Soutenir les acteurs et actrices de changement dans leur adaptation à la COVID-19

 

 

Photo : Carlos Ly

 

Depuis le mois de mai, et cela chaque semaine, nous vous partageons l’histoire d’un acteur ou d’une actrice de changement dans son adaptation à la COVID-19 sur notre page Facebook.

Cette crise l’aura démontré, ce sont des personnes inspirantes et capables d’une grande résilience. Ci-dessous vous trouverez donc les histoires de Daysi Yactayo Chalso au Pérou, Lucis Dorlus en Haïti, Ambroise Assigname au Bénin et Nuri Maguiña Ropon au Pérou.

SUCO mobilise des gens, des savoirs et des ressources pour bâtir des systèmes alimentaires viables et renforcer la résilience climatique, en s’assurant que la réalité des femmes est prise en compte et qu’elles participent aux décisions. Faire un don à SUCO vous permet donc de participer à cette mission et cet objectif de construire un monde plus solidaire, plus équitable et plus durable.

 

Daysi Yactayo Chalso

Daysi (troisième personne à droite sur la photo) est actrice de changement et participante à notre projet FORMAGRO au Pérou. Daysi a 36 ans et habite dans la province de Cañete au Pérou. Elle travaille dans l’entreprise familiale appelée “Valle Escondido” avec ses frères, parents et enfants.
« Les mesures prises au niveau national ont conduit la Foire Agroécologique de Lunahuan, notre principal espace commercial, à suspendre toutes ses activités.
» Les premiers jours, nous ne savions pas quoi faire et nos ressources financières s’épuisaient. Alors que l’état d’urgence se prolongeait, nous avons décidé de reprendre la production, en particulier de yaourts fruités, qui sont de plus en plus demandés dans la région.
» La famille a appris à s’adapter aux conditions actuelles et à profiter des outils numériques. Nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve, mais nous savons que nous ne resterons pas les bras croisés.»

 

Lucie Dorlus

Lucie est actrice de changement et participante à notre projet PROMAVI avec notre partenaire ASPVEFS en Haïti. Lucie est agricultrice et commerçante à Madan Paul, une localité située dans la commune de Camp Perrin. Elle nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.
« Tout en prenant des précautions, je continue d’aller au marché, mais avec une fréquence réduite et je passe moins de temps dans les rassemblements aux marchés. Cela me permet de passer plus de temps au champ.
» Au niveau de la vente de mes produits agricoles aux marchés, il y a moins de clients et clientes, et les gens s’empressent pour acheter. En conséquence, il reste toujours une partie que je n’arrive pas à écouler ou que j’écoule à crédit.
» Cependant, le projet PROMAVI a continué de nous donner beaucoup de travail pendant cette période ce qui est positif! J’aimerais que l’on puisse trouver un endroit précis ou une institution qui pourrait acheter nos productions pour nous éviter d’aller dans les rassemblements au marché. Je suis fière d’être agricultrice, parce que l’agriculture c’est la base et elle nous donne à manger. Je la considère comme une « pièce maîtresse » du pays. »

 

Ambroise Assigname

Ambroise est acteur de changement et bénéficiaire de l’appui de notre partenaire ALDIPE au Bénin. Ambroise est producteur de maïs à Yokon au Bénin depuis vingt ans et exerce ce métier pour parvenir aux besoins de sa famille et ceux de la population. Il nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.
« Depuis l’apparition du COVID-19 le gouvernement de mon pays a pris des mesures préventives dont la mise en place du cordon sanitaire et la limitation des déplacements afin d’éviter la propagation de ce virus. Ceci a eu un impact important sur nos activités, notamment sur le prix de tous les produits de première nécessité et la mévente.
» En ma qualité de producteur, je stocke et conserve mes produits agricoles afin de les mettre sur nos différents marchés en période de soudure. L’obstacle le plus important dans l’exercice de mon métier est la rareté des pluies qui modifie le calendrier agricole. Mais en revanche à la fin des grandes campagnes agricoles, j’obtiens de bon rendement et le sourire revient aux lèvres grâce à l’appui technique des agents vulgarisateurs de l’ONG-ALDIPE.
» Nous ne savons pas ce que cette année nous donnera avec l’interdiction des réunions de formation mais nous gardons l’espoir. »

