5 vidéos à voir pour mieux connaître SUCO

 

 

Agriculteur de Palacagüina Nicaragua
Agriculteur de Palacagüina Nicaragua. Crédit photo : CC LAB

 

Si une image vaut mille mots, qu’en est-il des vidéos? Les vidéos nous transportent dans un monde nouveau. Elles nous permettent de comprendre des enjeux complexes et de ressentir de la solidarité envers les protagonistes. En parcourant la chaîne YouTube de SUCO, nous avons identifié 5 vidéos qui vous permettront de mieux connaître les actions que porte SUCO avec ses partenaires et l’engagement des acteurs et actrices de changement dans ces projets.

Le tour du monde en quelques minutes! 

1. Stéphanie a les deux pieds sur terre!
Se lancer dans une aventure professionnelle à l’international est une décision importante. Les questions qui reviennent le plus souvent sont : « le partenaire sera-t-il accueillant? Est-ce que mes tâches de travail vont être stimulantes ? Où vais-je habiter? » Dans cette vidéo,  Stéphanie Blais, stagiaire dans le cadre du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) répond à ces questions depuis le bureau du partenaire RDS (La Red de Desarrollo Sostenible Honduras) à Tegucigalpa, au Honduras.

2. L’arbre à palabre, de la série Les Audacieux·ses
Brève et inspirante, cette vidéo de la série Les Audacieux·euses présente la solidarité des membres de la communauté de Ngoumsane au Sénégal, qui se sont unis pour faire face aux conséquences de la sécheresse et du déboisement de leur région.

3. Marché biologique de Biolurin
Découvrez les circuits courts de la vallée du fleuve Lurin, au Pérou! Dans cette vidéo, les agriculteurs et les agricultrices impliquées dans le projet FORMAGRO font la promotion de leurs produits et de leurs techniques de travail respectueuses de l’environnement.

4. Ateliers de théâtre-forum interactif
Comment vulgariser les enjeux sur lesquels SUCO intervient tels que l’égalité entre les femmes et les hommes, et la résilience aux changements climatiques? En jouant! À travers cette vidéo, rencontrez l’équipe dynamique d’animation des ateliers de théâtre-forum au Québec composée de Marie-Luce Gervais et Joumana El Khoury, avec Yasmina Britel à la coordination.

5. La solidarité des femmes au coeur de la sécurité alimentaire
Si vous avez plus de temps à accorder à la découverte des actions de SUCO et de ses partenaires, cette vidéo est pour vous. Ce court documentaire réalisé par Dalhia Jiwan et Gabriel Lauzon, stagiaires dans le cadre du du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ), vous présente la solidarité et la résilience des femmes du Pérou et du Sénégal face aux enjeux de souveraineté alimentaire.

 

Agricultrice au Burkina Faso. Crédit photo : inconnu

 

 

Passez à l’action 

Vous pouvez également vous impliquer et passez à l’action en devenant membre de SUCO. 

 


 

Renseignements supplémentaires
Isabelle-Tracy Laudé
Agente de programme en mobilisation des volontaires et des stagiaires
isabelle-tracylaude@suco.org

 


12 août : journée internationale de la jeunesse

 

 

Le 12 août est la journée internationale de la jeunesse. Désignée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1999, cette journée est une célébration annuelle du rôle des jeunes femmes et des jeunes hommes comme partenaires essentiels dans la promotion des droits humaines et du développement. En cette année de pandémie de COVID 19, la jeunesse est particulièrement vulnérable et les défis auxquels sont confrontés les jeunes du monde entier sont grands.

Pour 2020, le thème de la journée est « L’engagement des jeunes pour une action mondiale ». Ce thème vise à mettre en évidence la manière dont l’engagement des jeunes aux niveaux local, national et mondial enrichit les institutions et les processus nationaux et multilatéraux. Ce thème vise aussi à tirer des leçons sur l’amélioration de leur représentation et leur engagement dans la politique institutionnelle formelle. Comme le souligne le rapport OXFAM Québec et de ses partenaires , il n’y aura pas de reprise post COVID 19 sans l’inclusion d’une perspective jeunesse dans l’idéation t la mise en œuvre d’un plan de relance. 

 

SUCO accompagne la jeunesse

SUCO accompagne des mouvements et des associations de jeunes depuis plusieurs années, et a d’ailleurs développé en Afrique de l’Ouest un partenariat avec le Réseau des Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE). Réseau international créé en 2001, JVE vise à développer le leadership et l’écocitoyenneté des jeunes en vue de leur implication dans la promotion durable des communautés. Maintenant l’une des plus grandes organisations environnementales, de volontariat et de jeunesse en Afrique, JVE est née dans un village au Togo, Kpélé-Tsiko dans la région des plateaux, elle a franchi les frontières et bâti les ponts entre des esprits engagés à travers toute l’Afrique et l’Europe notamment. Elle dispose de représentations nationales dans 28 pays sur le continent mais aussi des bureaux de liaison à Bruxelles et Genève

JVE porte le flambeau de la jeunesse et œuvre pour sa formation, sons autonomisation et son émergence via son auto promotion et sa prise en charge entre autre par l’auto-emploi. À ce jour, SUCO travaille principalement avec JVE Sénégal, mais devrait élargir sa collaboration avec les autres JVE présents dans nos pays d’intervention dans les années à venir.

