Un fonds pour soutenir l’entrepreneuriat jeunesse

 

 

Entrepreneures participantes au marché agroécologique Huari Produce. Photo: Carlos Ly

Entrepreneures participantes au marché agroécologique Huari Produce. Photo: Carlos Ly

Fonds Wiñay pour appuyer les communautés rurales 

Le projet FORMAGRO, mis en place par SUCO au Pérou, valorise depuis son tout début les communautés rurales et les activités agricoles développées par les jeunes et leurs familles. Le projet s’est donné comme objectif de réduire la migration rurale. Ce travail est réalisé en collaboration avec une diversité d’acteurs afin d’améliorer la qualité de l’éducation en milieu rural et d’accompagner des jeunes dans leur production agroécologique et activités commerciales. Alors que ce processus tire à sa fin, puisque le projet finira en mars 2021, nous constatons que les jeunes sont maintenant les protagonistes du développement local de leur région. Cela a particulièrement été possible grâce à la mise sur pied d’initiatives entrepreneuriales et la commercialisation de produits avec valeur ajoutée, issus de l’agriculture familiale.

Répondre aux défis émergents

Depuis mars dernier, la pandémie de la COVID-19 a grandement affecté les différentes entreprises appuyées par le projet FORMAGRO. Les réseaux de commercialisation ont entre autres été paralysés en partie avec la fermeture des frontières interprovinciales, ce qui a complexifié le transport des produits alimentaires entre les différentes villes du Pérou. Avec ce contexte sans précédent, SUCO et ses partenaires IDMA et ALLPA, en collaboration avec les gouvernements locaux, ont donc redoublé d’efforts afin d’établir des canaux de commercialisation en circuits courts avec les marchés locaux et avec d’autres mécanismes de livraison à domicile tels que les applications Web. Ces actions favorisent une dynamique commerciale sécuritaire tout en rendant accessibles des aliments aux populations des secteurs urbains, notamment celles vivant dans les quartiers défavorisés de la capitale Lima.

Édition extraordinaire du concours Wiñay

Afin de contribuer au processus de réactivation des entreprises, mises sur pied selon une approche agroécologique, le projet FORMAGRO a lancé le 5 octobre dernier une édition extraordinaire du Fonds Wiñay signifiant « grandir » en langue quechua. Ce concours de financement qui cible les jeunes entrepreneurs et entrepreneuses des régions de Ancash et Lima en est à sa cinquième édition. Jusqu’à présent, le Fonds Wiñay a récompensé 46 entreprises innovatrices composées de jeunes femmes et d’hommes. Les récipiendaires de cette édition extraordinaire seront d’ailleurs dévoilés le 31 octobre 2020. Les prix remis correspondront aux besoins identifiés par les candidates et candidats dans leur plan d’affaires. Certains recevront par exemple des équipements, tandis que d’autres recevront des intrants agricoles ou encore des matériaux.

Avec cette cinquième édition du Fonds Wiñay, SUCO continue d’appuyer les jeunes entrepreneurs, femmes et hommes, qui s’adaptent à la réalité changeante et qui mettent en valeur l’apport direct de l’agriculture familiale afin d’assurer la sécurité alimentaire de la population au Pérou.

Membres de la Coopérative agricole écotouristique Nevado de Huandoy ltda en plein travail agricole. Photo: Carlos Ly

 

 

Membre de la Coopérative agricole écotouristique Nevado de Huandoy ltda. Photo: Carlos Ly

 

 

Carla Salvador Oro, membre de la Coopérative agricole andina de Santa Cruz ltda. Photo: Carlos Ly

 

Carlos Malasquez de l’entreprise Lúcumo Ecomarket. Photo: Carlos Ly

 

Renseignements supplémentaires:

Émilie Lemieux
Directrice – Formagro
Representante SUCO au Pérou
Courriel: emilielemieux@suco.org

 


Une discussion sur les défis de l’agriculture familiale au Pérou

 

 

Jésus Javier Espinoza, agriculteur et protagoniste dans le documentaire «La voix de l’agriculture familiale». Crédit photo : Marcial Vargas

 

Suite à la projection virtuelle du documentaire La voix de l’agriculture familiale, l’équipe de SUCO au Pérou a organisé un webinaire sur l’agriculture familiale et le développement durable. Comme le documentaire présente l’histoire de six jeunes des Andes péruviennes qui ont lancé des projets d’entrepreneuriat en agriculture durable innovants et écologiques,  la discussion du 24 juin dernier était une occasion d’approfondir et d’ajouter un complément aux thématiques traitées dans le film. Afin d’aborder les enjeux propres aux familles agricultrices et pour répondre aux questions du public, le webinaire a rassemblé plusieurs intervenants et intervenantes du domaine :

  • Jésus Javier Espinoza, agriculteur et protagoniste dans le documentaire ;
  • Marco Artega Romani, agriculteur et entrepreneur ;
  • Luis Gomero Osorio, ingénieur-agronome, professeur d’agriculture biologique, conférencier sur les questions environnementales et d’agroécologie au niveau national et international, agriculteur, et coordonateur du Réseau d’Action en Agriculture Alternative (Red de Acción en Agricultura Alternativa)  ;
  • Paloma Duarte, entrepreneure, directrice de Misha Rastrera, une startup dédiée à la production et à la commercialisation de produits écologiques,  et directrice d’un marché écologique et d’un magasin écologique.

Nous souhaitons vous partager quelques réflexions intéressantes qui ont émergé de cet événement en ligne, et qui en disent un peu plus sur la réalité actuelle de l’agriculture familiale au Pérou.

 

Adaptation au contexte de pandémie

Le coronavirus et les mesures pour en prévenir la propagation ont entraîné des défis pour les agriculteurs et agricultrices, comme des problèmes de transport et d’approvisionnement. L’entrepreneure Paloma Duarte a mentionné que son entreprise avait été paralysée par la situation. Jésus Javier Espinoza, pour sa part, a partagé avoir souffert d’une perte de capital de 5%, qu’il prendra au moins une année à récupérer. Toutefois, tous et toutes s’entendent pour dire que la situation a sensibilisé les consommateurs et consommatrices à l’alimentation saine et locale, ce qui a créé une opportunité pour le secteur de l’agroécologie. Les solutions mises en places telles que la livraison de paniers à domicile permettent de poursuivre la vente. Par contre, le processus d’adaptation dans le contexte de pandémie est généralement coûteux pour les producteurs et productrices. Ainsi, le support des gouvernements locaux est essentiel pour appuyer l’agriculture familiale à se relever de cette crise, a avancé Paloma.

 

Pratiques, technologies et savoirs ancestraux

Pendant la discussion, l’ingénieur-agronome Luis Gomero Osorio a mentionné que les péruviens et péruviennes sont moins proches de la réalité rurale, ce qui fait en sorte qu’un grand potentiel de production demeure inutilisé. Il mentionne comme exemple les terrasses agricoles, pratique ancestrale qui est souvent délaissée en faveur de la technologie conventionnelle. D’autre part, la demande de produits peu coûteux mais tout de même présentables pousse les producteurs et productrices à utiliser des produits chimiques. Ainsi, pour arriver à des méthodes de production agroécologies, il est nécessaire que les consommatrices et consommateurs changent leur perception de la qualité des produits. De plus, afin d’être en mesure d’utiliser des pratiques ancestrales moins nuisibles pour l’environnement, il faut s’assurer que les personnes qui achètent des produits agroécologiques au marché soient prêtes à en payer le juste prix. 

