance une nouvelle offre d’implication et d’appartenance pour ses membres : les Cercles SUCO! Être membre de SUCO vous permet de soutenir les objectifs et actions de notre organisme, participer à sa vie démocratique, recevoir des nouvelles et le rapport annuel, et recevoir des invitations aux activités spéciales et à l’Assemblée générale annuelle.

Devenir membre de SUCO en 2020, c’est :

  • Être invité·e à co-construire et à participer à des initiatives et projets innovants au Québec et à l’international;
  • Faire partie d’un réseau d’acteurs et actrices de changements qui contribuent à un monde plus solidaire, équitable et durable;
  • Si vous le souhaitez, vivre une expérience en coopération internationale sur mesure, enrichissante sur les plans professionnel et humain.

Vous bénéficierez de nombreux avantages tels que:

  • Une mise en réseau avec les membres de la #SUCOmmunauté, acteurs et actrices de changement en faveur d’une réelle transition écologique;
  • L’accès à une expertise concernant les 4 axes stratégiques de SUCO et à des formations liées à cette expertise;
  • La possibilité de bénéficier d’un mandat à l’international sur mesure;
  • La possibilité de développer et/ou mettre à profit ses compétences professionnelles et personnelles en co-créant avec SUCO et les membres de différents cercles;
  • Des soirées de réseautage;
  • Une visibilité dans les différents médias et réseaux sociaux de SUCO (si voulu);
  • La possibilité de devenir mentor ou mentoré·e.

CERCLES DES MEMBRES

Vous l’aurez compris, la co-création est essentielle chez SUCO, surtout avec nos membres! Pour cela nous avons développé différents cercles d’implication pour permettre à nos membres (et non membres pour certains!) de participer activement au développement de SUCO.

CERCLE DU 60e ANNIVERSAIRE DE SUCO – En recrutement!

Ce cercle a pour objectif de rassembler des personnes déjà impliquées avec SUCO représentant différentes sphères de la #SUCOmmunauté pour veiller à l’organisation d’événements/activités lors du 60e anniversaire de SUCO, qui aura lieu en juin 2021.

Vous pouvez d’ores-et-déjà manifester votre intérêt pour vous impliquer! Pour vous inscrire c’est par ici!

*Ce cercle est spécifique à l’année du 60e. Vous ne devez pas obligatoirement être membre pour participer à ce cercle. 

CERCLE DES EXPERTS·ES – En recrutement!

Ce cercle permet de rassembler des personnes ayant le désir de faire partie du changement en offrant bénévolement leurs services dans leur domaine d’expertise.

Il y aura des sous-comités dépendamment des besoins en expertise de l’organisme. Actuellement, nous sommes en recrutement pour le Sous-comité des dons majeurs et planifiés qui soutiendra la mise en place d’un programme de dons planifiés au sein de SUCO.  Nous recherchons donc :

      • Des notaires;
      • Des comptables et fiscalistes;
      • Des planificateurs et planificatrices financiers et successoraux;
      • Des courtiers en valeurs mobilières;
      • Des fiduciaires ou gestionnaires de portefeuille;
      • Et toute autre personne manifestant de l’intérêt et pouvant nous appuyer dans la mise en place de ce programme!

Vous pouvez vous inscrire et manifestez votre intérêt à ce lien.

Vous ne devez pas obligatoirement être membre pour participer à ce cercle.

CERCLE DES VOLONTAIRES ET STAGIAIRES – Recrutement à venir

L’objectif du Cercle des volontaires et stagiaires est de permettre d’impliquer les volontaires et stagiaires terrains dans les actions de SUCO dès le début de leur mandat, les intégrant ainsi à la #SUCOmmunauté. Les volontaires et stagiaires partant sur le terrain, membres de SUCO, feront automatiquement partie de ce cercle.

CERCLE DES AUDACIEUX.SES – Début de recrutement en début 2021!

L’objectif de ce cercle est de rassembler des individus ayant le désir de faire partie du changement en :

  • Sensibilisant le grand public à l’importance de la transition écologique tout en faisant rayonner les audacieux et audacieuses d’ici et d’ailleurs;
  • Mobilisant son réseau en profit des audacieux et audacieuses d’ici et d’ailleurs, en participant et en promouvant des activités philanthropiques et de rayonnement;
  • Réunissant des audacieux et audacieuses de divers milieux professionnels qui souhaitent créer des liens durables avec des personnes partageant leur vision et celle de SUCO d’un monde plus juste, solidaire et durable.

Le recrutement commencera en 2021, mais vous pouvez déjà manifester votre intérêt à ce lien!

CERCLE EXPÉRIENCE MEMBRE – Début de recrutement en 2021!

Le Cercle expérience membre vise à permettre aux membres de SUCO d’avoir une expérience enrichissante et fun! Ce comité a pour objectif d’organiser des événements, des activités de partage et de partager des informations pertinentes aux membres de SUCO. Vous devez être membre de SUCO. Pour le devenir, c’est par ici.

Le recrutement commencera en 2021, mais vous pouvez déjà manifester votre intérêt à ce lien!

 


Renseignements supplémentaires

Émilie Thierry
Chargée de projet, collecte de fonds
donnez@suco.org

 


Soirée Au Goût du Monde virtuelle

 

 

 

Avez-vous le goût du monde? Si vous avez envie de voyager à la rencontre d’autres cultures, envolez-vous avec nous pour l’Afrique de l’Ouest et les Amériques centrale et andine en participant à une soirée unique.

L’événement-bénéfice Au Goût du Monde est de retour, mais, cette année, en mode virtuel. Réservez le 5 novembre 2020 de 18h à 19h, nous avons un Rendez-Vous sur ZOOM!

L’événement Au Goût du Monde est un événement-bénéfice de SUCO qui a lieu depuis 2016 et qui permet au public de s’envoler au sein de nos pays d’intervention et d’apprendre davantage sur les vies des communautés avec lesquelles nous travaillons. En 2020, cet événement se fera de manière virtuelle et il vous permettra de découvrir -ou revisiter- l’Afrique de l’Ouest et les Amériques centrale et andine. Que ce soit grâce à une dégustation culinaire, à la confection d’un mocktail d’un des pays de ces régions adapté aux papilles québécoises, ou même aux prestations artistiques, vous allez vivre une expérience marquante et rassembleuse!

