Retour sur l’assemblée générale annuelle des membres de SUCO

 

SUCO dévoile son rapport annuel lors de l’assemblée générale annuelle

À la suite du panel sur le leadership de nos partenaires d’Haïti et du Burkina Faso, qui a été présenté en direct de notre page Facebook le 29 septembre dernier, la #SUCOmmunauté a été invitée à participer à l’assemblée générale annuelle (AGA) de SUCO et ainsi contribuer à la vie démocratique et associative de l’organisation.

À cette occasion, les membres de SUCO, les partenaires et les autres membres de la #SUCOmmunauté ont eu l’occasion de découvrir en premier nos réalisations de l’année dernière avec la présentation du rapport annuel 2019-2020.

Voici un extrait du mot de la directrice générale de SUCO, Geneviève Giasson, qui résume bien l’année qui vient de se terminer :

« Ce que je retiens de cette année si particulière, c’est la capacité de SUCO, de ses partenaires et des membres de son réseau à s’adapter et à rebondir ; des conditions vitales pour pérenniser les changements sociaux que nous préconisons. Ce que je retiens aussi, c’est qu’il y a urgence de changer nos modes de vie et que le travail de SUCO est essentiel. À l’aube de notre 60e anniversaire, les enjeux alimentaires, climatiques et d’inclusion sont plus que jamais d’actualité. La pression sur les ressources s’accroît, exigeant des réponses globales dans une perspective à long terme pour atteindre une réelle transition écologique et sociale.

» Quel rôle doit jouer SUCO dans cette transition ? Soutenir les leaderships et les initiatives. Mobiliser des ressources. Permettre d’expérimenter et d’apprendre. Partager. »

Élection des membres du conseil d’administration

L’AGA nous a également permis·es de procéder aux élections de certains postes du conseil d’administration. Nous sommes ravis·es de souligner la réélection de deux des membres du conseil, mais également d’accueillir une nouvelle membre qui avec son expérience et son expertise fera bénéficier l’ensemble de la #SUCOmmunauté. Il s’agit respectivement de :

  • Véronique Raymond ;
  • Jean Baptiste Sarr  ;
  • Marie-Thérèse Brunelle.

Nos félicitations vont également à Michel Lafrenière, qui a été élu au poste de président du conseil d’administration, et à Thomas Lenormand, qui a été nommé à titre de trésorier de SUCO.

Les Cercles SUCO

Lors de cette soirée, nous avons aussi présenté une toute nouvelle offre d’implication pour les membres de SUCO : les Cercles SUCO. Ces cercles favoriseront la co-création, qui est essentielle chez SUCO, et ce, surtout avec nos membres !

Dès cet automne, nous recrutons des individus ayant des expertises dans les domaines de la comptabilité, de la fiscalité, du notariat, ou de la planification successorale pour se joindre au sous-comité des dons majeurs et planifiés. Très prochainement, nous mettrons aussi sur pied le cercle du 60e anniversaire de SUCO.

Si vous êtes intéressés·es par l’un de ces deux cercles SUCO, n’hésitez pas à manifester votre intérêt en remplissant ce formulaire ou en nous contactant par courriel à l’adresse donnez@suco.org.

Enfin, pour celles et ceux non membres, ou dont l’adhésion est expirée, n’oubliez pas que vous pouvez toujours rejoindre la #SUCOmmunauté ici.

La vie associative c’est vous !

Enfin, sans les membres membres, observateurs et observatrices et collaborateurs. SUCO ne seraient pas ce qu’elle est aujourd’hui. Nous souhaitons donc remercier toutes celles et ceux qui ont participé à l’assemblée générale annuelle de l’organisme et qui par leur présence plus grande cette année démontrent l’importance de notre mission et des défis auxquels nous devons collectivement répondre.

Merci encore à chacun et chacune des membres, observateurs et observatrices et collaborateurs et collaboratrices qui ont participé à votre AGA.

 


 

Renseignements supplémentaires :

Oswaldo Gutiérrez Bayardi,
Responsable des communications et projets nationaux 
Courriel : oswaldogutierrez@suco.org

 


La complexité de la pandémie en Amérique latine et Caraïbes

 

 

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS)  a déclaré le 8 juin dernier que la situation de la pandémie en Amérique du sud et centrale est la plus complexe au monde. De plus, l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS, branche régionale de l’OMS) se préoccupe d’une résurgence des cas en juillet avec l’arrivée de la période hivernale et de la saison des pluies, période propice aux infections diverses et aux insectes vecteurs de malaria, zika, et du dengue.  L’aplatissement de la courbe, qui donne l’espoir d’une baisse de la contagion, n’a malheureusement pas encore eu lieu dans un grand nombre de pays de la région et la transmission communautaire prend de l’ampleur. 

Quelques éléments expliquent la situation catastrophique de certains pays :  la pauvreté généralisée; la précarité des systèmes de santé; l’économie informelle et finalement le leadership controversé de certains dirigeants.

L’Amérique centrale, des contrastes et des similitudes

Au Honduras, où l’état d’urgence sanitaire a été déclaré dès le 13 mars, on a interdit tout déplacement pour une période initiale de trois semaines. Au début avril, les commerces essentiels ont reçu l’autorisation d’ouvrir, mais la population ne peut s’y approvisionner qu’une fois tous les 15 jours (des jours sont assignés selon le numéro de la carte d’identité des personnes) et seulement du lundi au vendredi; le contrôle est très strict et bien souvent réalisé par l’armée. Les samedis et dimanches tous les déplacements sont formellement interdits et un couvre-feu de 20h00 à 5h00 est en vigueur et ce jusqu’en août.