Pour assurer la durabilité et une gestion efficace des ressources, Luis a souligné l’importance du développement du savoir-faire, entre autres par le travail de formation qu’effectue FORMAGRO , un projet que nous mettons en oeuvre avec nos partenaires ALLPA et IDMA.

 

Consommation locale 

À la question concernant l’accès aux produits locaux pour les habitants et habitantes en régions éloignées des villes, Paloma a répondu avoir rencontré  du succès avec les espaces de commercialisation de produits agroécologiques à l’extérieur de Lima. Elle indique qu’il existe des expériences importantes de ce type d’organisation : coopératives, associations et réseaux qui doivent être mis de l’avant. Selon elle, les entrepreneurs·es ont intérêt à continuer à mettre en oeuvre des initiatives pour développer davantage le mouvement agroécologique. À ce propos, elle considère que la jeunesse occupe un rôle fondamental.

 

Vous pouvez lire l’intégralité du résumé du webinaire LA VOIX DE L’AGRICULTURE FAMILIALE: les défis de l’agriculture familiale vers le développement durable, en cliquant ici. Pour le visionner (en espagnol), cliquez ici.

 

Chez SUCO, l’approche de l’agroécologie et de l’agriculture familiale est au centre de nos interventions pour des systèmes alimentaires plus viables et une meilleure résilience aux changements climatiques. Vous pouvez passer à l’action et encourager nos actions au Pérou en cliquant ici.

 


Renseignements supplémentaires

Émilie Lemieux
Représentante SUCO au Pérou
Directrice du projet FORMAGRO
emilielemieux@suco.org
formagro.org


Soutenir les acteurs et actrices de changement dans leur adaptation à la COVID-19

 

 

Photo : Carlos Ly

 

Depuis le mois de mai, et cela chaque semaine, nous vous partageons l’histoire d’un acteur ou d’une actrice de changement dans son adaptation à la COVID-19 sur notre page Facebook.

Cette crise l’aura démontré, ce sont des personnes inspirantes et capables d’une grande résilience. Ci-dessous vous trouverez donc les histoires de Blandine Sankara au Burkina Faso; Lousise Christiana Majeune, Lilianie Dor et Lucie Dorlus en Haïti; César Cárdenas Lima, Niel Natividad Laveriano, Nuri Maguiña Ropon et Daysi Yactayo Chalso au Pérou; Bernard Yegnissou et Ambroise Assigname au Bénin et Étienne Manga au Sénégal.

SUCO mobilise des gens, des savoirs et des ressources pour bâtir des systèmes alimentaires viables et renforcer la résilience climatique, en s’assurant que la réalité des femmes est prise en compte et qu’elles participent aux décisions. Faire un don à SUCO vous permet donc de participer à cette mission et cet objectif de construire un monde plus solidaire, plus équitable et plus durable.

 

Marina Guekpon

Marina Guekpon est acteur de changement avec notre partenaire ALDIPE au Bénin. Marina est producteur de riz à Allahé, commune de Za-kpota au Bénin, métier qu’il exerce depuis une dizaine d’années. Il nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« La COVID-19 n’a épargné personne puisse qu’il s’agit d’une pandémie; à cet effet les mesures préventives prises par le gouvernement béninois pour limiter sa propagation, ont ralenti la vie économique du pays en général et plus particulièrement celle des zones rurales: je dois acheter cher mes denrées de première nécessité et je n’ai pas la possibilité de vendre à un prix rémunérateur ma production.

» Mon métier a pour rôle d’assurer la production en quantité et en qualité pour bien fournir le circuit de transformation des produits et de distribution pour la consommation. Au niveau local, mon métier de production du riz utilise dans un premier temps la main d’œuvre locale et limite beaucoup aujourd’hui dans ma localité, les questions de l’exode rural et enfin assure dans une certaine mesure la demande locale en consommation du riz.

» Deux principaux facteurs entravent mon métier, il s’agit de: faible niveau de la maitrise d’eau lié à la nature sommaire de l’aménagement du bas-fond; faible pouvoir financier face à l’opérationnalisation de la campagne agricole. Je me réjouis du fait que cette activité me permet d’assurer à plus de 50% la sécurité alimentaire de mon ménage. »

Félix Hougnanme

Félix Hougnanme est acteur de changement avec notre partenaire ALDIPE au Bénin. Félix est originaire d’un village appelé Tanta au centre du Bénin. Il est agriculteur depuis 30 ans avec sa famille. Il nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« J’adore mon métier d’agriculteur parce qu’il me valorise, me place au centre de tout et non seulement çà il m’assure une autosuffisance alimentaire et une autonomie financière. Mais la pandémie du Corona Virus est venue tout plombé.

» Son impact est dévastateur pour moi parce que j’ai des produits vivriers en stock périssable et qui attendent d’être écoulé mais hélas ! Ce qui me réjouit aujourd’hui est que j’ai la preuve de ce que rien ne vaut la connaissance.

» En effet ProSOL nous a formé sur les techniques de production respectueuses de l’environnement et qui favorisent une fertilité progressive de nos sol, avec ces notions j’arrive à assurer une production de qualité quand bien même ma communauté dans son ensemble tarde à le percevoir. Je constitue un exemple en la matière auprès des autres agriculteurs comme moi en ce sens que même pendant la période de soudure je dispose de quoi subvenir à mes besoins et ils viennent s’approvisionner chez moi en semence de qualité et à cycle court. Ma plus grande difficulté est le manque de crédit pour emblaver de grande superficie. Ma fierté est celle d’un combattant satisfait du devoir accompli. Toute fois je suis également fier de mes réalisations et mes revenus qui me permettent d’assurer un avenir à ma famille et mes enfants.»

Dionisio Gonzáles Pomallihua

Dionisio Gonzáles Pomallihua est acteur de changement avec notre projet FORMAGRO au Pérou. Dioniso est un jeune entrepreneur dédié dédié à l’élevage et à la vente de viande de canard dans la région de Pachacamac.

Cette entreprise familiale a été affectée par l’état d’urgence national au Pérou. Leurs ventes ont cessé, la demande de viande de canard sur les marchés de détail et de gros ayant diminué, en raison de la fermeture temporaire de restaurants; de même, les coûts élevés du service de transport et l’augmentation du prix des aliments pour la volaille ont affecté leur processus productif d’élevage de canards et de compromis de leur fonds de roulement pour faire face à la quarantaine.

En essayant de trouver les meilleures solutions alternatives, en mars, un soutien a été recherché dans les institutions publiques, parvenant à avoir une alternative à la congélation de la viande de canard, avec le soutien du Ministère de la Production à travers le CITE (Center for Innovation Transfert productif et technologique). Cette action a permis de conserver la viande de canard, évitant le surcoût de l’alimentation des animaux invendus et la perte de fonds de roulement qui en résulte.