En outre, la soirée vous permettra d’apprendre sur comment vous pouvez vous impliquer davantage à la création d’un monde plus juste, solidaire et durable.

 

LE FONCTIONNEMENT

Achetez une boîte repas pour 75$, et vous recevrez le jour de l’événement* :

Des mets inspirés de la cuisine de l’Afrique de l’Ouest et de la cuisine des Amériques centrale et andine, cuisinés par des chefs montréalais;

Un sirop de bissap vous permettant de confectionner un mocktail (ou cocktail) lors de la soirée;

L’accès au ZOOM pour assister à cette soirée privée;

Et de nombreuses surprises dans votre boîte repas!

 

*Il vous est possible pour 10$ supplémentaires, de recevoir votre boîte repas chez vous, à vélo pour une empreinte carbone limitée si vous faites partie de la zone de livraison établie. Sinon, il vous sera possible de venir récupérer votre boîte repas directement chez SUCO (7250 rue Clark, à deux pas de la station de métro De Castelnau) à partir de 12h le 5 novembre (plus de détails après inscription).

AU PROGRAMME DE LA SOIRÉE 

Dégustation de boîtes repas précommandées par les invités de cuisine des Amériques centrale et andine, et de l’Afrique de l’Ouest, avec messages par des chef·fes cuisiniers·ères!
Confection d’un mocktail (cocktail) avec une boisson typique d’une de ces régions adapté à la québécoise!
Prestations des artistes haïtiens·nes, africains·es et latino-américains·es;
Découverte de certains de nos partenaires à l’international;
L’implication à SUCO.

 

Êtes-vous prêt·e à vivre une expérience unique?

 

 

Pourquoi y participer?

La pandémie actuelle encourage à la résilience, et c’est pour cela que nous souhaitons vous offrir cette soirée unique et rassembleuse, malgré les restrictions actuelles. Nous vous proposons le temps d’une soirée de vous envoler en Afrique de l’Ouest et dans les Amériques centrale et andine par la stimulation de vos papilles et de votre ouïe! De plus, vous pourrez encourager les chefs·fes cuisiniers·es basés·es à Montréal dans la reprise de leurs activités. Les bénéfices de cet événement permettront à SUCO de continuer d’appuyer les communautés que nous accompagnons en soutenant notre mission. Et si vous décidez de soutenir SUCO en faisant un don en plus de l’achat de votre boîte repas, sachez que vous recevrez un reçu fiscal pour la pleine valeur de votre don (le montant correspondant à l’achat de la boîte repas ne sera pas inclus dans le reçu fiscal).

On a bien hâte de partager ce beau moment avec vous!

Au menu

Il vous est possible de choisir le contenu de votre boîte avec option végétarienne ou option viande et poisson pour chaque pays. Nous sommes fiers de travailler avec Diolo Traiteur et le Chef Edmond Benoit Sadio pour la cuisine inspirée de l'Afrique de l'Ouest; et le restaurant Madre et le Chef Mario Navarrete pour la cuisine inspirée de l'Amérique Andine.

Les différentes options pour les plats principaux sont les suivantes :

Pour la cuisine inspirée de l'Afrique de l'Ouest, un choix parmi ces deux plats:

  • Poulet Yassa (cuisine sénégalaise), qui est un poulet mariné au citron, grillé, accompagné d'une sauce aux oignons caramélisés et citronnés, servi sur riz blanc accompagné de légumes en julienne;
  • Yassa végétarien (cuisine sénégalaise) avec une sauce aux oignons caramélisés et citronnés, servi sur riz blanc accompagné de légumes en julienne;

Pour la cuisine inspirée de l'Amérique Andine, un choix parmi ces deux plats:

  • Ceviche de saumon (cuisine péruvienne) cuit à froid au jus de lime accompagné d'une papa a la huancaína (moelleux de pomme de terre nappé de sauce crémeuse au piment jaune péruvien);
  • Tallarines verdes (cuisine péruvienne, végétarien) qui sont des pâtes fraîches cavatelli au ricotta, au pesto épinard-basilic et champignons accompagnée d'une papa a la huancaína (moelleux de pomme de terre nappé de sauce crémeuse au piment jaune péruvien).
Chaque plat sera accompagné d'un dessert:
  • Le Thiakry ou Dégué qui est un dessert sénégalais à base de millet et yaourt.
  • Le Mazamorra morada qui est un pouding au maïs pourpre péruvien.

Des changements d’envergure ne peuvent se mener seuls : devenez partenaire de l’événement

La cause vous tient particulièrement à cœur et vous aimeriez vous impliquer dans l’événement? Faites de votre organisation un partenaire de l’événement! De nombreuses options s’offrent à vous, découvrez notre plan de partenariat.

 

 

Rejoignez nos précieux·ses commanditaires qui ont choisi de nous soutenir dans la tenue de cet événement. Au plaisir de vous compter parmi nous!

Merci spécial à Demain Demain, Kliin, Mateina pour leurs généreuses gracieusetés que vous découvrirez dans votre boîte repas.

 

Au plaisir de vous compter parmi nous!

 


 

Renseignements :

Émilie Thierry
Chargée de projet - collecte de fonds
514 272-3019, poste 223
donnez@suco.org

 


2 balados qui éveillent les consciences

 

 

 

Au cours des derniers mois, partout dans le monde, les mouvements sociaux ont manifesté pour éveiller les consciences devant l’urgence d’agir et de contribuer aux changements pour un monde plus juste, solidaire et durable. Les enjeux auxquels nous faisons face sont complexes et la force de la collectivité est nécessaire afin de trouver des solutions viables à des problématiques qui sont souvent d’ordre systémique.

Lorsque nous ne sommes pas personnellement touchés·es par ces inégalités, il est parfois difficile de comprendre comment des problématiques telles que la justice climatique et le respect des droits et des valeurs fondamentales nous concernent au niveau individuel, collectif et structurel. C’est dans cette optique que six acteurs et actrices de changement ont uni leurs voix, dans le cadre de la série de baladodiffusions «Un engagement sans frontières» de SUCO, pour sensibiliser les citoyens et citoyennes du Canada aux causes et aux conséquences des changements climatiques et de l’inégalité des sexes sur les communautés au Sénégal et dans différents pays de l’Amérique latine. 