 

JVE Sénégal : un mouvement jeunesse dynamique et créatif!

Lors du webinaire intitulé « Du cimetière de plastique à la GreenTeam: des actions pour mettre en oeuvre une réelle vision écologique! »  qui a eu lieu le 10 juin dernier  nous avons eu la possibilité de d’échanger avec des représentants de JVE Sénégal.

 

Djibril Niang, directeur de JVE Sénégal

 

C’est suite à une conférence donnée à Dakar en 2010 par le directeur de JVE Côte d’Ivoire que 7 jeunes activistes dont 4 hommes et 3 femmes se sont regroupés pour mettre en place JVE Sénégal. Officiellement ouverte en 2013, l’organisation a rapidement fait sa place dans la société civile sénégalaise et est maintenant reconnue pour ses capacités de mobilisation citoyenne et par actions terrains.

 

Des actions pour l’environnement et la résilience climatique 

En quelques années JVE Sénégal, grâce à ses actions terrains et sa compréhension des enjeux a su prendre sa place. La philosophie de JVE Sénégal est de sensibiliser les adultes à l’environnement, alors que les enfants peuvent encore être éduqués et apprendre les bonnes pratiques environnementales. De 18 à 35 ans,  les jeunes ne sont pas que l’avenir du pays, mais font aussi partie de la force vive du pays.

Voici quelques exemples du travail fait par JVE Sénégal : 

  • Création d’une plateforme intitulée la Green Team qui regroupe différentes organisations jeunesse, dont JVE Sénégal. La Green team célèbre ensemble les journées qui parlent d’environnement, dont le 22 avril et a aussi organisé le Green Month en juin 2020. Depuis la création de la plateforme, plusieurs événements virtuels ont été organisés et ont attiré des milliers de personnes.
  • Recyclage et valorisation des déchets plastiques – JVE a été le catalyseur du vote de l’Assemblée Nationale du Sénégal de la loi sur l’interdiction des déchets plastiques et cela suite à sa pétition qui a permis de recueillir plus de 7000 signatures, contre 5000 exigées par la loi. Maintenant, JVE accompagne les institutions et les gens pour les outiller afin de mettre en œuvre cette nouvelle loi.
  • Le programme Bon Geste qui se déroule dans les écoles primaires: Programme à l’éducation à l’environnement avec des sensibilisations sur les changements climatiques, sur la gestion des déchets qui conduit à la reconstruction des cours d’école grâce à la revalorisation des déchets et l’installtion, avec les élèves et dans chaque école, de jardins.
  • Collaboration avec le Ministère de l’environnement et le Ministère de l’urbanisme pour le développement de Plans d’aménagement qui revalorisent les déchets plastique. 
  • JVE est aussi reconnu pour son programme formation action (form-action) qui consiste à identifier chaque année des petites actions faisables (PAF) et à recruter des volontaires pour les exécuter par exemple nettoyer une plage, construire des bancs écologiques, installer des poubelles artisanes de rues, etc. 

 

 

En cette journée internationale de la jeunesse, SUCO salue le travail des associations et mouvements jeunesse, qui tout comme JVE font un travail essentiel pour assurer une pleine participation des jeunes femmes et jeunes hommes aux décisions qui les concernent. 

 


Renseignements supplémentaires

Geneviève Talbot
Chargée de programme – Pôle Afrique
Courriel: genevievetalbot@suco.org

 


À la rencontre de la #SUCOmmunauté

 

 

 

À VOS AGENDAS!

Venez échanger avec des acteurs et actrices de changements,  partenaires de SUCO à l’international! 

Rendez-vous le 29 septembre 2020, de 17 h à 18 h, en direct de la page Facebook de SUCO.

À l’aube du soixantième anniversaire de SUCO, ne manquez surtout pas ce panel de discussion virtuel animé par Maude Campeau, qui vous permettra de faire connaissance avec des partenaires de SUCO à l’international et de mieux comprendre et apprécier leur travail, leurs histoires, leurs défis mais aussi leurs succès !

La discussion mettra l’accent sur le leadership de deux de nos partenaires sur le terrain, à travers la dimension individuelle et collective du passage à l’action. Nous verrons concrètement ce que c’est d’être un acteur ou une actrice de changement et ce que cela signifie d’un continent à l’autre.  En d’autres mots, qu’est-ce qui facilite le passage à l’action de nos partenaires en fonction de leur contexte d’intervention et quels sont les freins à l’atteinte d’un certain leadership? Et surtout, quel est l’impact de leur action sur la population visée?

Autant de questions auxquelles répondront 2 organisations actrices de changement importantes, partenaires de SUCO de longue date en Haïti et au Burkina-Faso : 

Blandine Sankara de l’organisme Yélémani au Burkina Faso

Jacques Willio de l’organisme ASPVEFS en Haïti 

Participez par la suite à notre Assemblée générale annuelle!

Nous vous invitons à continuer cette soirée avec nous, et participer à l’Assemblée générale annuelle qui aura lieu juste après le panel, à partir de 18h. Cela sera l’occasion de découvrir les actions que SUCO a mené l’année dernière, autant à l’international comme au Québec, mais aussi d’aller à la rencontre des autres membres de la #SUCOmmunauté!