Le 8 juin dernier, après plus de trois mois de confinement, on autorisait l’ouverture de certains autres commerces, mais toujours en limitant l’accès une fois aux 15 jours. 

En date du 13 juin, 8 455 personnes ont été déclarés positives à la COVID-19 avec un total de 310 décès. Le gouvernement informe régulièrement la population de tous les cas, recense et rend public par communiqué de presse la liste des personnes testés positives, les personnes hospitalisées et celles rétablies, incluant des donnés comme l’âge, le sexe et le département de résidence.

De son côté, le Nicaragua se trouve au cœur de la tempête et le leadership du gouvernement est extrêmement controversé et décrié par les pays avoisinants et les grandes organisations internationales. En effet, aucune des mesures suggérées et éprouvées n’a été mise en place dans ce pays, contrairement aux autres de la sous-région. Les frontières n’ont pas été fermées, il n’y a pas de dépistage massif, la distanciation sociale et le port du masque n’ont pas été imposés ni même fortement recommandés. Les écoles demeurent ouvertes et des grands rassemblements publics ont été encouragés tout au moins au début de la pandémie. La seule mesure prise par le gouvernement a été une campagne communautaire de dépistage et d’information faite par des promoteurs et promotrices de la santé qui sillonnent le pays de maison en maison pour informer des symptômes de la maladie. 

De plus le gouvernement a, selon la société civile et les médecins et l’OPS, observé une certaine opacité dans le rapportage des cas et a probablement grandement minimisé ceux-ci.  En l’absence de normes édictées par le gouvernement, bon nombre d’entreprises, incluant les ONGs, ont adoptés leurs propres mesures : elles ont fermé leur porte et dans les cas où cela était possible elles ont adopté le télétravail; les commerces ont installé des postes de désinfection des mains et de prise de température; et la population a limité ses déplacements et adopté le port du masque. Des campagnes privées de publicité « Quédate en casa » (Reste à la maison) ont été créées et diffusées.

Officiellement, sur une population de 6,4 millions, il y a actuellement 1 464 cas et 55 décès. Cependant, un observatoire indépendant regroupant des médecins et autres professionnels de la santé et des services sociaux rapporte qu’il y aurait plutôt 1 114 décès liés à la COVID-19 et plus de 5,000 cas

Au Sud rien ne va

Au Pérou l’urgence sanitaire a été décrétée dès le 11 mars et des mesures très strictes ont alors été prises : fermeture des frontières, restrictions de déplacements, couvre-feu de 20h00 à 6h00, confinement de la population, port du masque dans les commerces essentiels, et distanciation sociale de 2 mètres. Une conférence de presse journalière et télédiffusée du président de la République a été instaurée et quelques mesures d’aide financière ont été mises en place pour les familles les plus vulnérables. Malgré toutes ces mesures,  le Pérou est depuis quelques jours le 8ième pays le plus touché dans le monde et le 3ième des Amériques avec plus de 6 688 décès et près de 230 000 personnes infectées. Il faut signaler que le Pérou est l’un des pays qui réalise le plus de tests de dépistage sur le continent. Le pays est toujours en confinement même si un assouplissement a lieu dans certaines régions moins touchées.

Haïti

En date du 11 juin, Haïti comptait  un total de 3 796 personnes infectées et 58 décès. Avec la propagation de la pandémie et l’augmentation des personnes infectées au quotidien, le gouvernement a déclaré l’état d’urgence jusqu’à la fin juillet, en adoptant un certain nombre de mesures sans pour autant imposer le confinement total. En effet, les écoles, universités, églises et entreprises d’envergure sont fermées. Les institutions publiques fonctionnent avec 50% de leur personnel. Le confinement de la population est fort complexe dans un pays dominé par l’économie informelle, et l’on oublie rapidement les consignes de distanciation physique dans les marchés publics bondés.  

Plusieurs campagnes de sensibilisation ont lieu dans le pays, dans le but d’inciter les personnes craignant d’être contaminées à se rendre dans un centre hospitalier dès que possible, puisque la désinformation pousse les gens à se présenter trop tard à l’hôpital pour que le personnel puisse réellement les traiter. De plus, Haïti demeure le centre de constantes manifestations publiques et de violences. Une crise socio-politique sévit en effet dans le pays depuis 2019, la population fait entendre sa grogne contre la corruption et les actions (ou inactions) du gouvernement intérimaire en place. L’arrivée de la pandémie a rendu la situation encore plus complexe. 

Des effets semblables malgré les différences

Les systèmes de santé publics, en manque d’équipements, de matériel et de personnel soignant, ne peuvent faire face à la pandémie ce qui n’a fait qu’exacerber une situation préexistante et mettre en lumière leur inefficacité face à une crise de cette ampleur et ce, malgré tout le travail et le dévouement du personnel médical. Les familles se retrouvent bien souvent à devoir recourir, si elles peuvent se le permettre, à des systèmes parallèles privés.

Le recours à l’économie informelle est la source principale de revenus pour une grande partie de la population alors au risque de leur santé, d’être arrêtées pour ne pas respecter les consignes, ou même de transmettre la maladie, ces travailleurs et travailleuses se rendent tout de même à leur lieu de travail (kiosques de rue, chantiers de construction, maisons privées, etc.). Comment l’interdire quand plus de 50% de la population de ces pays ont cette seule alternative pour survivre?

Les travailleurs et travailleuses de l’économie informelle, se retrouvent en situation des plus précaire. Plusieurs des activités qu’ils et elles réalisent ont été brusquement interrompues. La majorité de ces activités sont réalisées par les femmes, soit le gardiennage d’enfants, l’aide domestique, la vente dans la rue de nourriture et de produits divers, alors en plus de la perte de revenus, essentiels à la survie de la famille, ils et elles ne disposent d’aucune assurance santé et de filet social. 