Bien que ces enjeux nous affectent différemment au Canada, il devient de plus en plus indéniable que nous sommes tous et toutes dans le même bateau! 

 

La gestion de l’eau au coeur de la justice climatique

Ce balado donne lieu à un échange enrichissant sur les impacts des changements climatiques sur l’accès à l’eau entre trois stagiaires ayant contribué aux actions des partenaires de SUCO. Il vous permettra de découvrir l’expérience de Catherine Dodaro, qui a fait un stage de 6 mois au Pérou à titre d’agente en agroécologie dans le cadre du projet FORMAGRO, qui est un projet de formation agricole et d’entrepreneuriat. Vous entendrez également celle de Flavie Gauthier Chamard, qui a été agente en agroécologie avec l’organisation Centro Cultural Hibueras de Santa Barbara au Honduras, et d’Elijah St-Louis qui a été agent en communication environnementale avec le GRAIM (Groupe de Recherche et d’Appui aux Initiatives Mutualistes) à Thiès au Sénégal. 

 

Elijah St-Louis lors de son stage avec le partenaire GRAIM, à Thiès au Sénégal.

 

 

L’entrepreneuriat et les femmes  

Ce second balado donne la parole à Saphia Arhzaf, qui a été agente en communication auprès du partenaire JVE (Jeune volontaire pour l’environnement) et Aida Gaëlle Bâ, qui a été agente en entrepreneuriat jeunesse auprès du partenaire WiLDAF (Women In Law and Development Africa), toutes les deux à Dakar au Sénégal. Elles échangent avec Marie Létourneau, agente en Égalité entre femmes et les hommes au Pérou dans le cadre du projet FORMAGRO, sur la situation des femmes entrepreneures d’un continent à l’autre. 

 

Marie Létourneau lors de son stage au Pérou avec FORMAGRO.

 

Aïda Gaëlle Bâ et Saphia Ahrzaf, en stage au Sénégal.

 

Pour écouter la série «Un engagement sans frontières» au complet, rendez-vous sur notre profil Soundcloud, par ici.

 

Le programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) financé par Affaires mondiales Canada offre l’opportunité aux jeunes de 19 à 30 ans, d’endosser leur rôle d’acteurs et actrices de changement et de développer une meilleure compréhension des enjeux de développement international au cours de leur stage.  

 

Pour en connaître davantage sur ce programme, cliquez ici


Renseignements supplémentaires :

Isabelle-Tracy Laudé
Agente de programme – Mobilisation des volontaires
7250, rue Clark, bureau 201
Montréal (Québec), H2R 2Y3
isabelle-tracylaude@suco.org


Une discussion sur les défis de l’agriculture familiale au Pérou

 

 

Jésus Javier Espinoza, agriculteur et protagoniste dans le documentaire «La voix de l’agriculture familiale». Crédit photo : Marcial Vargas

 

Suite à la projection virtuelle du documentaire La voix de l’agriculture familiale, l’équipe de SUCO au Pérou a organisé un webinaire sur l’agriculture familiale et le développement durable. Comme le documentaire présente l’histoire de six jeunes des Andes péruviennes qui ont lancé des projets d’entrepreneuriat en agriculture durable innovants et écologiques,  la discussion du 24 juin dernier était une occasion d’approfondir et d’ajouter un complément aux thématiques traitées dans le film. Afin d’aborder les enjeux propres aux familles agricultrices et pour répondre aux questions du public, le webinaire a rassemblé plusieurs intervenants et intervenantes du domaine :

  • Jésus Javier Espinoza, agriculteur et protagoniste dans le documentaire ;
  • Marco Artega Romani, agriculteur et entrepreneur ;
  • Luis Gomero Osorio, ingénieur-agronome, professeur d’agriculture biologique, conférencier sur les questions environnementales et d’agroécologie au niveau national et international, agriculteur, et coordonateur du Réseau d’Action en Agriculture Alternative (Red de Acción en Agricultura Alternativa)  ;
  • Paloma Duarte, entrepreneure, directrice de Misha Rastrera, une startup dédiée à la production et à la commercialisation de produits écologiques,  et directrice d’un marché écologique et d’un magasin écologique.

Nous souhaitons vous partager quelques réflexions intéressantes qui ont émergé de cet événement en ligne, et qui en disent un peu plus sur la réalité actuelle de l’agriculture familiale au Pérou.

 

Adaptation au contexte de pandémie

Le coronavirus et les mesures pour en prévenir la propagation ont entraîné des défis pour les agriculteurs et agricultrices, comme des problèmes de transport et d’approvisionnement. L’entrepreneure Paloma Duarte a mentionné que son entreprise avait été paralysée par la situation. Jésus Javier Espinoza, pour sa part, a partagé avoir souffert d’une perte de capital de 5%, qu’il prendra au moins une année à récupérer. Toutefois, tous et toutes s’entendent pour dire que la situation a sensibilisé les consommateurs et consommatrices à l’alimentation saine et locale, ce qui a créé une opportunité pour le secteur de l’agroécologie. Les solutions mises en places telles que la livraison de paniers à domicile permettent de poursuivre la vente. Par contre, le processus d’adaptation dans le contexte de pandémie est généralement coûteux pour les producteurs et productrices. Ainsi, le support des gouvernements locaux est essentiel pour appuyer l’agriculture familiale à se relever de cette crise, a avancé Paloma.

 

Pratiques, technologies et savoirs ancestraux

Pendant la discussion, l’ingénieur-agronome Luis Gomero Osorio a mentionné que les péruviens et péruviennes sont moins proches de la réalité rurale, ce qui fait en sorte qu’un grand potentiel de production demeure inutilisé. Il mentionne comme exemple les terrasses agricoles, pratique ancestrale qui est souvent délaissée en faveur de la technologie conventionnelle. D’autre part, la demande de produits peu coûteux mais tout de même présentables pousse les producteurs et productrices à utiliser des produits chimiques. Ainsi, pour arriver à des méthodes de production agroécologies, il est nécessaire que les consommatrices et consommateurs changent leur perception de la qualité des produits. De plus, afin d’être en mesure d’utiliser des pratiques ancestrales moins nuisibles pour l’environnement, il faut s’assurer que les personnes qui achètent des produits agroécologiques au marché soient prêtes à en payer le juste prix. 

