Par Sandrine Yasmina NASSA, collaboratrice spécialisée en communication
Togo
Depuis 2021, SUCO met en œuvre au Togo le Programme de Coopération Volontaire (PCV), une initiative qui vise à renforcer les capacités des organisations locales afin d’améliorer leur impact auprès des communautés. Au cœur de ce programme se trouve l’engagement de volontaires spécialisés qui accompagnent les organisations partenaires dans l’amélioration de leur fonctionnement interne, le développement de compétences techniques et la structuration de leurs actions.

Dans le cadre du Programme de coopération volontaire (PCV) au Togo, les volontaires accompagnent les six partenaires de SUCO dans plusieurs domaines clés : développement organisationnel, environnement, gestion des ressources humaines, communication, égalité femmes-hommes, gestion de projets ou encore renforcement des pratiques agroécologiques.
Les diagnostics organisationnels réalisés au début et à mi-parcours du PCV ont permis aux partenaires d’identifier leurs forces, leurs défis et les pistes d’amélioration pour renforcer leur fonctionnement. Au sein de WEP-TOGO, organisation féminine engagée dans la protection de l’environnement et la lutte contre les effets du changement climatique, cet exercice réalisé dans le cadre du programme a permis d’identifier plusieurs axes pour consolider la structure et ses interventions. « Le diagnostic organisationnel nous a vraiment permis de voir clair dans notre fonctionnement et d’apporter des changements concrets », a indiqué la directrice exécutive de WEP-TOGO.

Des compétences renforcées pour des organisations mieux outillées
Le PCV contribue également au renforcement de compétences pratiques : écriture inclusive, programmation sexotransformatrice, gestion des médias sociaux, conception graphique, rédaction d’articles et d’histoires à succès, mobilisation de ressources, agroécologie et gestion de projets, etc. Grâce à cet appui technique, plusieurs structures partenaires ont amélioré leur visibilité, consolidé leurs pratiques et renforcé leurs capacités d’action dans la mise en œuvre de leurs initiatives.
« L’appui en montage de projets nous a donné plus d’assurance et une meilleure maîtrise des exigences des appels à projets internationaux », précise Adil, un partenaire de SUCO au Togo évoluant dans le développement agricole et communautaire, avec un accent sur l’autonomisation des femmes et la valorisation des produits locaux.
À l’appui technique s’ajoute le co-développement de processus, de stratégies, d’outils et de politiques organisationnelles, permettant aux partenaires de renforcer leur structuration interne et d’améliorer la qualité de leurs interventions.
Ainsi, des politiques environnementales, des politiques genre, des stratégies de communication, des chartes graphiques et des plans stratégiques ont été co-réalisés pour les partenaires avec l’appui des volontaires.
Quelques clichés de nos volontaires pendant les activités de renforcement de capacités :
Une collaboration fondée sur l’apprentissage mutuel
Au-delà du transfert de compétences, le Programme de Coopération Volontaire repose sur une dynamique de collaboration et d’apprentissage mutuel. Les volontaires travaillent en étroite collaboration avec les équipes locales, favorisant l’échange d’expériences et la co-construction de solutions adaptées aux réalités du terrain. Alain Tsogbe, conseiller en mobilisation des ressources et environnement, explique que cette expérience est enrichissante tant sur le plan professionnel que personnel. « Enrichissante sur le plan personnel, lorsqu’on voit la satisfaction du partenaire après l’approbation de son projet. Et sur le plan professionnel, on renforce les partenaires, mais on se renforce également », a-t-il indiqué.
Avec plus de 30 mandats de volontariat mobilisés et plus de 6400 bénéficiaires directs appuyés, le PCV de SUCO au Togo illustre la valeur du volontariat international comme levier de développement. En renforçant les organisations locales, il contribue à bâtir des structures solides, capables d’agir durablement au service des communautés.
Crédits photos : Sandrine Yasmina NASSA

Cet article a été réalisé grâce au financement du Canada accordé par l’entremise d’Affaires mondiales Canada pour le Programme de coopération volontaire.