Par Sara Elizabeth Cifuentes Ortiz, collaboratrice spécialisée en communication
Honduras
Les vidéos Les défis du travail dans le couloir sec et Les barrages de sable, une solution à la pénurie d’eau sont le résultat du besoin exprimé par notre partenaire COSECHA de montrer au monde la situation difficile dans laquelle vivent la population de cette région du Honduras, ainsi que le travail qu’elle accomplit pour atténuer les conséquences du changement climatique sur la production des cultures vivrières.
Me rendre dans une région aussi éprouvante que le corridor sec du Honduras, où les températures dépassent les 35°C, et y entreprendre un travail audiovisuel a représenté un véritable défi en tant que volontaire. Ce fut également une expérience extraordinaire que je garderai pour toujours en mémoire.
Les vidéos ont été demandées par notre partenaire COSECHA lors des premières rencontres de travail au mois de février, puisqu’elle ne disposait d’aucun enregistrement de l’ensemble de ses activités. Il s’agissait donc de l’un des principaux besoins qu’elle avait exprimés.
Pour les entrevues et les prises d’images, nous avons effectué deux déplacements dans les municipalités de San Miguelito et de La Libertad, au sud du département de Francisco Morazán, au cours du mois de mars. Lors de ces déplacements, j’ai pu visiter le barrage de sable de Jocomico et m’entretenir avec plusieurs habitantes et habitants qui ont participé à sa construction.


Par la suite, nous avons effectué un troisième déplacement sur le terrain au mois de mai. Pendant quatre jours, nous avons travaillé dans différentes parcelles agricoles et avons également pu nous rendre dans d’autres secteurs de la municipalité de Reitoca. À cette occasion, j’ai animé un atelier de journalisme communautaire destiné à l’équipe de notre partenaire ainsi qu’à ses promoteurs volontaires, dans le cadre d’un championnat agroécologique organisé chaque année par COSECHA.
Nous sommes arrivés au barrage de sable d’El Llano, dans la municipalité de Reitoca, où la chaleur était accablante. Le drone n’a pas pu décoller en raison de la surchauffe de sa batterie. De plus, la veille, le 12 mai, soit un jour avant mon anniversaire, j’avais fait une mauvaise chute et m’étais foulée la cheville.
Honnêtement, l’enflure de mon pied n’a pas été un obstacle. Mon désir de découvrir le barrage de sable et de rencontrer les habitantes et les habitants, qui appartiennent en grande majorité à la communauté lenca, a été plus fort. Elles et eux m’ont apporté leur soutien et une grande chaleur humaine. C’était maintenant ou jamais, plus tard, je n’aurais peut-être pas une autre occasion de vivre cette expérience.
L’une des choses qui m’a le plus marquée au cours de ce mandat de volontariat avec SUCO Honduras est la résilience des personnes qui, malgré la pénurie d’eau et le manque d’investissement de l’État, continuent d’affronter le quotidien avec courage.
Le travail des organisations partenaires est véritablement essentiel, puisqu’il permet aux communautés les plus vulnérables de trouver des solutions adaptées malgré les ressources limitées dont elles disposent.
En tant que collaboratrice spécialisée en communications de SUCO, je suis très heureuse d’avoir pu soutenir COSECHA dans la diffusion de cet important travail, qui met également en lumière les conditions difficiles dans lesquelles vivent de nombreuses communautés du pays.


Crédits photos : Sara Elizabeth Cifuentes Ortiz

Cet article a été réalisé grâce au financement du Canada accordé par l’entremise d’Affaires mondiales Canada pour le Programme de coopération volontaire.