12 août : journée internationale de la jeunesse

 

 

Le 12 août est la journée internationale de la jeunesse. Désignée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1999, cette journée est une célébration annuelle du rôle des jeunes femmes et des jeunes hommes comme partenaires essentiels dans la promotion des droits humaines et du développement. En cette année de pandémie de COVID 19, la jeunesse est particulièrement vulnérable et les défis auxquels sont confrontés les jeunes du monde entier sont grands.

Pour 2020, le thème de la journée est « L’engagement des jeunes pour une action mondiale ». Ce thème vise à mettre en évidence la manière dont l’engagement des jeunes aux niveaux local, national et mondial enrichit les institutions et les processus nationaux et multilatéraux. Ce thème vise aussi à tirer des leçons sur l’amélioration de leur représentation et leur engagement dans la politique institutionnelle formelle. Comme le souligne le rapport OXFAM Québec et de ses partenaires , il n’y aura pas de reprise post COVID 19 sans l’inclusion d’une perspective jeunesse dans l’idéation t la mise en œuvre d’un plan de relance. 

 

SUCO accompagne la jeunesse

SUCO accompagne des mouvements et des associations de jeunes depuis plusieurs années, et a d’ailleurs développé en Afrique de l’Ouest un partenariat avec le Réseau des Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE). Réseau international créé en 2001, JVE vise à développer le leadership et l’écocitoyenneté des jeunes en vue de leur implication dans la promotion durable des communautés. Maintenant l’une des plus grandes organisations environnementales, de volontariat et de jeunesse en Afrique, JVE est née dans un village au Togo, Kpélé-Tsiko dans la région des plateaux, elle a franchi les frontières et bâti les ponts entre des esprits engagés à travers toute l’Afrique et l’Europe notamment. Elle dispose de représentations nationales dans 28 pays sur le continent mais aussi des bureaux de liaison à Bruxelles et Genève

JVE porte le flambeau de la jeunesse et œuvre pour sa formation, sons autonomisation et son émergence via son auto promotion et sa prise en charge entre autre par l’auto-emploi. À ce jour, SUCO travaille principalement avec JVE Sénégal, mais devrait élargir sa collaboration avec les autres JVE présents dans nos pays d’intervention dans les années à venir.

 

JVE Sénégal : un mouvement jeunesse dynamique et créatif!

Lors du webinaire intitulé « Du cimetière de plastique à la GreenTeam: des actions pour mettre en oeuvre une réelle vision écologique! »  qui a eu lieu le 10 juin dernier  nous avons eu la possibilité de d’échanger avec des représentants de JVE Sénégal.

 

Djibril Niang, directeur de JVE Sénégal

 

C’est suite à une conférence donnée à Dakar en 2010 par le directeur de JVE Côte d’Ivoire que 7 jeunes activistes dont 4 hommes et 3 femmes se sont regroupés pour mettre en place JVE Sénégal. Officiellement ouverte en 2013, l’organisation a rapidement fait sa place dans la société civile sénégalaise et est maintenant reconnue pour ses capacités de mobilisation citoyenne et par actions terrains.

 

Des actions pour l’environnement et la résilience climatique 

En quelques années JVE Sénégal, grâce à ses actions terrains et sa compréhension des enjeux a su prendre sa place. La philosophie de JVE Sénégal est de sensibiliser les adultes à l’environnement, alors que les enfants peuvent encore être éduqués et apprendre les bonnes pratiques environnementales. De 18 à 35 ans,  les jeunes ne sont pas que l’avenir du pays, mais font aussi partie de la force vive du pays.

Voici quelques exemples du travail fait par JVE Sénégal : 

  • Création d’une plateforme intitulée la Green Team qui regroupe différentes organisations jeunesse, dont JVE Sénégal. La Green team célèbre ensemble les journées qui parlent d’environnement, dont le 22 avril et a aussi organisé le Green Month en juin 2020. Depuis la création de la plateforme, plusieurs événements virtuels ont été organisés et ont attiré des milliers de personnes.
  • Recyclage et valorisation des déchets plastiques – JVE a été le catalyseur du vote de l’Assemblée Nationale du Sénégal de la loi sur l’interdiction des déchets plastiques et cela suite à sa pétition qui a permis de recueillir plus de 7000 signatures, contre 5000 exigées par la loi. Maintenant, JVE accompagne les institutions et les gens pour les outiller afin de mettre en œuvre cette nouvelle loi.
  • Le programme Bon Geste qui se déroule dans les écoles primaires: Programme à l’éducation à l’environnement avec des sensibilisations sur les changements climatiques, sur la gestion des déchets qui conduit à la reconstruction des cours d’école grâce à la revalorisation des déchets et l’installtion, avec les élèves et dans chaque école, de jardins.
  • Collaboration avec le Ministère de l’environnement et le Ministère de l’urbanisme pour le développement de Plans d’aménagement qui revalorisent les déchets plastique. 
  • JVE est aussi reconnu pour son programme formation action (form-action) qui consiste à identifier chaque année des petites actions faisables (PAF) et à recruter des volontaires pour les exécuter par exemple nettoyer une plage, construire des bancs écologiques, installer des poubelles artisanes de rues, etc. 

 

 

En cette journée internationale de la jeunesse, SUCO salue le travail des associations et mouvements jeunesse, qui tout comme JVE font un travail essentiel pour assurer une pleine participation des jeunes femmes et jeunes hommes aux décisions qui les concernent. 

 


Renseignements supplémentaires

Geneviève Talbot
Chargée de programme – Pôle Afrique
Courriel: genevievetalbot@suco.org

 


Une crise en attente? La COVID-19 en Afrique de l’Ouest

 

 

 

Ce premier billet fait un survol global de l’impact de la COVID-19 et des mesures sanitaires en Afrique, plus particulièrement en Afrique de l’Ouest. Dans un second billet, nous verrons comment les partenaires de SUCO ont su s’adapter face à ce nouveau contexte et l’impact de ces mesures sanitaires sur les populations locales. 

 

Si dans un premier temps, il a semblé que la pandémie avait épargné l’Afrique, le 11 juin dernier la directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Dr. Matshidiso Moeti lançait un avis disant que l’Afrique n’est pas à l’abri de la pandémie. « Il a fallu 98 jours pour atteindre la barre des 100 000 cas [de coronavirus en Afrique] et 18 seulement pour franchir celle des 200 000, a-t-elle martelé lors d’un point de presse par vidéo au siège de l’OMS à Genève, avant d’insister : il est clair que la pandémie s’accélère ». 