« La congélation de la viande est une très bonne alternative, maintenant le défi sera d’obtenir un marché avec cette nouvelle présentation », explique Dionisio. En avril, avec le soutien de Formagro, il a été possible d’articuler les marchés itinérants « De la ferme au pot » promus par le programme Agrorural du Ministère de l’Agriculture et de l’Irrigation, y participant deux fois par semaine, sporadiquement, car il y a de nombreux producteurs sur liste d’attente pour participer à ces marchés itinérants. Par ailleurs, la promotion de ses produits a été réalisée sur les réseaux sociaux afin de réaliser des ventes à domicile. Il trouve ainsi le moyen de pérenniser l’entreprise et tente de se réinventer dans cette situation difficile que vit sa famille.

Claide Dabade

Claire Dabade est actrice de changement avec notre partenaire ALDIPE au Bénin. Claire est Technicienne en Gestion Durable des Terres et à l’Adaptation aux changements climatiques (GDT/ACC). Elle nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« Ma passion pour l’agriculture remonte à ma tendre enfance où j’accompagne mes parents au champ. Après mon baccalauréat je me suis inscrite à la faculté d’agronomie pour me donner un background conséquent dans ce domaine afin d’être utile aux communautés rurales qui ont vraiment besoin d’un accompagnement pour sortir de la paupérisation qui s’accentue au fil du temps à leurs niveaux.

» C’est une passion pour moi d’accompagner les agriculteurs·trices à comprendre les causes ayant conduit à une régression significative de leurs productions et à adopter les nouvelles pratiques agro écologiques devant leurs permettre d’avoir de meilleurs rendements et accroître par ricochet leurs revenus.

» L’accompagnement des agriculteurs·trices se fait par groupes/sous-groupe de même que les formations sur les mesures GDT/ACC suivant les exigences du projet. Ce procédé est difficile à mettre en œuvre en ces temps de pandémie de la COVID-19. Les regroupements par séance ne peuvent excédés plus de 10 personnes et le rythme habituel de travail se trouve perturbé. Mais des stratégies d’adaptation ont été déployées […]. Ainsi les agriculteurs·trices ont compris davantage par nos actions qu’ils doivent mettre à disposition des communautés des produits sains, abondants et accessibles. »

Obéus Yves-Rose Chery

Obéus Yves-Rose Chery est actrice de changement participante à notre projet PROMAVI avec notre partenaire ASPVEFS en Haïti. Obéus Yves-Rose est agricultrice et commerçante à Ferme le blanc, une localité située au sud d’Haïti. Elle nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« J’ai 8 ans dans le commerce, je le pratique beaucoup plus que l’agriculture. Depuis l’annonce de la maladie, je m’approvisionne localement, je ne vais plus en ville. En conséquence, j’achète plus cher et trouve moins de produits disponibles.

» La COVID nous apporte beaucoup de stress. Dans la localité, on essaie de respecter les principes : se laver les mains, traiter l’eau, etc.

» Heureusement il n’y pas d’incidence sur le projet PROMAVI qui ne s’arrête pas. Mon métier agit sur la communauté pour mieux manger car quand on récolte les produits, on vend, on mange, on partage et on se réserve une partie. »

César Cárdenas Lima

César Cárdenas est acteur de changement participant à notre projet FORMAGRO au Pérou. César travaille pour FORMAGRO. Il nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« Depuis le premier cas confirmé de COVID-19 au Pérou, le 6 mars 2020, l’inquiétude et l’incertitude ont augmenté conformément à l’augmentation accélérée du nombre d’infections. Dans le cas du projet FORMAGRO, le premier événement touché a été le IV Forum national « Marchés agroécologiques au Pérou ».

» Nous, en tant qu’équipe Formagro, avons dû nous adapter à ces dispositions et trouver des mécanismes de support à distance pour nos jeunes producteurs, en maintenant une communication par téléphone ou via les réseaux sociaux qui nous permet de nous rapprocher de leurs limites et de rechercher un lieu de vente où ils peuvent offrir leurs produits.

» Nous organisons des réunions de planification hebdomadaires pour nos activités via Skype et Zoom, principalement. Nous avons établi un protocole de support technique productif à distance pour conseiller les producteurs sur les questions de production et commerciales. De plus, nous maintenons la communication avec les autorités et les représentants des espaces qui peuvent représenter des opportunités de vente et une coordination commerciale pour nos jeunes. »

Bernard Yegnissou

Bernard Yegnissou est acteur de changement et bénéficiaire de l’appui de notre partenaire ALDIPE au Bénin. Bertrand est agriculteur depuis 25 ans dans son village situé dans la commune de Bohicon. Il nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« Depuis le mois de mars, notre pays a été touché par la pandémie mondiale du coronavirus. Notre travail et notre train de vie ont pris un coup.

» Nous producteurs, nous avons un rôle capital à jouer dans la riposte à cette pandémie car sans une production sécurisante, le Bénin risque de connaitre une crise alimentaire. (…) Notre principal obstacle est le manque de moyen financier qui nous limite dans nos ambitions d’emblaver une grande superficie pour la production agricole en 2020.

» Avec l’accompagnement d’ALDIPE, nous développons déjà des pratiques agro-écologiques et cela nous rassure sur la qualité des produits et la durabilité de l’exploitation. Nous allons cette année renforcer la production vivrière pour faire chuter les prix et permettre à nos communautés de pouvoir mieux se nourrir.

» J’aime bien mon métier d’agriculteur parce que j’ai découvert au fil du temps que « la terre ne ment jamais » et que grâce à ma production, la population arrive à se nourrir. Ma plus grande fierté est la satisfaction que chaque individu trouve en venant acheter des produits vivriers chez moi. »

Lousise Christiana Majeune

Lousise Christiana Majeune est actrice de changement et participante à notre projet PROMAVI avec notre partenaire ASPVEFS en Haïti. Lousise est agricultrice et commerçante à Haut Belize, une localité située au sud d’Haïti. Elle nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« Depuis l’annonce des mesures barrières du gouvernement, les commerces/marchandises se font rare. Je ne peux pas m’approvisionner. En conséquence, l’argent du commerce s’effritait. Quand on récolte nos produits, on les vend au marché, on en garde pour manger dans la famille, on conserve une partie pour les semences et on partage avec les voisins de la communauté.

» Avec la COVID-19, on a pu manger que nos réserves et les fonds du business. De plus, j’ai été incapable de trouver de la main d’œuvre pour labourer les terres. Ce qui s’ajoute aux problèmes liés aux changements climatiques avec l’irrégularité au niveau du climat.

» Heureusement cela va bien pour le projet PROMAVI, justement il nous donne de quoi nous occuper. Je suis fière d’être agricultrice, ce métier me rend heureuse. »

Étienne Manga

Étienne Manga est acteur de changement au Sénégal. Étienne est apiculteur et président de l’association APISEN (partenaire au Sénégal). Cette association a pour objectif de promouvoir le rôle de l’apiculture et la protection des espèces, dont certaines en voie de disparition (en pratiquant le reboisement et l’ouverture des paras-feux pour lutter contre les feux de brousses). Elle partage aussi les bonnes pratiques pour entretenir une ruche à l’aide de formations. Étienne nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« « Du 3 mars au 2 juin, l’État a décrété l’état d’urgence qui a été accompagné de beaucoup d’autres mesures comme le couvre-feu et la limitation de la circulation. Au Sénégal, nous travaillons avec une espèce d’abeille agressive donc le travail de récolte de miel se fait la nuit. Avec le couvre-feu qui démarrait à 21h, les apiculteurs·trices ont été bloqué chez eux. Depuis la levée des restrictions, nous travaillons fort pour rattraper le retard et récolter un miel de qualité. Je suis également très sollicité pour appuyer les apiculteurs·trices mais nous n’avons pas encore eu la chance de reprendre les formations.