En ma qualité de Président du conseil d’administration de SUCO, je souhaite inviter toute la #SUCOmmunauté à participer à notre Assemblée générale annuelle virtuelle le 29 septembre prochain à 18h. Devenir membre, vous permet de poser un geste concret pour soutenir les actions et objectifs de notre organisme en votant et de bénéficier de nombreux avantages qui vous seront dévoilés lors de cette soirée. Si vous n’êtes pas encore membre, devenez-le! Si vous désirez en apprendre plus sur SUCO avant de rejoindre de manière officielle la #SUCOmmunauté, vous pouvez toujours choisir de participer à notre AGA en tant qu’observateur ou observatrice, sans droit de vote. Veuillez prendre en note que pour avoir le droit de vote, il faut être membre depuis au moins 30 jours.
Nous vous attendons nombreux et nombreuses!
Gabriel C. Goyette
Président du conseil d’administration

Si vous ne savez plus si votre adhésion est encore valide ou si vous voulez devenir membre, contactez Émilie Thierry à l’adresse courriel : donnez@suco.org. Vous pouvez aussi payer votre adhésion directement en cliquant sur ce lien. Pour vous inscrire à l’Assemblée générale annuelle, suivez ce lien-ci. Une fois votre adhésion ou votre inscription réalisée, vous allez recevoir par courriel plus d’informations pour pouvoir participer à l’Assemblée générale annuelle.

Une double programmation à ne pas manquer!

Restez à l’affût, plus d’informations à venir.

 


Renseignements supplémentaires :
Émilie Thierry et Yasmina Britel
(514) 272-3019 poste 223
Courriels: donnez@suco.orgyasminabritel@suco.org

 


Bienvenue aux représentants·es sur le terrain!

 

 

Mylène Otis, représentante au Burkina Faso, et Jean-Philippe Gélinas, représentant au Honduras. Photos prises à distance par Helena Valles.

 

Le programme de coopération internationale 2020-2027 accueille officiellement ses deux premières personnes volontaires.  Il n’y a pas de doute, le COVID-19 et la fermeture des frontières internationales a eu, et continue d’avoir un impact sur la mobilité internationale. Malgré tout, les actions des partenaires de SUCO sur le terrain se poursuivent et le processus de recrutement des acteurs·trices de changement canadiens et canadiennes suit son court. 

Jean-Philippe

Jean-Philippe Gélinas, représentant pays pour SUCO au Honduras, n’en est pas à sa première expérience en gestion de programme et de partenariat au Honduras avec SUCO. Passionné par la nature, les plantes et l’agro alimentation, il combine sa passion pour la coopération internationale et le monde végétal en débutant son expérience professionnelle dans le cadre du programme d’initiation à la coopération internationale Québec sans frontières en Équateur.  En 2012, c’est un deuxième départ, mais cette fois au Honduras. 

« J’ai senti que je pouvais faire une différence dans le domaine et mettre à profit mon expertise en agroécologie et permaculture.  Le Honduras a été mon premier coup de coeur, et ça l’est encore! Cela me permet aussi d’oeuvrer pour les causes qui me préoccupent le plus : la sécurité alimentaire et nutritionnelle et l’accès à la terre. »

 

Mylène

Mylène Otis, représentante pays pour SUCO au Burkina Faso, détient plus de 20 ans d’expérience en coopération internationale dans ce pays. Après avoir fait ses études en travail social au Québec, elle débute son expérience également à travers le programme d’initiation à la coopération internationale Québec sans frontières au Burkina Faso. 

«J’ai travaillé presque uniquement au Burkina Faso et j’y suis restée, car l’ouverture d’esprit et la grandeur d’âme de la population m’ont beaucoup touchée. M’engager avec SUCO représente pour moi une opportunité de poursuivre ma carrière dans le domaine, tout en exerçant à fond mes qualités professionnelles. »

 

SUCO regroupe des personnes engagées qui ont toutes leur rôle à jouer dans le changement social. Dans le cadre du Programme de coopération volontaire 2020-2027, financé par Affaires mondiales Canada, SUCO est fière d’accueillir au sein de sa #SUCOmmunauté ce citoyen et cette citoyenne  du monde qui ont décidé d’agir et de contribuer aux actions de ses partenaires au Honduras et au Burkina Faso.  

Pour plus d’information sur le recrutement et sur  les programmes de coopération volontaire, inscrivez-vous à notre Alerte-emploi

 


 

Renseignements supplémentaires :
Isabelle-Tracy Laudé
Agente de programme – mobilisation des volontaires
(514) 272-3019 poste 224
Courriel: isabelle-tracylaude@suco.org

 


Impact et ajustement des partenaires de SUCO en Afrique de l’Ouest face au COVID-19 et aux mesures sanitaires

 

 

Crédit photo : Djigui Soumare

 

Dans un premier billet, un survol global de l’impact de la COVID 19 et des mesures sanitaires en Afrique, plus particulièrement en Afrique de l’Ouest a été présenté. Celui-ci présente comment les partenaires de SUCO ont su s’adapter face à ce nouveau contexte et l’impact sur les populations locales de ces mesures sanitaires. 

 

Tel que mentionné dans l’article Une crise en attente? La COVID 19 en Afrique de l’Ouest, l’Afrique, plus particulièrement les pays d’intervention de SUCO en Afrique de l’Ouest, n’ont pas été aussi durement touchés par le coronavirus lui-même. Ce sont les mesures sanitaires adoptées par les États qui ont un important impact sur nos partenaires et les populations locales. 