Un autre des effets catastrophiques de la pandémie et des mesures mises en place est l’approvisionnement en aliments. En effet, dans plusieurs pays, la limitation des sorties et l’arrêt des transports publics et privés depuis le début de la crise ont grandement contribué à rendre l’approvisionnement très difficile, surtout dans les villes. 

Une crise alimentaire est à prévoir à plus ou moins court terme car, en plus de la fermeture des marchés, plusieurs producteurs et productrices agricoles peinent à trouver les semences nécessaires pour débuter la saison agricole.

Il n’existe pas de données officielles fiables sur l’augmentation des cas de violence envers les femmes dans les pays des Amériques jusqu’à maintenant, mais l’ONU reste très préoccupée par la situation des violences envers les femmes en ces temps de pandémie; on ne peut exclure que la situation des femmes soit encore plus préoccupante qu’elle ne l’est en temps « normal ».

Depuis la mi-mai les différentes organisations liées au Nations Unies, Unesco, FAO, OMS, etc. ont fait part de leur préoccupation de la situation des populations autochtones et appellent les États à prendre des mesures particulières pour assurer leur sécurité alimentaire et sanitaire. Les populations autochtones sont parmi les plus vulnérables face à cette pandémie, elles vivent bien souvent isolées et sans services de santé adéquats, et comptent parmi les plus pauvres.

Nous agissons de concert avec nos partenaires terrain

Malgré que nous ne puissions pour le moment être présents physiquement dans nos pays d’intervention nous continuons le travail de soutien à nos partenaires sur le terrain à distance. Ceux-ci ont dû adapter leurs méthodes de travail, dans certains pays des visites sont organisées en mettant en place des mesures de protection tant pour les travailleurs et travailleuses que pour les populations, formation en groupes restreints, distanciation sociale et port du masque. Au Pérou par exemple, les jeunes producteurs et productrices, à défaut de compter sur les marchés habituels, ont commencé la livraison de paniers bios avec leur production et celle des familles avoisinantes, leur assurant ainsi des débouchés et des revenus essentiels. En Haïti, au Honduras et au Nicaragua, avec l’arrivée de la saison des pluies et donc agricole, nous devons redoubler d’efforts pour appuyer les populations à réaliser une saison agricole qui assurera l’alimentation des familles et l’approvisionnement des marchés.

Les femmes, les hommes et les jeunes des Amériques ont besoin de notre soutien, et de notre solidarité et nous déployons tous nos efforts pour rester à leurs côtés.

 

Crédit photo: CC-LAB

 


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme – Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 228
Courriel: lindagagnon@suco.org


Les Retrouvailles annuelles de SUCO en mode virtuel!

 

 

 

Cette année, les Retrouvailles annuelles de SUCO se dérouleront virtuellement du 8 au 11  juin prochain en direct de notre page Facebook. Afin de souligner les 59 ans d’existence de SUCO et surtout l’implication et le travail incroyable des acteurs et actrices de changement qui forgment la #SUCOmmunauté, l’équipe vous a concocté une série d’activités en ligne gratuites qui met en lumière qui sont ces personnes qui travaillent avec nous, autant au Québec qu’à l’international. 

Que ce soit nos volontaires qui travaillent de près avec les populations que l’on accompagne sur nos différents terrains à l’international, nos partenaires qui proviennent d’Haïti, du Pérou, du Nicaragua, du Honduras en passant par le Sénégal et le Burkina Faso ou même ceux avec lesquels sont organisées des activités mobilisatrices au Québec et au Canada, venez en apprendre plus sur la #SUCOmmunauté!

Ne manquez surtout pas, dès le 8 juin, 18h, en direct de notre page Facebook, notre événement de lancement festif et interactif qui vous donnera un bon aperçu de la programmation de la semaine. Chaque journée devrait comprendre dans sa programmation une série d’activités virtuelles sur qui sont plus concrètement ces acteurs et actrices de changement. 

PROGRAMMATION

 

Soirée de lancement virtuelle des Retrouvailles 

Lundi 8 juin, 18h  À 19h, en direct de la page Facebook de SUCO

Réservez votre 8 juin pour la soirée de lancement festive des retrouvailles de SUCO! De 18h à 19h, découvrez-en plus sur cet événement phare de la #SUCOmmunauté. De nombreuses surprises vous attendent! Répondez dès maintenant en un ou deux mots  à la question « Ça veut dire quoi le changement pour vous? ». Nous diffuserons les résultats en ligne lors de l’événement. Alors restez à l’affût et rejoignez-nous sur le live Facebook de 18h à 19h, lundi 8 juin!

 

Notre action au Québec : Des acteurs et actrices de changement au coeur de nos projets!

Mardi 9 juin

Venez à la rencontre de 4 acteurs et actrices de changement au Québec qui travaillent de près sur les différents projets de SUCO! Ces 2 webinaires interactifs seront animés par notre agente de mobilisation du public, Yasmina Britel.

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Dîner-causerie : La culture comme vecteur de mobilisation, une formule gagnante pour SUCO!

12 h à 13 h, en direct de la page Facebook de SUCO

Invités·es : 

Marie-Luce Gervais et Joumana El-Khoury, animatrices d’ateliers participatifs dans les écoles pour SUCO

Francis Brassard-Lecours, co coordonateur du festival Ciné Vert, initié par SUCO et Funambules Médias

 

Carburer à l’implication : Qu’est-ce que ça donne?