Si cet avertissement a lieu d’être, objectivement, il faut relativiser : les cas sont moindres sur le continent africain qu’ailleurs, le rythme de propagation du virus y semble plus lent qu’ailleurs et de plus, les cas sont assez concentrés dans certains pays. Enfin, le taux de létalité du virus est moindre sur le continent africain (taux de létalité de 2,5% pour l’Afrique comparé à un taux d’environ 9% au Québec) et le nombre de patients guéris est important (192 364 cas guéris sur un total de 403 692 cas) soit un taux de guérison de 47% (OMS COVID-19 Outbreak Sitrep 18 (2020)).

Selon nos partenaires sur le terrain, ce qui fait le plus mal aux populations locales n’est pas tant la COVID 19 que les mesures de prévention prises pour limiter la propagation du virus. D’ailleurs, dans certains pays, les populations se révoltent contre ces mesures. Les chiffres semblent appuyer ces révoltes populaires car même si le virus est toujours présent, l’impact sanitaire de la pandémie reste à ce jour limité. Cependant, les conséquences économiques et sociales, elles, sont déjà dramatiques dans certaines régions et risquent de s’empirer. 

 

Survol de la situation en Afrique et des mesures mises de l’avant pour stopper la propagation du virus. 

 

Selon la mise à jour de l’OMS en date du 1er juillet 2020, le plus grand nombre de cas en Afrique est concentré dans 10 pays soit l’Afrique du Sud (151 209), le Nigéria (25 694), le Ghana (17 741), l’Algérie (13 907), le Cameroun (12 592), la Côte d’Ivoire (9 214), la République démocratique du Congo (7 039), le Sénégal (6 793), le Kenya (6 366) et l’Éthiopie (5 848). Ces 10 pays ensemble comptent en effet pour 84% (256 401) des cas reportés (OMS Covid 19 OutbreakSitrep). Sur le continent, l’Afrique du Sud, le Nigéria, l’Algérie, le Ghana et le Cameroun, sont donc les pays les plus affectés, en terme de nombre de cas mais aussi de décès : selon l’OMS ces 5 pays comptent pour 74% des décès rapportés, selon les chiffres rapportés par l’OMS. . 

Actuellement, 30 pays de la région connaissent une transmission communautaire, neuf ont des foyers d’éclosions communautaires et huit ont des cas sporadiques de COVID-19. La région a aussi observé une augmentation des cas importés en provenance des pays touchés de la région. Ces cas sont en grande partie alimentés par les chauffeurs routiers transfrontaliers et les déplacements irréguliers de personnes et bien à travers des frontières poreuses. D’où le maintien de la fermeture des frontières terrestres. (OMS COVID-19 Outbreak Sitrep 19 ).

Cependant, la situation dans les pays d’intervention de SUCO en Afrique de l’Ouest est différente.

 

Sénégal

En date du 6 juillet 2020, au Sénégal il y avait 7 478 cas positifs, dont 4 909 guéris, 136 décès et 2 432 sous traitements.  On constate aussi une augmentation des cas issus de la transmission communautaire (Ministère de la santé et de l’action sociale)

Le Sénégal a pris très au sérieux l’urgence sanitaire causée par la COVID-19. Le pays a réagi assez rapidement dès la mi-mars par la fermeture de ses frontières de même que les écoles et universités, mise en place de couvre-feu, contrôle du transport inter-région, et interdiction de tous les rassemblements de plus de 50 personnes, incluant les rassemblements religieux. Cependant, tout comme le soulignait l’article sur la situation en Amérique latine et Caraïbes, l a distanciation physique est difficile à imposer. De plus, au Sénégal, le confinement est partiel : les usines et les marchés sont ouverts, sauf exception comme à Dakar ou les marchés sont fermés les samedi et dimanche depuis le 2 mai.

Cependant, face à la grogne populaire, le gouvernement a dû alléger les mesures de restriction. Ainsi dans un discours prononcé le 29 juin dernier, le Président Macky Sall levait l’état d’urgence et le couvre-feu, annonçait la réouverture des frontières aériennes pour le 15 juillet, maintenait, par contre, la fermeture des frontières terrestres et maritimes de même la fermeture des marchés un jour par semaine. Les restrictions sur les transports inter-région sont levées depuis le 4 juin, de même que les restrictions sur les réunions qui sont de nouveau autorisées. Les restaurants et les salles de sport sont rouvertes avec masque et distanciation obligatoire. Enfin, les vols intérieurs ont repris de façon progressive depuis le 15 juin, de même que les  et les écoles, collèges et lycées qui rouvrent aussi de façon progressive depuis le 25 juin. (Source Jeune Afrique)

 

Burkina Faso 

Au Burkina Faso, en date du 3 juillet, il y avait 1000 cas déclarés, 858 cas guéris et 53 morts. 

Le Burkina Faso est le pays le plus touché d’Afrique de l’Ouest par la COVID 19. La pandémie s’ajoute à l’insécurité grandissante au pays. Cependant, il semble que le Burkina ait réussi à en limiter la propagation. Le 21 juin dernier, la Dr. Matshidiso Moeti affirmait qu’on observait un ralentissement important de la transmission communautaire, avec uniquement ou principalement de nouveaux cas importés, au Burkina Faso  (Jeune Afrique, Coronavirus : une explosion des contaminations est-elle possible en Afrique?)

Cependant, l’état d’urgence demeure au Burkina, même si le gouvernement commence à envisager la possibilité de lever certaines restrictions dont la réouverture des frontières terrestres. Dès la mi-mars le gouvernement prenait des mesures drastiques pour limiter la propagation du coronavirus : fermeture des établissements scolaires, liaisons terrestres et aériennes suspendues (à l’exception du fret), déclaration de l’état d’alerte sanitaire, mise en quarantaine des villes touchées (Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Boromo et Dédougou), couvre-feu de 21 h. à 4 h., fermeture des marchés, des bars, des restaurants et des lieux de culte, restriction des rassemblements, des transports publics et du trafic interurbain. 

La population commence toutefois à trouver ces mesures difficiles à vivre, les impacts économiques étant grands. Une coalition d’une cinquantaine de syndicats a organisé un rallye national le 4 juillet et une grève générale de 48 heures les 8 et 9 juillet pour dénoncer, entre autres, l’impact de ces mesures sanitaires. 

Bénin

Au Bénin en date du 6 juillet il y avait 1199 cas confirmé au Bénin, 845 cas sous traitement, 333 guéris et 21 décès. (Gouvernement du Bénin)

Le gouvernement a instauré un cordon sanitaire pour 15 communes. Ce cordon limite les transports des personnes mais pas des denrées. Depuis le 11 mai, les autorités lèvent progressivement ce cordon sanitaire. Cependant, toute personne suspecte est mise en quarantaine et il y a une restriction de délivrance des visas d’entrée. Les bars, discothèques et autres lieux de réjouissances demeurent fermés. La suspension des célébrations religieuses est toujours en cours. Depuis le 11 mai, les écoles, lycées et université rouvrent de façon graduelle. (Gouvernement du Bénin) Toutes les autres mesures barrières restent en vigueur dont le lavage des mains, le port du masque et le respect de la distanciation (1 m). 