» De plus, la vente de miel est devenue difficile car d’habitude nous le vendons dans les marchés hebdomadaires, sur les sites touristiques ou nous l’exportons, ce qui est maintenant impossible. L’avantage que nous avons est que le miel est un produit non périssable.

» Il faut savoir que la reprise des activités est très difficile, l’aspect économique lié à la COVID-19 a eu un grand impact sur le monde paysan ici au Sénégal et les gens essayent de se débrouiller comme ils peuvent. »

 

Blandine Sankara

Blandine Sankara est actrice de changement au Burkina Faso. Blandine est sociologue et coordonnatrice chez Yélémani, partenaire de SUCO au Burkina Faso qui agit dans la promotion de la souveraineté alimentaire. Elle nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« Depuis près de 2 mois, certaines activités comme le projet d’éducation que nous menions avec les élèves au lycée, le marché de dimanche des légumes bio à Ouaga, l’organisation d’événements avec les visites guidées et buffet à Loumbila, sont suspendus. Ces suspensions portent préjudice à Yélémani qui aura du mal à faire face à ses dépenses.

» Cependant, étant moins sollicitée, je peux me concentrer sur l’essentiel. Ça me permet de chercher à mieux connaître nos clients, leurs besoins et suggestions pour mieux organiser nos offres en produits alimentaires. Avec la limitation des mouvements et la fermeture des marchés, nous avons par exemple pensé rapidement à diversifier nos offres. C’est ainsi qu’en plus des légumes bio et des jus locaux, nous avons rajouté d’autres produits alimentaires sur notre liste de produits.

» De plus, Yélémani soutient que l’importance de l’écologie et de la souveraineté alimentaire qu’elle prône est aujourd’hui flagrante, d’actualité et le sera bien plus demain. Avec la survenue de la pandémie, la demande en produits sains s’est vue explosée. »

Lilianie Dor

Lilianie Dor est actrice de changement et participante à notre projet PROMAVI avec notre partenaire ASPVEFS en Haïti. Lilianie est agricultrice et commerçante à La Ferme le blanc, une localité située au sud d’Haïti. Elle nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.

« J’ai peur et je me sens limité, on ne peut pas aller où l’on veut. J’ai une fille avec un appareil dans sa tête. À n’importe quel moment, je pourrais me trouver dans l’obligation de me rendre à Port-au-Prince (capital Haïti) avec elle pour trouver des services hospitaliers que son cas nécessite.

» Depuis 1 mois, je reste à la maison. Je ne vais pas au marché, ni pour vendre, ni pour acheter. Cela réduit considérablement mon pouvoir d’achat.

» Heureusement cela va bien pour le projet PROMAVI, j’en profite pour dire merci à SUCO et ASPVEFS pour les outils et les semences que j’ai reçu. Je souhaite que d’autres personnes dans la communauté, qui se sont inscrit comme moi, bénéficient de quelque-chose aussi. »

Niel Natividad Laveriano

Niel Natividad Laveriano (à droite sur la photo) est acteur de changement au Pérou. Niel est co-fondateur de l’entreprise andine de transformation des grains « Quiwi Punch » et bénéficiaire de l’appui de notre projet FORMAGRO au Pérou. Il nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités. Niel craint non seulement d’avoir subi des dommages physiques à sa matière première, mais également des pertes économiques. Il lui a été très difficile de préparer ses produits en raison de la faible disponibilité de ses intrants tels que le sucre ou le kiwicha (céréale andine) ou en raison de l’augmentation excessive des prix au cours de cette période de la pandémie de COVID-19.

« Actuellement, nous nous sommes coordonnés avec nos fournisseurs pour l’acquisition de nos intrants en petites quantités, en prenant toutes les précautions, tant avec les personnes étant sur le terrain qu’avec les fournisseurs; et en faisant attention de respecter les pratiques d’hygiène nécessaires. À l’avenir, nous espérons avoir un petit prêt qui nous aidera à stabiliser l’entreprise. Nous voulons également continuer à participer au salon du voyage afin de générer des revenus économiques. »

Daysi Yactayo Chalso

Daysi (troisième personne à droite sur la photo) est actrice de changement et participante à notre projet FORMAGRO au Pérou. Daysi a 36 ans et habite dans la province de Cañete au Pérou. Elle travaille dans l’entreprise familiale appelée “Valle Escondido” avec ses frères, parents et enfants.
« Les mesures prises au niveau national ont conduit la Foire Agroécologique de Lunahuan, notre principal espace commercial, à suspendre toutes ses activités.
» Les premiers jours, nous ne savions pas quoi faire et nos ressources financières s’épuisaient. Alors que l’état d’urgence se prolongeait, nous avons décidé de reprendre la production, en particulier de yaourts fruités, qui sont de plus en plus demandés dans la région.
» La famille a appris à s’adapter aux conditions actuelles et à profiter des outils numériques. Nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve, mais nous savons que nous ne resterons pas les bras croisés.»

 

Lucie Dorlus

Lucie est actrice de changement et participante à notre projet PROMAVI avec notre partenaire ASPVEFS en Haïti. Lucie est agricultrice et commerçante à Madan Paul, une localité située dans la commune de Camp Perrin. Elle nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.
« Tout en prenant des précautions, je continue d’aller au marché, mais avec une fréquence réduite et je passe moins de temps dans les rassemblements aux marchés. Cela me permet de passer plus de temps au champ.
» Au niveau de la vente de mes produits agricoles aux marchés, il y a moins de clients et clientes, et les gens s’empressent pour acheter. En conséquence, il reste toujours une partie que je n’arrive pas à écouler ou que j’écoule à crédit.
» Cependant, le projet PROMAVI a continué de nous donner beaucoup de travail pendant cette période ce qui est positif! J’aimerais que l’on puisse trouver un endroit précis ou une institution qui pourrait acheter nos productions pour nous éviter d’aller dans les rassemblements au marché. Je suis fière d’être agricultrice, parce que l’agriculture c’est la base et elle nous donne à manger. Je la considère comme une « pièce maîtresse » du pays. »

 

Ambroise Assigname

Ambroise est acteur de changement et bénéficiaire de l’appui de notre partenaire ALDIPE au Bénin. Ambroise est producteur de maïs à Yokon au Bénin depuis vingt ans et exerce ce métier pour parvenir aux besoins de sa famille et ceux de la population. Il nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.
« Depuis l’apparition du COVID-19 le gouvernement de mon pays a pris des mesures préventives dont la mise en place du cordon sanitaire et la limitation des déplacements afin d’éviter la propagation de ce virus. Ceci a eu un impact important sur nos activités, notamment sur le prix de tous les produits de première nécessité et la mévente.
» En ma qualité de producteur, je stocke et conserve mes produits agricoles afin de les mettre sur nos différents marchés en période de soudure. L’obstacle le plus important dans l’exercice de mon métier est la rareté des pluies qui modifie le calendrier agricole. Mais en revanche à la fin des grandes campagnes agricoles, j’obtiens de bon rendement et le sourire revient aux lèvres grâce à l’appui technique des agents vulgarisateurs de l’ONG-ALDIPE.
» Nous ne savons pas ce que cette année nous donnera avec l’interdiction des réunions de formation mais nous gardons l’espoir. »