Un obstacle à la sécurité alimentaire

Dans le billet Circuits courts et approvisionnement local  paru sur le blogue de SUCO, on démontrait que les restrictions imposées ont grandement affecté les chaînes alimentaires et les capacités d’achat des populations locales, entraînant un problème d’insécurité alimentaire, voire de faim. Les témoignages recueillis par SUCO auprès de nos partenaires sont très évocateurs.

« Je m’appelle Agbo Epiphane, je suis responsable du volet agricole du programme de l’ONG ALDIPE depuis vingt-cinq ans. Mon métier consiste à aider les communautés à lutter contre l’insécurité alimentaire en améliorant et en augmentant leurs productions agricoles afin de mieux les rentabiliser.

La pandémie du COVID-19 a amené le gouvernement de mon pays à prendre quelques mesures sanitaires notamment la distanciation sociale, la mise en place du cordon sanitaire, l’interdiction de tenir des réunions de plus de dix personnes, le port du masque, etc. Ces mesures ont freiné mes activités dont les formations et les sensibilisations à l’endroit des producteurs, mais elles ont favorisé également l’émergence d’un climat de méfiance entre collègues de peur d’être contaminé. On note également un manque de motivation des producteurs autour de l’exercice de leurs activités. »

Agbo Epiphane 



Les restrictions imposées ont eu un impact sur la production agricole, mais aussi sur l’écoulement des produits affectant le gagne-pain des gens et par conséquent leur capacité d’achat. Florence, revendeuse de légumes à Bohicon au Bénin, nous en partage les conséquences : 

« L’arrivée de la pandémie du coronavirus a eu beaucoup d’impacts sur mes activités au nombre desquels je peux citer la mévente des légumes et la chute de leur prix. Parmi mes clients se trouvent aussi des étrangers qui ne peuvent plus venir s’approvisionner librement à cause du cordon sanitaire installé par le gouvernement ainsi que le port de masque et la distanciation sociale qui créent un climat de méfiance des uns envers les autres. Tout cela rend difficile l’écoulement de nos produits qui sont pour la plupart périssables, ce qui du coup affecte mes revenus. »

Abode Florence, vendeuse de légumes à Bohicon au Bénin et participante aux activités de notre partenaire ALDIPE

Les femmes et les filles, encore une fois plus vulnérables

Dans une série d’articles parus en mars 2020, Linda Gagnon faisait ressortir que les femmes sont clairement plus vulnérables en temps de pandémie. Ce constat s’applique aussi pour l’Afrique. 

Le 18 juin dernier, l’OMS soulignait s’inquiéter de l’impact de la COVID sur les femmes et les filles en Afrique. L’OMS confirme les résultats préliminaires publié par CARE dans le rapport Analyse rapide du genre – Covid 19. Afrique de l’Ouest, paru en avril dernier. 

Les impacts directement liés à la crise se font sentir entre autres sur la réduction des revenus et la limitation de l’accès aux besoins de base, en raison des fermetures des services gouvernementaux, comme les cliniques de santé maternelle, de la modification des rôles de genre dans les ménages – les femmes étant parfois le revenu principal du ménage – et de l’augmentation de la violence basée sur le genre. La pandémie de COVID-19 en Afrique de l’Ouest exacerbe actuellement les problèmes socio-économiques : les femmes supportant le plus gros fardeau de prendre soin de leur famille tout en cherchant également à diriger les communautés dans la prévention et l’adaptation.

« Nous constatons déjà que l’impact de COVID-19 sur les femmes et les filles est profond. Les femmes sont touchées de manière disproportionnée par les confinements et cela se traduit par un accès réduit aux services de santé », a déclaré Dr Matshidiso Moeti (L’OMS inquiète de l’impact de COVID-19 sur les femmes et les filles en Afrique). Par exemple, alors que les efforts se concentrent sur la réduction de la propagation de la COVID-19, des services essentiels tels que l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive ont été perturbés. Une analyse récente publiée dans le Lancet Global Health suggère qu’une réduction des services de santé maternelle de seulement 9,8 à 18,5 % pourrait entraîner jusqu’à 12 200 décès maternels supplémentaires sur six mois dans les pays à faibles et moyens revenus.

Les femmes toutefois s’organisent et luttent pour s’assurer que leurs droits soient respectés. SUCO travaille de concert avec elles pour veiller à ce que la réponse à la COVID-19 ne signifie pas un recul pour les droits et la participation des femmes. 

 

Et la résilience aux changements climatiques? 

La réduction des activités économiques a eu un impact positif sur la qualité de l’environnement, c’est indéniable. Ceci sera peut-être l’un des aspects positifs de cette crise. Cependant, une crainte est que les fonds disponibles pour la coopération internationale soient redirigés uniquement vers des appuis directs à la lutte à la COVID-19, ce qui dans le long terme pourrait être néfaste. 

C’est pourquoi SUCO, par l’entremise de l’appui du Programme de coopération climatique internationale du gouvernement du Québec, est fière que le GRAIM, partenaire au Sénégal, ait su s’adapter afin de maintenir les activités du projet  Dund ak keew bi  : Gouvernance locale pour l’adaptation et la résilience aux changements climatiques dans 6 communes du Plateau de ThièsCe projet vise à renforcer les capacités d’adaptation et de résilience aux changements climatiques de ces 6 communes.