 

Nuri Maguiña Ropon

Nuri est actrice de changement participante à notre projet FORMAGRO au Pérou. Nuri est spécialiste en développement commercial chez Formagro à Ancash. Elle nous partage l’impact de la COVID-19 sur sa vie et ses activités.
« L’arrivée de cette crise sanitaire a été surprenante. Cela a complètement paralysé nos activités sur le terrain et nous a obligés à innover notre stratégie de soutien technique, qui est l’une des principales activités d’échange avec les familles participant à FORMAGRO à Ancash.
» Nous nous sommes tournés vers les accompagnements virtuels avec les appels téléphoniques et l’utilisation de l’application WhatsApp. Bien que ce ne soit pas la même chose que l’accompagnement en face à face, nous essayons de ne pas nous déconnecter des situations que traversent les entreprises familiales et collectives et nous proposons des solutions pour les aider à la fois dans leur production, leur transformation et leur commercialisation.
Beaucoup d’entrepreneurs décapitalisent en raison du manque de marchés ou de l’autoconsommation. Cela génère de l’impuissance, sans pouvoir faire grand-chose dans l’articulation commerciale, puisque les marchés ne fonctionnent pas comme avant la COVID-19. »

 

SUCO accompagne des personnes comme Daysa, Lucie, Ambroise et Nuri pour renforcer leurs capacités d’action et celle de leur collectivité en vue d’améliorer leurs conditions sociales, économiques et environnementales. Pour soutenir des acteurs et actrices de changement comme eux, vous pouvez faire un don à ce lien.

 


Renseignements supplémentaires

Émilie Thierry
Chargée de projet, collecte de fonds
[email protected]

 


Modules de formation en production agricole durable en ligne!

 

 

 

Avec l’exécution du projet FORMAGRO, SUCO cherche à améliorer les conditions économiques des jeunes femmes productrices et des jeunes hommes producteurs agricoles au Pérou. En collaboration avec nos partenaires Allpa Perú et IDMA, nous avons développé 17 modules de formation disponibles en ligne. FORMAGRO donne accès à une éducation technique de qualité en agriculture et en élevage, et encourage le développement entrepreneurial chez les jeunes sur la base de leurs activités agricoles. Les modules offrent des formations en production agricole durable, en transformation de produits agricoles et en gestion d’entreprises développées.

Pour télécharger les modules de formation (en espagnol), suivez ce lien-ci.

Environnement et entrepreneuriat

Chaque module a été développé en suivant une méthodologie combinant sessions en classe et construction participative de connaissances dans différents espaces d’apprentissage, comme par exemple dans les unités productives des étudiants et étudiantes. Ils comprennent différentes techniques agroécologiques respectueuses de l’environnement et favorisent l’esprit entrepreneurial des jeunes qui suivent la formation, en mettant à leur disposition des outils pour développer leur entreprise en utilisant les ressources à leur disposition de façon durable et innovatrice.

En ces difficiles temps de pandémie, SUCO continue à soutenir les petits agriculteurs et agricultrices du Pérou et à promouvoir l’agroécologie qui, tout en intégrant les pratiques agricoles traditionnelles aux techniques modernes, permet de préserver l’agrobiodiversité et d’alimenter les populations avec des produits locaux sains et diversifiés.

Les modules de formation développés dans le cadre du projet FORMAGRO constituent des outils de formation pratiques et accessibles pour tous et toutes, un apport concret de SUCO pour la souveraineté alimentaire et la transition écologique!

 

 

Crédit photo : Carlos Ly


 

Renseignements supplémentaires:

Émilie Lemieux
Directrice – Formagro
Representante SUCO au Pérou
Courriel: [email protected]

 


Pour SUCO, le 8 mars c’est tous les jours!

 

 

Année après année la date du 8 mars nous rassemble, où que nous soyons, quoi que nous fassions ici au Canada ou ailleurs. Elle est bien souvent l’occasion d’une pause pour réfléchir à ce que cela signifie pour nous toutes et tous personnellement, mais aussi dans notre milieu de travail, de militance, d’étude, au sein de notre communauté.