Pour assurer la durabilité et une gestion efficace des ressources, Luis a souligné l’importance du développement du savoir-faire, entre autres par le travail de formation qu’effectue FORMAGRO , un projet que nous mettons en oeuvre avec nos partenaires ALLPA et IDMA.

 

Consommation locale 

À la question concernant l’accès aux produits locaux pour les habitants et habitantes en régions éloignées des villes, Paloma a répondu avoir rencontré  du succès avec les espaces de commercialisation de produits agroécologiques à l’extérieur de Lima. Elle indique qu’il existe des expériences importantes de ce type d’organisation : coopératives, associations et réseaux qui doivent être mis de l’avant. Selon elle, les entrepreneurs·es ont intérêt à continuer à mettre en oeuvre des initiatives pour développer davantage le mouvement agroécologique. À ce propos, elle considère que la jeunesse occupe un rôle fondamental.

 

Vous pouvez lire l’intégralité du résumé du webinaire LA VOIX DE L’AGRICULTURE FAMILIALE: les défis de l’agriculture familiale vers le développement durable, en cliquant ici. Pour le visionner (en espagnol), cliquez ici.

 

Chez SUCO, l’approche de l’agroécologie et de l’agriculture familiale est au centre de nos interventions pour des systèmes alimentaires plus viables et une meilleure résilience aux changements climatiques. Vous pouvez passer à l’action et encourager nos actions au Pérou en cliquant ici.

 


Renseignements supplémentaires

Émilie Lemieux
Représentante SUCO au Pérou
Directrice du projet FORMAGRO
emilielemieux@suco.org
formagro.org


À la rencontre de la #SUCOmmunauté

 

 

 

À VOS AGENDAS!

Venez échanger avec des acteurs et actrices de changements,  partenaires de SUCO à l’international! 

Rendez-vous le 29 septembre 2020, de 17 h à 18 h, en direct de la page Facebook de SUCO.

À l’aube du soixantième anniversaire de SUCO, ne manquez surtout pas ce panel de discussion virtuel animé par Maude Campeau, qui vous permettra de faire connaissance avec des partenaires de SUCO à l’international et de mieux comprendre et apprécier leur travail, leurs histoires, leurs défis mais aussi leurs succès !

La discussion mettra l’accent sur le leadership de deux de nos partenaires sur le terrain, à travers la dimension individuelle et collective du passage à l’action. Nous verrons concrètement ce que c’est d’être un acteur ou une actrice de changement et ce que cela signifie d’un continent à l’autre.  En d’autres mots, qu’est-ce qui facilite le passage à l’action de nos partenaires en fonction de leur contexte d’intervention et quels sont les freins à l’atteinte d’un certain leadership? Et surtout, quel est l’impact de leur action sur la population visée?

Autant de questions auxquelles répondront 2 organisations actrices de changement importantes, partenaires de SUCO de longue date en Haïti et au Burkina-Faso : 

Blandine Sankara de l’organisme Yélémani au Burkina Faso

Jacques Willio de l’organisme ASPVEFS en Haïti 

Participez par la suite à notre Assemblée générale annuelle!

Nous vous invitons à continuer cette soirée avec nous, et participer à l’Assemblée générale annuelle qui aura lieu juste après le panel, à partir de 18h. Cela sera l’occasion de découvrir les actions que SUCO a mené l’année dernière, autant à l’international comme au Québec, mais aussi d’aller à la rencontre des autres membres de la #SUCOmmunauté!

En ma qualité de Président du conseil d’administration de SUCO, je souhaite inviter toute la #SUCOmmunauté à participer à notre Assemblée générale annuelle virtuelle le 29 septembre prochain à 18h. Devenir membre, vous permet de poser un geste concret pour soutenir les actions et objectifs de notre organisme en votant et de bénéficier de nombreux avantages qui vous seront dévoilés lors de cette soirée. Si vous n’êtes pas encore membre, devenez-le! Si vous désirez en apprendre plus sur SUCO avant de rejoindre de manière officielle la #SUCOmmunauté, vous pouvez toujours choisir de participer à notre AGA en tant qu’observateur ou observatrice, sans droit de vote. Veuillez prendre en note que pour avoir le droit de vote, il faut être membre depuis au moins 30 jours.
Nous vous attendons nombreux et nombreuses!
Gabriel C. Goyette
Président du conseil d’administration

Si vous ne savez plus si votre adhésion est encore valide ou si vous voulez devenir membre, contactez Émilie Thierry à l’adresse courriel : donnez@suco.org. Vous pouvez aussi payer votre adhésion directement en cliquant sur ce lien. Pour vous inscrire à l’Assemblée générale annuelle, suivez ce lien-ci. Une fois votre adhésion ou votre inscription réalisée, vous allez recevoir par courriel plus d’informations pour pouvoir participer à l’Assemblée générale annuelle.

Une double programmation à ne pas manquer!

Restez à l’affût, plus d’informations à venir.

 


Renseignements supplémentaires :
Émilie Thierry et Yasmina Britel
(514) 272-3019 poste 223
Courriels: donnez@suco.orgyasminabritel@suco.org

 


Bienvenue aux représentants·es sur le terrain!

 

 

Mylène Otis, représentante au Burkina Faso, et Jean-Philippe Gélinas, représentant au Honduras. Photos prises à distance par Helena Valles.

 

Le programme de coopération internationale 2020-2027 accueille officiellement ses deux premières personnes volontaires.  Il n’y a pas de doute, le COVID-19 et la fermeture des frontières internationales a eu, et continue d’avoir un impact sur la mobilité internationale. Malgré tout, les actions des partenaires de SUCO sur le terrain se poursuivent et le processus de recrutement des acteurs·trices de changement canadiens et canadiennes suit son court. 

