Le courage de changer les choses – Semaine de l’égalité de sexes

 

 

 

 

#GrâceàVous, la campagne 2020 de la semaine de l’égalité des sexes au Canada souhaite célébrer du 20 au 26 septembre « les nombreuses personnes pionnières, celles qui militent pour les droits et les défendent, et qui œuvrent pour faire progresser l’égalité des sexes dans leurs communautés. » SUCO souligne tout particulièrement l’engagement des femmes qui, trop souvent dans l’ombre, bravent les coutumes, affrontent les obstacles, repoussent les limites, explorent de nouvelles avenues pour bâtir un monde plus juste. Pour en apprendre davantage sur le progrès du Canada en matière d’égalité des sexes et des genres au cours des 25 dernières années, consultez ces infographies.

La pandémie actuelle nous prouve la nécessité de nous entraider et d’être solidaires, mais aussi nous a donné la mesure du travail des femmes intervenantes dans les maisons d’hébergement pour les femmes victimes de violence et les centres d’aide aux victimes d’agressions à caractère sexuel. Ceci est un des piliers pour faire progresser l’égalité entre les sexes, car tant que la violence s’exprimera pour exercer la domination des hommes sur les femmes, l’égalité ne pourra être atteinte et le droit à une vie sans violence continuera à être bafoué.

En outre, l’égalité entre les femmes et les hommes ne pourra être atteinte tant que les inégalités salariales auront cours dans nos sociétés et que l’accès à la terre et aux moyens de production sera restreint pour les femmes, autant au nord comme au sud. Des luttes menées par des femmes et des hommes -parfois couronnées de succès, mais encore trop peu-, s’attaquent aux préjugés et aux stéréotypes qui ont servi et servent encore de prétexte pour maintenir ces états de fait. En effet, malgré l’adoption de lois sur l’équité salariale dans plusieurs pays, au Canada par exemple, les femmes ne gagnaient en 2019 que 87 cents par dollar gagné par les hommes. Les préjugés, le droit coutumier, le statut économique et social des hommes qui lui sont conférés donnent aux hommes un droit inaliénable et incontestable sur la terre. En dépit du fait qu’un grand nombre de pays ont adopté des législations favorables, gagnées de haute lutte par des organisations de femmes paysannes et leurs alliés, celles-ci n’en sont propriétaires que rarement; les statistiques les plus récentes nous indiquent qu’en moyenne, moins de 20% des femmes sont propriétaires dans le monde.

SUCO salue le courage de ces femmes ici au Québec et au Canada, mais aussi au Bénin, au Burkina Faso, au Honduras, au Nicaragua, en Haïti, au Pérou et au Sénégal; des femmes que SUCO accompagne dans leur travail sans relâche pour défendre leurs droits et changer ainsi le monde.

SUCO vous invite à voir -et revoir- ces vidéos qui illustrent le travail de ces pionnières :

Des femmes renouvelées

Plus fortes ensemble

La voix de l’agriculture familiale

Crédit photo : CC-LAB

 


 

Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme – Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 228
Courriel: lindagagnon@suco.org

 


Soirée Au Goût du Monde virtuelle

 

 

 

Avez-vous le goût du monde? Si vous avez envie de voyager à la rencontre d’autres cultures, envolez-vous avec nous pour l’Afrique de l’Ouest et les Amériques centrale et andine en participant à une soirée unique.

L’événement-bénéfice Au Goût du Monde est de retour, mais, cette année, en mode virtuel. Réservez le 5 novembre 2020 de 18h à 19h, nous avons un Rendez-Vous sur ZOOM!

L’événement Au Goût du Monde est un événement-bénéfice de SUCO qui a lieu depuis 2016 et qui permet au public de s’envoler au sein de nos pays d’intervention et d’apprendre davantage sur les vies des communautés avec lesquelles nous travaillons. En 2020, cet événement se fera de manière virtuelle et il vous permettra de découvrir -ou revisiter- l’Afrique de l’Ouest et les Amériques centrale et andine. Que ce soit grâce à une dégustation culinaire, à la confection d’un mocktail d’un des pays de ces régions adapté aux papilles québécoises, ou même aux prestations artistiques, vous allez vivre une expérience marquante et rassembleuse!

En outre, la soirée vous permettra d’apprendre sur comment vous pouvez vous impliquer davantage à la création d’un monde plus juste, solidaire et durable.