 

Que valent ces chiffres?

 

Ces résultats étonnent et détonnent, et plusieurs remettent en question leur validité. Certains se demandent si le faible nombre de cas affichés en Afrique n’est pas tout simplement dû à des lacunes dans la détection ou encore au trop faible nombre de tests effectués. Pourtant, sur ce point, plusieurs organisations internationales de santé dont l’OMS et le Centre pour le contrôle et la prévention des maladie –Afrique (CDC) se veulent rassurants : même s’il est possible que le continent compte un taux de malades asymptomatiques supérieur à ce qui a été observé ailleurs – du fait notamment de la jeunesse de sa population –, il semble exclu que des malades ou des décès liés à la COVID 19 échappent aux radars dans des proportions autres que marginales. Le Dr Moumouni Kinda, directeur des opérations de l’organisation non gouvernementale ALIMA, en poste au Sénégal est clair sur le sujet : « Il y a certes une faiblesse dans le testing, qu’on a aussi observée dans des pays ayant beaucoup plus de ressources. Mais on a aujourd’hui suffisamment de recul pour lier le faible nombre de cas à d’autres facteurs : jeunesse de la population, faible urbanisation, moins de brassage intra- et inter-urbain, plus grande précocité dans la prise des mesures de protection… Je suis affirmatif sur ce point. » (Jeune Afrique, Coronavirus : une explosion des contaminations est-elle possible en Afrique?)

Ainsi selon la directrice régionale de l’OMS, « l’action rapide et précoce des pays africains a contribué à maintenir les chiffres à un niveau bas, mais une vigilance constante est nécessaire pour empêcher que le Covid-19 ne submerge les établissements de santé », a-t-elle indiqué. Cependant, l’application de ces mesures est de plus en plus difficile car leur impact sur la vie des populations locales semblent plus sévère que le coronavirus lui-même. 

Et si le remède était pire que la maladie? 

 

L’impact des restrictions imposées par les pays africains n’est pas sans effet d’où l’allégement de certaines mesures afin de relancer les économies. D’ailleurs, les témoignages recueillis par SUCO auprès des partenaires et relayé sur nos médias sociaux témoignent de l’impact des restrictions : 

« Depuis près de deux mois (i.e. depuis le mois de mars) certaines activités sont suspendues, ce qui cause préjudice à Yélémani qui aura du mal à faire face à ses dépenses ». 

Blandine Sankara, sociologue et coordonnatrice de Yélémani, partenaire de SUCO au Burkina Faso 

 

 

« Du 3 mars au 2 juin, l’État a décrété l’état d’urgence qui a été accompagné de beaucoup d’autres mesures comme le couvre-feu et la limitation de la circulation. Au Sénégal, nous travaillons avec une espèce d’abeille agressive donc le travail de récolte de miel se fait la nuit. Avec le couvre-feu qui démarrait à 21h, les apiculteurs·trices ont été bloqué chez eux. Depuis la levée des restrictions, nous travaillons fort pour rattraper le retard et récolter un miel de qualité. Je suis également très sollicité pour appuyer les apiculteurs·trices mais nous n’avons pas encore eu la chance de reprendre les formations. De plus, la vente de miel est devenue difficile car d’habitude nous le vendons dans les marchés hebdomadaires, sur les sites touristiques ou nous l’exportons, ce qui est maintenant impossible. L’avantage que nous avons est que le miel est un produit non périssable. »

Étienne Manga, apiculteur et président de l’association APISEN en Casamance au Sénégal

 

 

Ces témoignages confirment une tendance lourde, comme le soulignait le Président Macky Sall dans le quotidien Le Soleil à titre d’éditorialiste invité le 8 avril dernier :

« Avec une population estimée à 1,3 milliard d’habitants, l’Afrique est atteinte par le COVID-19 au moment où plusieurs de ses pays, malgré les défis du sous-développement, sont sur une trajectoire d’émergence alors que d’autres continuent de faire face à la lutte contre le terrorisme. Le COVID-19 freine ainsi l’élan des uns, aggrave la situation des autres et remet en cause les efforts de tous. De plus, il soumettra à rude épreuve des systèmes nationaux de santé publique déjà vulnérables. »

Président Macky Sall

En fait, les restrictions qui ont dû être imposées pour contrôler la pandémie menacent, selon la Banque Mondiale, de mettre en situation de pauvreté extrême près de 58 millions d’Africains, détruisant au passage une classe moyenne émergente. Ce constat n’est pas sans conséquences néfastes pour les plus vulnérables. 

Dans un second billet, nous présentons l’impact de ces mesures sur les partenaires de SUCO et comment ces derniers, avec l’appui de SUCO, ont su s’adapter face à ce nouveau contexte.

Vous pouvez soutenir les acteurs et actrices de changement comme Blandine et Étienne en cliquant ici.


Renseignements supplémentaires:

Geneviève Talbot
Chargée de programme – Pôle Afrique
Courriel: genevievetalbot@suco.org

 


«Un engagement sans frontières» : série de balados

 

 

L’expérience en volontariat est différente pour tous et toutes. Afin de donner un espace aux différentes histoires des volontaires qui partent réaliser un mandat à l’international, nous avons produit une série de baladodiffusions : “Un engagement sans frontières”.  La série a d’abord été lancée dans le cadre des Retrouvailles annuelles de SUCO, et une séance de questions-réponses a eu lieu avec les volontaires en direct de notre page Facebook. La discussion est d’ailleurs toujours disponible pour visionnement.

La série vous permet d’écouter le récit de 4 volontaires qui ont vécu des expériences variées et qui vous partagent leur perception des pays où ils et elles ont travaillé, ainsi que des acteurs et actrices de changement qu’ils et elles ont côtoyés durant leur mandat. Les volontaires abordent également l’impact des actions et des partenaires sur leur communauté. Il est marquant de constater l’enthousiasme des volontaires dans le partage de leur expérience. Ils et elles sont d’accord sur le fait que vivre une expérience en coopération internationale a permis de renforcer leur sens de l’engagement citoyen et de mieux comprendre les enjeux auxquels nos partenaires, mais également nous-même, faisons face. Ils et elles ont des profils différents qui procurent une richesse aux histoires et qui donneront probablement la piqûre aux auditeurs et auditrices qui caressent l’idée de se lancer en coopération internationale.

Suivez le lien pour écouter la série de baladodiffusions : “Un engagement sans frontières”!