Jean-Philippe

Jean-Philippe Gélinas, représentant pays pour SUCO au Honduras, n’en est pas à sa première expérience en gestion de programme et de partenariat au Honduras avec SUCO. Passionné par la nature, les plantes et l’agro alimentation, il combine sa passion pour la coopération internationale et le monde végétal en débutant son expérience professionnelle dans le cadre du programme d’initiation à la coopération internationale Québec sans frontières en Équateur.  En 2012, c’est un deuxième départ, mais cette fois au Honduras. 

« J’ai senti que je pouvais faire une différence dans le domaine et mettre à profit mon expertise en agroécologie et permaculture.  Le Honduras a été mon premier coup de coeur, et ça l’est encore! Cela me permet aussi d’oeuvrer pour les causes qui me préoccupent le plus : la sécurité alimentaire et nutritionnelle et l’accès à la terre. »

 

Mylène

Mylène Otis, représentante pays pour SUCO au Burkina Faso, détient plus de 20 ans d’expérience en coopération internationale dans ce pays. Après avoir fait ses études en travail social au Québec, elle débute son expérience également à travers le programme d’initiation à la coopération internationale Québec sans frontières au Burkina Faso. 

«J’ai travaillé presque uniquement au Burkina Faso et j’y suis restée, car l’ouverture d’esprit et la grandeur d’âme de la population m’ont beaucoup touchée. M’engager avec SUCO représente pour moi une opportunité de poursuivre ma carrière dans le domaine, tout en exerçant à fond mes qualités professionnelles. »

 

SUCO regroupe des personnes engagées qui ont toutes leur rôle à jouer dans le changement social. Dans le cadre du Programme de coopération volontaire 2020-2027, financé par Affaires mondiales Canada, SUCO est fière d’accueillir au sein de sa #SUCOmmunauté ce citoyen et cette citoyenne  du monde qui ont décidé d’agir et de contribuer aux actions de ses partenaires au Honduras et au Burkina Faso.  

Pour plus d’information sur le recrutement et sur  les programmes de coopération volontaire, inscrivez-vous à notre Alerte-emploi

 


 

Renseignements supplémentaires :
Isabelle-Tracy Laudé
Agente de programme – mobilisation des volontaires
(514) 272-3019 poste 224
Courriel: isabelle-tracylaude@suco.org

 


Journée internationale des coopératives

 

 

Marina Isabel Rugama, membre de la coopérative 10 de mayo au Nicaragua.

 

La Journée internationale des coopératives est une célébration annuelle du mouvement coopératif qui a lieu le premier samedi de juillet depuis 1923.

Divers types de coopératives ont vu le jour au cours des décennies, ici au Québec et dans le monde. Au Québec, on peut penser aux coopératives d’habitation, toujours bien présentes, et aux coopératives alimentaire, de travail, de production, agricole, d’épargne et crédit (pensons au Mouvement Desjardins).

SUCO accompagne les populations et les associations à mettre en place le modèle associatif qui leur convient le mieux, les coopératives en font partie, pour se donner les conditions nécessaires à l’essor économique de leur communauté. 

Au Pérou à travers le projet FORMAGRO, nous travaillons en étroite collaboration avec deux partenaires locaux, ALLPA et IDMA, pour favoriser l’émergence de coopératives de production, particulièrement de kiwicha (terme local pour désigner ce que l’on connait ici comme l’amarante) et quinoa.

SUCO appuie le mouvement coopératif au Nicaragua et plus particulièrement les coopératives d’épargne/crédit, souvent la seule opportunité pour les populations rurales d’accéder au crédit, les banques et autres institutions privées de crédit pratiquant des taux beaucoup trop élevés et demandant des garanties inaccessibles pour les producteurs, productrices et commerçantes. 

 

Une coopérative exemplaire au cœur du Nicaragua

Une des coopératives que nous appuyons depuis 1998 est la coopérative d’épargne/crédit  10 de mayo, qui a vu le jour en 1995. C’est dire que nous accompagnons son développement depuis pratiquement ses débuts. 

La Cooperativa de ahorro y credito (CAC) 10 de mayo est donc née un 10 mai (d’où son nom), avec 302 membres, dont seulement 16 % étaient des femmes. En général, les « chefs de famille » devenaient membres et il n’y avait pas un travail de sensibilisation pour accueillir les femmes. Mais l’évolution de la société et celle de la coopérative ayant fait son œuvre, à ce jour la coopérative regroupe 868 membres dont 44% sont des femmes.  La coopérative opère dans plus de 11 municipalités regroupant 45 villages de deux départements du nord du pays, Madriz et Esteli. 

Leur capital au départ était d’environ 145,000$. Maintenant, les membres possèdent collectivement un portefeuille d’épargne de près de 300,000$, en plus de 750,000$      disponible pour le crédit. Cela démontre qu’elle a su gagner la confiance tant de ses membres que des bailleurs de fonds qui lui confie des fonds. La coopérative offre des services divers à ses membres en plus des services financiers habituels, ce qui la distingue des autres coopératives d’épargne/crédit. Par exemple, elle commercialise directement des céréales de base et du café qu’elle se procure à un prix juste pour les producteurs et productrices, appuie la mise sur pied de magasins ruraux, offre des services de formation et assistance technique, réalise des diagnostics et plans de fermes, certifie et vend des semences locales à meilleur prix, etc.

 

Des actions pour l’égalité entre les femmes et les hommes

Depuis le début des années 2000, la coopérative a débuté une réflexion sur les enjeux d’égalité entre les femmes et les hommes et les obstacles à leur pleine et entière participation à la vie de la coopérative. Toutes ces réflexions se sont soldées par trois grandes actions :  

  • l’élaboration (avec l’appui de SUCO) d’une politique institutionnelle en égalité entre les femmes et les hommes (2012) ; 
  • la promotion soutenue de leur incorporation comme membres à part entière de la coopérative et favoriser leur présence au sein du conseil d’administration (44% des membres sont des femmes et le CA est composé de 40% de femmes) ;
  • l’ajustement de leur politique de crédit (également avec l’accompagnement de SUCO) pour rendre plus accessibles les prêts aux femmes (elles reçoivent actuellement 34% de la valeur du portefeuille de crédit, ce qui n’est pas encore la parité mais s’en approche).