 

Nuri Maguiña Ropon

Nuri est actrice de changement participante à notre projet FORMAGRO au Pérou. Nuri est spécialiste en développement commercial chez Formagro à Ancash. Elle nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.
« L’arrivée de cette crise sanitaire a été surprenante. Cela a complètement paralysé nos activités sur le terrain et nous a obligés à innover notre stratégie de soutien technique, qui est l’une des principales activités d’échange avec les familles participant à FORMAGRO à Ancash.
» Nous nous sommes tournés vers les accompagnements virtuels avec les appels téléphoniques et l’utilisation de l’application WhatsApp. Bien que ce ne soit pas la même chose que l’accompagnement en face à face, nous essayons de ne pas nous déconnecter des situations que traversent les entreprises familiales et collectives et nous proposons des solutions pour les aider à la fois dans leur production, leur transformation et leur commercialisation.
Beaucoup d’entrepreneurs décapitalisent en raison du manque de marchés ou de l’autoconsommation. Cela génère de l’impuissance, sans pouvoir faire grand-chose dans l’articulation commerciale, puisque les marchés ne fonctionnent pas comme avant la COVID-19. »

 

SUCO accompagne des personnes comme Daysa, Lucie, Ambroise et Nuri pour renforcer leurs capacités d’action et celle de leur collectivité en vue d’améliorer leurs conditions sociales, économiques et environnementales. Pour soutenir des acteurs et actrices de changement comme eux, vous pouvez faire un don à ce lien.

 


Renseignements supplémentaires

Émilie Thierry
Chargée de projet, collecte de fonds
emiliethierry@suco.org

 


Modules de formation en production agricole durable en ligne!

 

 

 

Avec l’exécution du projet FORMAGRO, SUCO cherche à améliorer les conditions économiques des jeunes femmes productrices et des jeunes hommes producteurs agricoles au Pérou. En collaboration avec nos partenaires Allpa Perú et IDMA, nous avons développé 17 modules de formation disponibles en ligne. FORMAGRO donne accès à une éducation technique de qualité en agriculture et en élevage, et encourage le développement entrepreneurial chez les jeunes sur la base de leurs activités agricoles. Les modules offrent des formations en production agricole durable, en transformation de produits agricoles et en gestion d’entreprises développées.

Pour télécharger les modules de formation (en espagnol), suivez ce lien-ci.

Environnement et entrepreneuriat

Chaque module a été développé en suivant une méthodologie combinant sessions en classe et construction participative de connaissances dans différents espaces d’apprentissage, comme par exemple dans les unités productives des étudiants et étudiantes. Ils comprennent différentes techniques agroécologiques respectueuses de l’environnement et favorisent l’esprit entrepreneurial des jeunes qui suivent la formation, en mettant à leur disposition des outils pour développer leur entreprise en utilisant les ressources à leur disposition de façon durable et innovatrice.

En ces difficiles temps de pandémie, SUCO continue à soutenir les petits agriculteurs et agricultrices du Pérou et à promouvoir l’agroécologie qui, tout en intégrant les pratiques agricoles traditionnelles aux techniques modernes, permet de préserver l’agrobiodiversité et d’alimenter les populations avec des produits locaux sains et diversifiés.

Les modules de formation développés dans le cadre du projet FORMAGRO constituent des outils de formation pratiques et accessibles pour tous et toutes, un apport concret de SUCO pour la souveraineté alimentaire et la transition écologique!

 

 

Crédit photo : Carlos Ly


 

Renseignements supplémentaires:

Émilie Lemieux
Directrice – Formagro
Representante SUCO au Pérou
Courriel: emilielemieux@suco.org

 


Pour SUCO, le 8 mars c’est tous les jours!

 

 

Année après année la date du 8 mars nous rassemble, où que nous soyons, quoi que nous fassions ici au Canada ou ailleurs. Elle est bien souvent l’occasion d’une pause pour réfléchir à ce que cela signifie pour nous toutes et tous personnellement, mais aussi dans notre milieu de travail, de militance, d’étude, au sein de notre communauté.

Pour SUCO, le 8 mars c’est tous les jours…! et c’est l’engagement que nous prenons : mettre les droits et la participation des femmes au cœur de toutes nos interventions.

 

« Afin d’assurer des changements durables et profitables pour l’ensemble des membres d’une collectivité, SUCO se préoccupe du respect des droits et de la pleine participation des femmes aux décisions et aux actions qui les concernent ». (Planification stratégique de SUCO 2019-2025)

Il est malheureusement encore d’actualité de continuer la lutte pour la reconnaissance des droits des femmes et l’amélioration des rapports de pouvoirs entre les femmes et les hommes.

 

« En dépit de certains progrès, la communauté internationale s’accorde à reconnaître que la situation de la plupart des femmes et des filles dans le monde évolue extrêmement lentement. Aucun pays n’est en mesure, à ce jour, d’affirmer avoir atteint l’égalité des sexes. Les nombreux obstacles rencontrés tant sur le plan juridique que sur le plan culturel semblent immuables. Les femmes et les filles restent sous-évaluées, elles travaillent plus et gagnent moins, avec des perspectives plus limitées. Elles subissent des formes diverses de violence chez elles et dans les lieux publics. » (Communiqué d’ONUFEMMES dans le cadre de la Journée internationale des femmes, 11 décembre 2019)

 

Avec nos  partenaires d’Haiti, du Nicaragua, du Sénégal, du Burkina Faso, du Honduras, du Bénin et du Pérou, nous croyons fermement au pouvoir transformateur des femmes et des filles et travaillons activement à  la reconnaissance et valorisation de leur travail, particulièrement en milieu rural; à la mise en place de conditions propices à l’émergence et l’épanouissement du leadership des femmes et des filles; à favoriser leur autonomie économique, mais également à la transformation des rapports de genre pour atteindre un monde juste, viable et solidaire.

Ce sont les femmes qui luttent jour après jour pour améliorer leurs conditions de vie et celles de leur communauté, les rapports au sein de leur famille et de la communauté qu’elles habitent, qui nous inspirent.

 

Voici l’histoire de deux de ces femmes inspirantes:

 

Marisela García vie à La Esperanza, au Honduras. Elle est membre du Réseau AMIR, une association de plus de 650 femmes autochtones Lencas qui, pour améliorer la qualité de vie des femmes de la communauté, a participé à la mise sur pied d’une usine de transformation des fruits que des femmes comme Marisela produisent sur leurs parcelles. L’usine, qui bénéficie du soutien et de l’accompagnement de SUCO, leur permet de produire de marmelades, du vin et des bonbons, qu’elles vendent ensuite dans la région, augmentant ainsi leurs revenus. Récemment, Marisela a réussi à construire une maison pour elle et sa fille, sur le terrain familial.  « Je ne pouvais pas dormir. Je me disais `j’ai réussi! j’ai bâti ma maison!´ ».