Et celui-ci pour visionner la séance de questions-réponses qui eu lieu avec les volontaires en direct de notre page Facebook jeudi 11 juin.

À propos du volontariat chez SUCO

Être volontaire avec SUCO, c’est s’engager à vivre une expérience humaine enrichissante. C’est de vivre avec les communautés à l’étranger, dans les pays où SUCO travaille, et co construire des initiatives avec eux. C’est faire sa part pour que notre monde soit plus juste, plus solidaire et plus durable. De plus, cela implique de comprendre que nous sommes tous et toutes interconnectés·es et que les actions d’une personne ont inévitablement un impact sur les autres.

SUCO oeuvre dans plusieurs pays, et avant d’y envoyer nos volontaires, nous identifions et développons avec nos partenaires sur le terrain au préalable les projets ou les actions nécessaires pour mener le changement qu’ils et elles souhaitent voir. L’idée étant de soutenir les personnes des communautés avec lesquelles nous travaillons pour renforcer leurs capacités. Une fois ces besoins identifiés, des mandats à combler sont définis, puis les personnes intéressées à s’engager comme volontaires ou stagiaires posent leurs candidatures. Les personnes choisies s’envolent ensuite réaliser leurs mandats, qui varient en durée.

Pour ne rien manquer des opportunités de volontariat, inscrivez-vous à notre Alerte-Emploi!

 


Renseignements supplémentaires:
Isabelle-Tracy Laudé
Agente de programme – mobilisation des volontaires
(514) 272-3019 poste 224
Courriel: isabelle-tracylaude@suco.org

 


Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse

 

 

Crédit photo : Jean-Pierre Faye

 

C’est le 17 juin 1992 que l’ONU a adopté la convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD). Depuis, afin d’en rappeler les dangers, le 17 juin a été nommé Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. Cette journée est célébrée chaque année pour sensibiliser l’opinion publique à cette question et aux efforts à faire au niveau international pour améliorer la situation.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la désertification n’est pas la transformation de la terre en désert.  La désertification tient plus du fait de la dégradation des sols, de la surexploitation et de l’utilisation inappropriée des terres. Au Sénégal, comme le souligne l’article ‘Les enjeux de la déforestation au Sénégal’, deux facteurs influencent la dégradation des sols et ultimement la désertification et la sécheresse : la salinisation des terres et le déboisement.

La salinisation des terres est le processus d’accumulation des sels dans les sols à des niveaux toxiques pour la plupart des plantes, animaux et champignons. Elle est devenue une cause importante de désertification, d’érosion et de dégradation des sols et de l’agriculture au Sénégal. Les causes de la salinisation des terres sont diverses, mais comme le souligne Charles Pierre Sarr, chef du service régional de l’environnement de Fatick au ministère de l’Environnement du Sénégal, les perturbations climatiques, tel que la hausse du niveau des océans, la diminution des précipitations et une hausse des températures sont des facteurs qui expliquent la salinisation. Selon M. Sarr, le Sénégal est « perpétuellement confronté aux effets adverses des changements climatiques du fait de sa façade maritime longue de 700 kilomètres qui subit l’impact de l’élévation du niveau marin avec comme corollaire l’érosion côtière, l’intrusion saline dans les terres agricoles, la salinisation des ressources en eaux et la destruction des infrastructures. Du fait d’une agriculture essentiellement pluviale, les perturbations climatiques risquent de compromettre les efforts de lutte contre la pauvreté et l’objectif d’atteindre l’autosuffisance alimentaire » (Les agriculteurs sénégalais luttent contre la salinisation des sols). En raison de la salinisation des terres on constate aussi une surexploitation ou une dérivation des ressources en eau douce, le défrichement, les incendies de forêt, ce qui a une incidence sur la désertification.

Le déboisement, c’est-à-dire la coupe des arbres pour subvenir aux activités humaines, est aussi un facteur responsable de la dégradation des sols et des forêts. Le déboisement a plusieurs causes : la progression rapide de la population des villages et la mauvaise politique énergétique qui oblige les populations à surexploiter les ressources les plus accessibles : le bois et le charbon. 

SUCO et la lutte au déboisement au Sénégal 

Afin de contribuer à la lutte contre le déboisement, en 2017, SUCO, le Réseau Environnement et le GRAIM, avec l’appui du Programme de coopération climatique internationale du gouvernement du Québec, ont lancé le projet Dund ak Kéew bi. Ce projet vise à renforcer les capacités d’adaptation et de résilience aux impacts des changements climatiques de six communes du Plateau de Thiès, entre autre par la mise sur pied de pépinières communautaires et d’activités de reboisement. 

Ces activités sont essentielles, car le déboisement n’est pas sans effet. De par le monde, les arbres sont des symboles de vie, ils offrent le confort de leur ombre, l’abondance de leurs fruits, redonnent vie aux terres stériles, fournissent un combustible essentiel, enrichissent et stabilisent les sols. Bref, ils présentent la particularité essentielle d’être à la base de toute chaîne alimentaire, ils sont indispensables. 

Les femmes et les pépinières

Le Plateau de Thiès étant une zone souffrant de déboisement, l’amélioration et le maintien de pépinières communautaires appuient la lutte contre la disparition des espèces forestières et du couvert végétal en assurant une disponibilité continue de plants destinés au reboisement. Les pépinières sont gérées par des groupes de femmes. Les arbres plantés provenant de ces pépinières diminuent la déforestation, augmentent la qualité des sols, la capacité de rétention d’eau et la qualité de l’air (moins de poussières) ce qui a un impact positif sur la santé respiratoire, la santé en général (entre autres, en augmentant la quantité d’eau dans les puits) et les rendements agricoles. 

Ces pépinières ont aussi pour objectif secondaire de renforcer la sécurité alimentaire des groupes de femmes. Deux types d’arbres sont plantés : des arbres forestiers pour donner de l’ombre et des arbres fruitiers. Avoir des arbres fruitiers est très important et apprécié par les populations locales car ça augmente la sécurité alimentaire à moyen et long terme des populations vulnérables. 

La plantation d’arbres fruitiers et forestiers est une façon d’accroître la résilience des populations à moyen et long terme en luttant contre la désertification et la sécheresse et, par conséquent, en améliorant la sécurité alimentaire. Dans le cadre du projet Dund ak Kéew bi au Sénégal, 15 239 arbres ont été plantés en décembre 2019. En prévision de la saison des pluies prévues en juin-juillet 2020, les pépinières redémarrent et les femmes sont à pied d’œuvre!

 

Crédit photo : Jean-Pierre Faye

Crédit photo : Geneviève Talbot

 


Renseignements supplémentaires:

Geneviève Talbot
Chargée de programme – Pôle Afrique
Courriel: genevievetalbot@suco.org


L’impact de la COVID-19 sur les économies africaines

 
Face à la menace mondiale d’une pandémie qui ne connaît pas de frontières, notre propre
sécurité sanitaire dépend de celle du monde entier. La coopération internationale doit devenir la priorité dans cette croisade planétaire de la lutte aux épidémies virales.