Ainsi, tout en respectant les restrictions sanitaires, le GRAIM a pu installer des pépinières communautaires, distribuer aux femmes des fourneaux à faible coût énergétique et installer des systèmes de captation d’eau. Agir sur la résilience des populations locales aux impacts des changements climatiques, c’est aussi renforcer, dans le long terme, leur résilience face aux crises sanitaires, tout en diminuant la probabilité de ces crises. 

 

 

SUCO et ses partenaires ont su s’adapter 

Au Sénégal, au Burkina Faso et au Bénin, nos partenaires ont su adapter leurs pratiques afin de maintenir leurs activités. Celles touchant l’amélioration de l’environnement (plantation d’arbre, pépinières, régénération naturelle des sols…), l’agriculture (production biologiques, marchés publiques) et celles de sensibilisation (émission de radio, web…) ont été maintenues dans la plupart des pays. Des idées innovantes pour écouler ou transformer les produits agricoles ont été testées, comme le démontre Yélémani au Burkina Faso qui a mis sur pied un service de livraison à travers l’application WhatsApp, afin d’apporter les paniers de légumes locaux et bio directement à leurs clients. Certaines de ces idées resteront, d’autres non. Chose certaine, nous continuerons à travailler de concert avec nos partenaires pour assurer l’amélioration des conditions environnementales, l’appui aux petits producteurs et aux petites productrices pour qu’ils et elles assurent la continuité de leur production agricole, approvisionnent les marchés locaux d’aliments sains et de produits alimentaires de première nécessité. 

Cette crise nous aura fait saisir l’importance de toutes et tous dans le soin des autres. Nous laissons le mot de la fin au producteur Bertrand Yegnissou, du village de Adanminankougon dans la commune de Bohicon, au Bénin qui, par cette crise, a pris conscience de l’importance de son métier :

« J’aime bien mon métier d’agriculteur parce que j’ai découvert au fil du temps que la terre ne ment jamais  et que grâce à ma production, la population arrive à se nourrir. Depuis le mois de mars, notre pays a été touché par la pandémie mondiale du coronavirus. Notre travail et notre train de vie ont pris un coup. (…) Nous producteurs, nous avons un rôle capital à jouer dans la riposte à cette pandémie car sans une production sécurisante, le Bénin risque de connaitre une crise alimentaire. Avec l’accompagnement d’ALDIPE, nous développons déjà des pratiques agro-écologiques et cela nous rassure sur la qualité des produits et la durabilité de l’exploitation. Nous allons cette année renforcer la production vivrière pour faire chuter les prix et permettre à nos communautés de pouvoir mieux nourrir. »

Bertrand Yegnissou, de la commune de Bohicon, au Bénin.

 


Renseignements supplémentaires:

Geneviève Talbot
Chargée de programme – Pôle Afrique
Courriel: genevievetalbot@suco.org

 


Entretien avec notre directrice générale

 

 

 

Dans le cadre de la série Une petite jasette avec…  initiée par Nous.blogue, notre directrice générale Geneviève Giasson a été invitée en entrevue le 23 juin dernier par Sophie Michaud, chargée des contenus et des projets en partenariat chez Communagir. La série de vidéos, qui souligne le 5ème anniversaire du blogue, met en vedette les personnes qui nourrissent le site avec leur réflexions et analyses. Vous pouvez d’ailleurs lire le dernier billet de Geneviève Giasson publié sur Nous.blogue en cliquant ici

 

Au fil de la discussion, Geneviève met l’accent sur l’importance de l’approche de proximité et de renforcement de capacités qui inspire toutes les actions de SUCO. Pour réaliser la transition écologique que nous souhaitons, elle mentionne, il faut connecter des personnes, des leaderships, et des initiatives de partout sur la planète. En fait, Geneviève poursuit, nous avons tous et toutes grandement intérêt à se décentrer de nos propres expériences et à apprendre de ce qui se fait ailleurs, tant dans le domaine de la transition écologique que dans celui du développement social. Selon elle, en plus de susciter des apprentissages essentiels, cette ouverture sur le monde contribue au changement des rapports Nord-Sud pour une coopération plus égalitaire et horizontale. 

 

« Je pense que jusqu’au bout, jusqu’à ma retraite, ce sera ça le moteur de mon travail : essayer de faciliter la réussite des volontés de changement qui sont prises un peu partout. »

 

Pour en apprendre plus sur sa vision de la coopération internationale, de la transition écologique et du changement social, visionnez l’entrevue en cliquant ici.

 


Renseignements supplémentaires:

Geneviève Giasson
Directrice générale
Courriel : montreal@suco.org


Nouvelles de nos volontaires et stagiaires de retour au Canada

 

 

Suite aux mesures prises par le gouvernement canadien en réponse à la pandémie de la COVID-19, ainsi que par les gouvernements des pays où nous intervenons, SUCO a rapatrié ses volontaires et stagiaires et a mis en pause l’envoi de toute nouvelle personne sur le terrain. Nous sommes d’ailleurs heureux et heureuses de vous confirmer que tous·tes nos volontaires et stagiaires sont maintenant revenus·es au Canada!