17h à 18h, en direct de la page Facebook de SUCO

Invités·es : 

Sophie Bourdon, ancienne volontaire et actuelle mentore auprès de stagiaires pour SUCO

Dalia Congo Kabore, membre du Conseil d’administration de SUCO

 

Notre action à l’international :  Changeons le monde un geste à la fois 

Mercredi 10 juin et jeudi 11 juin 

Venez échanger avec des partenaires et des volontaires de SUCO à l’international!

Ces rencontres vous permettront de faire connaissance avec ces acteurs et actrices de changement, de comprendre et apprécier leur travail, leurs histoires, leurs défis mais aussi leurs succès. 

 

Du cimetière de plastique à la GreenTeam: des actions pour mettre en oeuvre une réelle vision écologique!

Mercredi 10 juin, 11h à 12h, en direct de la page Facebook de SUCO

Invité :

Djibril Niang,  Directeur de Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) Sénégal 

Animé par Geneviève Talbot, qui est notre chargée de programmes Pôle Afrique, ce webinaire vous permettra d’échanger avec Djibril sur la jeune histoire de JVE-Sénégal, sur son impact positif dans les communautés où l’organisation intervient et sur le rôle des volontaires sénégalais et de SUCO dans cette organisation. 

 

Changer le monde un fromage à la fois! 

Mercredi 10 juin, 15h à 16h, en direct de la page Facebook de SUCO

Invité :

Pedro Estrada,  spécialiste en développement rural et coordonateur du projet Formagro.

Emilie Lemieux, directrice de notre programme Formagro au Pérou, animera cette rencontre (en espagnol) avec Pedro Estrada de l’organisation ALLPA.

ALLPA est une organisation locale de la région d’Ancash qui travaille au développement durable et équitable des familles rurales, en particulier des familles andines qui se retrouvent en conditions d’exclusion, en renforçant leurs capacités sociales, productives et organisationnelles. Découvrez comment cette organisation, partenaire de longue date de SUCO, est un moteur de changement dans les communautés où elle intervient, grâce au fromage et à  la marque «la ruta del queso». 

Un engagement sans frontières : série de balados

Jeudi 11 juin, 12h à 13h, en direct de la page Facebook de SUCO

Venez rencontrer les acteurs·trices changement qui ont contribué à la série de balados: Un engagement sans frontières. Nos volontaires répondront à vos questions en direct de notre page Facebook. Écoutez la série (disponible à partir du lundi 8 juin) et découvrez leur témoignage sur une expérience unique et sans frontières!  Maintenant de retour au Canada, que retiennent ces personnes de leur expérience et comment perçoivent-elles leur engagement à agir pour un monde plus juste, viable et solidaire? 

 

C’est un rendez-vous!

 


 

Renseignements supplémentaires:

Yasmina Britel
Agente de programme à la mobilisation du public
(514) 272-3019 poste 234
Courriel: yasminabritel@suco.org

 


Communiqué de presse – Au sujet de la COVID-19

 

 

 

Communiqué de presse – pour diffusion immédiate

 

Montréal, le 17 mars 2020. Suite à la progression de la pandémie de la COVID-19 et aux mesures prises par les autorités sanitaires locales, nationales et internationales, SUCO a mis en place une série de mesures pour assurer la sécurité de son équipe, ainsi que de ses volontaires et stagiaires œuvrant outre-mer. Notre priorité reste celle d’assurer la santé de nos équipes et celle des personnes que nous côtoyons, en plus de contribuer à l’effort mondial pour limiter la propagation du virus.

Nous avons mis en place un comité de gestion de crise au sein de SUCO, afin de suivre l’évolution de la pandémie. Le comité se rencontre tous les jours pour déterminer des mesures de prévention et de gestion de la situation, tenant en compte les décisions des gouvernements québécois, canadiens et internationaux.

À ce jour, SUCO :

  • a suspendu tout nouveau déplacement à l’étranger jusqu’à nouvel ordre;
  • fait des démarches pour rapatrier les volontaires et stagiaires sur le terrain avant la date prévue, lorsque c’est encore possible;
  • a organisé des mesures internes pour assurer la sécurité et la santé de ses employés·es, volontaires et stagiaires, dans les pays où les frontières sont fermées et que des mesures de confinement ont été instaurées;
  • facilite l’isolement à domicile pendant 14 jours de ses volontaires et stagiaires rentrant au pays;
  • a suspendu l’envoi des stagiaires et volontaires à l’étranger jusqu’à nouvel ordre;
  • a suspendu tous ses événements, autant au Canada qu’à l’étranger;
  • facilite le télétravail pour ses employés·es autant au siège à Montréal que dans ses bureaux outre-mer;
  • communique de façon régulière à son équipe les mesures de prévention préconisées par les autorités sanitaires québécoises et canadiennes.

La situation évolue rapidement et SUCO continuera à suivre de très près les avis des gouvernements du Canada et du Québec. SUCO adaptera ses décisions selon le déroulement des directives émises par ces derniers ainsi que par les gouvernements des pays où nous intervenons.

SUCO souligne son engagement à contribuer aux efforts pour limiter la propagation de la COVID-19 et à veiller à la santé de son équipe et des gens qui nous entourent. Nous invitons tout le monde à la prudence, comme meilleure des protections.

 

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Oswaldo Gutiérrez Bayardi, responsable des relations publiques et des communications, 514-272-3019, p. 225, oswaldogutierrez@suco.org

 

À PROPOS DE SUCO 

SUCO est un organisme de coopération internationale établie à Montréal depuis 1961. Il réalise des projets de développement durable visant à renforcer l’autonomie des personnes, des organisations et des collectivités dans six pays : Burkina Faso, Haïti, Honduras, Nicaragua, Pérou et Sénégal. À travers des solutions durables, comme l’agriculture écologique, la promotion du commerce local et régional, l’égalité entre femmes et hommes et la mobilisation citoyenne, SUCO renforce la capacité des populations pour s’adapter aux conséquences des changements climatiques et se relever plus vite des crises.