Au mois de mai 2020, alors que le « déconfinement » se met en branle graduellement un peu partout dans le monde, la pandémie du coronavirus sévit encore sévèrement dans plusieurs pays. Toutefois, jusqu’à maintenant, l’Afrique demeure une des régions du monde parmi les moins touchées. Comment expliquer cette situation alors que l’Afrique est quand même de plus en plus interconnectée avec le reste du monde? Elle possède des liens commerciaux très étroits avec la Chine et l’Europe, les principaux foyers de transmission de la pandémie.

Évidemment, le faible nombre de tests effectués et le manque de données épidémiologiques faussent probablement le bilan, le nombre de cas étant sans doute sous-estimé. On peut aussi considérer que l’épidémie a gagné l’Afrique quelques semaines après l’Europe, ce qui a permis à ses dirigeants d’adopter des mesures préventives efficaces en amont.

Malgré une croissance démographique exponentielle, la densité de la population en Afrique est encore moindre que celle du Sud-Est asiatique et la pyramide des âges y est beaucoup plus jeune que dans les pays du Nord. De plus, selon certains experts, les traitements prophylactiques pour la malaria, très répandus en Afrique, offrent peut-être un effet protecteur contre le coronavirus, bien que la science est loin d’être unanime à ce sujet.

Les inévitables préjugés

Cependant, l’Afrique n’est peut-être pas une pauvre victime sans défense de la pandémie. Selon des penseurs comme Felwine Sarr, économiste et écrivain qui met son expertise au service du plan de résilience économique et sociale du gouvernement sénégalais, si les prédictions des instances internationales sont si alarmistes pour le continent africain, c’est sans doute une preuve de la persistance de l’afro-pessimisme.

Des intellectuels africains considèrent que les représentations négatives sur l’Afrique sont tellement ancrées dans l’image que nous avons du continent qu’elles masquent souvent sa réalité et ses ressources dont sa population active, mobilisable et créative et les réseaux de professionnels formés qui y sont établis ou qui font partie d’une diaspora connectée au continent, comme le suggère cet article.

Le virus ou la faim

Nonobstant, le nombre de cas augmente irrémédiablement en Afrique et la propagation du virus fait craindre le pire. Au plan économique, le continent risque tout de même de subir des conséquences dommageables de cette pandémie. Selon la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, la croissance économique du continent sera assurément affectée. Les impacts négatifs de la crise sanitaire se feront sentir à court et à long terme sur les économies africaines qui étaient déjà fragilisées par la chute marquée des prix des matières premières.

De plus, Oxfam prévoit que la hausse des coûts des denrées alimentaires et les aléas des changements climatiques qui affectent la production agricole pourraient amener 50 millions de personnes à souffrir de la faim en Afrique de l’Ouest.

La faiblesse des infrastructures de santé dans la majorité des pays africains représente également un risque évident, sans compter que le confinement des populations est un défi difficile à relever pour les plus pauvres. Les gouvernements n’ont pas les ressources fiscales pour leur offrir des programmes de soutien et dans les mégapoles africaines, la majorité des citadins vivent de l’économie informelle. Chaque jour, ils doivent sortir de leur domicile pour gagner ce qui leur permettra de survivre jusqu’au lendemain. Dans ces conditions, un confinement strict équivaut à une condamnation à la famine. Cependant, cette pandémie pourrait être l’occasion de repenser le développement de l’Afrique.

Et demain, le renouveau

À l’heure où nous écrivons ces lignes, personne ne peut prédire précisément ce que seront les conséquences de la propagation du virus sur le continent africain ainsi que ses effets potentiels au plan sanitaire et socioéconomique. On ne peut pas nier l’important risque qui découle de la possible contamination massive de la population africaine. Il existe toutefois sur ce continent de nombreuses personnes éclairées, capables de prendre des décisions efficaces qui pourraient éviter des dérapages majeurs.

Les Africain·es ont développé des savoir-faire dont d’autres pays pourraient s’inspirer, et cette crise sanitaire offre une occasion de soutenir des politiques de développement élaborées selon les perspectives africaines. Tout comme Felwine Sarr, des intellectuels comme le Camerounais Achille Mbembe et l’écrivain nigérian et Prix Nobel Wole Soyinka réclament que les gouvernements africains apportent une réponse fondamentale, puissante et durable à la menace réelle de la COVID-19, menace qui ne doit être ni exagérée ni minimisée, mais prise en compte de manière rationnelle. Les investissements prioritaires devraient être portés sur les systèmes de santé bien sûr, mais aussi sur le renforcement et la diversification des économies.

Selon Esther Duflo, Prix Nobel d’économie en 2019, la COVID 19 est certes une crise pour les pays en développement, mais avec la contribution d’une coopération internationale renouvelée avec les pays du Nord comme le Canada, cette pandémie n’a pas nécessairement à devenir une catastrophe.

Crédit photo: Djigui Soumare

 


Renseignements supplémentaires:

Roch Harvey
Chargé de programme – développement des affaires
(514) 272-3019 poste 233
Courriel : rochharvey@suco.org


Les Retrouvailles annuelles de SUCO en mode virtuel!

 

 

 

Cette année, les Retrouvailles annuelles de SUCO se dérouleront virtuellement du 8 au 11  juin prochain en direct de notre page Facebook. Afin de souligner les 59 ans d’existence de SUCO et surtout l’implication et le travail incroyable des acteurs et actrices de changement qui forgment la #SUCOmmunauté, l’équipe vous a concocté une série d’activités en ligne gratuites qui met en lumière qui sont ces personnes qui travaillent avec nous, autant au Québec qu’à l’international. 

Que ce soit nos volontaires qui travaillent de près avec les populations que l’on accompagne sur nos différents terrains à l’international, nos partenaires qui proviennent d’Haïti, du Pérou, du Nicaragua, du Honduras en passant par le Sénégal et le Burkina Faso ou même ceux avec lesquels sont organisées des activités mobilisatrices au Québec et au Canada, venez en apprendre plus sur la #SUCOmmunauté!

Ne manquez surtout pas, dès le 8 juin, 18h, en direct de notre page Facebook, notre événement de lancement festif et interactif qui vous donnera un bon aperçu de la programmation de la semaine. Chaque journée devrait comprendre dans sa programmation une série d’activités virtuelles sur qui sont plus concrètement ces acteurs et actrices de changement. 