Pour SUCO, le 8 mars c’est tous les jours…! et c’est l’engagement que nous prenons : mettre les droits et la participation des femmes au cœur de toutes nos interventions.

 

« Afin d’assurer des changements durables et profitables pour l’ensemble des membres d’une collectivité, SUCO se préoccupe du respect des droits et de la pleine participation des femmes aux décisions et aux actions qui les concernent ». (Planification stratégique de SUCO 2019-2025)

Il est malheureusement encore d’actualité de continuer la lutte pour la reconnaissance des droits des femmes et l’amélioration des rapports de pouvoirs entre les femmes et les hommes.

 

« En dépit de certains progrès, la communauté internationale s’accorde à reconnaître que la situation de la plupart des femmes et des filles dans le monde évolue extrêmement lentement. Aucun pays n’est en mesure, à ce jour, d’affirmer avoir atteint l’égalité des sexes. Les nombreux obstacles rencontrés tant sur le plan juridique que sur le plan culturel semblent immuables. Les femmes et les filles restent sous-évaluées, elles travaillent plus et gagnent moins, avec des perspectives plus limitées. Elles subissent des formes diverses de violence chez elles et dans les lieux publics. » (Communiqué d’ONUFEMMES dans le cadre de la Journée internationale des femmes, 11 décembre 2019)

 

Avec nos  partenaires d’Haiti, du Nicaragua, du Sénégal, du Burkina Faso, du Honduras, du Bénin et du Pérou, nous croyons fermement au pouvoir transformateur des femmes et des filles et travaillons activement à  la reconnaissance et valorisation de leur travail, particulièrement en milieu rural; à la mise en place de conditions propices à l’émergence et l’épanouissement du leadership des femmes et des filles; à favoriser leur autonomie économique, mais également à la transformation des rapports de genre pour atteindre un monde juste, viable et solidaire.

Ce sont les femmes qui luttent jour après jour pour améliorer leurs conditions de vie et celles de leur communauté, les rapports au sein de leur famille et de la communauté qu’elles habitent, qui nous inspirent.

 

Voici l’histoire de deux de ces femmes inspirantes:

 

Marisela García vie à La Esperanza, au Honduras. Elle est membre du Réseau AMIR, une association de plus de 650 femmes autochtones Lencas qui, pour améliorer la qualité de vie des femmes de la communauté, a participé à la mise sur pied d’une usine de transformation des fruits que des femmes comme Marisela produisent sur leurs parcelles. L’usine, qui bénéficie du soutien et de l’accompagnement de SUCO, leur permet de produire de marmelades, du vin et des bonbons, qu’elles vendent ensuite dans la région, augmentant ainsi leurs revenus. Récemment, Marisela a réussi à construire une maison pour elle et sa fille, sur le terrain familial.  « Je ne pouvais pas dormir. Je me disais `j’ai réussi! j’ai bâti ma maison!´ ».

 

 

Astou Dioup est commerçante, conseillère municipale et présidente de la commission environnement de sa commune à Tassette, au Sénégal. Depuis la venue du projet « Dund ak kéew bi » (Vivre longtemps avec l’environnement, en langue wolof), que SUCO soutient en collaboration avec le GRAIM, sa communauté a réussi à mettre en place des pépinières qui aident à contrer la désertification des terres.  « Désormais, nous vendons des arbres un peu partout dans les villages environnants. Nous en prenons aussi pour reboiser nos champs, maisons et espaces publics. Grâce aux pépinières nous avons reboisé aussi notre bois de village, maintenant la forêt est redevenue verte et dense.

 

 

 

 

Crédits photo : Patrice Halley, Elijah St-Louis & CCLAB


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme – Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 228
Courriel: [email protected]


Redonnez au suivant !

 

5 raisons de devenir mentors pour les stagiaires de SUCO

Vous aimeriez contribuer au développement professionnel de la relève mais ne savez pas quelle forme cela pourrait prendre ? Pourquoi ne pas devenir mentor pour une personne qui effectue un stage à l’international ?