 

 

Astou Dioup est commerçante, conseillère municipale et présidente de la commission environnement de sa commune à Tassette, au Sénégal. Depuis la venue du projet « Dund ak kéew bi » (Vivre longtemps avec l’environnement, en langue wolof), que SUCO soutient en collaboration avec le GRAIM, sa communauté a réussi à mettre en place des pépinières qui aident à contrer la désertification des terres.  « Désormais, nous vendons des arbres un peu partout dans les villages environnants. Nous en prenons aussi pour reboiser nos champs, maisons et espaces publics. Grâce aux pépinières nous avons reboisé aussi notre bois de village, maintenant la forêt est redevenue verte et dense.

 

 

 

 

Crédits photo : Patrice Halley, Elijah St-Louis & CCLAB


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme – Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 228
Courriel: lindagagnon@suco.org


Redonnez au suivant !

 

5 raisons de devenir mentors pour les stagiaires de SUCO

Vous aimeriez contribuer au développement professionnel de la relève mais ne savez pas quelle forme cela pourrait prendre ? Pourquoi ne pas devenir mentor pour une personne qui effectue un stage à l’international ?

Dans le cadre de son Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ), financé par Affaires mondiales Canada, SUCO offre un programme de mentorat qui vient bonifier l’accompagnement des stagiaires et maximiser leur développement professionnel durant le stage. L’objectif est de permettre aux personnes stagiaires, âgées entre 19 et 30 ans, de développer leurs compétences grâce à un contact privilégié auprès d’un ou une professionnelle du développement international.

1. Une activité bénévole valorisante au service de la coopération internationale

« Chez SUCO, nous souhaitons faire vivre une expérience complète à nos stagiaires, tant sur le plan de l’expérience internationale que sur celui du développement personnel et professionnel ! La contribution d’un mentor est d’être à l’écoute, avoir un regard objectif et une vision élargie qui aideront le mentoré à recadrer les problèmes, explorer des manières différentes de penser et d’entreprendre, valider des choix ou décisions. Il s’agit d’un excellent moyen de développement et d’apprentissage de nouvelles compétences et habiletés à acquérir pour poursuivre une carrière dans un domaine privilégié ! C’est en quelque sorte, une façon de redonner au suivant. » Éléonore Durocher-Bergeron, anciennement agente de programme, stages internationaux

2. Une  contribution qui prend peu de temps et qui rapporte

Le mentorat se fait au moment qui vous convient et selon votre disponibilité.  Notre programme requiert d’être disponible, à distance, sur une période de 6 mois à compter de novembre 2019 à avril 2020, pour une formation initiale, 4 rencontres d’une heure de mentorat par vidéoconférence, un suivi de mi-étape et un sondage final. En tant que mentor, vous aurez l’occasion de réfléchir à vos objectifs et pratiques personnelles, pourrez développer votre style de leadership personnel et de mentorat, aurez la reconnaissance en tant qu’expert sur un sujet et serez exposé(e) à de nouvelles perspectives, idées et approches.

3.Favoriser l’intégration au marché du travail après le stage

Votre contribution favorisera aussi l’insertion en emploi des stagiaires, un objectif clé du programme de SUCO. Entre 2015 et 2017, 73 % des personnes stagiaires ayant participé au PSIJ se sont trouvé un emploi dans leur domaine entre deux semaines à 4 mois après leur stage grâce à l’appui en employabilité offert. Aussi, lors du dernier programme, 93 % des stagiaires croiyaient fermement pouvoir se trouver un emploi après le stage, étaient satisfaits de l’amélioration de leurs compétences ainsi que des  connaissances et de la compréhension acquises par rapport aux enjeux de développement international!

4. Une multitudes de domaines à mentorer

Que vous soyez chargé de projet en coopération, spécialiste en égalité femmes-hommes ou agronome, vous pouvez participer à notre programme. Vous n’êtes pas certain si votre profil professionnel a le potentiel de capter l’intérêt des stagiaires? Laissez-nous la chance d’en discuter avec vous! Nous recherchons des professionnels avec au moins 2 à 3 ans d’expérience dans les domaines suivants (et pas nécessairement en coopération internationale) :

  • Communication environnementale
  • Entreprenariat jeunesse 
  • Administration et finances
  • Commercialisation de produits agricoles
  • Communication
  • Égalité entre les femmes et les hommes
  • Environnement et agroécologie

5. Bonifiez votre propre CV

De nombreux employeurs considèrent l’implication bénévole comme un critère d’embauche. De plus, cette expérience vous permettra d’acquérir des compétences en accompagnement et fonction conseil, un atout à plusieurs parcours professionnels.

Comment participer ?

Les professionnels qui souhaitent devenir mentor doivent :

  1. Soumettre leur formulaire de candidature par courriel à isabelle-tracylaude@suco.org avant le  22 novembre 2019.
  2. Participer à l’entrevue de sélection dans la semaine du 25 novembre 2019
  3. Participer au webinaire de démarrage le 3 décembre 2019, puis au jumelage.

Rédigée par Éléonore Durocher-Bergeron

À lire aussi : 5 atouts importants d’une bonne personne mentore en coopération internationale

Renseignements :

Isabelle-Tracy Laudé

Agente de programme- Mobilisation

isabelle-tracylaude@suco.org

(514) 272-3019, p.224

 

 


SUCO aux quatre coins du Québec durant tout l’hiver

 

 

Venez nous rencontrer dans le cadre de notre tournée de recrutement universitaire!

Nous sommes à la recherche de personnes passionnées qui partagent nos valeurs de solidarité, d’engagement, de responsabilité, d’égalité entre les femmes et les hommes, de justice et de respect. Vous avez envie de découvrir le monde d’un point de vue local, de changer les choses en partageant vos connaissances et d’acquérir de nouvelles compétences? Nous sommes faits pour nous entendre!

Place à la relève

Nous accordons une importance particulière à la nouvelle génération engagée et aux leaders de demain. Vous carburez aux projets et aux nouveaux défis? Vous êtes en fin de parcours post-secondaire ou en début de carrière et souhaitez partager vos connaissances et vos compétences avec d’autres collègues aux quatre coins du monde? Vous avez entre 19 et 30 ans et souhaitez acquérir une expérience à l’international qui aura un réel impact? Nous offrons des mandats dans un climat de travail convivial et axé sur le partage.

De janvier à mai, notre équipe de recrutement sillonnera le Québec afin de dénicher nos futurs talents qui s’envoleront vers le Pérou, le Nicaragua, le Honduras, Haïti, le Sénégal et le Burkina Faso. Nous offrons des mandats variés, allant de six mois à un an, dans le cadre d’initiatives d’aide au développement qui sont réalisées avec l’appui financier du gouvernement du Canada (ministère Affaires mondiales Canada). Les postes s’insèrent dans nos différents projets en cours pour lesquels nous avons besoin d’appui en :

  • Agroécologie et environnement
  • Commercialisation et marketing agroalimentaire
  • Communication, animation et mobilisation des communautés
  • Développement organisationnel
  • Égalité entre les femmes et les hommes
  • Entrepreneuriat
  • Gestion de projet
  • Nutrition et transformation alimentaire

Nous visiterons les régions de l’Outaouais, de la Mauricie, de l’Estrie, de la Montérégie, de Montréal et de la Capitale-Nationale!