PROGRAMMATION

 

Soirée de lancement virtuelle des Retrouvailles 

Lundi 8 juin, 18h  À 19h, en direct de la page Facebook de SUCO

Réservez votre 8 juin pour la soirée de lancement festive des retrouvailles de SUCO! De 18h à 19h, découvrez-en plus sur cet événement phare de la #SUCOmmunauté. De nombreuses surprises vous attendent! Répondez dès maintenant en un ou deux mots  à la question « Ça veut dire quoi le changement pour vous? ». Nous diffuserons les résultats en ligne lors de l’événement. Alors restez à l’affût et rejoignez-nous sur le live Facebook de 18h à 19h, lundi 8 juin!

 

Notre action au Québec : Des acteurs et actrices de changement au coeur de nos projets!

Mardi 9 juin

Venez à la rencontre de 4 acteurs et actrices de changement au Québec qui travaillent de près sur les différents projets de SUCO! Ces 2 webinaires interactifs seront animés par notre agente de mobilisation du public, Yasmina Britel.

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Dîner-causerie : La culture comme vecteur de mobilisation, une formule gagnante pour SUCO!

12 h à 13 h, en direct de la page Facebook de SUCO

Invités·es : 

Marie-Luce Gervais et Joumana El-Khoury, animatrices d’ateliers participatifs dans les écoles pour SUCO

Francis Brassard-Lecours, co coordonateur du festival Ciné Vert, initié par SUCO et Funambules Médias

 

Carburer à l’implication : Qu’est-ce que ça donne?

17h à 18h, en direct de la page Facebook de SUCO

Invités·es : 

Sophie Bourdon, ancienne volontaire et actuelle mentore auprès de stagiaires pour SUCO

Dalia Congo Kabore, membre du Conseil d’administration de SUCO

 

Notre action à l’international :  Changeons le monde un geste à la fois 

Mercredi 10 juin et jeudi 11 juin 

Venez échanger avec des partenaires et des volontaires de SUCO à l’international!

Ces rencontres vous permettront de faire connaissance avec ces acteurs et actrices de changement, de comprendre et apprécier leur travail, leurs histoires, leurs défis mais aussi leurs succès. 

 

Du cimetière de plastique à la GreenTeam: des actions pour mettre en oeuvre une réelle vision écologique!

Mercredi 10 juin, 11h à 12h, en direct de la page Facebook de SUCO

Invité :

Djibril Niang,  Directeur de Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) Sénégal 

Animé par Geneviève Talbot, qui est notre chargée de programmes Pôle Afrique, ce webinaire vous permettra d’échanger avec Djibril sur la jeune histoire de JVE-Sénégal, sur son impact positif dans les communautés où l’organisation intervient et sur le rôle des volontaires sénégalais et de SUCO dans cette organisation. 

 

Changer le monde un fromage à la fois! 

Mercredi 10 juin, 15h à 16h, en direct de la page Facebook de SUCO

Invité :

Pedro Estrada,  spécialiste en développement rural et coordonateur du projet Formagro.

Emilie Lemieux, directrice de notre programme Formagro au Pérou, animera cette rencontre (en espagnol) avec Pedro Estrada de l’organisation ALLPA.

ALLPA est une organisation locale de la région d’Ancash qui travaille au développement durable et équitable des familles rurales, en particulier des familles andines qui se retrouvent en conditions d’exclusion, en renforçant leurs capacités sociales, productives et organisationnelles. Découvrez comment cette organisation, partenaire de longue date de SUCO, est un moteur de changement dans les communautés où elle intervient, grâce au fromage et à  la marque «la ruta del queso». 

Un engagement sans frontières : série de balados

Jeudi 11 juin, 12h à 13h, en direct de la page Facebook de SUCO

Venez rencontrer les acteurs·trices changement qui ont contribué à la série de balados: Un engagement sans frontières. Nos volontaires répondront à vos questions en direct de notre page Facebook. Écoutez la série (disponible à partir du lundi 8 juin) et découvrez leur témoignage sur une expérience unique et sans frontières!  Maintenant de retour au Canada, que retiennent ces personnes de leur expérience et comment perçoivent-elles leur engagement à agir pour un monde plus juste, viable et solidaire? 

 

C’est un rendez-vous!

 


 

Renseignements supplémentaires:

Yasmina Britel
Agente de programme à la mobilisation du public
(514) 272-3019 poste 234
Courriel: yasminabritel@suco.org

 


Inscrivez-vous à la course virtuelle du Défi Scotia pour soutenir SUCO!

 

 

Le Défi caritatif Banque Scotia prend un nouveau format

La crise mondiale que nous vivons encourage la résilience! C’est pour cette raison que le Défi Scotia passe en mode virtuel, afin de pallier l’annulation des événements et rassemblements tout en respectant les mesures de distanciation sociale.

SUCO participe donc à la course virtuelle du Défi Scotia qui aura lieu du 25 mai au 21 septembre 2020 (nouvelle date!). Cette course est un moyen unique de rejoindre la #SUCOmmunauté en faisant preuve de solidarité envers SUCO et les populations que nous accompagnons au Burkina Faso, en Haïti, au Honduras, au Nicaragua, au Pérou et au Sénégal, tout en vous permettant de vous aérer l’esprit en ces temps de confinement.

Vous aussi, participez au changement en vous inscrivant à la course virtuelle du Défi Scotia au profit de SUCO!

 

La course virtuelle du Défi Scotia, qu’est-ce que c’est?

C’est l’adaptation du Défi Scotia, un rassemblement sportif caritatif qui a lieu chaque année à Montréal à la fin avril. En temps de pandémie, la course virtuelle du Défi Scotia permet aux organismes comme SUCO de continuer à lever des fonds pour poursuivre leur travail de développement et renforcement de capacités des populations dans des pays du Sud, tout en donnant aux membres de notre #SUCOmmunauté l’opportunité de s’impliquer et faire une différence.

L’inscription est ouverte et les inscrits·es ont du 25 mai au 21 septembre pour parcourir la distance de leur choix, à savoir 1 km, 5 km, 10 km ou 21 km.

Chaque inscrit·e se voit attribuer une collecte de fonds pour contribuer à l’adaptation des personnes vulnérables face aux changements climatiques et crises sanitaires comme celle que nous vivons.

Pour participer et soutenir SUCO lors de la course virtuelle du Défi caritatif banque Scotia, de nombreuses options s’offrent à vous:

  • Inscrivez-vous pour courir ou marcher

Nous avons chacun·e notre rythme et chacun·e nos objectifs. Si vous souhaitez vous surpassez personnellement ou en équipe de manière virtuelle, ou tout simplement vous aérer l’esprit en cette période de confinement et distanciation sociale, l’inscription à la course virtuelle est faite pour vous!

Une fois inscrit·e, partagez nous des photos de vos entraînements, parcours et meilleurs temps afin de rester motivés·es entre membres de la #SUCOmmunauté.