Désormais, les énergies de SUCO sont consacrées à adapter nos activités afin de continuer à soutenir nos partenaires pour mener les changements qu’ils veulent voir dans leur communauté. Il est évident qu’à l’issue de cette crise sanitaire mondiale, la solidarité internationale sera d’autant plus importante pour renforcer la capacité des collectivités à se relever plus vite. Ainsi, SUCO redouble d’efforts pour maintenir son approche de proximité malgré le confinement.

Bien que les volontaires et stagiaires soient de retour au Canada, leur coeur est toujours avec les partenaires qu’ils et elles appuyaient. Voici quelques messages qu’elles et ils souhaitent partager avec des personnes qui les ont aidés·es à revenir à la maison et avec nos partenaires.

Chers partenaires :

À toute l’équipe de JVE Sénégal, plus particulièrement à Djibryl Niang, Oureye Sonko et Amath Diouf, nos chers collègues qui nous ont accueilli dans la très grande famille de JVE dès le premier jour : merci. Merci de nous avoir fait découvrir un pays dont la bonté et la générosité des gens nous épataient chaque jour, merci de nous avoir accueilli parmi vous avec les bras ouverts. Grâce à vous, mon temps passé au Sénégal fait maintenant parti des plus belles expériences de ma vie.

Votre sœur pour toujours,

Roxane Pellerin, stagiaire au Sénégal

 

Nunca tuve la oportunidad de decirles cuánto los admiro y cuánto admiro lo que hacen, porque como dijera Eros Ramazzotti, ustedes « trabajan con el corazón » y eso es algo que me toca profundamente y que deja una huella indeleble en las comunidades y en las personas con las que ustedes trabajan. Les mando muchos abrazos solidarios desde la cuarentena quebequense y sepan que los pienso a diario.

Nayheli Alliu, volontaire au Pérou

 

¡Hola compañeras y compañeros de COSECHA! No logramos vernos todos y todas al final ¡pero saben que un día que volveremos a juntarnos! Les deseo a ustedes y sus familias lo mejor para el futuro. Muchas gracias de nuevo por la maravillosa experiencia que viví con ustedes. 🙂 ¡Un abrazo grande!  

Caroline Mary, stagiaire au Honduras

 

Chers partenaires, je vous envoie toutes mes ondes positives. Nous sommes toutes et tous ensemble pour passer à travers cette étape difficile.

Audrey Perreault, stagiaire au Nicaragua

 

À la Red, nous étions comme une petite famille. Grâce à elle, mon intégration s’est bien déroulée, j’ai rencontré de merveilleuses personnes. Je tiens à vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi lors de mon passage. J’en suis profondément reconnaissante et agréablement touchée. Je salue particulièrement Dona Raquel, Victor ainsi que mon équipe projet. Je ne garde que de bons souvenirs.

Christine Nguini, stagiaire au Honduras

 

Chers équipes d’Allpa et de l’IDMA, je profite de cet espace pour remercier chacune et chacun de vous pour votre confiance, votre ouverture et votre appui tout au long de mon mandat, ainsi que pour l’engagement et le dévouement dont vous avez fait preuve à chaque jour envers les participantes et participants au projet FORMAGRO. Merci à vous toutes et tous pour les conversations, les apprentissages et les beaux moments que nous avons pu partager. A bientôt!

Marie Létourneau, stagiaire au Pérou

 

Aux personnes qui nous ont prêté main forte pour rapatrier nos équipes :

 

Je suis très reconnaissante aux personnes qui ont dédié de nombreuses heures à notre retour au pays, autant les employés du gouvernement et de l’ambassade du Canada, ainsi que ceux et celles des lignes aériennes et des aéroports, sans qui il aurait été impossible de revenir chez nous. Il est important de remercier particulièrement les agriculteurs et agricultrices partout à travers le monde qui continuent à produire des aliments de qualité, qui nous permettent de nous maintenir en santé et dont l’importance est trop souvent oubliée! 

Catherine Dodaro, stagiaire au Pérou

 

Merci aux partenaires pour l’appui dans le rapatriement des volontaires en région à Lima. Merci à l’équipe terrain pour leur engagement et support dans la semaine de quarantaine à Lima. Merci aux volontaires et aux stagiaires pour leur résilience.

Margarita Canales, volontaire au Pérou

 

 

Il est nécessaire de souligner les efforts des travailleuses et travailleurs de première ligne. Toutes et tous autant que vous êtes, vous faites une différence. À toutes ces personnes qui ont croisé mon chemin virtuellement ou physiquement, je pense à vous et vous avez un grand impact malgré le confinement.

Saphia Arhzaf, stagiaire au Sénégal

 

 

Je veux prendre le temps de remercier tous ceux et toutes celles qui ont permis mon retour à Montréal – le gouvernement du Canada et celui du Pérou, l’équipe de SUCO et les gens qui, dans l’ombre, ont mis du leur pour adoucir ce processus! Je pense à mon copain Anderson, mon amie Frédérique, le chauffeur de taxi, Mabel qui a coordonnée la logistique. J’espère que le retour sur le terrain se fera prochainement, d’ici là merci pour tout, et à bientôt, à tous ceux et toutes celles qui sont loin!