 


Comunicado de prensa – Sobre el COVID-19

 

 

 

Comunicado de prensa – para difusión inmediata

 

Montreal, 17 de marzo de 2020. Ante la progresión de la pandemia del COVID-19 y las medidas tomadas por las autoridades sanitarias en Canadá y en el extranjero, SUCO ha puesto en marcha una serie de medidas en pro de la seguridad de su equipo, de sus voluntarios y voluntarias y de sus pasantes en sus países de intervención. Nuestra prioridad es y seguirá siendo preservar la salud de nuestros equipos y de las personas con las que trabajamos, además de contribuir al esfuerzo mundial por frenar la propagación del virus.

SUCO ha puesto en marcha un comité de gestión de crisis que sigue la evolución de la pandemia de manera cotidiana. El comité determina las medidas de prevención y de respuesta a la situación, tomando en cuenta las decisiones de los gobiernos de Quebec, Canadá e internacionales.

Hasta el momento, SUCO:

  • ha suspendido todo nuevo desplazamiento al extranjero hasta nuevo aviso;
  • lleva a cabo gestiones para repatriar los voluntarios y voluntarias así como los pasantes en el extranjero antes de la fecha prevista para su regreso, donde es aún posible;
  • ha puesto en marcha medidas internas para garantizar la seguridad y la salud de los y las empleadas, los y las voluntarias y los pasantes en los países donde las fronteras están cerradas y que medidas de confinamiento han sido decretadas;
  • facilita el aislamiento durante 14 días de las y los voluntarios y los pasantes que regresen al país;
  • ha suspendido el envío de pasantes y voluntarios y voluntarias en el extranjero hasta nuevo aviso;
  • ha suspendido todos sus eventos, tanto en Canadá como en el extranjero;
  • facilita el trabajo desde casa para sus empleados y empleadas, tanto en su sede en Montreal como en sus oficinas en el extranjero;
  • comunica de manera regular a su equipo las medidas de prevención recomendadas por las autoridades sanitarias de Quebec y de Canadá.

La situación evoluciona rápidamente y SUCO continuará de seguir de cerca las recomendaciones de los gobiernos de Quebec y de Canadá. SUCO adaptará en consecuencia sus decisiones, según las directivas emitidas por las autoridades canadienses, así que por los gobiernos de los países donde trabajamos.

SUCO destaca su compromiso por colaborar en los esfuerzos de mitigación de la propagación del COVID-19 y a continuar a velar por la seguridad y la salud de su equipo y de las personas que nos rodean. Invitamos a todo el mundo a ser prudentes; es la mejor manera de protegerse.

 

– 30 –

 

Oswaldo Gutiérrez Bayardi, responsable de relaciones públicas y comunicación, +1 514-272-3019, ext. 225, oswaldogutierrez@suco.org

 

SOBRE SUCO 

SUCO es un organismo de cooperación internacional establecido en Montreal desde 1961. SUCO realiza de proyectos de desarrollo durable con el objetivo de reforzar la autonomía de personas, organizaciones y colectivos en seis países: Burkina Faso, Haití, Honduras, Nicaragua, Perú y Senegal. A través de soluciones durables como la agricultura ecológica, la promoción del comercio local y regional, la igualdad entre mujeres y hombres y la movilización ciudadana, SUCO  refuerza las capacidades de la población para adaptarse a las consecuencias de los cambios climáticos y de reponerse más rápido de las crisis.


Solidarité et renforcement de compétences : SUCO en Haïti

 

« Le 12 janvier 2010, on s’en souvient. On s’en souviendra toujours. À 10 ans du tremblement de terre qui a secoué l’Haïti, j’aimerais que nous prenions le temps… le temps d’enterrer nos morts et de faire notre deuil; mais aussi le temps de nous souvenir de la solidarité de nos amis·es, de l’union et la coopération qui nous permettent de poursuivre la lutte pour la justice, du combat du peuple haïtien pour le droit à une vie digne pour toutes et tous, du combat pour l’égalité. Ce combat est aussi le combat de l’humanité, du peuple canadien. C’est aussi le combat de SUCO. »

Marie Denise Léger Samson, représentante de SUCO en Haïti

À l’occasion du 10e anniversaire du séisme d’Haïti, SUCO se solidarise avec le peuple haïtien, avec qui nous travaillons depuis presque 20 ans. Nous réaffirmons notre engagement à continuer à travailler aux côtés des communautés et des citoyens et citoyennes pour améliorer les conditions de vie des femmes, des enfants et des hommes en Haïti.

Depuis 2001, SUCO accompagne les organisations communautaires, les organisations non gouvernementales et la population paysanne d’Haïti dans ses initiatives de développement rural. Le chemin parcouru a été semé d’embûches. Des ouragans, des inondations et d’intenses périodes de sécheresse ont affecté nos zones d’intervention pratiquement tous les ans depuis 2001. Le tremblement de terre dévastateur de 2010 a créé une onde de choc en Haïti autant que dans le monde entier. Ajoutons à ces catastrophes naturelles les crises politiques qu’a connues le pays.

Cependant, en collaboration avec nos partenaires locaux, de nombreuses actions ont été menées. Nous sommes particulièrement fièrs·es du Djakout peyizan, un manuel illustré de formation en techniques agro écologiques. Publié en 2003, le manuel est toujours d’actualité après plus de 15 ans : près de 500 leaders communautaires et formateurs et formatrices ont permis son rayonnement. Djakout peyizan est toujours utilisé par les producteurs et productrices agricoles d’Haïti. Nous sommes également fièrs·es du Gid Alimanté, créé en grande partie grâce à l’engagement et l’appui des femmes haïtiennes.