Inscrivez-vous ici!

  • Parrainez un·e coureur·euse

Si vous n’êtes pas à l’aise avec l’idée de participer à un défi sportif, il vous est toujours possible de parrainer un·e coureur·euse déjà inscrit·e en cliquant ici.

  • Faites un don

Vous ne connaissez pas de coureur·euse mais souhaitez quand même supporter SUCO?
Faites un don général à SUCO!

Pourquoi soutenir SUCO avec la course virtuelle?

Vous le savez, la crise actuelle nous impacte toutes et tous. La course virtuelle du Défi Scotia permet d’amasser des dons pour le fonds FORCE  (Fonds de résilience climatique et économique). Ce Fonds, créé en 2017, permet à SUCO de développer des actions pour: 

– Augmenter et diversifier la production agricole;
– Assurer la quantité et qualité des aliments pour les familles des pays où nous intervenons;
– Protéger et restaurer les écosystèmes afin de s’adapter aux changements climatiques;
– Se mobiliser et se relever plus rapidement après une catastrophe naturelle.

À travers des solutions viables, comme l’agroécologie et la promotion du commerce local et régional, SUCO renforce la capacité des populations à faire face aux conséquences des changements climatiques et à se relever plus vite des crises, qu’elles soient climatiques, économiques ou sanitaires. C’est en travaillant avec elles et en leur donnant des outils concrets pour s’adapter aux changements climatiques qu’elles sont en mesure de sortir de l’insécurité alimentaire. Une priorité en ces temps de pandémie.

« SUCO m’a permis d’être formée et renforcée dans pas mal de choses, dont la connaissance des changements climatiques. Il y a des changements de comportements concernant les mauvaises pratiques environnementales dans ma commune » nous partage Astou, résidente d’une commune avec laquelle SUCO travaille au Sénégal.

Ce dont témoigne Astou c’est du renforcement de capacités, car chez SUCO c’est ce qui est au cœur de toutes nos actions : travailler main dans la main avec les communautés et leurs méthodes de faire pour développer une plus grande résilience environnementale et alimentaire.

En participant à la course et en collectant des fonds pour SUCO, vous prenez part à un changement concret auprès des communautés que nous continuons de soutenir en ces temps de crise.

Merci de votre soutien!

 


Renseignements et inscription

Émilie Thierry
Chargée de projet, collecte de fonds
emiliethierry@suco.org

 


Portraits de nos stagiaires: Naika France Charles

 

 

 

« Après mes études universitaires en gestion internationale en 2017, j’ai décidé de m’aventurer un peu dans le milieu du service à la clientèle. Par la suite, je me suis lancée dans la coopération internationale où j’ai eu l’opportunité de travailler avec un partenaire au Sénégal en tant que conseillère en développement organisationnel pour une période d’environ 5 mois. Parallèlement, je me suis lancée aussi dans l’entreprenariat en restauration de cuisine antillaise! Cela va faire maintenant 2 ans!

» Faire un stage à l’international avec SUCO, c’est une opportunité d’en apprendre beaucoup plus sur moi-même, autant sur le plan professionnel que personnel. C’est une opportunité de mieux comprendre les différents enjeux qui existent dans des pays comme le Sénégal, afin de pouvoir apporter ma propre contribution et partager mes connaissances.

» Dans le futur, j’espère avoir un travail dans lequel j’arrive à grandir en apprenant des autres et en partageant ce que je sais avec eux, pour que nous puissions tous évoluer autant personnellement que professionnellement.»

Naika France Charles, de Montréal, a fait un stage en autonomisation chez notre partenaire local le WILDAF au Sénégal.

 

 


 

Dans le cadre du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ), financé par Affaires mondiales Canada  (AMC), 13 jeunes âgés·es entre 19 et 30 ans se sont envolés·es au début du mois de février vers le Nicaragua, le Honduras, le Pérou et le Sénégal avant que la COVID-19 nous oblige à rapatrier nos équipes. À travers ces portraits, nous mettons en vedette les participants·es PSIJ qui contribuent aux actions de changement de SUCO et de ses partenaires sur le terrain.

 

Crédit photo : Helena Vallès

 


Renseignements supplémentaires:

Isabelle-Tracy Laudé
Agente de programme – mobilisation des volontaires
(514) 272-3019 poste 224
Courriel: isabelle-tracylaude@suco.org

 


Nouvelles de nos volontaires et stagiaires de retour au Canada

 

 

Suite aux mesures prises par le gouvernement canadien en réponse à la pandémie de la COVID-19, ainsi que par les gouvernements des pays où nous intervenons, SUCO a rapatrié ses volontaires et stagiaires et a mis en pause l’envoi de toute nouvelle personne sur le terrain. Nous sommes d’ailleurs heureux et heureuses de vous confirmer que tous·tes nos volontaires et stagiaires sont maintenant revenus·es au Canada!

Désormais, les énergies de SUCO sont consacrées à adapter nos activités afin de continuer à soutenir nos partenaires pour mener les changements qu’ils veulent voir dans leur communauté. Il est évident qu’à l’issue de cette crise sanitaire mondiale, la solidarité internationale sera d’autant plus importante pour renforcer la capacité des collectivités à se relever plus vite. Ainsi, SUCO redouble d’efforts pour maintenir son approche de proximité malgré le confinement.

Bien que les volontaires et stagiaires soient de retour au Canada, leur coeur est toujours avec les partenaires qu’ils et elles appuyaient. Voici quelques messages qu’elles et ils souhaitent partager avec des personnes qui les ont aidés·es à revenir à la maison et avec nos partenaires.

Chers partenaires :

À toute l’équipe de JVE Sénégal, plus particulièrement à Djibryl Niang, Oureye Sonko et Amath Diouf, nos chers collègues qui nous ont accueilli dans la très grande famille de JVE dès le premier jour : merci. Merci de nous avoir fait découvrir un pays dont la bonté et la générosité des gens nous épataient chaque jour, merci de nous avoir accueilli parmi vous avec les bras ouverts. Grâce à vous, mon temps passé au Sénégal fait maintenant parti des plus belles expériences de ma vie.

Votre sœur pour toujours,

Roxane Pellerin, stagiaire au Sénégal

 

Nunca tuve la oportunidad de decirles cuánto los admiro y cuánto admiro lo que hacen, porque como dijera Eros Ramazzotti, ustedes « trabajan con el corazón » y eso es algo que me toca profundamente y que deja una huella indeleble en las comunidades y en las personas con las que ustedes trabajan. Les mando muchos abrazos solidarios desde la cuarentena quebequense y sepan que los pienso a diario.