Catherine Joubert, volontaire au Pérou

 


Renseignements supplémentaires:

Isabelle-Tracy Laudé
Agente de programme – mobilisation des volontaires
(514) 272-3019 poste 224
Courriel: isabelle-tracylaude@suco.org

 

 

 


La COVID-19 et le secteur de la coopération internationale

 

 

La crise sanitaire actuelle nous concerne tous et toutes. Elle est mondiale et elle ne respecte aucune frontière. Pour SUCO comme pour l’ensemble des organisations oeuvrant dans le secteur de la coopération internationale, c’est clair que le Canada ne peut s’y attaquer seul : tout le monde doit faire sa part.

Pour préserver la sécurité́ de la population canadienne, nous devons travailler dans la prévention et l’éradication de la maladie, peu importe où elle se trouve : nous sommes aussi faibles que le plus faible de nos voisins. Or, la responsabilité de faire face à cette crise mondiale est partagée. Dans ce sens, le Canada a déjà̀ annoncé des mesures d’aide à l’intention de la communauté internationale et nous savons que de l’aide supplémentaire devrait arriver. Cette ligne de conduite non seulement est bienveillante, elle est aussi sensée.

Récemment, et suite à une concertation menée par le Conseil canadien pour la coopération internationale, SUCO a participé à la rédaction et signé une lettre destinée au gouvernement fédéral qui souligne les priorités du secteur de la coopération internationale en ce moment de crise. Plus de 200 organisations signataires cherchent à mettre en lumière le large soutien aux interventions et engagements internationaux. La lettre ouverte propose des mesures pour aider le Canada à lutter contre la pandémie mondiale au moyen notamment d’une hausse de l’aide internationale canadienne et du renouvèlement accéléré du financement accordé aux programmes pluriannuels.

Le secteur du développement international dont SUCO fait partie comprend plus de 2 000 organismes, emploie quelque 14 000 Canadiens à temps plein et investit plus de 5 milliards $ annuellement pour soutenir le développement durable et l’aide humanitaire dans le monde. Comme c’est le cas dans tous les secteurs de l’économie canadienne, les organismes d’aide du Canada doivent composer avec une crise sans précédent tout en travaillant d’arrache-pied pour assurer, sur les lignes de front, le maintien de services indispensables pour les populations les plus vulnérables. La population canadienne s’attend à ce que nous participions à la lutte mondiale contre la pandémie en offrant notre expertise et notre soutien à des communautés de toutes les régions du globe. En travaillant tous ensemble, on peut arrêter la pandémie.

Pour savoir davantage, consultez la lettre ouverte ici

 


Renseignements supplémentaires:

Oswaldo Gutiérrez Bayardi
Responsable des relations publiques et des communications
(514) 272-3019 poste 225
Courriel: oswaldogutierrez@suco.org

 


**Reporté** Inscrivez-vous au Défi caritatif Banque Scotia au profit de SUCO!

 

**Événement reporté jusqu’à nouvel ordre**

En raison de la situation actuelle par rapport au COVID-19, le Défi Scotia est reporté à une date ultérieure.

Pour plus d’informations, cliquez ici pour voir le communiqué de de l’organisateur de la course, le Canada Running Series.

Plus d’informations suivront dans les prochains jours.

Merci de votre compréhension et n’hésitez pas à continuer de nous soutenir en faisant un don à SUCO. Notre travail auprès des collectivités continue tout en étant au fait des évolutions de la situation actuelle et en privilégiant la santé et la sécurité de tous. Pour en apprendre davantage, consultez le communiqué de Geneviève Giasson, directrice générale de SUCO, à propos du sujet.

Vous aussi, participez au changement en vous inscrivant au Défi caritatif Banque Scotia au profit de SUCO!

Le Défi Scotia, qu’est-ce que c’est?

C’est un défi sportif caritatif organisé par la banque Scotia qui aura lieu les 25 et 26 avril prochains au Parc Jean-Drapeau à Montréal. C’est une occasion unique de rencontrer les membres de la #SUCOmmunauté dans une ambiance sportive et festive tout en amassant des fonds pour lutter contre les changements climatiques. 

Il y en a pour tous les goûts, sportifs ou non, puisqu’il est possible de vous inscrire aux 1 km, 5 km, 10 km ou 21 km. Chaque inscrit.e se voit attribuer une collecte de fonds qu’il ou elle a le choix de mener pour contribuer à l’adaptation des personnes vulnérables face aux changements climatiques. 

Pour participer et soutenir SUCO lors du Défi caritatif banque Scotia, de nombreuses options s’offrent à vous:

  • Inscrivez-vous pour courir ou marcher

Nous avons chacun.e notre rythme et chacun.e nos objectifs. Si vous souhaitez vous surpassez personnellement ou en équipe ou tout simplement vivre un moment de partage, l’inscription au Défi Scotia est faite pour vous! N’attendez plus et inscrivez-vous dès à présent en choisissant de soutenir l’équipe SUCO ou en créant votre propre équipe au profit de SUCO.

Le 25 avril vous pourrez participer au 1 km, 5 km ou 10 km.
Le 26 avril vous pourrez participer au 21 km.

  • Parrainez un.e coureur.euse

Si vous ne pouvez pas vous déplacer Montréal ou si les défis ce n’est pas pour vous, il vous est toujours possible de parrainer un.e coureur.euse déjà inscrit.e en cliquant ici.

  • Faites un don

Vous ne connaissez pas de coureur.euse mais souhaitez quand même supporter SUCO?

Faites un don général à SUCO!

Pourquoi soutenir SUCO avec le Défi caritatif Banque Scotia?