C’est presque 20 ans de travailler main dans la main avec nos partenaires. Avec des organisations comme GRAFHES, Le Réseau d’enseignement professionnel et d’interventions écologiques (REPIE), COPEDH, GRIEL, les associations paysannes de Marigot, Cercle Divers, l’Association des producteurs et vendeurs de fruits du sud (ASPVEFS) nous avons collaboré à renforcer les capacités des paysans et paysannes en agriculture agroécologique et leur résilience face à un environnement dégradé et vulnérable aux changements climatiques.

Toujours dans une vision de développement durable et à long terme, nous avons déployé des actions d’accompagnement auprès des producteurs et productrices agricoles : reboisement, compostage communautaire et gestion des déchets organiques, nouvelles pratiques d’élevage de cabris, réhabilitation de jardins maraichers et de systèmes d’irrigation, amélioration des techniques de commercialisation, formation en nutrition, formation en agroécologie, pour nommer quelques exemples.

Bien évidemment, rien n’aurait pu être accompli sans l’implication des populations qui nous ont accueillis au sein de leur communauté.

Ensemble, SUCO, ses partenaires et les communautés locales, nous avons beaucoup accompli; ensemble, nous allons accomplir encore plus.

Linda Gagnon

 


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme -Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 201
Courriel: lindagagnon@suco.org


Besson : nouvel adjoint finances et administration

 

Originaire de la Côte d’Ivoire, N’guessan Besson Fernand est adjoint aux finances et à l’administration au siège de SUCO à Montréal depuis mars 2019. À ce titre, il est essentiellement chargé du suivi de la comptabilité et des finances des projets en Afrique et en Haïti.

« J’ai choisi d’intégrer l’équipe de SUCO parce que ce poste m’attirait : il fait appel à toutes mes expériences antérieures (comptabilité et chargé de projet). Ce sont deux volets de compétences que j’apprécie particulièrement. D’où mon attirance pour les organisations qui peuvent permettre cela, plutôt que les entreprises. »

Auparavant, Besson était commis comptable dans un cabinet de comptables à Montréal, puis a travaillé comme chargé de projets et de la comptabilité à Youth In Motion, l’association des jeunes de la petite Bourgogne. Avant d’arriver au Québec, il a travaillé plus de 13 ans dans le cabinet d’étude et de gestion Global Search à Abidjan en Côte d’Ivoire en qualité de chargé de projets et ensuite de technicien comptable.

Besson détient une attestation d’études collégiales en comptabilité financière informatisée obtenue au Québec. Il possède également une maîtrise en gestion des entreprises, spécialité finance et comptabilité obtenue à Dakar au Sénégal.


Une volontaire de fer pour la terre nourricière

 

Isabelle Tracy Laudé n’en est pas à ses premiers pas en matière d’accompagnement et de soutien communautaire. Cette bachelière en animation et recherches culturelles, avec spécialisation en relations interethniques et développement des communautés, poursuit son troisième mandat de volontaire avec SUCO.

Riche de son expérience en collaboration multipartenaires, tant sur la scène nationale qu’internationale, Isabelle Tracy Laudé a acquis, au fil des cinq dernières années, une approche de communication participative et inclusive. Il faut dire que la mobilisation et la participation citoyenne ne sont pas des champs d’intervention nouveaux pour cette jeune femme dynamique qui, de 2012 à 2015, a participé au Programme canadien de revitalisation urbaine et intégrée.

En 2015, à titre de conseillère en animation avec SUCO Haïti, elle a notamment accompagné et formé une vingtaine de femmes en leadership et mobilisation communautaire dans le cadre d’un projet de relance agricole et d’amélioration de la nutrition (PRAN), financé par l’Union européenne et le ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF) du Québec.

 

« Établie à Jacmel (sud-est), dans la commune de Marigot, mon travail consistait à améliorer les interventions du projet en matière de campagne de sensibilisation autour de projets collectifs de nature sociale et économique », précise Isabelle avec beaucoup de fierté dans la voix et le sentiment du devoir accompli.

Œuvrant auprès d’associations paysannes, de groupes de mères et de femmes leaders, elle avoue avoir développé une écoute proactive basée sur l’identification des besoins de la population.

Ces atouts lui sont fort utiles dans son mandat actuel, toujours avec SUCO Haïti.

Suivez le Guide

Isabelle a ainsi participé à la conception et à la diffusion d’un guide méthodologique (Manyèl Akonpayman) devant faciliter l’utilisation du Guide alimentaire haïtien (Gid Alimentè) élaboré par SUCO, en partenariat avec Cercles Divers (CED), une organisation non gouvernementale haïtienne établie à Jacmel.

Isabelle fait aussi la promotion du Djakout Peyizan, un outil créé par SUCO en collaboration avec de multiples partenaires, dont le MARNDR (ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural), pour renforcer les capacités des familles paysannes, des agronomes et des ONG en techniques de gestion et de valorisation d’une exploitation agricole.

« Il s’agit de promouvoir l’autosuffisance alimentaire. Je participe également à la réalisation d’ateliers de formation et de réflexion avec l’équipe terrain et les partenaires afin de former des personnes vulgarisatrices en saine alimentation, allaitement et hygiène de base, le tout articulé autour du contenu du Gid Alimantè et de son Manyèl Akonpayman », résume Isabelle.

Agente de milieu douée et sensible aux différences culturelles, animatrice citoyenne reconnue pour son efficacité et sa forte personnalité, Isabelle Tracy Laudé contribue, à sa manière, à faire la promotion de l’approche de développement local de l’organisation ainsi qu’à affirmer et à consolider la présence de SUCO en Haïti.