Consultez le calendrier de tournée

Une expérience professionnelle enrichissante!

Devenir conseiller ou conseillère volontaire pour SUCO, c’est appuyer au quotidien des hommes et des femmes qui ont le goût de se dépasser et qui s’investissent pour un développement durable. De plus, vous évoluerez au sein d’une organisation qui mise sur la formation continue et sur le développement des compétences. Être conseiller ou conseillère volontaire, c’est appuyer le développement de compétences auprès d’individus afin de favoriser, au final, le renforcement de capacités organisationnelles. Peu importe le domaine dans lequel vous œuvrez, votre mandat présentera diverses facettes : animation, formation, mentorat, appui-conseil et soutien technique. En fait, chez SUCO, on aime dire qu’un bon ou une bonne volontaire travaille à perdre son emploi! Pourquoi? Parce que notre approche vise l’autonomisation de nos partenaires et des populations.

Ne manquez aucune occasion

Abonnez-vous à notre alerte-emploi et suivez-nous sur Linkedin, Twitter et Facebook.

Nous ne visitons pas votre campus, mais si vous souhaitez organiser une conférence-carrière avec nous, n’hésitez pas à écrire à Éléonore Durocher-Bergeron, agente de programme, eleonoredurocher@suco.org

Liens utiles

Brochure de stages internationaux

Programme de coopération volontaire

Programme Québec sans frontières

Blogue des volontaires


Entregent d’affaires au Sénégal

 

À la rencontre d’un pays rempli de persévérance et de sagesse !

Je suis une femme de 34 ans, mère de trois enfants, entrepreneure et productrice maraîchère depuis près de 4 ans. J’ai également exercé le métier d’agronome en tant que conseillère en agroenvironnement pendant plus de 10 ans. J’ai donc eu le plaisir d’accompagner pendant deux semaines, des Sénégalaises vivant une réalité bien différente de la mienne dans la production maraîchère et l’entrepreneuriat, via un projet de paniers bio.

Crédit-photo: Oussmane Bassoum
Crédit-photo: Oussmane Bassoum

 

Du diagnostic aux pistes de solutions

Mon mandat qui se divisait en deux parties m’aura permis de mieux comprendre la réalité et les défis vécus chaque jour au Sénégal.  En particulier lors de mon séjour dans un village paysan situé à Koulouck, où des femmes persévérantes et fières cultivent des légumes en régie écologique sans pesticides, ni engrais chimiques de synthèse.  J’ai constaté que la dynamique et le mode de vie dans les villages paysans sont très différents de ceux vécus en ville.  Les traditions et la proximité des maisons et des familles se comparent à un mode de vie en communauté où la solidarité et les discussions animées font partie du quotidien.  Il est génial de constater que les femmes vivant de l’agriculture mettent beaucoup d’efforts et qu’elles sont ouvertes et intéressées à effectuer des changements et à apprendre de nouvelles techniques et méthodes en culture maraîchère.  En compagnie des femmes du village, j’ai pu poser un diagnostic concernant les problématiques observées et vécues et ainsi proposer des pistes de solutions.  À cet effet, j’ai pu enseigner concrètement aux femmes la technique de greffage afin de diminuer les effets néfastes des nématodes, un ravageur qui vit dans le sol et qui s’attaque aux racines dans la tomate et l’aubergine, afin de permettre d’obtenir une récolte.

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Crédit-photo: Ndeye Coumba Diéye.

Accompagner des femmes dans un projet de paniers biologiques

La seconde partie de mon mandat était d’observer, d’étudier et d’accompagner les femmes de Nat-Bi dans leur projet de paniers bio. Un bon bout de chemin était déjà fait lors de mon arrivée grâce au volontaire de SUCO déjà sur place. J’ai donc pu proposer des éléments qui allaient améliorer la gestion de l’approvisionnement et du suivi du budget hebdomadaire via des tables Excel.  Aussi, j’ai témoigné de mon expérience de production de légumes et de production de paniers bio avec ma ferme, « Les Jardins bio du Solstice » au Québec.  J’ai pu partager certains éléments dans la réussite de mon entreprise tels que le service et l’approche de la clientèle, la gestion du contenu des paniers, le suivi des paiements et l’utilisation des réseaux sociaux pour la promotion des paniers.  Les femmes responsables de ce projet ont pu, à mon grand bonheur, le mener à terme et effectuer avec succès leur première livraison de paniers juste avant mon départ.

 

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Crédit-photo: Félix Beaudet

 

Créativité et débrouillardise

Les femmes du village m’ont enseignée quelques traditions africaines que j’ai pu mettre en pratique lors de mon séjour auprès d’elles.  Cette immersion dans la vie et la réalité de tous les jours vécue par ces africaines m’a ouvert l’esprit sur un mode de vie simple souvent observé dans les pays en voie de développement. Plusieurs réflexions et questionnements me sont venus à l’esprit.  Ce cheminement personnel et professionnel laissera des traces dans ma façon d’être et j’en suis très heureuse.  Les Africains et les Africaines sont débrouillards et inventifs, ce qui a suscité beaucoup d’intérêt et d’admiration chez moi. Par exemple, malgré la presqu’inexistence d’un système de gestion des déchets, les gens recyclent beaucoup le matériel et trouvent souvent une multitude d’utilités post-consommation aux déchets leur donnant ainsi une deuxième, voire une troisième vie, comme c’est le cas des bouteilles,des sacs de plastique et des boîtes de conserve.

Bien que la durée du mandat fut courte, je suis fière d’avoir pu poser des diagnostics et dresser un portrait de la situation.  J’ai beaucoup apprécié les échanges culturels, cuisiner avec les femmes et discuter avec les gens que je rencontrais lorsque je sortais marcher dans la ville de Thiès. Cette expérience hors du commun m’aura permis de sortir de ma zone de confort et d’élargir ma vision et ma compréhension de la culture au Sénégal.  Je recommanderais cette belle expérience  du programme Entregent d’affaires à quiconque désire vivre et échanger avec des gens exceptionnels.  La sagesse et la persévérance des Sénégalais et des Sénégalaises font d’eux un peuple remarquable avec des valeurs humaines d’entraide bien ancrées dans leur façon d’être.

 

Par Valérie Campeau, conseillère en agroenvironnement, programme Entregent d’affaires, Sénégal

 


Lanzamiento del proyecto FORMAGRO

 

 

Inician proyecto que mejorará las condiciones económicas de jóvenes productores y de sus familias

Mediante la formación técnica profesional agropecuaria y empresarial, el reforzamiento productivo y el acompañamiento técnico para la creación y consolidación de iniciativas empresariales, el proyecto FORMAGRO (Programa de Formación Agraria y de Apoyo al Emprendimiento Juvenil en el Perú), buscará mejorar las condiciones y perspectivas económicas de 2,000 jóvenes productores y productoras y de sus familias, de las regiones de Áncash y Lima.

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La iniciativa se enfocará especialmente en 800 mujeres y 1,200 hombres, entre 16 y 35 años. Además, 10,000 personas de dichas regiones mejorarán sus condiciones de vida gracias al aumento del ingreso familiar.