Dans le cadre de son Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ), financé par Affaires mondiales Canada, SUCO offre un programme de mentorat qui vient bonifier l’accompagnement des stagiaires et maximiser leur développement professionnel durant le stage. L’objectif est de permettre aux personnes stagiaires, âgées entre 19 et 30 ans, de développer leurs compétences grâce à un contact privilégié auprès d’un ou une professionnelle du développement international.

1. Une activité bénévole valorisante au service de la coopération internationale

« Chez SUCO, nous souhaitons faire vivre une expérience complète à nos stagiaires, tant sur le plan de l’expérience internationale que sur celui du développement personnel et professionnel ! La contribution d’un mentor est d’être à l’écoute, avoir un regard objectif et une vision élargie qui aideront le mentoré à recadrer les problèmes, explorer des manières différentes de penser et d’entreprendre, valider des choix ou décisions. Il s’agit d’un excellent moyen de développement et d’apprentissage de nouvelles compétences et habiletés à acquérir pour poursuivre une carrière dans un domaine privilégié ! C’est en quelque sorte, une façon de redonner au suivant. » Éléonore Durocher-Bergeron, anciennement agente de programme, stages internationaux

2. Une  contribution qui prend peu de temps et qui rapporte

Le mentorat se fait au moment qui vous convient et selon votre disponibilité.  Notre programme requiert d’être disponible, à distance, sur une période de 6 mois à compter de novembre 2019 à avril 2020, pour une formation initiale, 4 rencontres d’une heure de mentorat par vidéoconférence, un suivi de mi-étape et un sondage final. En tant que mentor, vous aurez l’occasion de réfléchir à vos objectifs et pratiques personnelles, pourrez développer votre style de leadership personnel et de mentorat, aurez la reconnaissance en tant qu’expert sur un sujet et serez exposé(e) à de nouvelles perspectives, idées et approches.

3.Favoriser l’intégration au marché du travail après le stage

Votre contribution favorisera aussi l’insertion en emploi des stagiaires, un objectif clé du programme de SUCO. Entre 2015 et 2017, 73 % des personnes stagiaires ayant participé au PSIJ se sont trouvé un emploi dans leur domaine entre deux semaines à 4 mois après leur stage grâce à l’appui en employabilité offert. Aussi, lors du dernier programme, 93 % des stagiaires croiyaient fermement pouvoir se trouver un emploi après le stage, étaient satisfaits de l’amélioration de leurs compétences ainsi que des  connaissances et de la compréhension acquises par rapport aux enjeux de développement international!

4. Une multitudes de domaines à mentorer

Que vous soyez chargé de projet en coopération, spécialiste en égalité femmes-hommes ou agronome, vous pouvez participer à notre programme. Vous n’êtes pas certain si votre profil professionnel a le potentiel de capter l’intérêt des stagiaires? Laissez-nous la chance d’en discuter avec vous! Nous recherchons des professionnels avec au moins 2 à 3 ans d’expérience dans les domaines suivants (et pas nécessairement en coopération internationale) :

  • Communication environnementale
  • Entreprenariat jeunesse 
  • Administration et finances
  • Commercialisation de produits agricoles
  • Communication
  • Égalité entre les femmes et les hommes
  • Environnement et agroécologie

5. Bonifiez votre propre CV

De nombreux employeurs considèrent l’implication bénévole comme un critère d’embauche. De plus, cette expérience vous permettra d’acquérir des compétences en accompagnement et fonction conseil, un atout à plusieurs parcours professionnels.

Comment participer ?

Les professionnels qui souhaitent devenir mentor doivent :

  1. Soumettre leur formulaire de candidature par courriel à [email protected] avant le  22 novembre 2019.
  2. Participer à l’entrevue de sélection dans la semaine du 25 novembre 2019
  3. Participer au webinaire de démarrage le 3 décembre 2019, puis au jumelage.

Rédigée par Éléonore Durocher-Bergeron

À lire aussi : 5 atouts importants d’une bonne personne mentore en coopération internationale

Renseignements :

Isabelle-Tracy Laudé

Agente de programme- Mobilisation

[email protected]

(514) 272-3019, p.224

 

 


SUCO aux quatre coins du Québec durant tout l’hiver

 

 

Venez nous rencontrer dans le cadre de notre tournée de recrutement universitaire!