 

LE FONCTIONNEMENT

Achetez une boîte repas pour 75$, et vous recevrez le jour de l’événement* :

Des mets inspirés de la cuisine de l’Afrique de l’Ouest et de la cuisine des Amériques centrale et andine, cuisinés par des chefs montréalais;

Un sirop de bissap vous permettant de confectionner un mocktail (ou cocktail) lors de la soirée;

L’accès au ZOOM pour assister à cette soirée privée;

Et de nombreuses surprises dans votre boîte repas!

 

*Il vous est possible pour 10$ supplémentaires, de recevoir votre boîte repas chez vous, à vélo pour une empreinte carbone limitée si vous faites partie de la zone de livraison établie. Sinon, il vous sera possible de venir récupérer votre boîte repas directement chez SUCO (7250 rue Clark, à deux pas de la station de métro De Castelnau) à partir de 12h le 5 novembre (plus de détails après inscription).

AU PROGRAMME DE LA SOIRÉE 

Dégustation de boîtes repas précommandées par les invités de cuisine des Amériques centrale et andine, et de l’Afrique de l’Ouest, avec messages par des chef·fes cuisiniers·ères!
Confection d’un mocktail (cocktail) avec une boisson typique d’une de ces régions adapté à la québécoise!
Prestations des artistes haïtiens·nes, africains·es et latino-américains·es;
Découverte de certains de nos partenaires à l’international;
L’implication à SUCO.

 

Êtes-vous prêt·e à vivre une expérience unique?

 

 

Pourquoi y participer?

La pandémie actuelle encourage à la résilience, et c’est pour cela que nous souhaitons vous offrir cette soirée unique et rassembleuse, malgré les restrictions actuelles. Nous vous proposons le temps d’une soirée de vous envoler en Afrique de l’Ouest et dans les Amériques centrale et andine par la stimulation de vos papilles et de votre ouïe! De plus, vous pourrez encourager les chefs·fes cuisiniers·es basés·es à Montréal dans la reprise de leurs activités. Les bénéfices de cet événement permettront à SUCO de continuer d’appuyer les communautés que nous accompagnons en soutenant notre mission. Et si vous décidez de soutenir SUCO en faisant un don en plus de l’achat de votre boîte repas, sachez que vous recevrez un reçu fiscal pour la pleine valeur de votre don (le montant correspondant à l’achat de la boîte repas ne sera pas inclus dans le reçu fiscal).

On a bien hâte de partager ce beau moment avec vous!

Au menu

Il vous est possible de choisir le contenu de votre boîte avec option végétarienne ou option viande et poisson pour chaque pays. Nous sommes fiers de travailler avec Diolo Traiteur et le Chef Edmond Benoit Sadio pour la cuisine inspirée de l'Afrique de l'Ouest; et le restaurant Madre et le Chef Mario Navarrete pour la cuisine inspirée de l'Amérique Andine.

Les différentes options pour les plats principaux sont les suivantes :

Pour la cuisine inspirée de l'Afrique de l'Ouest, un choix parmi ces deux plats:

  • Poulet Yassa (cuisine sénégalaise), qui est un poulet mariné au citron, grillé, accompagné d'une sauce aux oignons caramélisés et citronnés, servi sur riz blanc accompagné de légumes en julienne;
  • Yassa végétarien (cuisine sénégalaise) avec une sauce aux oignons caramélisés et citronnés, servi sur riz blanc accompagné de légumes en julienne;

Pour la cuisine inspirée de l'Amérique Andine, un choix parmi ces deux plats:

  • Ceviche de saumon (cuisine péruvienne) cuit à froid au jus de lime accompagné d'une papa a la huancaína (moelleux de pomme de terre nappé de sauce crémeuse au piment jaune péruvien);
  • Tallarines verdes (cuisine péruvienne, végétarien) qui sont des pâtes fraîches cavatelli au ricotta, au pesto épinard-basilic et champignons accompagnée d'une papa a la huancaína (moelleux de pomme de terre nappé de sauce crémeuse au piment jaune péruvien).
Chaque plat sera accompagné d'un dessert:
  • Le Thiakry ou Dégué qui est un dessert sénégalais à base de millet et yaourt.
  • Le Mazamorra morada qui est un pouding au maïs pourpre péruvien.