Este importante proyecto será presentado este jueves 25 de febrero a partir de las 09:00 hrs. en el auditorio del Centro Cultural CAFAE SE, ubicado en la av. Arequipa 2985 – San Isidro.

El evento contará con la participación de diversas autoridades y funcionarios del Ministerio de Educación, del Ministerio de Agricultura y Riego, de la Embajada de Canadá, de la ENIEX SUCO, de la ONG ALLPA, del Instituto de Desarrollo y Medio Ambiente – IDMA, de los gobiernos regionales de Ancash y Lima, de las Direcciones Regionales Agrarias y de Educación, de los Centros de Educación Técnico Productiva (CETPROS), de los Institutos de Educación Superior Tecnológica (IEST), entre otros.

Se implementa en las regiones de Ancash (provincias de Huaylas, Yungay, Huari, Fitzcarrald y Bolognesi), y Lima (Lima Metropolitana con los distritos de Pachacamac y Lurín, así como las provincias de Cañete, Huarochirí y Yauyos).

Su ejecución es posible gracias al apoyo del Ministerio de Educación – Minedu, a través de la Dirección General de Educación Técnico-Productiva y Superior Tecnológica y Artística, así como del Ministerio de Agricultura y Riego – Minagri, a través de la Dirección General de Negocios Agrarios.

Además, FORMAGRO trabajará con los centros e institutos de educación profesional y técnica (CETPROS y los IEST) de estos ámbitos, por ser los actores del proceso de formación y asesoramiento de jóvenes.

El apoyo de la población organizada, así como de los gobiernos locales, regionales, serán otra pieza fundamental para el buen desempeño del proyecto.

La estrategia de ejecución y gestión de FORMAGRO se basará entonces en una metodología participativa, en una estructura de gestión descentralizada (Lima y Ancash) que promoverá la eficiencia y la eficacia; y en la participación de socios locales públicos (ministerios y responsables de las autoridades locales) y socios de la sociedad civil (IDMA y ALLPA).

Con el lanzamiento de FORMAGRO se da inicio a la participación y compromiso de todos los actores involucrados para la ejecución de un proyecto orientado al futuro, desde una perspectiva de cooperación y de reducción de la pobreza en las áreas rurales y periurbanas de las zonas de intervención.

Cabe precisar que FORMAGRO cuenta con el financiamiento del Gobierno de Canadá, y será ejecutado por SUCO (ONG canadiense) por un período de cinco años (2016 – 2021).

 

EN FRANÇAIS : Pour en savoir plus sur le projet, consultez l’article FORMAGRO, un nouveau projet au Pérou.


FORMAGRO, un nouveau projet au Pérou

 

Un nouveau projet de formation agricole et d’appui à l’entrepreneuriat jeunesse au Pérou

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Crédit-photo: Andrés Toro

FORMAGRO est un projet bilatéral financé par Affaires Mondiales Canada qui sera mis en œuvre jusqu’en 2021. Il contribuera au développement socio-économique de communautés paysannes situées dans deux régions du Pérou, et s’adressera particulièrement aux jeunes, aux femmes, et à leurs familles. L’équipe du projet, formée de SUCO et de ses partenaires au Pérou, accompagnera les personnes au-delà de la formation pour créer et consolider des initiatives entrepreneuriales individuelles et collectives autour de l’activité agricole.

Le projet FORMAGRO est actuellement en phase d’implantation dans les deux régions du Pérou ciblées par l’intervention, Ancash et Lima. D’ailleurs, du 2 au 6 novembre 2015, une délégation, formée de membres de l’équipe de SUCO, du personnel du ministère de l’Éducation et du ministère de l’Agriculture et de l’Irrigation du Pérou, de membres des organisations de la société civile ALLPA et IDMA, a réalisé une tournée dans la région d’Ancash afin de visiter cinq des sept districts où FORMAGRO interviendra. Du 16 au 18 novembre, cette même délégation a réalisé une tournée dans la province de Yauyos, qui appartient à la grande région de Lima, afin de visiter sept autres districts où le projet sera implanté.

Avec FORMAGRO, c’est plus de 2000 jeunes entre 16 et 35 ans et 10 000 personnes qui amélioreront leurs conditions de vie grâce à l’augmentation des revenus de leur famille. Le projet permettra à ces personnes de passer d’une production de subsistance à une production génératrice de revenus en travaillant à l’amélioration de l’offre de formation et des compétences locales, à l’augmentation et à la diversification de la production et à l’articulation de la production vers les marchés de proximité. Il aura aussi des retombées concrètes pour les jeunes producteurs et productrices, leurs familles, mais aussi pour tous les acteurs du milieu impliqués dans le développement entrepreneurial et la génération d’emplois. La délégation a d’ailleurs profité de son passage dans les régions d’intervention pour visiter les différents centres et instituts de formation technique qui offriront un programme de formation en développement agricole et entrepreneurial avec l’appui de SUCO et de ses partenaires. Les membres de la délégation se sont aussi entretenus avec différentes institutions décentralisées des ministères de l’Agriculture et de l’Éducation, de même qu’avec les autorités locales partenaires de Caraz, Santa Cruz, Yanama, Huari et Cajay (dans la région d’Ancash), et de Pacaran, Catahuasi, Yauyos, Vitis et Laraos (dans la région de Lima), afin d’assurer une participation pleine et entière des différentes instances pour l’amélioration de l’offre de formation technique et le développement économique régional.

Reunión Alcalde de Catahuasi
Crédit photo: Duvert Ventocilla

Dynamiser l’économie régionale pour vaincre l’exode rural des jeunes

FORMAGRO représente une opportunité fantastique de dynamiser l’économie régionale et de développer une agriculture dont les revenus représentent une alternative économique viable pour les jeunes et leurs familles. Dans la région d’Ancash comme dans la région de Lima, ce projet répond à un contexte particulier, celui de l’exode rural des jeunes et de l’abandon des terres. Les différents acteurs visités reconnaissent qu’il est nécessaire de récupérer les activités productives traditionnelles et de favoriser le développement d’activités économiques diversifiées et adaptées au milieu. Une plus grande articulation entre les différents secteurs étatiques (surtout ceux de l’éducation et de l’agriculture) ainsi que les gouvernements et institutions locales est essentielle afin de former des jeunes entrepreneurs et de mieux arrimer la production agricole aux différents marchés. Les principaux intéressés ont aussi démontré un vif intérêt pour les thèmes de l’environnement et de l’articulation au secteur du tourisme communautaire; le projet prendra place dans des aires naturelles protégées : celles du Parc national Huascaran (Ancash) et celle de la réserve nationale Nor Yauyos Conchas (Yauyos).

FORMAGRO vise un développement local intégré qui mobilise tous les acteurs du milieu autour d’une vision commune. Le projet favorise une offre de formation de qualité, l’amélioration de la production locale et l’organisation de la commercialisation vers les différents marchés afin d’améliorer la qualité de vie des familles. Grâce à l’apport de ce projet, SUCO renforce le développement durable qui valorise une diversification des économies locales en harmonie avec l’environnement et le mode de vie de la population.

Par Émilie Lemieux, adjointe à la direction, FORMAGRO

Campo Yanama
Crédit-photo: Andrés Toro