Nous ne pouvons que rappeler en cette journée des coopératives quelques unes des valeurs qui la guident: La responsabilité, l’engagement, la transparence, l’égalité et l’équité, la solidarité.

Saluons le travail exemplaire de ces coopératives qui font de notre monde un monde plus juste, viable et solidaire et surtout souhaitons leur longue vie. 

 

De gauche à droite : Hilda Olivas, Armando José Canizales et Nerys Rodriguez de la coopérative 10 de mayo.

 

 

Crédit photos : CC-LAB


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme – Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 228
Courriel: lindagagnon@suco.org


Entretien avec notre directrice générale

 

 

 

Dans le cadre de la série Une petite jasette avec…  initiée par Nous.blogue, notre directrice générale Geneviève Giasson a été invitée en entrevue le 23 juin dernier par Sophie Michaud, chargée des contenus et des projets en partenariat chez Communagir. La série de vidéos, qui souligne le 5ème anniversaire du blogue, met en vedette les personnes qui nourrissent le site avec leur réflexions et analyses. Vous pouvez d’ailleurs lire le dernier billet de Geneviève Giasson publié sur Nous.blogue en cliquant ici

 

Au fil de la discussion, Geneviève met l’accent sur l’importance de l’approche de proximité et de renforcement de capacités qui inspire toutes les actions de SUCO. Pour réaliser la transition écologique que nous souhaitons, elle mentionne, il faut connecter des personnes, des leaderships, et des initiatives de partout sur la planète. En fait, Geneviève poursuit, nous avons tous et toutes grandement intérêt à se décentrer de nos propres expériences et à apprendre de ce qui se fait ailleurs, tant dans le domaine de la transition écologique que dans celui du développement social. Selon elle, en plus de susciter des apprentissages essentiels, cette ouverture sur le monde contribue au changement des rapports Nord-Sud pour une coopération plus égalitaire et horizontale. 

 

« Je pense que jusqu’au bout, jusqu’à ma retraite, ce sera ça le moteur de mon travail : essayer de faciliter la réussite des volontés de changement qui sont prises un peu partout. »

 

Pour en apprendre plus sur sa vision de la coopération internationale, de la transition écologique et du changement social, visionnez l’entrevue en cliquant ici.

 


Renseignements supplémentaires:

Geneviève Giasson
Directrice générale
Courriel : montreal@suco.org


La complexité de la pandémie en Amérique latine et Caraïbes

 

 

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS)  a déclaré le 8 juin dernier que la situation de la pandémie en Amérique du sud et centrale est la plus complexe au monde. De plus, l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS, branche régionale de l’OMS) se préoccupe d’une résurgence des cas en juillet avec l’arrivée de la période hivernale et de la saison des pluies, période propice aux infections diverses et aux insectes vecteurs de malaria, zika, et du dengue.  L’aplatissement de la courbe, qui donne l’espoir d’une baisse de la contagion, n’a malheureusement pas encore eu lieu dans un grand nombre de pays de la région et la transmission communautaire prend de l’ampleur. 

Quelques éléments expliquent la situation catastrophique de certains pays :  la pauvreté généralisée; la précarité des systèmes de santé; l’économie informelle et finalement le leadership controversé de certains dirigeants.

L’Amérique centrale, des contrastes et des similitudes

Au Honduras, où l’état d’urgence sanitaire a été déclaré dès le 13 mars, on a interdit tout déplacement pour une période initiale de trois semaines. Au début avril, les commerces essentiels ont reçu l’autorisation d’ouvrir, mais la population ne peut s’y approvisionner qu’une fois tous les 15 jours (des jours sont assignés selon le numéro de la carte d’identité des personnes) et seulement du lundi au vendredi; le contrôle est très strict et bien souvent réalisé par l’armée. Les samedis et dimanches tous les déplacements sont formellement interdits et un couvre-feu de 20h00 à 5h00 est en vigueur et ce jusqu’en août.

Le 8 juin dernier, après plus de trois mois de confinement, on autorisait l’ouverture de certains autres commerces, mais toujours en limitant l’accès une fois aux 15 jours. 

En date du 13 juin, 8 455 personnes ont été déclarés positives à la COVID-19 avec un total de 310 décès. Le gouvernement informe régulièrement la population de tous les cas, recense et rend public par communiqué de presse la liste des personnes testés positives, les personnes hospitalisées et celles rétablies, incluant des donnés comme l’âge, le sexe et le département de résidence.

De son côté, le Nicaragua se trouve au cœur de la tempête et le leadership du gouvernement est extrêmement controversé et décrié par les pays avoisinants et les grandes organisations internationales. En effet, aucune des mesures suggérées et éprouvées n’a été mise en place dans ce pays, contrairement aux autres de la sous-région. Les frontières n’ont pas été fermées, il n’y a pas de dépistage massif, la distanciation sociale et le port du masque n’ont pas été imposés ni même fortement recommandés. Les écoles demeurent ouvertes et des grands rassemblements publics ont été encouragés tout au moins au début de la pandémie. La seule mesure prise par le gouvernement a été une campagne communautaire de dépistage et d’information faite par des promoteurs et promotrices de la santé qui sillonnent le pays de maison en maison pour informer des symptômes de la maladie. 

De plus le gouvernement a, selon la société civile et les médecins et l’OPS, observé une certaine opacité dans le rapportage des cas et a probablement grandement minimisé ceux-ci.  En l’absence de normes édictées par le gouvernement, bon nombre d’entreprises, incluant les ONGs, ont adoptés leurs propres mesures : elles ont fermé leur porte et dans les cas où cela était possible elles ont adopté le télétravail; les commerces ont installé des postes de désinfection des mains et de prise de température; et la population a limité ses déplacements et adopté le port du masque. Des campagnes privées de publicité « Quédate en casa » (Reste à la maison) ont été créées et diffusées.