Nous sommes à la recherche de personnes passionnées qui partagent nos valeurs de solidarité, d’engagement, de responsabilité, d’égalité entre les femmes et les hommes, de justice et de respect. Vous avez envie de découvrir le monde d’un point de vue local, de changer les choses en partageant vos connaissances et d’acquérir de nouvelles compétences? Nous sommes faits pour nous entendre!

Place à la relève

Nous accordons une importance particulière à la nouvelle génération engagée et aux leaders de demain. Vous carburez aux projets et aux nouveaux défis? Vous êtes en fin de parcours post-secondaire ou en début de carrière et souhaitez partager vos connaissances et vos compétences avec d’autres collègues aux quatre coins du monde? Vous avez entre 19 et 30 ans et souhaitez acquérir une expérience à l’international qui aura un réel impact? Nous offrons des mandats dans un climat de travail convivial et axé sur le partage.

De janvier à mai, notre équipe de recrutement sillonnera le Québec afin de dénicher nos futurs talents qui s’envoleront vers le Pérou, le Nicaragua, le Honduras, Haïti, le Sénégal et le Burkina Faso. Nous offrons des mandats variés, allant de six mois à un an, dans le cadre d’initiatives d’aide au développement qui sont réalisées avec l’appui financier du gouvernement du Canada (ministère Affaires mondiales Canada). Les postes s’insèrent dans nos différents projets en cours pour lesquels nous avons besoin d’appui en :

  • Agroécologie et environnement
  • Commercialisation et marketing agroalimentaire
  • Communication, animation et mobilisation des communautés
  • Développement organisationnel
  • Égalité entre les femmes et les hommes
  • Entrepreneuriat
  • Gestion de projet
  • Nutrition et transformation alimentaire

Nous visiterons les régions de l’Outaouais, de la Mauricie, de l’Estrie, de la Montérégie, de Montréal et de la Capitale-Nationale!

Consultez le calendrier de tournée

Une expérience professionnelle enrichissante!

Devenir conseiller ou conseillère volontaire pour SUCO, c’est appuyer au quotidien des hommes et des femmes qui ont le goût de se dépasser et qui s’investissent pour un développement durable. De plus, vous évoluerez au sein d’une organisation qui mise sur la formation continue et sur le développement des compétences. Être conseiller ou conseillère volontaire, c’est appuyer le développement de compétences auprès d’individus afin de favoriser, au final, le renforcement de capacités organisationnelles. Peu importe le domaine dans lequel vous œuvrez, votre mandat présentera diverses facettes : animation, formation, mentorat, appui-conseil et soutien technique. En fait, chez SUCO, on aime dire qu’un bon ou une bonne volontaire travaille à perdre son emploi! Pourquoi? Parce que notre approche vise l’autonomisation de nos partenaires et des populations.

Ne manquez aucune occasion

Abonnez-vous à notre alerte-emploi et suivez-nous sur Linkedin, Twitter et Facebook.

Nous ne visitons pas votre campus, mais si vous souhaitez organiser une conférence-carrière avec nous, n’hésitez pas à écrire à Éléonore Durocher-Bergeron, agente de programme, [email protected]

Liens utiles

Brochure de stages internationaux

Programme de coopération volontaire

Programme Québec sans frontières

Blogue des volontaires


Entregent d’affaires au Sénégal

 

À la rencontre d’un pays rempli de persévérance et de sagesse !

Je suis une femme de 34 ans, mère de trois enfants, entrepreneure et productrice maraîchère depuis près de 4 ans. J’ai également exercé le métier d’agronome en tant que conseillère en agroenvironnement pendant plus de 10 ans. J’ai donc eu le plaisir d’accompagner pendant deux semaines, des Sénégalaises vivant une réalité bien différente de la mienne dans la production maraîchère et l’entrepreneuriat, via un projet de paniers bio.