Au goût du monde, d’Haïti à votre assiette

 

Former les femmes rurales, c’est investir dans l’avenir !

Plus de 150 personnes ont éveillé leurs sens et leurs papilles lors de la deuxième édition de l’événénement-bénéfice Au goût du monde, d’Haïti à votre assiette le 30 novembre dernier au Théâtre-Paradoxe. Grâce à la générosité des convives et des partenaires, 37 605 $ ont été amassés pour soutenir l’autonomisation économique des femmes dans le cadre d’un projet avec la ferme-école féministe Délicia Jean en Haïti. Merci aux principaux partenaires : Fondaction, la Caisse d’économie solidaire et Filaction !

 

Une touche de pikliz

Sous la présidence d’honneur du Consulat général d’Haïti à Montréal, la soirée a permis aux convives de se laisser transporter dans un univers gastronomique savoureux et épicé avec les chefs Hans Chavannes et Kenny Pélisser de Casserole Kréole qui a pignon sur rue dans les quartiers St-Michel et Villeray.

« Je suis fier de m’associer à SUCO, car, au-delà de ma passion, je crois fermement que la
cuisine rassemble les gens et permet de donner vie aux savoirs locaux et de s’ouvrir au monde. Partager un repas entre amis, découvrir de nouveaux aliments et de nouvelles saveurs me semble un bon moyen de faire tomber les barrières culturelles, de changer les habitudes et de rassembler les gens autour d’une même cause », souligne M. Chavannes.

Un hommage à la culture haïtienne par des artistes de la relève

Haïti, c’est aussi les chants, les tambours, la danse et l’humour. C’est avec la DJ Keithy Antoine LadyspecialK, passionnée de la culture urbaine, que les invités ont pu se laisser bercer au rythme des Caraïbes. C’est aussi avec des éclats de rire que le spectacle a débuté avec une prestation de l’humoriste et comédien Richardson Zéphir. Sans compter la danse et le tambour qui a animé l’ancienne cathédrale avec la troupe Ekspresyon et le groupe de percussionnistes Rara Soley.

Ayiti seyon bon bouyon, seyon soup joumou ak tout piman

Spécialisée en nutrition internationale et ayant exploré les habitudes alimentaires de plus d’une vingtaine de pays, la nutritionniste, auteure et conférencière Marianne Lefebvre d’Intégration Nutrition a livré un discours passionnant sur la cuisine haïtienne et les plats mis à l’honneur pendant le repas gastronomique 3 services.

Former les femmes rurales, c’est investir dans l’avenir !

Les fonds amassés serviront à appuyer un programme de formation agricole qui inclue un volet important en commercialisation, lequel aura un impact direct sur l’autonomie économique de 240 agricultrices. En soutenant ces agentes de changement, ce sont 8 400 personnes qui pourront se nourrir suffisamment et sainement douze mois par année. Ces femmes seront formées à la ferme-école féministe Délicia Jean, soutenue par l’organisation Solidarite Fanm Ayisyèn (SOFA).

 

Merci à nos partenaires financiers !

Merci à nos partenaires de l’encan siliencieux

À propos de SUCO
SUCO est un organisme de coopération internationale fondé en 1961. Il réalise des projets de développement durable visant à renforcer l’autonomie des personnes, des organisations et des collectivités dans sept pays : Burkina Faso, Haïti, Honduras, Mali, Nicaragua, Pérou et Sénégal. L’expertise de SUCO se situe principalement dans les domaines de l’agriculture durable, du développement local, de la mobilisation citoyenne et de l’entrepreneuriat rural.

 

Renseignements
Mélissa Cabana, chargée des relations externes, SUCO
Tél. : 514 272-3019, poste 225 / Cell. : 514 349-4297
Courriel : melissacabana@suco.org

 


Sept semaines pour changer le monde

 

UNE ÉTOILE FILANTE VISIBLE DE L’ARTIBONITE

Quand Odette Isabel est venue prêter main-forte comme volontaire de SUCO à l’organisation haïtienne Solidarite Fanm Ayisyèn (SOFA), à sa Ferme-école de St-Michel-de-l’Attalaye, elle ne se doutait pas qu’elle allait laisser des traces aussi visibles de son passage éclair dans l’Artibonite.

En sept semaines à peine, cette bachelière en géographie-pédagogie a su tirer profit de ses compétences en commercialisation et en encadrement. Elle les a mises au service du projet phare de cette organisation féministe populaire à caractère revendicatif, visant la promotion et la défense des droits des femmes.

« Mon mandat en commercialisation a consisté à développer des modules de formation auprès de six agronomes sans spécialisation formelle en entrepreneuriat. Pour assurer l’attestation d’études délivrée par l’Institut national de formation professionnelle (INFP), il fallait que ces agronomes puissent dispenser un module sur la commercialisation à la Ferme-école. Une fois formés, ils ont pu à leur tour former une première cohorte de personnes diplômées (55 femmes, 6 hommes) à la fin juillet 2017. Les 2e et 3e cohortes sont elles-mêmes attendues cet automne, dont au moins un groupe à Saint-Michel de l’Attalaye, un autre à Lalomas ainsi qu’à Bas-de-Sault », a expliqué la dynamique volontaire.

Le projet de Ferme-école, prévu initialement pour deux ans, devrait bientôt produire des légumes et des fruits, à petite échelle, et générer du compost biologique dans une zone où les pluies sont parfois très rares. Le fait que l’entrée d’eau soit située à plusieurs mètres du lieu de production pose problème. « Il faudra le régler », constate Odette Isabel.