Car tous les dons collectés seront versés dans le fonds FORCE  (Fonds de résilience climatique et économique). Ce Fonds, créé en 2017, sert à soutenir les projets de SUCO dans 6 pays en développement afin de:

– Augmenter et diversifier la production agricole;
– Assurer la quantité et qualité des aliments pour les familles;
– Protéger et restaurer les écosystèmes afin de s’adapter aux changements climatiques;
– Se mobiliser et se relever plus rapidement après une catastrophe naturelle.

À travers des solutions durables, comme l’agriculture écologique et le rassemblement de personnes désireuses de faire partie du changement, SUCO donne des outils concrets aux paysannes et aux paysans des pays dans lequel nous intervenons pour s’adapter aux changements climatiques et sortir de l’insécurité alimentaire à laquelle ils font face. 

« SUCO m’a permis d’être formée et renforcée dans pas mal de choses, dont la connaissance des changements climatiques. Il y a des changements de comportements concernant les mauvaises pratiques environnementales dans ma commune » nous partage Astou, résidente d’une commune avec laquelle SUCO travaille au Sénégal.

Ce dont témoigne Astou se nomme du renforcement de capacités, car chez SUCO c’est ce qui est au cœur de toutes nos actions: travailler main dans la main avec les communautés et leurs méthodes de faire pour développer une plus grande résilience environnementale et alimentaire.

Ainsi nous vous donnons l’occasion de poser un geste concret pour nous aider au développement de cette résilience dans le cadre d’un défi sportif rassembleur et porteur de changement. 

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Renseignements et inscription

Émilie Thierry
Chargée de projet, collecte de fonds
514 272-3019, poste 223
emiliethierry@suco.org


Solidarité et renforcement de compétences : SUCO en Haïti

 

« Le 12 janvier 2010, on s’en souvient. On s’en souviendra toujours. À 10 ans du tremblement de terre qui a secoué l’Haïti, j’aimerais que nous prenions le temps… le temps d’enterrer nos morts et de faire notre deuil; mais aussi le temps de nous souvenir de la solidarité de nos amis·es, de l’union et la coopération qui nous permettent de poursuivre la lutte pour la justice, du combat du peuple haïtien pour le droit à une vie digne pour toutes et tous, du combat pour l’égalité. Ce combat est aussi le combat de l’humanité, du peuple canadien. C’est aussi le combat de SUCO. »

Marie Denise Léger Samson, représentante de SUCO en Haïti

À l’occasion du 10e anniversaire du séisme d’Haïti, SUCO se solidarise avec le peuple haïtien, avec qui nous travaillons depuis presque 20 ans. Nous réaffirmons notre engagement à continuer à travailler aux côtés des communautés et des citoyens et citoyennes pour améliorer les conditions de vie des femmes, des enfants et des hommes en Haïti.

Depuis 2001, SUCO accompagne les organisations communautaires, les organisations non gouvernementales et la population paysanne d’Haïti dans ses initiatives de développement rural. Le chemin parcouru a été semé d’embûches. Des ouragans, des inondations et d’intenses périodes de sécheresse ont affecté nos zones d’intervention pratiquement tous les ans depuis 2001. Le tremblement de terre dévastateur de 2010 a créé une onde de choc en Haïti autant que dans le monde entier. Ajoutons à ces catastrophes naturelles les crises politiques qu’a connues le pays.

Cependant, en collaboration avec nos partenaires locaux, de nombreuses actions ont été menées. Nous sommes particulièrement fièrs·es du Djakout peyizan, un manuel illustré de formation en techniques agro écologiques. Publié en 2003, le manuel est toujours d’actualité après plus de 15 ans : près de 500 leaders communautaires et formateurs et formatrices ont permis son rayonnement. Djakout peyizan est toujours utilisé par les producteurs et productrices agricoles d’Haïti. Nous sommes également fièrs·es du Gid Alimanté, créé en grande partie grâce à l’engagement et l’appui des femmes haïtiennes.

C’est presque 20 ans de travailler main dans la main avec nos partenaires. Avec des organisations comme GRAFHES, Le Réseau d’enseignement professionnel et d’interventions écologiques (REPIE), COPEDH, GRIEL, les associations paysannes de Marigot, Cercle Divers, l’Association des producteurs et vendeurs de fruits du sud (ASPVEFS) nous avons collaboré à renforcer les capacités des paysans et paysannes en agriculture agroécologique et leur résilience face à un environnement dégradé et vulnérable aux changements climatiques.

Toujours dans une vision de développement durable et à long terme, nous avons déployé des actions d’accompagnement auprès des producteurs et productrices agricoles : reboisement, compostage communautaire et gestion des déchets organiques, nouvelles pratiques d’élevage de cabris, réhabilitation de jardins maraichers et de systèmes d’irrigation, amélioration des techniques de commercialisation, formation en nutrition, formation en agroécologie, pour nommer quelques exemples.

Bien évidemment, rien n’aurait pu être accompli sans l’implication des populations qui nous ont accueillis au sein de leur communauté.

Ensemble, SUCO, ses partenaires et les communautés locales, nous avons beaucoup accompli; ensemble, nous allons accomplir encore plus.

Linda Gagnon

 


Renseignements supplémentaires:

Linda Gagnon
Chargée de programme -Pôle Amériques
(514) 272-3019 poste 201
Courriel: lindagagnon@suco.org