Crédit-photo: Oussmane Bassoum
Crédit-photo: Oussmane Bassoum

 

Du diagnostic aux pistes de solutions

Mon mandat qui se divisait en deux parties m’aura permis de mieux comprendre la réalité et les défis vécus chaque jour au Sénégal.  En particulier lors de mon séjour dans un village paysan situé à Koulouck, où des femmes persévérantes et fières cultivent des légumes en régie écologique sans pesticides, ni engrais chimiques de synthèse.  J’ai constaté que la dynamique et le mode de vie dans les villages paysans sont très différents de ceux vécus en ville.  Les traditions et la proximité des maisons et des familles se comparent à un mode de vie en communauté où la solidarité et les discussions animées font partie du quotidien.  Il est génial de constater que les femmes vivant de l’agriculture mettent beaucoup d’efforts et qu’elles sont ouvertes et intéressées à effectuer des changements et à apprendre de nouvelles techniques et méthodes en culture maraîchère.  En compagnie des femmes du village, j’ai pu poser un diagnostic concernant les problématiques observées et vécues et ainsi proposer des pistes de solutions.  À cet effet, j’ai pu enseigner concrètement aux femmes la technique de greffage afin de diminuer les effets néfastes des nématodes, un ravageur qui vit dans le sol et qui s’attaque aux racines dans la tomate et l’aubergine, afin de permettre d’obtenir une récolte.

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Crédit-photo: Ndeye Coumba Diéye.

Accompagner des femmes dans un projet de paniers biologiques

La seconde partie de mon mandat était d’observer, d’étudier et d’accompagner les femmes de Nat-Bi dans leur projet de paniers bio. Un bon bout de chemin était déjà fait lors de mon arrivée grâce au volontaire de SUCO déjà sur place. J’ai donc pu proposer des éléments qui allaient améliorer la gestion de l’approvisionnement et du suivi du budget hebdomadaire via des tables Excel.  Aussi, j’ai témoigné de mon expérience de production de légumes et de production de paniers bio avec ma ferme, « Les Jardins bio du Solstice » au Québec.  J’ai pu partager certains éléments dans la réussite de mon entreprise tels que le service et l’approche de la clientèle, la gestion du contenu des paniers, le suivi des paiements et l’utilisation des réseaux sociaux pour la promotion des paniers.  Les femmes responsables de ce projet ont pu, à mon grand bonheur, le mener à terme et effectuer avec succès leur première livraison de paniers juste avant mon départ.

 

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Crédit-photo: Félix Beaudet

 

Créativité et débrouillardise

Les femmes du village m’ont enseignée quelques traditions africaines que j’ai pu mettre en pratique lors de mon séjour auprès d’elles.  Cette immersion dans la vie et la réalité de tous les jours vécue par ces africaines m’a ouvert l’esprit sur un mode de vie simple souvent observé dans les pays en voie de développement. Plusieurs réflexions et questionnements me sont venus à l’esprit.  Ce cheminement personnel et professionnel laissera des traces dans ma façon d’être et j’en suis très heureuse.  Les Africains et les Africaines sont débrouillards et inventifs, ce qui a suscité beaucoup d’intérêt et d’admiration chez moi. Par exemple, malgré la presqu’inexistence d’un système de gestion des déchets, les gens recyclent beaucoup le matériel et trouvent souvent une multitude d’utilités post-consommation aux déchets leur donnant ainsi une deuxième, voire une troisième vie, comme c’est le cas des bouteilles,des sacs de plastique et des boîtes de conserve.

Bien que la durée du mandat fut courte, je suis fière d’avoir pu poser des diagnostics et dresser un portrait de la situation.  J’ai beaucoup apprécié les échanges culturels, cuisiner avec les femmes et discuter avec les gens que je rencontrais lorsque je sortais marcher dans la ville de Thiès. Cette expérience hors du commun m’aura permis de sortir de ma zone de confort et d’élargir ma vision et ma compréhension de la culture au Sénégal.  Je recommanderais cette belle expérience  du programme Entregent d’affaires à quiconque désire vivre et échanger avec des gens exceptionnels.  La sagesse et la persévérance des Sénégalais et des Sénégalaises font d’eux un peuple remarquable avec des valeurs humaines d’entraide bien ancrées dans leur façon d’être.