 

Une Ferme-école féministe

Traditionnellement, en milieu rural haïtien, tout ce qui touche aux cultures de rente, c’est-à-dire aux cultures vouées à la commercialisation, comme la canne à sucre ou le manioc, est réservé aux hommes. Ce sont des produits de la terre qu’on peut écouler facilement sur les marchés.

D’où l’importance, selon Odette Isabel, de donner des outils aux agricultrices pour qu’elles obtiennent des rendements leur permettant d’exporter leurs produits à l’extérieur de la zone locale où elles sont confinées. « Il faut, dit-elle, faire avancer les femmes dans leur autonomie financière. »

La Ferme-école est située dans une zone enclavée, loin de tout lieu d’irrigation et des centres de commerce où doit s’écouler la production, ce qui vient compliquer les travaux de production et de commercialisation.

Mais qu’a-t-on vraiment le temps d’accomplir en seulement deux mois comme volontaire chez SUCO? « Tout est dans la définition du mandat qui vous est confié et dans votre sens de l’initiative et de la débrouillardise », réplique Odette Isabel.

De plus, celle-ci a donné une formation sur la préparation des denrées à sécher, l’objectif étant de proposer une autre stratégie destinée à améliorer la sécurité alimentaire des ménages.

Plus d’un tour dans son sac de volontaire

Odette, qui avait auparavant réalisé deux mandats en Haïti et assimilé ainsi les rudiments du créole haïtien, s’est vite sentie en terrain connu avec cette langue parlée par la totalité des travailleurs paysans. Ce désir de s’intégrer totalement à son milieu de travail lui a d’ailleurs valu d’être fort appréciée par les élèves et les professeurs de la Ferme-école.

 

« Au départ, je devais m’en tenir à former des professeurs dans la transmission de connaissances techniques sous forme d’ateliers, en tentant de résoudre des problèmes concrets de commercialisation. Mais j’ai vite compris que mon mandat serait à la mesure de ce que j’étais disposée à y investir en matière de temps et d’expérience », explique la formatrice de SUCO.

Avant d’arriver en Haïti, Odette avait œuvré dans d’autres pays en développement, dont cinq ans dans l’extrême-nord camerounais (culture maraîchère des tomates) et au Sénégal (gestion des déchets et recyclage de bidons de plastique).

« Le succès d’un mandat dépend surtout de sa clarté, à laquelle il faut ajouter une bonne connaissance du milieu et le flair nécessaire pour saisir les occasions. Dans mon cas, j’ai simplement étendu mon mandat aux transformateurs de la Ferme-école, sans me limiter aux seuls professeurs à former », souligne Odette Isabel, la mine un peu triste à l’idée de quitter les occupants de la maison familiale où elle a habité pendant sa mission en Haïti.

Un projet de Ferme-école qui fait recette

Le projet de Ferme-école connaît un succès tel que lors de son inauguration, le 22 janvier 2017, bon nombre de dignitaires et de représentants communaux s’y sont donné rendez-vous, histoire de bien faire sentir leur appréciation de l’apport de la volontaire de SUCO dans la réussite du projet.
Devant l’originalité du projet de Ferme-école, une initiative d’ONU Femmes, SUCO a décidé de le proposer comme événement phare d’une activité-bénéfice baptisée « Au goût du monde, d’Haïti à votre assiette », qui doit avoir lieu cet automne, à Montréal. Les profits de l’événement serviront à pérenniser les activités de la ferme lorsqu’elle reviendra dans les mains de SOFA, après le départ prévu d’ONU Femmes.

Une moisson d’éloges

« Odette, qui est arrivée ici le 4 juillet 2017, s’est immédiatement intégrée à sa nouvelle communauté et à son milieu rural. J’ai d’abord été étonnée de la voir parler créole. Ensuite, je l’ai vue échanger avec notre agronome dans un sens de partage de connaissances, en particulier sur les modèles d’entrepreneuriat agricole. Odette nous a permis d’axer les activités de la Ferme-école sur des pratiques de commercialisation, non seulement avec les professeurs, comme prévu au départ, mais aussi avec les apprenantes et nos partenaires », témoigne Margaret Bien-Aimé, coordonnatrice de SOFA.

Quant à l’ingénieur agricole attitré à la Ferme-école, Giovanni Bien-Aimé, il estime que le travail de la volontaire de SUCO a été accompli avec dextérité. « Odette a même mis en œuvre des projets positifs à l’extérieur de son mandat. Et SUCO, qui l’a encouragée à aller plus loin, a ainsi donné un bon coup de pouce au projet de Ferme-école. »

À terme, ce projet devrait permettre à 240 femmes de suivre ce programme dans le cadre de 11 modules de formation répartis sur 48 jours de formation. Parmi les modules enseignés, soulignons les techniques de sécurité, le compostage, la préparation des semences, les techniques de multiplication des plantes et la gestion agricole.

Le mot de la « faim »

« Comme les activités de la Ferme-école vont s’étendre à d’autres villages, cela entraînera des retombées économiques ailleurs que dans la seule localité où se trouve l’établissement. Ce sera la version 2.0 améliorée du projet », prévoit Odette Isabel, qui retient une larme avant de dire au revoir à son petit monde de Saint-Michel de l’Attalaye.

Et dans un créole imagé où on détecte un brin de nostalgie et beaucoup d’amour, Odette Isabel improvise un dernier message: « Mèsi anpil à tout’ moun, tout’zami, tout’apprenantes. C’est bon bagay.»

Tel un météore qui aurait survolé ce territoire de cinq acres, situé à 400 mètres d’altitude dans l’Artibonite, Odette Isabel, une volontaire hors du commun, en très peu de temps, a su laisser sa marque sur l’une des zones agricoles les plus importantes du pays.

Par Roger Clavet, conseiller en communication en Haïti