Des changements d’envergure ne peuvent se mener seuls : devenez partenaire de l’événement

La cause vous tient particulièrement à cœur et vous aimeriez vous impliquer dans l’événement? Faites de votre organisation un partenaire de l’événement! De nombreuses options s’offrent à vous, découvrez notre plan de partenariat.

 

 

Rejoignez nos précieux·ses commanditaires qui ont choisi de nous soutenir dans la tenue de cet événement. Au plaisir de vous compter parmi nous!

Merci spécial à Demain Demain, Kliin, Mateina pour leurs généreuses gracieusetés que vous découvrirez dans votre boîte repas.

 

Au plaisir de vous compter parmi nous!

 


 

Renseignements :

Émilie Thierry
Chargée de projet - collecte de fonds
514 272-3019, poste 223
donnez@suco.org

 


5 vidéos à voir pour mieux connaître SUCO

 

 

Agriculteur de Palacagüina Nicaragua
Agriculteur de Palacagüina Nicaragua. Crédit photo : CC LAB

 

Si une image vaut mille mots, qu’en est-il des vidéos? Les vidéos nous transportent dans un monde nouveau. Elles nous permettent de comprendre des enjeux complexes et de ressentir de la solidarité envers les protagonistes. En parcourant la chaîne YouTube de SUCO, nous avons identifié 5 vidéos qui vous permettront de mieux connaître les actions que porte SUCO avec ses partenaires et l’engagement des acteurs et actrices de changement dans ces projets.

Le tour du monde en quelques minutes! 

1. Stéphanie a les deux pieds sur terre!
Se lancer dans une aventure professionnelle à l’international est une décision importante. Les questions qui reviennent le plus souvent sont : « le partenaire sera-t-il accueillant? Est-ce que mes tâches de travail vont être stimulantes ? Où vais-je habiter? » Dans cette vidéo,  Stéphanie Blais, stagiaire dans le cadre du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) répond à ces questions depuis le bureau du partenaire RDS (La Red de Desarrollo Sostenible Honduras) à Tegucigalpa, au Honduras.

2. L’arbre à palabre, de la série Les Audacieux·ses
Brève et inspirante, cette vidéo de la série Les Audacieux·euses présente la solidarité des membres de la communauté de Ngoumsane au Sénégal, qui se sont unis pour faire face aux conséquences de la sécheresse et du déboisement de leur région.

3. Marché biologique de Biolurin
Découvrez les circuits courts de la vallée du fleuve Lurin, au Pérou! Dans cette vidéo, les agriculteurs et les agricultrices impliquées dans le projet FORMAGRO font la promotion de leurs produits et de leurs techniques de travail respectueuses de l’environnement.

4. Ateliers de théâtre-forum interactif
Comment vulgariser les enjeux sur lesquels SUCO intervient tels que l’égalité entre les femmes et les hommes, et la résilience aux changements climatiques? En jouant! À travers cette vidéo, rencontrez l’équipe dynamique d’animation des ateliers de théâtre-forum au Québec composée de Marie-Luce Gervais et Joumana El Khoury, avec Yasmina Britel à la coordination.

5. La solidarité des femmes au coeur de la sécurité alimentaire
Si vous avez plus de temps à accorder à la découverte des actions de SUCO et de ses partenaires, cette vidéo est pour vous. Ce court documentaire réalisé par Dalhia Jiwan et Gabriel Lauzon, stagiaires dans le cadre du du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ), vous présente la solidarité et la résilience des femmes du Pérou et du Sénégal face aux enjeux de souveraineté alimentaire.

 

Agricultrice au Burkina Faso. Crédit photo : inconnu

 

 

Passez à l’action 

Vous pouvez également vous impliquer et passez à l’action en devenant membre de SUCO. 