 

Par Valérie Campeau, conseillère en agroenvironnement, programme Entregent d’affaires, Sénégal

 


Lanzamiento del proyecto FORMAGRO

 

 

Inician proyecto que mejorará las condiciones económicas de jóvenes productores y de sus familias

Mediante la formación técnica profesional agropecuaria y empresarial, el reforzamiento productivo y el acompañamiento técnico para la creación y consolidación de iniciativas empresariales, el proyecto FORMAGRO (Programa de Formación Agraria y de Apoyo al Emprendimiento Juvenil en el Perú), buscará mejorar las condiciones y perspectivas económicas de 2,000 jóvenes productores y productoras y de sus familias, de las regiones de Áncash y Lima.

FlyerInvitacion-FINALWEB

 

La iniciativa se enfocará especialmente en 800 mujeres y 1,200 hombres, entre 16 y 35 años. Además, 10,000 personas de dichas regiones mejorarán sus condiciones de vida gracias al aumento del ingreso familiar.

Este importante proyecto será presentado este jueves 25 de febrero a partir de las 09:00 hrs. en el auditorio del Centro Cultural CAFAE SE, ubicado en la av. Arequipa 2985 – San Isidro.

El evento contará con la participación de diversas autoridades y funcionarios del Ministerio de Educación, del Ministerio de Agricultura y Riego, de la Embajada de Canadá, de la ENIEX SUCO, de la ONG ALLPA, del Instituto de Desarrollo y Medio Ambiente – IDMA, de los gobiernos regionales de Ancash y Lima, de las Direcciones Regionales Agrarias y de Educación, de los Centros de Educación Técnico Productiva (CETPROS), de los Institutos de Educación Superior Tecnológica (IEST), entre otros.

Se implementa en las regiones de Ancash (provincias de Huaylas, Yungay, Huari, Fitzcarrald y Bolognesi), y Lima (Lima Metropolitana con los distritos de Pachacamac y Lurín, así como las provincias de Cañete, Huarochirí y Yauyos).

Su ejecución es posible gracias al apoyo del Ministerio de Educación – Minedu, a través de la Dirección General de Educación Técnico-Productiva y Superior Tecnológica y Artística, así como del Ministerio de Agricultura y Riego – Minagri, a través de la Dirección General de Negocios Agrarios.

Además, FORMAGRO trabajará con los centros e institutos de educación profesional y técnica (CETPROS y los IEST) de estos ámbitos, por ser los actores del proceso de formación y asesoramiento de jóvenes.

El apoyo de la población organizada, así como de los gobiernos locales, regionales, serán otra pieza fundamental para el buen desempeño del proyecto.

La estrategia de ejecución y gestión de FORMAGRO se basará entonces en una metodología participativa, en una estructura de gestión descentralizada (Lima y Ancash) que promoverá la eficiencia y la eficacia; y en la participación de socios locales públicos (ministerios y responsables de las autoridades locales) y socios de la sociedad civil (IDMA y ALLPA).

Con el lanzamiento de FORMAGRO se da inicio a la participación y compromiso de todos los actores involucrados para la ejecución de un proyecto orientado al futuro, desde una perspectiva de cooperación y de reducción de la pobreza en las áreas rurales y periurbanas de las zonas de intervención.

Cabe precisar que FORMAGRO cuenta con el financiamiento del Gobierno de Canadá, y será ejecutado por SUCO (ONG canadiense) por un período de cinco años (2016 – 2021).

 

EN FRANÇAIS : Pour en savoir plus sur le projet, consultez l’article FORMAGRO, un nouveau projet au Pérou.


FORMAGRO, un nouveau projet au Pérou

 

Un nouveau projet de formation agricole et d’appui à l’entrepreneuriat jeunesse au Pérou

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Crédit-photo: Andrés Toro

FORMAGRO est un projet bilatéral financé par Affaires Mondiales Canada qui sera mis en œuvre jusqu’en 2021. Il contribuera au développement socio-économique de communautés paysannes situées dans deux régions du Pérou, et s’adressera particulièrement aux jeunes, aux femmes, et à leurs familles. L’équipe du projet, formée de SUCO et de ses partenaires au Pérou, accompagnera les personnes au-delà de la formation pour créer et consolider des initiatives entrepreneuriales individuelles et collectives autour de l’activité agricole.