Officiellement, sur une population de 6,4 millions, il y a actuellement 1 464 cas et 55 décès. Cependant, un observatoire indépendant regroupant des médecins et autres professionnels de la santé et des services sociaux rapporte qu’il y aurait plutôt 1 114 décès liés à la COVID-19 et plus de 5,000 cas

Au Sud rien ne va

Au Pérou l’urgence sanitaire a été décrétée dès le 11 mars et des mesures très strictes ont alors été prises : fermeture des frontières, restrictions de déplacements, couvre-feu de 20h00 à 6h00, confinement de la population, port du masque dans les commerces essentiels, et distanciation sociale de 2 mètres. Une conférence de presse journalière et télédiffusée du président de la République a été instaurée et quelques mesures d’aide financière ont été mises en place pour les familles les plus vulnérables. Malgré toutes ces mesures,  le Pérou est depuis quelques jours le 8ième pays le plus touché dans le monde et le 3ième des Amériques avec plus de 6 688 décès et près de 230 000 personnes infectées. Il faut signaler que le Pérou est l’un des pays qui réalise le plus de tests de dépistage sur le continent. Le pays est toujours en confinement même si un assouplissement a lieu dans certaines régions moins touchées.

Haïti

En date du 11 juin, Haïti comptait  un total de 3 796 personnes infectées et 58 décès. Avec la propagation de la pandémie et l’augmentation des personnes infectées au quotidien, le gouvernement a déclaré l’état d’urgence jusqu’à la fin juillet, en adoptant un certain nombre de mesures sans pour autant imposer le confinement total. En effet, les écoles, universités, églises et entreprises d’envergure sont fermées. Les institutions publiques fonctionnent avec 50% de leur personnel. Le confinement de la population est fort complexe dans un pays dominé par l’économie informelle, et l’on oublie rapidement les consignes de distanciation physique dans les marchés publics bondés.  

Plusieurs campagnes de sensibilisation ont lieu dans le pays, dans le but d’inciter les personnes craignant d’être contaminées à se rendre dans un centre hospitalier dès que possible, puisque la désinformation pousse les gens à se présenter trop tard à l’hôpital pour que le personnel puisse réellement les traiter. De plus, Haïti demeure le centre de constantes manifestations publiques et de violences. Une crise socio-politique sévit en effet dans le pays depuis 2019, la population fait entendre sa grogne contre la corruption et les actions (ou inactions) du gouvernement intérimaire en place. L’arrivée de la pandémie a rendu la situation encore plus complexe. 

Des effets semblables malgré les différences

Les systèmes de santé publics, en manque d’équipements, de matériel et de personnel soignant, ne peuvent faire face à la pandémie ce qui n’a fait qu’exacerber une situation préexistante et mettre en lumière leur inefficacité face à une crise de cette ampleur et ce, malgré tout le travail et le dévouement du personnel médical. Les familles se retrouvent bien souvent à devoir recourir, si elles peuvent se le permettre, à des systèmes parallèles privés.

Le recours à l’économie informelle est la source principale de revenus pour une grande partie de la population alors au risque de leur santé, d’être arrêtées pour ne pas respecter les consignes, ou même de transmettre la maladie, ces travailleurs et travailleuses se rendent tout de même à leur lieu de travail (kiosques de rue, chantiers de construction, maisons privées, etc.). Comment l’interdire quand plus de 50% de la population de ces pays ont cette seule alternative pour survivre?

Les travailleurs et travailleuses de l’économie informelle, se retrouvent en situation des plus précaire. Plusieurs des activités qu’ils et elles réalisent ont été brusquement interrompues. La majorité de ces activités sont réalisées par les femmes, soit le gardiennage d’enfants, l’aide domestique, la vente dans la rue de nourriture et de produits divers, alors en plus de la perte de revenus, essentiels à la survie de la famille, ils et elles ne disposent d’aucune assurance santé et de filet social. 

Un autre des effets catastrophiques de la pandémie et des mesures mises en place est l’approvisionnement en aliments. En effet, dans plusieurs pays, la limitation des sorties et l’arrêt des transports publics et privés depuis le début de la crise ont grandement contribué à rendre l’approvisionnement très difficile, surtout dans les villes. 

Une crise alimentaire est à prévoir à plus ou moins court terme car, en plus de la fermeture des marchés, plusieurs producteurs et productrices agricoles peinent à trouver les semences nécessaires pour débuter la saison agricole.

Il n’existe pas de données officielles fiables sur l’augmentation des cas de violence envers les femmes dans les pays des Amériques jusqu’à maintenant, mais l’ONU reste très préoccupée par la situation des violences envers les femmes en ces temps de pandémie; on ne peut exclure que la situation des femmes soit encore plus préoccupante qu’elle ne l’est en temps « normal ».

Depuis la mi-mai les différentes organisations liées au Nations Unies, Unesco, FAO, OMS, etc. ont fait part de leur préoccupation de la situation des populations autochtones et appellent les États à prendre des mesures particulières pour assurer leur sécurité alimentaire et sanitaire. Les populations autochtones sont parmi les plus vulnérables face à cette pandémie, elles vivent bien souvent isolées et sans services de santé adéquats, et comptent parmi les plus pauvres.

Nous agissons de concert avec nos partenaires terrain

Malgré que nous ne puissions pour le moment être présents physiquement dans nos pays d’intervention nous continuons le travail de soutien à nos partenaires sur le terrain à distance. Ceux-ci ont dû adapter leurs méthodes de travail, dans certains pays des visites sont organisées en mettant en place des mesures de protection tant pour les travailleurs et travailleuses que pour les populations, formation en groupes restreints, distanciation sociale et port du masque. Au Pérou par exemple, les jeunes producteurs et productrices, à défaut de compter sur les marchés habituels, ont commencé la livraison de paniers bios avec leur production et celle des familles avoisinantes, leur assurant ainsi des débouchés et des revenus essentiels. En Haïti, au Honduras et au Nicaragua, avec l’arrivée de la saison des pluies et donc agricole, nous devons redoubler d’efforts pour appuyer les populations à réaliser une saison agricole qui assurera l’alimentation des familles et l’approvisionnement des marchés.

Les femmes, les hommes et les jeunes des Amériques ont besoin de notre soutien, et de notre solidarité et nous déployons tous nos efforts pour rester à leurs côtés.