 


 

Renseignements supplémentaires
Isabelle-Tracy Laudé
Agente de programme en mobilisation des volontaires et des stagiaires
isabelle-tracylaude@suco.org

 


Entretien avec notre directrice générale

 

 

 

Dans le cadre de la série Une petite jasette avec…  initiée par Nous.blogue, notre directrice générale Geneviève Giasson a été invitée en entrevue le 23 juin dernier par Sophie Michaud, chargée des contenus et des projets en partenariat chez Communagir. La série de vidéos, qui souligne le 5ème anniversaire du blogue, met en vedette les personnes qui nourrissent le site avec leur réflexions et analyses. Vous pouvez d’ailleurs lire le dernier billet de Geneviève Giasson publié sur Nous.blogue en cliquant ici

 

Au fil de la discussion, Geneviève met l’accent sur l’importance de l’approche de proximité et de renforcement de capacités qui inspire toutes les actions de SUCO. Pour réaliser la transition écologique que nous souhaitons, elle mentionne, il faut connecter des personnes, des leaderships, et des initiatives de partout sur la planète. En fait, Geneviève poursuit, nous avons tous et toutes grandement intérêt à se décentrer de nos propres expériences et à apprendre de ce qui se fait ailleurs, tant dans le domaine de la transition écologique que dans celui du développement social. Selon elle, en plus de susciter des apprentissages essentiels, cette ouverture sur le monde contribue au changement des rapports Nord-Sud pour une coopération plus égalitaire et horizontale. 

 

« Je pense que jusqu’au bout, jusqu’à ma retraite, ce sera ça le moteur de mon travail : essayer de faciliter la réussite des volontés de changement qui sont prises un peu partout. »

 

Pour en apprendre plus sur sa vision de la coopération internationale, de la transition écologique et du changement social, visionnez l’entrevue en cliquant ici.

 


Renseignements supplémentaires:

Geneviève Giasson
Directrice générale
Courriel : montreal@suco.org


L’impact de la pandémie sur les femmes (partie 3 de 3)

 

Partie 3 : Les femmes et les hommes égaux face à la pandémie?

Début avril, les membres des conseils consultatifs du G7 pour l’égalité entre les femmes et les hommes, dont la lauréate du prix Nobel Malala Yousafzai, ont publié une lettre demandant aux dirigeants mondiaux d’agir pour empêcher la dégradation de l’égalité et le recul des droits des femmes dans le monde.

Égalité économique : ni hier, et encore moins aujourd’hui?

L’écart de revenus entre les femmes et les hommes est bien documenté au Canada et dans le monde. Les femmes se retrouvent le plus souvent dans les emplois moins bien payés, dans le commerce, les services et dans le secteur informel. Le plus souvent, elles y sont à temps partiel pour assumer des responsabilités familiales. Au Québec, les mères représentent 75% des parents responsables de familles monoparentales. Alors en ces temps de pandémie, elles se retrouvent plus souvent sans emploi, en charge de la famille, devant recourir aux banques alimentaires pour se nourrir. Bien souvent, elles sont confinées dans de petits appartements. Et cette situation peut être facilement extrapolée pour toutes les femmes du monde à quelques différences près.

Répondre aux besoins essentiels

Plusieurs autres activités essentielles au maintien en santé de la famille sont bien souvent exclusivement à la charge des femmes. On peut penser à l’approvisionnement en eau, en nourriture, au soin des enfants et des jeunes qui ne peuvent plus assister à l’école, des parents âgés, des personnes malades. Souvent, ces activités s’ajoutent à leur travail, qu’il soit formel ou informel.

Les règles d’hygiène et de prévention de la maladie exigent un approvisionnement régulier et important en eau, mais dans une grande majorité des pays en développement cet accès est limité. La charge de travail pour les femmes est donc  multipliée par deux, trois et même plus car elles doivent se rendre plus souvent à la source d’eau, souvent au prix de longues heures de route. 

L’approvisionnement en nourriture est aussi plus difficile et prend plus de temps : pénurie de certaines denrées, longue file d’attente, retour à la maison avec des charges importantes. Et puis il faut préparer les repas. Encore aujourd’hui dans la grande majorité des pays (et ici aussi au Québec), cette charge revient aux femmes.

Et la bien nommée charge mentale dans tout cela? 

On le reconnaît de plus en plus, ce sont les femmes qui l’assument en grande partie. Elles planifient l’épicerie, les repas, les activités pour les enfants et les ados à la maison. Elles se préoccupent du sort de leurs parents âgés, tout en continuant à travailler de la maison si elles n’ont pas perdu leur emploi, ou de se rendre à leur travail considéré comme service essentiel (caissières, infirmières, médecins, préposées aux bénéficiaires ou à l’entretien, pharmaciennes…) Bref, toutes les femmes sont nos anges gardiennes. Écoutons-les, prenons des décisions avec elles, considérons leurs besoins, offrons-leur du soutien et surtout reconnaissons leur travail et leur engagement.