Nayheli Alliu, volontaire au Pérou

 

¡Hola compañeras y compañeros de COSECHA! No logramos vernos todos y todas al final ¡pero saben que un día que volveremos a juntarnos! Les deseo a ustedes y sus familias lo mejor para el futuro. Muchas gracias de nuevo por la maravillosa experiencia que viví con ustedes. 🙂 ¡Un abrazo grande!  

Caroline Mary, stagiaire au Honduras

 

Chers partenaires, je vous envoie toutes mes ondes positives. Nous sommes toutes et tous ensemble pour passer à travers cette étape difficile.

Audrey Perreault, stagiaire au Nicaragua

 

À la Red, nous étions comme une petite famille. Grâce à elle, mon intégration s’est bien déroulée, j’ai rencontré de merveilleuses personnes. Je tiens à vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi lors de mon passage. J’en suis profondément reconnaissante et agréablement touchée. Je salue particulièrement Dona Raquel, Victor ainsi que mon équipe projet. Je ne garde que de bons souvenirs.

Christine Nguini, stagiaire au Honduras

 

Chers équipes d’Allpa et de l’IDMA, je profite de cet espace pour remercier chacune et chacun de vous pour votre confiance, votre ouverture et votre appui tout au long de mon mandat, ainsi que pour l’engagement et le dévouement dont vous avez fait preuve à chaque jour envers les participantes et participants au projet FORMAGRO. Merci à vous toutes et tous pour les conversations, les apprentissages et les beaux moments que nous avons pu partager. A bientôt!

Marie Létourneau, stagiaire au Pérou

 

Aux personnes qui nous ont prêté main forte pour rapatrier nos équipes :

 

Je suis très reconnaissante aux personnes qui ont dédié de nombreuses heures à notre retour au pays, autant les employés du gouvernement et de l’ambassade du Canada, ainsi que ceux et celles des lignes aériennes et des aéroports, sans qui il aurait été impossible de revenir chez nous. Il est important de remercier particulièrement les agriculteurs et agricultrices partout à travers le monde qui continuent à produire des aliments de qualité, qui nous permettent de nous maintenir en santé et dont l’importance est trop souvent oubliée! 

Catherine Dodaro, stagiaire au Pérou

 

Merci aux partenaires pour l’appui dans le rapatriement des volontaires en région à Lima. Merci à l’équipe terrain pour leur engagement et support dans la semaine de quarantaine à Lima. Merci aux volontaires et aux stagiaires pour leur résilience.

Margarita Canales, volontaire au Pérou

 

 

Il est nécessaire de souligner les efforts des travailleuses et travailleurs de première ligne. Toutes et tous autant que vous êtes, vous faites une différence. À toutes ces personnes qui ont croisé mon chemin virtuellement ou physiquement, je pense à vous et vous avez un grand impact malgré le confinement.

Saphia Arhzaf, stagiaire au Sénégal

 

 

Je veux prendre le temps de remercier tous ceux et toutes celles qui ont permis mon retour à Montréal – le gouvernement du Canada et celui du Pérou, l’équipe de SUCO et les gens qui, dans l’ombre, ont mis du leur pour adoucir ce processus! Je pense à mon copain Anderson, mon amie Frédérique, le chauffeur de taxi, Mabel qui a coordonnée la logistique. J’espère que le retour sur le terrain se fera prochainement, d’ici là merci pour tout, et à bientôt, à tous ceux et toutes celles qui sont loin!

Catherine Joubert, volontaire au Pérou

 


Renseignements supplémentaires:

Isabelle-Tracy Laudé
Agente de programme – mobilisation des volontaires
(514) 272-3019 poste 224
Courriel: isabelle-tracylaude@suco.org

 

 

 


Communiqué de presse – Au sujet de la COVID-19

 

 

 

Communiqué de presse – pour diffusion immédiate

 

Montréal, le 17 mars 2020. Suite à la progression de la pandémie de la COVID-19 et aux mesures prises par les autorités sanitaires locales, nationales et internationales, SUCO a mis en place une série de mesures pour assurer la sécurité de son équipe, ainsi que de ses volontaires et stagiaires œuvrant outre-mer. Notre priorité reste celle d’assurer la santé de nos équipes et celle des personnes que nous côtoyons, en plus de contribuer à l’effort mondial pour limiter la propagation du virus.

Nous avons mis en place un comité de gestion de crise au sein de SUCO, afin de suivre l’évolution de la pandémie. Le comité se rencontre tous les jours pour déterminer des mesures de prévention et de gestion de la situation, tenant en compte les décisions des gouvernements québécois, canadiens et internationaux.

À ce jour, SUCO :

  • a suspendu tout nouveau déplacement à l’étranger jusqu’à nouvel ordre;
  • fait des démarches pour rapatrier les volontaires et stagiaires sur le terrain avant la date prévue, lorsque c’est encore possible;
  • a organisé des mesures internes pour assurer la sécurité et la santé de ses employés·es, volontaires et stagiaires, dans les pays où les frontières sont fermées et que des mesures de confinement ont été instaurées;
  • facilite l’isolement à domicile pendant 14 jours de ses volontaires et stagiaires rentrant au pays;
  • a suspendu l’envoi des stagiaires et volontaires à l’étranger jusqu’à nouvel ordre;
  • a suspendu tous ses événements, autant au Canada qu’à l’étranger;
  • facilite le télétravail pour ses employés·es autant au siège à Montréal que dans ses bureaux outre-mer;
  • communique de façon régulière à son équipe les mesures de prévention préconisées par les autorités sanitaires québécoises et canadiennes.

La situation évolue rapidement et SUCO continuera à suivre de très près les avis des gouvernements du Canada et du Québec. SUCO adaptera ses décisions selon le déroulement des directives émises par ces derniers ainsi que par les gouvernements des pays où nous intervenons.

SUCO souligne son engagement à contribuer aux efforts pour limiter la propagation de la COVID-19 et à veiller à la santé de son équipe et des gens qui nous entourent. Nous invitons tout le monde à la prudence, comme meilleure des protections.

 

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Oswaldo Gutiérrez Bayardi, responsable des relations publiques et des communications, 514-272-3019, p. 225, oswaldogutierrez@suco.org

 

À PROPOS DE SUCO 

SUCO est un organisme de coopération internationale établie à Montréal depuis 1961. Il réalise des projets de développement durable visant à renforcer l’autonomie des personnes, des organisations et des collectivités dans six pays : Burkina Faso, Haïti, Honduras, Nicaragua, Pérou et Sénégal. À travers des solutions durables, comme l’agriculture écologique, la promotion du commerce local et régional, l’égalité entre femmes et hommes et la mobilisation citoyenne, SUCO renforce la capacité des populations pour s’adapter aux conséquences des changements climatiques et se relever plus vite des crises.