Le projet FORMAGRO est actuellement en phase d’implantation dans les deux régions du Pérou ciblées par l’intervention, Ancash et Lima. D’ailleurs, du 2 au 6 novembre 2015, une délégation, formée de membres de l’équipe de SUCO, du personnel du ministère de l’Éducation et du ministère de l’Agriculture et de l’Irrigation du Pérou, de membres des organisations de la société civile ALLPA et IDMA, a réalisé une tournée dans la région d’Ancash afin de visiter cinq des sept districts où FORMAGRO interviendra. Du 16 au 18 novembre, cette même délégation a réalisé une tournée dans la province de Yauyos, qui appartient à la grande région de Lima, afin de visiter sept autres districts où le projet sera implanté.

Avec FORMAGRO, c’est plus de 2000 jeunes entre 16 et 35 ans et 10 000 personnes qui amélioreront leurs conditions de vie grâce à l’augmentation des revenus de leur famille. Le projet permettra à ces personnes de passer d’une production de subsistance à une production génératrice de revenus en travaillant à l’amélioration de l’offre de formation et des compétences locales, à l’augmentation et à la diversification de la production et à l’articulation de la production vers les marchés de proximité. Il aura aussi des retombées concrètes pour les jeunes producteurs et productrices, leurs familles, mais aussi pour tous les acteurs du milieu impliqués dans le développement entrepreneurial et la génération d’emplois. La délégation a d’ailleurs profité de son passage dans les régions d’intervention pour visiter les différents centres et instituts de formation technique qui offriront un programme de formation en développement agricole et entrepreneurial avec l’appui de SUCO et de ses partenaires. Les membres de la délégation se sont aussi entretenus avec différentes institutions décentralisées des ministères de l’Agriculture et de l’Éducation, de même qu’avec les autorités locales partenaires de Caraz, Santa Cruz, Yanama, Huari et Cajay (dans la région d’Ancash), et de Pacaran, Catahuasi, Yauyos, Vitis et Laraos (dans la région de Lima), afin d’assurer une participation pleine et entière des différentes instances pour l’amélioration de l’offre de formation technique et le développement économique régional.

Reunión Alcalde de Catahuasi
Crédit photo: Duvert Ventocilla

Dynamiser l’économie régionale pour vaincre l’exode rural des jeunes

FORMAGRO représente une opportunité fantastique de dynamiser l’économie régionale et de développer une agriculture dont les revenus représentent une alternative économique viable pour les jeunes et leurs familles. Dans la région d’Ancash comme dans la région de Lima, ce projet répond à un contexte particulier, celui de l’exode rural des jeunes et de l’abandon des terres. Les différents acteurs visités reconnaissent qu’il est nécessaire de récupérer les activités productives traditionnelles et de favoriser le développement d’activités économiques diversifiées et adaptées au milieu. Une plus grande articulation entre les différents secteurs étatiques (surtout ceux de l’éducation et de l’agriculture) ainsi que les gouvernements et institutions locales est essentielle afin de former des jeunes entrepreneurs et de mieux arrimer la production agricole aux différents marchés. Les principaux intéressés ont aussi démontré un vif intérêt pour les thèmes de l’environnement et de l’articulation au secteur du tourisme communautaire; le projet prendra place dans des aires naturelles protégées : celles du Parc national Huascaran (Ancash) et celle de la réserve nationale Nor Yauyos Conchas (Yauyos).

FORMAGRO vise un développement local intégré qui mobilise tous les acteurs du milieu autour d’une vision commune. Le projet favorise une offre de formation de qualité, l’amélioration de la production locale et l’organisation de la commercialisation vers les différents marchés afin d’améliorer la qualité de vie des familles. Grâce à l’apport de ce projet, SUCO renforce le développement durable qui valorise une diversification des économies locales en harmonie avec l’environnement et le mode de vie de la population.

Par Émilie Lemieux, adjointe à la direction, FORMAGRO

Campo Yanama
Crédit-photo: Andrés Toro