 


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme – Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 228
Courriel: lindagagnon@suco.org

 


L’impact de la pandémie sur les femmes (partie 2 de 3)

 

Partie 2 : L’impact sur la santé et la vie des femmes

Confinement et violence conjugale

On a mentionné au début de la pandémie des impacts possibles du confinement sur l’augmentation du niveau de violence intrafamiliale. Au Québec et au Canada, on a incité les femmes à appeler les services de police ou SOS violence conjugale, et à se réfugier dans des maisons d’hébergement. Certaines régions, dont Rimouski, ont fait appel aux pharmacies pour aider les femmes en situation de violence et cela était nécessaire et essentiel, mais avant de dénoncer, bien souvent les femmes vont d’abord tenter de chercher de l’aide auprès de leurs proches. Les restrictions aux déplacements, bien que nécessaires,  vont probablement empêcher certaines femmes de recevoir cet appui. Elles vont donc demeurer auprès d’un conjoint violent. Les femmes, pour qui il est déjà difficile de dénoncer la violence qu’elles subissent, n’oseront peut-être pas expliquer leur situation si elles se retrouvent devant un barrage policier.

Les maisons d’hébergement, déjà souvent à pleine capacité et en manque criant de financement, doivent aussi répondre aux exigences en matière de distanciation sociale et ne pourront pas recevoir toutes les  femmes qui en auraient besoin. 

À l’international

Dans plusieurs pays malheureusement, il n’existe pas de maisons d’hébergement, et les services de police ne sont souvent pas réceptifs ou formés à offrir un soutien aux femmes victimes de violence. Les règles de confinement et de restrictions de déplacements sont très sévères (jours précis en fonction du carnet d’identité pour se déplacer, couvre-feu strict). Sans oublier le machisme ambiant, qui ne décourage pas les actes de violence envers les femmes. Les femmes victimes de violence auront encore plus de difficulté à demander de l’aide ou se réfugier chez des personnes en qui elles ont confiance.  Alors, elles n’auront  d’autre choix que de mettre leur vie et souvent celle de leurs enfants en danger.

Toutefois, certains pays ont mis en place des mesures pour que les femmes puissent demander de l’aide sans attirer l’attention du conjoint. En Espagne, les femmes peuvent demander à la pharmacie un «masque 19», code pour que la pharmacie appelle les services d’aide aux femmes victimes de violence. Des initiatives comme celles-là doivent être encouragées.

L’accès à la planification familiale 

On a très peu parlé d’un service essentiel pour des milliers de femmes, soit l’accès aux services de planification familiale et d’interruption de grossesse. On le sait, le droit à l’avortement est illégal dans un grand nombre de pays. Dans ceux où il est légal, il est continuellement remis en question. On entend de plus en plus de voix opposées à ce droit le remettre en question, entre autres,  au nom de la lutte à la pandémie. Tous les efforts sont mis sur le soin aux malades de la COVID-19 et malheureusement cette situation, en plus des règles de confinement et de déplacements, perturbe l’accès aux services de planification familiale et d’interruptions volontaires de grossesse. Et ce, particulièrement pour les femmes vivant loin des centres urbains ou des lieux offrant ces services. Cela est sans parler des pressions qui peuvent s’exercer par les conjoints. Alors, au lieu de faire des blagues sur les bébés COVID-19, posons-nous la question si ces bébés auront réellement été le choix des femmes qui les auront portés.

 

Crédit photo: Ariane Sylvain


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme – Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 228
Courriel: lindagagnon@suco.org


Les femmes se mobilisent pour la création du Québec de demain

 

 

 

Pour faire preuve de résilience face aux conséquences de la pandémie que nous vivons, la solidarité devra occuper une place importante dans nos actions en tant que société. Afin d’appuyer une transition juste, le plan d’action pour rebâtir le Québec suite à la crise se doit d’être inclusif et miser sur le bien-être de chaque membre de la société. Nous le savons, ce sont les groupes marginalisés qui ressentent le plus les effets négatifs liés aux crises, qu’elles soient économiques, climatiques ou sanitaires. Les inégalités s’en voient donc intensifiées. 

