Retour sur la COP30 par les jeunes du Cercle Transition !

Dans le cadre de la COP30 qui s’est déroulée à Belém, au Brésil , du 10 au 22 novembre 2025, 5 jeunes membres du Cercle Transition ont suivi les négociations climatiques à distance, grâce à une accréditation virtuelle. Alexandra, Caroline, Elyssa et Joelle reviennent sur leur expérience !

Une première expérience pleine de surprises pour Alexandra et Joëlle !

« Je dirai en un mot que mon ressenti général est l’apprentissage ! Je me suis connectée sans avoir la moindre idée du fonctionnement de la COP et des sujets traités. J’ai été impressionnée bien qu’un peu confuse par tous ces groupes, ces organisations et conférences au sein de la COP. Alors que je pensais naïvement que la COP était une grande réunion globale, j’ai découvert un fonctionnement beaucoup plus complexe, qui explique aussi la lenteur avec laquelle de nombreuses décisions sont prises, surtout avec autant de participants. » – Alexandra

« L’an dernier, j’ai suivi un cours sur les enjeux autochtones du Québec qui m’avait vraiment passionné. Aussi, il m’a beaucoup plu d’assister à des cercles de discussion entre les communautés locales et peuples indigènes du monde entier. Cela a élargi mes connaissances et ma compréhension du sujet. Ces rencontres ont agi comme un lien plus direct qui a sorti les enjeux autochtones de la théorie universitaire et accentué la croyance que j’avais déjà en la nécessité de considérer les peuples autochtones dans les décisions climatiques. » – Joëlle

La place des jeunes et le rôle de l’éducation comme moteur de changement avec Elyssa

« Le décalage entre les conférences de presse de la société civile et la réalité des négociations me motive à défendre la place des jeunes dans ces espaces, parce qu’on apporte une lucidité et une exigence de cohérence plus radicale qui manquent parfois dans ces espaces. Je repars avec le sentiment de responsabilité que la jeunesse a le devoir de rêver plus grand que les négociations elles-mêmes, en repensant les processus et en questionnant les pratiques actuelles. Le futur Plan de communication et d’éducation relative à l’environnement, qui sera présenté à la COP17 (Biodiversité), représente une occasion majeure de reconnaître ce rôle structurant et transversal à l’échelle des négociateurs·rices. »

La question du genre avec Caroline

« L’adoption du plan d’action pour le genre (GAP) a été un moment marquant de la COP30. Ce plan vise à ancrer l’égalité de genre dans l’action climatique en plus de valoriser le rôle des femmes et des filles dans la société. Une perspective intersectionnelle qui reconnaît que les différentes identités et parcours de vie ont une incidence considérable sur la capacité d’agir face aux changements climatiques. Le plan réitère la vulnérabilité des femmes autochtones, des femmes afrodescendantes et celles issues de milieux ruraux qui ont été historiquement exclues. »

Une expérience réussie pour toutes les participantes !

« Je repars de cette COP avec un sourire : un sourire de compréhension et d’espoir. J’ai bien plus de clarté sur la situation globale et même si elle est décevante, je réalise aussi le pouvoir individuel que l’on détient. Je suis donc motivée à apporter mon aide et faire de mon mieux pour les générations à venir. » – Alexandra

« Le contraste entre l’urgence d’agir présentée par la science et la lenteur et la faiblesse des prises de décisions politiques m’a angoissée. Mais, cela me pousse également à m’engager, car je comprends maintenant mieux les enjeux de la crise, qui ont été clairement présentés par les scientifiques, et je vois mieux la nécessité de me mobiliser pour mettre de la pression sur les dirigeants ou pour freiner la catastrophe climatique à mon échelle. » – Joëlle

« L’urgence de la crise climatique combinée aux répercussions de plus en plus perceptibles et alarmantes sont les motifs de mon engagement. Voir autant de personnes venues des quatre coins du monde, rassemblés au même endroit afin de trouver des solutions durables et concrètes fût une grande source de motivation à poursuivre mes engagements. Je choisis d’être une actrice du changement pour mon futur et celui des autres. » – Caroline

Crédit photo : Clémentine Chevallier et Maureen Ogeard