 

Crédit photo: CC-LAB

 


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme – Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 228
Courriel: lindagagnon@suco.org


Les acteurs·trices de changement à l’honneur aux Retrouvailles virtuelles de SUCO!

 

 

Cette année, pour ses Retrouvailles annuelles, SUCO a décidé de mettre en lumière les acteurs et actrices de changement qui forment la #SUCOmmunauté. L’événement, qui s’est déroulé en mode virtuel entre le 8 et le 11 juin dernier et qui a été diffusé sur la page Facebook de SUCO, a permis d’offrir au public une diversité d’activités toutes plus inspirantes les unes que les autres. 

Pour ceux et celles qui ne le savent pas, les Retrouvailles sont une tradition chez SUCO. Chaque année, cet événement a pour objectif de faire découvrir l’organisation et les enjeux sur lesquels elle intervient, mais également l’importance de la coopération internationale et de nos activités de mobilisation au Québec, qui contribuent grandement à engager un vaste réseau d’acteurs et actrices de changements. L’année 2020 est une année particulière puisque SUCO entame le début d’une année de réflexion et d’échanges qui mettront la table pour un bilan de 60 ans d’existence en 2021.

Un soirée de lancement des plus festives et colorées qui donnait le ton au reste de la semaine!

Le 8 juin, en soirée, SUCO a ainsi pu lancer la programmation des Retrouvailles sur un mode des plus festifs et engagés. L’événement a été suivi par une soixantaine de personnes sur la page Facebook de SUCO et a permis au public de rencontrer une partie de l’équipe, venue présenter les différentes activités qu’ils et elles avaient concocté pour le reste de la semaine. 

Le tout a été entrecoupé de trois magnifiques performances, dont l’une d’Acide Ludique,  slameur qui nous a partagé un texte vibrant et touchant appelé Bonnes révolutions. Et que dire du solo de danse de Shérane Figaro de la troupe Aurée Danse Création ou de la prestation de la pétillante Noémi Lira? Cette dernière nous a interprété une chanson vibrante sur un sujet particulièrement difficile, l’assassinat de 267 femmes mexicaines au mois d’avril.

Lors de la soirée animée avec brio par Maude Campeau, le public a également été interpellé pour répondre à la question « Ça veut dire quoi le changement pour vous? » et de nombreuses personnes ont pu y répondre tout au long de la semaine! Voici à quoi se ressemble le changement pour la #SUCOmmunauté : 

Des activités qui mettent en lumière les acteurs et actrices de changement de SUCO au Québec comme à l’international

Le 9 juin, la journée a été dédiée aux personnes qui s’impliquent avec SUCO au Québec à travers sa programmation d’activités nationales. Dans le premier webinaire, Francis Brassard-Lecours de l’organisme Funambules Médias, partenaire de SUCO de longue date, ainsi que Marie-Luce Gervais et Joumana El-Khoury qui sont toutes les 2 animatrices d’ateliers participatifs, ont pu échanger sur la force de la culture comme vecteur de mobilisation pour amorcer une transition écologique plus juste et plus durable. Dans le deuxième webinaire de la journée, les invitées Sophie Bourdon, mentore auprès de stagiaires et ancienne volontaire de SUCO, et Dalia Congo Kabore, membre du Conseil d’administration de SUCO, ont pu discuter du parcours qui les a amenées à s’impliquer avec un organisme comme SUCO. Plus concrètement, elles ont partagé ce que cette expérience apporte à l’organisation et a pu leur apporter autant à un niveau professionnel que personnel. Deux échanges très riches avec des acteurs et actrices de changement animés par une passion et un engagement réel! 

Joumana El-Khoury, animatrice du théâtre-forum, lors de la discussion «La culture comme vecteur de mobilisation, une formule gagnante!»

Le 10 juin, la journée a été dédiée aux personnes qui s’impliquent de près avec SUCO à l’international à travers 2 webinaires qui ont permis au public de rencontrer et d’échanger avec des représentants de deux organisations partenaires de SUCO. Du Sénégal au Pérou, on aura vu comment ensemble, en solidarité, pour reprendre les mots de Djibril Niang, de JVE Sénégal, « nous pouvons créer le changement! ». Le premier webinaire a permis d’échanger d’ailleurs avec ce dernier ainsi qu’avec des bénévoles de JVE Sénégal sur le travail de plaidoyer, d’éducation et d’accompagnement que fait notre partenaire sur les questions environnementales. Dans le deuxième webinaire, l’équipe a  échangé avec Pedro Estrada, spécialiste en développement rural, cofondateur de l’ONG ALLPA, partenaire de SUCO au Pérou. Pedro est aussi coordonnateur du projet Formagro dans la région de Ancash, exécuté avec SUCO depuis quelques années. 

Pedro Estrada, de ALLPA Pérou, lors de la conversation
«Changer le monde, un fromage à la fois!»

Finalement, la semaine s’est terminée en beauté avec la tenue, le 11 juin, d’une discussion passionnante avec des volontaires qui s’impliquent de près avec SUCO à travers des expériences à l’international. Les échanges, riches, ont tourné autour du contenu d’une série de trois baladodiffusions qui avaient été lancées plus tôt dans la semaine sur le profil Soundcloud de SUCO et qui ont été réalisées par ces 4 mêmes acteurs et actrices de changement. Ils et elles ont d’ailleurs pu, à travers la tenue d’un webinaire, répondre aux questions nombreuses du public, sur cette expérience unique et extraordinaire qu’est la coopération volontaire. 

Les volontaires en vedette dans les balados : Katherine Bergeron, Judy Coulombe, Jonathan Munroe et Alexandru Beg

La semaine des Retrouvailles a ainsi été très riche en activités et aura permis au public de découvrir et d’interagir avec différents acteurs et actrices de changement qui agissent à différents niveaux autant au Québec qu’à l’international, témoignant de cette grande diversité qui caractérise les membres de la #SUCOmmunauté.

 


 

Renseignements supplémentaires:

Yasmina Britel
Agente de programme à la mobilisation du public
(514) 272-3019 poste 234
Courriel: yasminabritel@suco.org