Dans les derniers jours, la directrice générale de SUCO, Geneviève Giasson, a signé une lettre destinée au premier ministre François Legault, qui met de l’avant l’engagement des femmes à la cocréation d’une société québécoise d’après COVID-19 juste et durable. Près de 1600 femmes engagées dans la communauté ont signé la lettre initiée par le Réseau des femmes en environnement, et qui a été envoyée vendredi le 24 avril. Elles soutiennent l’importance de réfléchir à la relance de l’économie en tenant compte des impacts différenciés de la situation pour les femmes, tout comme pour toutes les collectivités marginalisées. 

Elles demandent également à ce que l’effort de redémarrage soit guidé par les leçons tirées des causes et impacts de la crise sanitaire, et se fasse dans la représentativité des personnes en position d’influencer et de prendre des décisions avisées. Les recommandations des spécialistes en santé publique, action climatique, développement durable et intégration sociale doivent être écoutées. En fait, toutes les ressources dont nous disposons doivent être mises en commun en ce moment clé de la création de notre avenir. 

En seulement quelques jours, des citoyennes de tous les âges, issues de différentes régions du Québec et identifiées à des mouvements et organisations variés se sont mobilisées. Elles se sont unies pour la vision d’une société de demain résiliente, durable et capable d’assurer de meilleures conditions de vie à toutes et tous. 

Chez SUCO, nous ressemblons des personnes et des savoirs pour construire avec les femmes des pays où nous intervenons des solution adaptées à leur réalité. Nous mettons en place des conditions assurant le respect des droits et la participation des femmes à l’élaboration des solutions et aux bénéfices qui en découlent. Nous reconnaissons l’importance et l’urgence d’agir sur les enjeux alimentaires et climatiques qui conditionnent l’avenir de l’humanité. Ces enjeux touchent particulièrement les personnes pauvres et marginalisées, notamment les femmes.

 

Pour en savoir davantage, consultez la lettre ici.

 


Renseignements supplémentaires:

Oswaldo Gutiérrez Bayardi
Responsable des relations publiques et des communications
(514) 272-3019 poste 225
Courriel: oswaldogutierrez@suco.org

 


L’impact de la pandémie sur les femmes (partie 1 de 3)

 

 

Et si les anges gardiens étaient plutôt des anges gardiennes? 

Depuis plus d’un mois, le Québec vit à l’ère du coronavirus tout comme plusieurs pays d’Amérique Latine et d’Afrique (plus récemment) et depuis un peu plus longtemps en Asie et en Europe. Il est encore tôt pour une analyse en profondeur des répercussions qu’aura la pandémie sur l’ensemble de la population mondiale. Cependant, dans un monde où les inégalités sont encore bien présentes entre les femmes et les hommes, on pourra sûrement conclure que les femmes seront les plus touchées.

Cependant, il semble opportun et nécessaire de commencer à réfléchir à l’impact de la pandémie sur les femmes, mais aussi sur la représentation réelle et souhaitée des femmes au cœur de la pandémie. Et cela, même si ce ne sera que dans quelques mois que nous pourrons faire une véritable analyse des répercussions sur les femmes et en tirer des leçons.

Quelle reconnaissance pour les femmes?

D’abord, allons-y clairement. Depuis le début, le discours que l’on entend est de type militaire. On parle des personnes qui sont au front, de guerre à la pandémie, de héros, d’un ennemi à combattre… Est-ce ainsi que l’on veut aborder cette crise, par l’autoritarisme et la confrontation? On entend majoritairement des hommes prendre la parole: chefs d’état, médecins, présidents de syndicats (même dans dans les secteurs à prédominance féminine), directeurs de santé publique. On entend quelques femmes, difficile de les écarter quand elles sont ministres de la santé, présidentes d’ordres professionnels, cheffes d’Etat… Mais les entendons- nous et les voyons-nous  suffisamment, alors qu’elles représentent plus de 80% du personnel œuvrant dans les secteurs de la santé, des services sociaux, de l’alimentation, de l’éducation, et qu’elles sont à la tête de plusieurs pays dans le monde?

 Alors le « front », ce sont elles qui y sont…

Peut-être que c’est parce qu’elles sont au front, et où elles sont plus à risque de contracter le virus, qu’on les entend moins. Elles sont occupées à soigner, à nourrir, à laver les personnes malades, à organiser des services d’alimentation, de garde d’enfants, de livraison aux personnes âgées confinées et dans plusieurs pays à assurer l’approvisionnement en eau et en nourriture. 

Une récente campagne québécoise d’appui aux personnes qui travaillent sans relâche jour après jour auprès de la population pour soigner les malades, prendre soin des personnes âgées et assurer les services essentiels montre les visages de ces personnes, majoritairement féminines, et se termine par ces quelques mots « Vous êtes nos anges gardiens ». Et pourquoi pas nos anges gardiennes et nos anges gardiens, pour rendre visible et reconnaître la réelle place des femmes?

Les femmes qui dirigent

Il y a quelques jours dans le magazine Forbes, un article faisait état de la réponse au COVID-19 dans certains pays dirigés par des femmes.  Il est peut être un peu tôt pour en conclure que ces femmes ont réussi à mieux gérer la pandémie, mais force est de constater qu’elles se sont démarquées jusqu’à présent par un style de gouvernance fort différent de certains hommes chefs d’états et qui aura peut-être eu pour effet de protéger une plus grande partie de leur population.

 

Note: Cet article se poursuivra dans deux prochaines publications.

 


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme – Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 228
Courriel: lindagagnon@suco.org

 


Célébrez 55 années solidaires avec moi !

 

Une étudiante du Cégep de Saint-Laurent vous invite à célébrer 55 ans de solidarité internationale !

Audrey_cloutier

Depuis janvier 2016, Audrey Cloutier, étudiante de troisième année du programme de Techniques d’intervention en loisir au Cégep de Saint-Laurent, réalise son stage au sein de l’équipe de SUCO, qui célèbrera ses 55 ans en juin prochain.

Ce n’est pas le fruit du hasard si Audrey a choisi cette organisation. À l’été 2015, elle a réalisé un stage Québec sans frontières dans les Andes péruviennes avec SUCO. Cette expérience d’initiation à la coopération internationale a changé sa vie, et elle en garde de très beaux souvenirs !

« Mon cœur est toujours au Pérou ! Je ne veux pas m’en détacher, c’était mon premier stage à l’étranger. J’ai créé des liens tissés bien serrés, rencontré des gens merveilleux, appris de nouvelles coutumes, je ne pouvais demander mieux. La famille qui m’a accueillie là-bas était remarquable. Toujours prête à m’aider, on me traitait comme leur propre fille. »

Après une si belle expérience sur le terrain, Audrey est restée dans la famille de SUCO avec qui elle partage plusieurs valeurs. Dans le cadre de son mandat de stage, Audrey appuie l’équipe d’engagement du public dans l’organisation d’un événement à haute teneur solidaire. Le 9 juin prochain, plus d’une centaine de personnes, dont des volontaires de retour, des membres de SUCO, des partenaires et des professionnels du milieu de la coopération internationale, se rassembleront à L’Espace La Fontaine pour célébrer 55 ans de solidarité internationale. En organisant cet événement, Audrey découvre la coopération volontaire et en apprend davantage sur des enjeux internationaux :

« J’aime découvrir ! En apprendre davantage sur la coopération internationale m’a ouvert les yeux. On peut être heureux avec ce qu’on a et le partage d’expérience est important. J’ai découvert un nouvel intérêt en moi, en lien avec SUCO, l’agriculture, la solidarité internationale. J’ai toujours aimé aider les gens, mais jamais trouvé vraiment comment, à part travailler dans le public. Le milieu de la coopération, j’aimerais l’expérimenter encore longtemps. »

Le Cégep de Saint-Laurent et SUCO, partenaires depuis 2012

Avant 2013, six étudiants et étudiantes du programme de Techniques d’intervention en loisir sont allés dans les Andes péruviennes pendant cinq semaines en partenariat avec SUCO. C’est en 2013 que ce stage « Loisir sans frontières » est devenu un stage du programme Québec sans frontières, financé par le ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec (MRIF). Et depuis ce temps, huit étudiants et étudiantes du Cégep ont participé au programme de stage.

C’est donc un rendez-vous au cœur du parc La Fontaine le 9 juin prochain dès 18 h. Audrey et SUCO vous invitent à découvrir les nouveaux programmes de volontariat et à fêter 55 ans d’action pour un monde viable, juste et solidaire. SUCO a les pieds sur terre et ça se célèbre en grand !

RÉSERVEZ VOS PLACES ICI !